Sénégal : « CONFLIT FAMILIAL : La médiation s’impose comme une solution appropriée, rapide, coopérative et durable » par Malick NIASSE, médiateur familial et communautaire


 

CONFLIT FAMILIAL : La médiation s'impose comme une solution appropriée, rapide, coopérative et durable

« Au Sénégal comme dans toutes les sociétés africaines, la famille est la principale structure d’organisation des êtres humains. Elle est non seulement une instance de reproduction sociale basée sur des liens de parenté mais aussi, le lieu de socialisation de l’individu.

De nos jours, elle peut être définie selon les liens de parenté qu’entretiennent ses membres ou qui existent entre eux. Au Sénégal par exemple on y trouve :
une famille élargie, composée des parents, grands parents, oncles, cousins, beaux frères etc.
Une famille nucléaire, composée d’un ménage avec deux parents, leurs enfants ou sans enfants ;
Une famille recomposée, regroupant des demi-frères ou demi-sœurs, belle mères, beaux pères, enfant sans lien de consanguinité, enfant avec qui on a un parent en commun etc.

Autrement dit, la famille se présente comme étant un système, structuré par un certain nombre d’éléments en interaction, régis par des règles, dans lequel une modification d’un élément entraine un changement dans l’organisation de ce dernier.

Ceci étant, il faut dire que toutes les familles traversent en un moment donné de la vie divers stades entrainant ainsi, des modifications ou parfois des perturbations, des crises, des conflits et il arrive des fois que le système familial peine à s’adapter aux changements et à les gérer.
De ce fait, la famille comme toute structure sociale ou autre instance regroupant des individus (homme, femme) n’est pas exempt de situations conflictuelles, qui résultent d’une opposition entre personnes ou entités qui la composent. Une famille est donc un noyau composé de membres différents. Si d’une part elle est une source de bonheur, d’autre part elle peut également être une source de problèmes lorsque le courant ne passe pas entre les membres.

Les conflits familiaux sont donc naturels et inévitables. 

Les conflits familiaux, qu’ils s’agissent de couple, de succession, d’enfants, de parents, grands-parents ou autres, ont parfois des répercussions sur la vie et la stabilité morale et psychologique de la famille. Des conflits qui, empoisonnent souvent la vie de celle-ci et qui font naître la haine, entraînant ainsi des ruptures, des souffrances, altérant l’existence, aussi bien de ceux qui les subissent que de ceux qui les provoquent.

Au Sénégal, les désaccords en cas de séparation, de succession ou concernant la garde d’enfants aboutissent très souvent devant le juge. Alors qu’il existe pourtant une solution à l’amiable, qui est la médiation familiale. Elle offre l’occasion de rechercher seul, sans juge mais avec l’accompagnement d’un tiers (le Médiateur) indépendant, extérieur à l’environnement familial, en vue d’un accord satisfaisant gagnant/gagnant pour tous.

Qu’est ce que la médiation ?

La médiation est un mode coopératif de gestion des conflits. Elle s’adapte à chaque situation particulière. Elle considère les partenaires comme principaux acteurs de la recherche de solutions.

Quant à la médiation familiale, elle est un processus de construction ou de reconstruction du lien familial axé sur l’autonomie et la responsabilité des personnes concernées par des situations de conflit de rupture ou de séparation. .Le médiateur aide les parents, les membres de la famille à trouver des solutions appropriées, durables, participatives et constructives. Il encourage toutes les personnes à prendre la parole. La médiation prend en considération les aspects humains d’un conflit. Elle encourage et facilite l’expression des préoccupations, des inquiétudes et des doutes. L’ensemble des sujets discutés durant ces séances peut être pris en compte dans l’accord qui sera conclu.

La médiation permet aux participants de prendre en main leur avenir et d’agir directement sur leur vie quotidienne. Les solutions trouvées en médiation sont réalistes et applicables. Au besoin, elles peuvent être modifiées.

Fonctions de la médiation 

Pour Michelle Guillaume Hufnung Formatrice et Experte en Médiation, la médiation remplie quatre fonctions que sont :
une fonction de création du lien social ;
une fonction de reconstruction du lien social ;
une fonction de prévention des conflits ;
une fonction de règlement de conflit

Avantage de la médiation familiale dans les conflits familiaux :

Dans un procès, le juge tranche le conflit de positions et vous transforme en gagnant ou perdant. Dans une médiation familiale, la logique est différente et chacun peut en ressortir satisfait et gagnant. Elle offre un temps d’écoute pendant lequel chacun exprime ses besoins ; c’est un temps d’échanges mais aussi de partage et de négociation. Le processus revient à se parler, s’écouter puis décider ensemble. Ainsi, l’avantage de la médiation dans les conflits familiaux est qu’elle permet de faire face à des difficultés qui peuvent paraître insurmontables : les malentendus, le manque de communication, les disputes et querelles dans la succession, le divorce…

Donc, il faut souligner que la médiation permet de trouver, en dehors de l’espace judiciaire, les solutions les plus adaptées aux situations conflictuelles dans une dynamique participative.
Il s’y ajoute parmi les avantages de la médiation : l’amélioration des relations, la créativité des solutions et l’économie en temps et en argent car le coût d’une médiation est inferieur au coût d’un procès. Elle est efficace parce que l’accord est durable, rapide et confidentielle mais également permet d’éviter les embouteillages des tribunaux.

En somme, La médiation familiale est un temps d’écoute et d’échanges, dans un lieu neutre et confidentiel, avec un tiers professionnel qualifié, qui ne prend parti pour personne et qui vous permet: d’aborder les problèmes liés au conflit familial, d’établir une communication constructive, de prendre en compte les besoins de chacun et de rechercher des solutions concrètes et concertées.

Le rôle du médiateur dans les conflits familiaux

Etant un tiers qualifié et impartial, le rôle du médiateur est de rétablir la communication entre les protagonistes (les membres de la famille) et de créer un climat de confiance, propice à la recherche d’accords. Dans une situation de conflit familiale le médiateur permet de : favoriser l’émergence de solution, propose un espace de communication, favorise la responsabilisation des médiés, canalise les tentions en favorisant la restauration d’un lien de qualité y compris l’intérêt supérieur de l’enfant.

En fin, il est important de dire que la médiation ne remplace pas le système judiciaire. Elle complète les procédures légales et permet de trouver des solutions durables qui conviennent à tous les membres de la famille.  » (Extrait de dakaractu.com du 28/01/2018)

En savoir plus sur https://www.dakaractu.com/CONFLIT-FAMILIAL%C2%A0-La-mediation-s-impose-comme-une-solution-appropriee-rapide-cooperative-et-durable_a146219.html

Sénégal : Les limites de la médiation de Sant’Egidio dans le conflit de la Casamance


« Depuis son accession à la magistrature suprême, le président de la république a senti l’urgence de régler définitivement le conflit casamançais.
C’est ainsi qu’il internationalisé le conflit en faisant appel à la Communauté Sant « Egidio pour une médiation qui pourrait découler sur une paix entière.
Cependant, après une période d’accalmie observée durant un certain moment, revoilà les tensions qui reviennent semant la peur dans la région et troublant la paix publique du pays.

Lors de son récent message à la nation du 31 décembre 2017, le président de la république, Monsieur Macky Sall, avait réitéré son intention de résoudre complètement le conflit casamançais.
Il a lancé un appel aux rebelles de Casamance pour la poursuite des pourparlers en vue « d’une paix définitive » dans cette région sud du Sénégal où sévit depuis trente-cinq ans un conflit armé, dans son message de fin d’année.
« Je lance un appel à tous nos compatriotes du MFDC (Mouvement des forces démocratiques de Casamance, rébellion indépendantiste armée, ndlr) pour la consolidation de la paix », a dit Macky Sall.
« Consolidons la paix, car nos progrès sont déjà substantiels, par le dialogue confiant que nous avons poursuivi toutes ces années avec le soutien constant des facilitateurs, que je salue et apprécie », a-t-il ajouté.
« Consolidons la paix pour que les mesures d’accompagnement déjà initiées par le gouvernement soit confortées et produisent leurs pleins effets. Faisons le pas décisif vers la paix définitive, une paix sans vainqueur ni vaincu », a poursuivi le dirigeant sénégalais.
Cependant la volonté semble insuffisante et la médiation de la célèbre Communauté Sant « Egidio, fut-elle secrète n’augure guère l’avènement d’une paix définitive dans la région.
En effet, malgré la période d’accalmie observée durant ces derniers temps, malgré la libération récente de deux membres du Mfdc, les tensions reviennent avec un lourd bilan de 13 morts et des blessés.

C’est pourquoi, sans verser dans le débat de l’opportunité ou non de saisir Sant’Edigio pour une médiation, il est légitime de demander son bilan et son apport dans la crise vieille de plus de trente ans.
Et les prémices d’un échec semblent se profiler au grand regret de la nation sénégalaise qui est une et indivisible. » (Extrait de sen360.fr du 9/01/2018)

En savoir plus sur http://www.sen360.fr/actualite/conflit-de-la-casamance-la-limite-de-la-mediatrice-sant-egidio-955372.html

Vidéo : la médiation pénale au Sénégal


 

Capture.PNG14.PNGJUSTICE : C’EST QUOI LA MÉDIATION PÉNALE – 2STV – Publié le 25 octobre 2017

Vidéo à consulter sur http://www.yama.tv/2stv/video-justice-cest-quoi-la-mediation-penale-2stv–162733/

Sénégal: Le Ministère de l’Economie, des Finance et du Plan recrute un Médiateur des Banques, Etablissements Financiers à Caractère Bancaire, Systèmes Financiers Décentralisés et la Poste


Drapeau

Description de l’offre
AVIS DE RECRUTEMENT D’UN (01) MEDIATEUR DES BANQUES, ETABLISSEMENTS FINANCIERS A CARACTERE BANCAIRE, SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES ET LA POSTE

Le Ministère de l’Economie, des Finance et du Plan (MEFP) lance un appel à candidature, pour le compte de L’Observatoire de la Qualité des Services Financiers (O.Q.S.F), pour le recrutement d’un (01) MEDIATEUR DES BANQUES, ETABLISSEMENTS FINANCIERS A CARACTERE BANCAIRE, SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES ET LA POSTE, avec disponibilité immédiate. Le lieu d’affectation est le siège du Secrétariat de l’O.Q.S.F à Dakar.

CARACTERISTIQUES DU POSTE

Le candidat retenu devra assumer les responsabilités suivantes :

• favoriser le règlement amiable des litiges qui lui sont soumis et qui naissent entre les usagers des services financiers (personnes physiques et PME) et les établissements de crédit, les SFD et la Poste à l’exclusion des différends portant sur la politique commerciale (politique tarifaire, décision de refus de crédit etc) des entités susnommées ;

• vérifier dans le cadre du traitement des réclamations, les conditions de tarification et notamment leur conformité aux guides tarifaires de l’établissement, pratiques bancaires usuelles, règles édictées par les autorités monétaires et accords signés entre la clientèle et les établissements de crédit, les SFD et la Poste;

• apporter sa contribution aux enquêtes et études effectuées par l’OQSF ;

• participer, en relation avec le Secrétaire exécutif et le médiateur des assurances, à la définition d’une stratégie de communication et de sensibilisation de la médiation financière à l’endroit des différentes cibles, ainsi qu’à sa mise en oeuvre ;

• participer à l’élaboration du programme d’éducation financière au profit des différentes cibles ;

• produire un rapport annuel d’activités ;

• participer à toutes les activités de promotion de la médiation.

QUALIFICATIONS ET APTITUDES REQUISES

Le médiateur des banques, établissements financiers à caractère bancaire, systèmes financiers décentralisés et la Poste devra être de nationalité sénégalaise et avoir:

• une bonne connaissance du système financier de l’UEMOA (textes et règlements qui régissent les services financiers dans l’UMOA);

• au minimum un diplôme supérieur en Economie, Finance, Banque, Micro finance ou Droit;

• une expérience professionnelle d’au moins 10 ans dans le domaine de la finance en général, de la banque et/ou de la micro finance en particulier;

• des aptitudes en communication;

• une connaissance de l’anglais et de l’informatique serait un plus.

DOSSIER DE CANDIDATURE

Les candidats intéressés par ce poste doivent faire parvenir au plus tard le 30 septembre 2017 sous plis fermé leur dossier de candidature constipé d’une lettre de motivation (2 pages maximum) et d’un curriculum vitae à l’adresse indiquée ci-dessous avec la mention suivante « CANDIDATURE POUR LE POSTE DE MEDIATEUR DES BANQUES, ETABLISSEMENTS FINANCIERS A CARACTERE BANCAIRE, SYSTEMES FINANCIERS DECENTRALISES ET LA POSTE DE L’OBSERVATOIRE DE LA QUALITE DES SERVICES FINANCIERS » (Extrait de concoursn.com du

En savoir plus sur https://concoursn.com/le-ministere-de-leconomie-des-finance-et-du-plan-recrute-01-mediateur/

Sénégal: La médiation repose sur un « bassin de médiateurs qualifiés »


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« La crédibilité du processus de médiation repose sur « un bassin de médiateurs qualifiés » qui bénéficient d’une formation avancée, a indiqué, mercredi à Somone (Mbour,ouest) l’avocat canadien, Me Louis Marquis, médiateur et arbitre accrédité.

« Si l’on veut que la médiation s’implante de façon sérieuse et durable au Sénégal, et qu’elle contribue à l’amélioration de l’accès à une justice de qualité, il va de soi qu’à la base, l’on puisse recourir ici et là à des médiateurs qualifiés »,a-t-il suggéré .

Me Marquisau s’exprimaait au terme d’un atelier de formation sur la pratique de médiation et de conciliation, initié par l’Agence de la promotion des investissements et des grands travaux (APIX).

Selon Louis Marquis, « le monde des affaires est à la recherche de dimensions telles que la sécurité des rapports juridiques et des rapports des affaires, l’efficacité dans le cadre du règlement des différends et autres conflits qui peuvent surgir ». (Extrait de allafrica.com du 27/07/2017)

En savoir plus sur http://fr.allafrica.com/stories/201707270504.html

Sénégal : LE MÉDIATEUR PLAIDE POUR UNE PLUS GRANDE JUSTICE SOCIALE DANS LA ZONE AURIFÈRE


Le médiateur plaide pour une plus grande justice sociale dans la zone aurifère

« Le médiateur de la République, Me Alioune Badara Cissé a appelé, vendredi à Kédougou, à une « plus grande accessibilité » des populations des zones aurifères aux services sociaux de base.

« Il ne faut pas donner le sentiment d’avoir des sénégalais à part entière et des sénégalais entièrement à part. Les populations doivent avoir accès aux services sociaux de base » a souligné Me Cissé.

Me Alioune Badara Cissé qui s’est engagé à être l’avocat des populations de la partie orientale du pays au président de la République participait à une réunion du Comité régional de développement (CRD) en marge d’une tournée d’explication et de sensibilisation.

Se désolant du manque d’infrastructures qui « n’aurait jamais dû être », le médiateur de la République a souligné la nécessité de doter la localité de l’eau « en quantité suffisante mais aussi en qualité ».

« Pour soulager les populations, il faut également assurer un approvisionnement régulier en électricité » a ajouté Alioune Badara Cissé qui a aussi souhaité la construction de routes et de pistes de production.

Me Cissé a appelé à la mise en place d’une école de qualité avec un corps enseignant de qualité parce que, dit-il, « sans une éducation performante aucun développement n’est possible ».

Le médiateur de la République qui n’a pas omis l’utilité de doter la région d’infrastructures sanitaires équipées a exhorté les exploitants miniers à appliquer effectivement la responsabilité sociétale de l’entreprise.

Par ailleurs, Alioune Badara Cissé qui a salué le travail de l’administration territoriale et de sa déléguée régionale Fanta Condé Traoré a laissé entendre que, « pour minimiser les risques de conflits, les couloirs affectés aux orpailleurs doivent en réalité avoir de l’or ». (Extrait de aps.sn du 12/05/2016)

En savoir plus sur http://aps.sn/actualites/societe/article/le-mediateur-plaide-pour-une-plus-grande-justice-sociale-dans-la-zone-aurifere

Sénégal : LE MÉDIATEUR INVITE L’ARTP À ‘’VEILLER’’ AU RESPECT DES CAHIERS DES CHARGES DES OPÉRATEURS


Le Médiateur invite l’ARTP à ‘’veiller’’ au respect des cahiers des charges des opérateurs
« Le Médiateur de la République Alioune Badara Cissé a demandé mardi à l’Agence de régulation de postes et télécommunications (ARTP) de ‘’veiller davantage’’ au respect par les opérateurs de téléphonie de leurs cahiers des charges.

L’objectif est de faire en sorte que les populations, quel que soit leur lieu de résidence, puissent se connecter aux différents réseaux, a-t-il précisé.

Il a jugé « extrêmement anormal » le fait que « les concessionnaires ne font pas l’extension totale de leur réseau au point de toucher les populations dans les coins les plus reculés », comme il a été relevé lors d’un CRD spécial, Alioune Badara Cissé. Et d’ajouter : ‘’le Médiateur de la République [demande] à l’ARTP de veiller davantage au respect des cahiers des charges pour que les populations du Sénégal, quel que soit le lieu où elles se trouvent, soient connectées aux différents réseaux’’.
Le Médiateur de la République a entamé lundi une tournée qui, après Tambacounda, le mènera d‘ici le 26 mai, à Kédougou, Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.
‘’Ce problème gangrène le fonctionnement des services de sécurité, parce que l’alerte est tardive, et la riposte l’est fondamentalement également’’, a dit M. Cissé. Il a relevé que des coupeurs de route s’en prennent aux populations des zones frontalières, qui vont se ravitailler dans les centres urbains, sans qu’elles ne puissent aviser à temps les forces de sécurité.
Un responsable sécuritaire avait lors de cette rencontre, souligné l’insécurité que favorise cette absence de couverture téléphonique dans ce qu’il a appelé les ‘’zones de silence’’.
 (…) La Médiature traite annuellement 500 dossiers, compte non tenu des consultations téléphoniques, l’auto-saisine, ou des audiences, qui, si elles étaient comptabilisées, ‘’tireraient vers un chiffre pharamineux’’, a-t-il relevé.’.  » (Extrait de aps.sn du

Sénégal : une conférence internationale a réuni plusieurs médiateurs d’Europe et d’Afrique à Dakar


« Les médiateurs font, aujourd’hui, face à de nouvelles réalités nées de l’évolution de nos sociétés. Dans le but de disséquer ces nouvelles exigences citoyennes, une conférence internationale a réuni plusieurs médiateurs d’Europe et d’Afrique à Dakar.

Face aux nouvelles exigences des citoyens, les médiateurs doivent se réajuster ou réadapter leur démarche afin de répondre aux sollicitations des populations. C’est l’option prise par les médiateurs de plusieurs pays tels que le Cap-Vert, la Mauritanie, les îles Canaries, le Portugal qui se sont réunis à Dakar, dans le cadre du Demos qui est un projet de coopération transnationale auquel ils participent. Pour le médiateur de la République du Sénégal, Me Alioune Badara Cissé, l’administration actuelle doit être en résonance avec son époque marquée, à l’heure actuelle, par « un effritement de la confiance, un développement des inégalités » qui sont, selon lui, autant de champs d’interpellation pour eux. Pour que le médiateur puisse jouer efficacement sa partition, il faut changer la donne. « Le chemin menant à cette évolution passe par une clarification des préalables. D’abord reconnaître la médiation comme un paradigme, une compatibilité de l’institution avec les organisations de défense des droits pour la recherche de cadre de coopération », a expliqué Me Alioune Badara Cissé, ajoutant qu’il faut allier les modes alternatifs de règlement de conflits comme l’arbre à palabre aux nouvelles mutations de l’heure.

Pour le ministre de l’Intégration africaine, du Nepad et de la Bonne gouvernance, Khadim Diop, le citoyen est au cœur du projet de l’État de droit et de la bonne gouvernance. Il a invité ainsi le médiateur de la République à nouer, avec sa structure, un partenariat pouvant aboutir à une « plateforme de médiation » dans les différentes régions du Sénégal.

Revenant sur le thème de la rencontre, le médiateur des Iles Canaries, Jeronimo Saavedra Acevedo signale que ce rendez-vous de Dakar va lui permettre d’écouter les autres et de transférer leur expérience de médiation afin de contribuer à une coexistence pacifique des peuples. Pour Miranda Jacob, médiateur adjoint du Portugal, le projet Demos est conçu pour développer une meilleure communication avec les institutions de médiations. Ce projet est une initiative co-financée par l’Union européenne par le biais du programme Mac et du Fonds européen de développement régional (Feder). » (Extrait de lesoleil.sn du 31/03/2017)

En savoir plus sur http://www.lesoleil.sn/2016-03-22-23-17-43/item/62900-institutions-des-mediateurs-face-aux-nouvelles-demandes-citoyennes.html#sthash.GQM5W5DZ.dpuf

 

Sénégal : UNE ANTENNE RÉGIONALE DU CENTRE D’ARBITRAGE, DE MÉDIATION ET DE CONCILIATION À TAMABACOUNDA


Une antenne régionale du Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation à Tamabacounda
« L’adjoint au gouverneur de Tambacounda (est) Hamet Tidiane Thiaw a procédé samedi à l’inauguration officielle de l’antenne régionale du Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation, a constaté l’APS.
Cette cérémonie s’est tenue dans les locaux de la Chambre de commerce de Tambacounda, en présence du président du Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation de Dakar, Chérif Mbodj, et de Seydi Gassama, responsable d’Amnesty International au Sénégal, antenne sénégalaise de l’ONG Amnesty International.
Cette dernière soutient avec OSIWA, le processus de déploiement de cette structure dans les régions, dans le cadre d’un enclenché depuis 20 ans, avec la création d’un centre à Dakar.
Selon son président Chérif Mbodj, le Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation de Dakar compte, à présent, « rapprocher les procédures alternatives de règlement des conflits » des populations des autres régions du Sénégal.
En tant que « complément aux tribunaux classiques », le Centre d’arbitrage et de médiation, connaît des affaires commerciales et civiles, à la différence des maisons de justice qui traitent les affaires pénales, a-t-il ajouté.
Il peut être saisi par les opérateurs économiques, les entreprises et les citoyens qui nouent des contrats en matière de location, dans lesquels ont été prévus des clauses compromissoires.
Beaucoup d’opérateurs préfèrent aller en médiation « pour conserver leurs relations d’affaires », a relevé M. Mbodji, soulignant la nécessité de sensibiliser les populations à l’existence de « modes alternatifs de règlement des conflits ». (Extrait de aps.sn/actualite du 21/1/2017)

Sénégal : la médiation familiale comme alternative aux conflits familiaux au Sénégal


« La famille a toujours constituée en Afrique, particulièrement au Sénégal une structure très large qui s’étend au-delà des individus lie que par la germanité, l’alliance ou la filiation, À ce niveau, on remarque qu’il y a une dichotomie entre la définition que donnent les occidentaux et celle africaine ;celles des occidentaux est très limitée par rapport aux réalités africaines, sénégalaise .

Ce faisant, force est de constaté qu’il y a une grande différence entre la définition et la structuration de la composante de la famille occidentales et africaine .A l’heure actuelle, la famille sénégalaise à l’instar des familles traditionnelles africaine a connue de profonde transformation qui n’ont pas fini d’affecter ces fonctions ainsi que sa forme traditionnelle qui s’est ramifiée en plusieurs genres.

Aujourd’hui, la famille sénégalaise a subi des  mutations sociales, politiques, économiques, mais aussi idéologiques qui l’ont affectée de tous cotés, qui l’ont déformée pour déboucher sur la formation de tous nouveaux types de familles, qui jadis se gérait a l’interne comme le dit cet adage : les linges salles se lavent en famille. C’est en ce sens que l’on parle de famille monoparentale famille recomposé, la famille nucléaire, etc.

Ces types de familles  sont des modèles que l’on retrouvait  généralement dans les sociétés européennes ; dans les familles occidentales   on parle de famille monoparentale, famille recomposé   famille nucléaire. Alor que dans les familles traditionnelles sénégalaises on  parlera de famille élargie étendue  avec des individus  liés au-delà de leurs filiations, germanité ou alliance. (…)

Après tout, force est de dire que la famille nucléaire  ne se trouve plus seulement dans  les sociétés européennes mais elle s’installe aussi  en Afrique, et on  la retrouve particulièrement au Sénégal. Ou elle devient le choix de bons nombres de couples et cela est fréquent de nos jours chez les jeunes mariés ; qui préfèrent  être à leur appartement  ou  résidence autre que celle  familiales. De  ce faite, le model de la famille élargie qui a toujours exister au niveau de la société traditionnelles africaines est remise en cause.

Eu égard a cette mutation  familiale, la famille sénégalaise s’est vue affectée par des conflits de tout bord affectant ainsi la stabilité et la paix dans le système familial.

A partir de ce moment, naissent des  conflits familiaux qui  constituaient et  constituent aujourd’hui une grande partie des problèmes au sein des familles. Il s’agit soit des procédures de succession Etant donné l’exiguïté des propriétés foncières, leur partage successoral est très difficile et la moindre erreur peut engendrer des procès interminables , de divorce, des litiges intra familiaux  qui durent souvent pendant de longs mois ou nettement moins souvent des violences internes aux familles,(violences conjugales, fraternelle, ou plus souvent  violences contre les enfants.)

C’est état de fait, conduit à un dysfonctionnement au sein de la famille ou du couple car lorsque des conflits apparaissent ils sont toujours similaires à des faits nuisibles et indésirables qui compliquent la vie et amènent à éprouver des émotions négatives. (…)

De fait  Le médiateur familial contribue à créer un espace relationnel d’écoute et de dialogue à l’abri de toute forme de contrainte physique ou morale.

C’est dans cette perspective de dejudiciarisé les conflits sociaux que L’Etat sénégalais a mis n place pour  rapprocher son Institution judicaire des justiciables. C’est pour cette raison qu’il a été prévu dans le Programme Sectoriel Justice (PSJ), adopté en 2004, un volet « justice de proximité».

C’est est un dispositif visant à rapprocher la justice du justiciable par le biais de trois types de structures (Maisons de justice, Bureaux d’information et Bureaux d’accueil et d’orientation du justiciable) créées à cet effet À travers le Sénégal. Il encourage notamment l’accès à l’information juridique et un mode alternatif de règlement des conflits inspiré par la tradition ouest africaine. Le dispositif est à mi-chemin entre institution et tradition, il reprend les principes et modes de régulations traditionnels des conflits familiaux et litiges privés tout en assurant le développement du droit moderne. Il permet, par ailleurs, de répondre à l’engorgement des tribunaux en prenant en charge les litiges de la vie courante favorisant ainsi la paix sociale au niveau local. Les problèmes traités par les maisons de justice concernent : le divorce, le mariage, l’Etat civil, le foncier, les relations de voisinage, la protection des personnes vulnérables, les successions en droit sénégalais.

En fin,  La médiation familiale constitue aujourd’hui l’outil, le lieu privilégié pour: comprendre et apaiser le conflit conjugal, instaurer une compréhension et une confiance mutuelles  et trouver des solutions, tant sur le plan affectif que dans le domaine patrimonial, qui auront l’adhésion de chacun. » (Extrait de actusen.com du 14/10/2016)

En savoir plus sur https://actusen.com/index.php/2016/10/14/la-mediation-familiale-comme-alternative-aux-conflits-familiaux-au-senegal/