ONU : Le Conseil consultatif sur la médiation souhaite jouer un rôle d’alerte auprès du Secrétaire général


 

 

UN_Secretariat_2016_664727.jpg

« Les membres du Conseil consultatif de haut niveau sur la médiation, qui se sont réunis cette semaine au siège de l’ONU à New York, souhaitent jouer un rôle d’alerte auprès du Secrétaire général pour contribuer à éviter que des crises latentes dans certains pays ne se transforment en conflit.

« Notre rôle c’est d’être un peu une structure d’alerte précoce. Chacun de nous a ses réseaux. Quand on se rend compte qu’une situation menace de tourner à la crise, c’est d’être prêt à avertir le Secrétaire général. Cela est un aspect du rôle. Un autre aspect, c’est peut-être de temps en temps de faire un peu de brainstorming sur ce que sont les bonnes stratégies », a expliqué à ONU Info un des membres du Conseil consultatif, Jean-Marie Guéhenno, ancien Secrétaire général adjoint des Nations Unies pour les opérations de maintien de la paix entre 2000 et 2008 et actuellement Président de l’International Crisis Group, une organisation indépendante qui vise à prévenir les conflits.

Le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a annoncé en septembre la création de ce Conseil consultatif chargé de lui prodiguer des conseils sur les initiatives de médiation et de soutenir des efforts spécifiques de médiation dans le monde entier.

Le Conseil consultatif compte 18 membres

Le Conseil est formé de 18 dirigeants internationaux, passés et actuels, de hauts fonctionnaires et d’experts renommés. La création du Conseil fait partie de la « montée en puissance de la diplomatie pour la paix » que le Secrétaire général a préconisée.

M. Guterres a rencontré lundi 27 novembre les membres du Conseil consultatif. « Le Secrétaire général a souligné que, dans un environnement mondial caractérisé par de multiples défis affectant la paix et la sécurité, il est urgent d’investir dans la prévention et de s’attaquer aux causes profondes des conflits et de poursuivre les efforts de médiation », a dit son porte-parole dans un compte-rendu de la rencontre.

« L’avis du Conseil sur la manière d’aborder ces défis sera particulièrement pertinent. Dans des situations spécifiques, et selon le cas, le Secrétaire général sera peut-être amené à solliciter l’engagement individuel et informel des membres du Conseil », a-t-il ajouté.

Un membre du Conseil facultatif, Tarja Halonen, qui a été Présidente de la Finlande de 2000 à 2012, a estimé dans un entretien à ONU Info que « la communauté internationale a souvent attendu trop longtemps».

« Le moment approprié, comme l’ont dit de nombreux membres du Conseil, est très important (…) vous ne pouvez pas attendre trop longtemps sinon les problèmes s’aggraveront », a-t-elle ajouté. « La communauté internationale fait très souvent les choses à la dernière minute ou plusieurs minutes après ».

VIDEO:

« VIDEO: Jean-Marie Guéhenno, membre du Conseil consultatif de haut niveau sur la médiation.Crédit: Nations Unies

Selon M. Guéhenno, « la médiation est très importante en particulier très en amont dans le domaine de la prévention ». « Très souvent on laisse des situations pourrir et une fois que la crise est ouverte, c’est trop tard », a-t-il ajouté.

« Eviter un conflit, plutôt que d’avoir à le résoudre, cela doit toujours être la priorité. C’est aussi moins coûteux pour la communauté internationale. La prévention c’est l’action politique intelligente et donc cela peut se faire quelquefois avec relativement peu de moyens », a-t-il encore estimé. « La prévention c’est aussi traiter les causes profondes et les causes profondes appellent des efforts de développement, elles appellent des efforts qui coûtent de l’argent ». (Extrait de

En savoir plus sur http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=40592#.WiHWeLpFy71

Vidéo à consulter sur http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=40592#.WiHWeLpFy71

Sahara: Horst Koehler, envoyé personnel du Secrétaire général de l’Onu, s’apprête à entreprendre sa médiation


 

« Le nouvel envoyé personnel du Secrétaire général de l’Onu pour le Sahara, l’Allemand Horst Koehler, a pris ses fonctions le 8 septembre à New York, où il a tenu une série de réunions et de consultations jusqu’au 16 septembre, indique dimanche un communiqué du porte-parole de l’Onu.

« M. Koehler a rencontré le Secrétaire général, Antonio Guterres, et les hauts responsables des Nations Unies, les représentants des parties et des voisins, et d’États Membres », ajoute le communiqué.

Antonio Guterres « s’est félicité de l’intention de son Envoyé personnel de se rendre dans la région », tout en soulignant « l’importance de cette visite pour relancer le processus politique dans un nouvel esprit et une nouvelle dynamique, conformément à la résolution 2351 (2017) du Conseil de sécurité », poursuit la même source.

Aucune date n’a été dévoilée sur l’agenda de Koehler dans la région, mais le communiqué note que le médiateur onusien « attend avec impatience de se  rendre dans la région et de s’engager avec les parties dans un esprit de confiance et de compromis”. » (Extrait de .labass.net du 18/09/2017)

En savoir plus sur http://www.labass.net/17464-onu-sahara-lallemand-koehler-sapprete-a-entreprendre-sa-mediation.html/horstkohler

Médiation internationale : l’ONU et la communauté Sant’Egidio s’allient pour les efforts de médiation


La Croix logo

« La communauté catholique a été un acteur discret mais efficace dans les négociations de paix dans de nombreux pays depuis sa création il y a cinq décennies.

Les Nations unies ont signé vendredi 9 juin un accord avec la communauté catholique de Sant’Egidio pour travailler de concert aux efforts de médiation pour la paix à travers le monde, et notamment en Centrafrique où la communauté est très impliquée.

Sant’Egidio a été un acteur discret mais efficace dans les négociations de paix dans de nombreux pays depuis sa création il y a cinq décennies. La communauté est capable « de parvenir à l’accord le plus difficile à atteindre », a souligné Jeffrey Feltman, sous-secrétaire général aux affaires politiques de l’ONU.

Canal de communication régulier

L’accord met en place un canal de communication régulier entre l’organisation, basée à Rome, et les Nations unies, une collaboration qui rendra les deux institutions « plus fortes », selon le président de Sant’Egidio Marco Impagliazzo. Ce dernier s’adressera au Conseil de sécurité lundi à propos des efforts en cours pour persuader certains des 14 groupes armés en Centrafrique d’abandonner le conflit armé pour se joindre à des négociations. Ces efforts pourraient payer dans les semaines à venir, a-t-il dit.

Un rôle clé

La communauté de Sant’Egidio a joué un rôle clé pour négocier un accord de paix au Mozambique. Elle est par ailleurs impliquée dans des médiations au Soudan du Sud, en Libye, et en Casamance, dans le sud du Sénégal. Avec l’Église protestante, elle a aussi mis en place en Italie des couloirs humanitaires permettant à des réfugiés syriens au Liban d’arriver à Rome par avion et en toute légalité, un projet qui doit être étendu à la France. » (Extrait de la-croix.com du10/06/2017)

En savoir plus sur http://www.la-croix.com/Religion/Catholicisme/Monde/LONU-communaute-SantEgidio-sallient-efforts-mediation-2017-06-10-1200853996

Suisse : Genève plaque tournante de la médiation internationale


« Antonio Guterres souhaite «renforcer» le rôle du site de Genève dans deux directions: la médiation et le développement durable. Le nouveau secrétaire général de l’ONU a fait lundi sa première visite officielle à Berne. Lors de ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères Didier Burkhalter, il a souligné le rôle que la Suisse et la Genève internationale en particulier jouent et joueront encore dans le domaine de la médiation. Il a salué l’engagement des Etats membres pour la rénovation du Palais des Nations, dont les travaux débuteront prochainement.

«Le fait que les négociations à propos du conflit syrien s’y déroulent prouve que Genève est au centre des efforts de médiation. Si l’on veut combattre le terrorisme, il faut des solutions politiques et Genève en est la plaque tournante», souligne le Portugais, qui connaît la ville pour avoir dirigé pendant dix ans le Haut-Commissariat de l’ONU aux réfugiés (HCR). Didier Burkhalter espère contribuer à mettre sur pied un mécanisme d’échange de prisonniers entre les antagonistes syriens.

Indépendance

«Le monde a besoin de médiateurs indépendants et la Suisse est reconnue comme telle», reprend Antonio Guterres. Didier Burkhalter rappelle de son côté qu’un master en processus de médiation de paix sera proposé à l’EPF de Zurich dès novembre 2017.

Le deuxième pilier de la Genève internationale sera le développement durable. «Nous voulons lui donne un caractère plus spécifique dans le cadre de la mise en oeuvre de l’Agenda 2030. Nous envisageons aussi des coopérations directes avec le gouvernement suisse dans ce domaine. Mais les difficultés sont énormes», confie-t-il. Pour Didier Burkhalter, Genève offre l’avantage d’une situation géographique idéale pour gérer les médiations et piloter le développement durable. » (Extrait de letemps.ch du 24/04/2017)

En savoir plus sur https://www.letemps.ch/suisse/2017/04/24/geneve-plaque-tournante-mediation?utm_source=twitter&utm_medium=share&utm_campaign=article

Sahara occidental : le médiateur de l’ONU, Christopher Ross, stoppe sa mission avant la fin de son mandat


Résultat de recherche d'images pour "photo Christopher Ross"

« L’émissaire de l’ONU pour le Sahara occidental, Christopher Ross a présenté sa démission, après l’échec de sa médiation dans le conflit territorial opposant le Maroc et le Front Polisario financé et soutenu par l’Algérie.

Durant les huit ans de son mandat, le diplomate onusien Christopher Ross « n’a pas pu ramener les parties autour de la table des négociations », a confié à des journalistes à New-York, le responsable des Affaires politiques de l’ONU, Jeffrey Feltman. Ross, a-t-il ajouté, a remis « sa démission au secrétaire général pour qu’il en décide quand cela lui conviendra ».

Pour le responsable des affaires politiques de l’ONU, Christopher Ross « a travaillé pendant huit ans pour tenter de présenter un cadre qui permettrait aux parties, le Maroc et le Front Polisario », mouvement indépendantiste sahraoui, « de renouveler les négociations ».

Christopher Ross, dont le mandat s’achève fin mars, a présenté sa démission la semaine dernière au nouveau Secrétaire général de l’ONU, le portugais Antonio Guterres. Cette démission traduits aussi l’échec de l’Organisation des Nations unies conduite par le sud-coréen, Ban Ki-Moon, à trouver une solution consensuelle à ce conflit qui persiste depuis la création par les régimes algérien et libyen dans les années 70, de la soi-disant république sahraouie «RASD» qui n’a jamais été reconnue par l’ONU.

Après avoir succédé au début de cette année à Ban Ki-Moon, le nouveau S.G de l’ONU, Antonio Guterres envisage incessamment, la nomination de ses nouveaux émissaires dans le monde, dont celui qui prendra en charge le dossier du Sahara.

Les relations entre le médiateur démissionnaire Christopher Ross et les autorités marocaines ont été souvent houleuses. Ancien ambassadeur américain à Alger et à Damas, Ross a été durement critiqué par le Maroc qui l’accusait d’être partial en faveur du Front Polisario et de son parrain algérien.

Rabat a fait les mêmes reproches à l’ex-patron de l’ONU, Ban Ki-Moon lorsqu’il avait parlé « d’occupation » du Sahara occidental, allusion faite à la présence marocaine, lors de son voyage dans les camps de Tindouf et dans la zone tampon de Bir Lehlou. En représailles, Rabat avait expulsé la majeure partie des membres civils de la mission de l’ONU au Sahara «Minurso», avant d’accepter le retour d’une partie de ces 75 experts. » (Extrait de legriot.info du 7/03/2017)

En savoir plus sur http://www.legriot.info/21352-onu-sahara-occidental-le-mediateur-christopher-ross-jette-leponge-avant-la-fin-de-son-mandat.html

ONU : Antonio Guterres, le nouveau secrétaire général, se déclare en faveur de la médiation pour « doper la diplomatie pour la paix ».


ONU : pourquoi Antonio Guterres veut tout changer

« Selon Antonio Guterres, trop de temps et de ressources sont consacrés au sein de l’ONU à gérer les crises plutôt qu’à les prévenir. « Les populations payent un prix trop élevé », a-t-il regretté. Le 12 décembre dernier, lors de sa prestation de serment, le nouveau patron des Nations unies déclarait : « l’ONU doit se préparer à changer ». Avant de poursuivre : « Il est temps pour l’ONU de reconnaître ses insuffisances et de réformer la manière dont elle fonctionne », a-t-il ajouté en recommandant des réformes dans trois domaines (maintien de la paix, aide au développement durable et gestion)

Face aux multiples conflits comme la guerre en Syrie, « il nous faut davantage de médiation, d’arbitrage et de diplomatie préventive », a-t-il affirmé devant l’Assemblée générale de l’ONU.

« Une paix qui n’existe pas »

Le 10 janvier dernier, devant les membres du Conseil de sécurité, Antonio Guterres a réitéré cet engagement en faveur de la médiation pour « doper la diplomatie pour la paix ». « Là où les guerres font rage, nous avons besoin de médiation, d’arbitrage et d’une diplomatie créative soutenue par tous les pays qui ont de l’influence », a-t-il ajouté. » (Extrait de itele.fr du 11/01/2017)

En savoir plus sur http://www.itele.fr/monde/video/onu-pourquoi-antonio-guterres-veut-tout-changer-172330

Une nouvelle résolution de l’ONU appelle à une utilisation plus efficace de la médiation dans la résolution des conflits


Accueil ONU

« The fourth UN Resolution on mediation, presented by Finland, was adopted by the UN General Assembly in New York on 9 September.

Foreign Minister Timo Soini considers that the Resolution is an important step forward in efforts to strengthen mediation and its use in conflict resolution.

« Conflicts are more and more complex and their impacts more wide-ranging  than before, which places high demands and hard challenges on mediation. Even small progress strengthens confidence and can save lives. It’s important to make full use of the mechanism of mediation in conflict resolution and the UN, regional organisations, states and civil society actors must systematically develop their mediation capacity, » Foreign Minister Soini says.

The Resolution, negotiated under the leadership of Finland and Turkey, seeks to strengthen cooperation and coordination between different actors and to increase the participation of civil society actors and women in the prevention and resolution of conflicts.

« Sustainable peace requires that all the parties involved undertake to observe the peace treaty and make efforts to ensure peace. This means that they must be involved in the different phases of the peace process.

The Resolution was prepared in the UN Group of Friends on mediation, co-chaired by Finland and Turkey, which presented it to the General Assembly at the beginning of July.

In the course of the negotiations, many countries have paid attention to the principal role of mediation in conflict resolution and prevention.

The new Resolution will further strengthen Finland’s role in the development of international mediation. Finland will continue its determined contribution to the international mediation activities and develop and strengthen its national mediation and dialogue capacity in accordance with the Government’s Report on Finnish Foreign and Security Policy. » (Extrait de formin.finland.fi 13/09/2016)

En savoir plus sur http://formin.finland.fi/public/default.aspx?culture=en-US&contentlan=2