Publication du rapport 2016 du Médiateur de l’information.


Capture7.PNGCapture7.PNG

Rapport à consulter sur http://blog.francetvinfo.fr/mediateur-info-france-2/wp-content/blogs.dir/357/files/2017/04/RAPPORT-DU-MEDIATEUR-2016-VERSION-DP-On-Line.pdf

Médiation des médias : le conflit entre ACRIMED et le médiateur de Radio France sur la définition du rôle du médiateur (suite)


A la lecture des points de vue des deux protagonistes, il semblerait, si je peux me permettre un trait d’humour, qu’une médiation serait nécessaire !!!  Si je reproduis des extraits des positions deux principaux acteurs du conflit, c’est surtout montrer que près de 30 ans après l’avènement des premiers projets de médiation, le débat est toujours aussi vif et qu’il existe encore un flou conceptuel autour de la notion de médiation et de la figure du médiateur. Ce débat n’est pas propre au champ des médias mais il touche aussi d’autres comme celui de la consommation, du travail, des quartiers,… C’est pour cette raison qu’il n’est pas inutile de prendre connaissance des positions des uns et des autres pour essayer d’avancer et de dépasser ce flou conceptuel qui instrumentalise la médiation.

Tout d’abord, un extrait du point de vue d’ACRIMED et puis celui du médiateur de Radio France :

Capture acrimed.PNG

« Il y a quelques semaines, nous publiions un article intitulé « Les drôles de “médiations” du médiateur de Radio France », dans lequel nous pointions le manque d’impartialité récurrent de Bruno Denaes qui, à au moins quatre reprises au cours des derniers mois, s’est appliqué à éluder voire à discréditer les remarques des auditeurs, préférant prendre le parti des journalistes mis en cause ou leur opposer ses propres opinions. Notre article n’a pas échappé et a visiblement déplu à Bruno Denaes qui a entrepris de nous répondre dans un long billet mis en ligne sur le site de Radio France. Une réponse exemplaire des procédés mis en œuvre par Bruno Denaes dans ses « médiations » lorsque les critiques des auditeurs heurtent trop frontalement ses convictions.

Mépris et condescendance

Avec pour commencer une bonne dose de mépris et de condescendance à l’endroit d’Acrimed et de l’auteure de l’article. Ainsi, Bruno Denaes, qui se dit « attaqué par un site qui se veut “observatoire des médias”  », ne daigne pas même citer Acrimed, ni renvoyer vers notre site – craignant peut-être que les internautes trop curieux préfèrent notre critique des médias à sa pédagogie molle et autosatisfaite. Le médiateur de Radio France croit bon d’ajouter que notre « attaque » aurait été, perfidie suprême, « relayé[e] par le réseau Twitter » – réseau sur lequel, effectivement, Acrimed est activement suivi par un nombre notoirement plus conséquent d’internautes que… le médiateur de Radio France, par exemple !

Il se contente ensuite de mentionner « un article publié sur internet », tout en omettant soigneusement – deux précautions valent mieux qu’une – d’insérer le lien qui renverrait à l’article en question, évitant que le lecteur qui aurait souhaité se faire une idée de son contenu par lui-même puisse le consulter trop aisément [1]. Des procédés plus que douteux et un brin mesquins pour un journaliste qui, deux lignes plus loin, se targue de s’appuyer « sur son expérience, sur les principes d’éthique et de déontologie ». Mais ce n’est pas tout.

Bruno Denaes évoque succinctement le contenu de ce mystérieux article : « Un article totalement à charge se fondant sur trois exemples précis ». On s’attendrait donc à ce que le médiateur de Radio France revienne en détail sur chacun de ces trois exemples et démontre en quoi nos critiques sont « totalement à charge ». Pourtant, de ces trois exemples il ne sera quasiment jamais question dans la suite de l’article. » (Extrait de acrimed.org du 26/9/2016)

En savoir plus sur http://www.acrimed.org/Le-mediateur-de-Radio-France-repond-a-Acrimed

« Attaqué par un site qui se veut « observatoire des médias », relayé par le réseau Twitter, un article publié sur internet met en cause l’impartialité du médiateur des antennes de Radio France. Un article totalement à charge se fondant sur trois exemples précis… Réponse du médiateur.

Revenons tout d’abord sur le rôle du médiateur que j’aurais été heureux d’expliquer à l’auteure de l’article me mettant en cause. Le médiateur est un intermédiaire entre les auditeurs d’un côté et les journalistes, producteurs et responsables des chaînes de l’autre. S’appuyant sur son expérience, sur les principes d’éthique et de déontologie, sur l’esprit Radio France, il fait la part des choses dans les plus de 2 000 messages qu’il reçoit chaque mois, tous lus et traités selon leur contenu.

Remarques transmises dans les chaînes

Nombre de ces messages comportent des remarques constructives et pertinentes que nous adressons aux responsables des antennes ; beaucoup de remarques ont été notamment prises en compte dans les changements concernant les grilles de rentrée.
Des points précis sont également signalés : des erreurs d’interprétation, des manquements à certains principes journalistiques, des fautes de français ou de vocabulaires… Les auditeurs des chaînes de Radio France sont suffisamment vigilants pour que la moindre petite erreur ou imprécision me soit signalée ; l’intéressé est immédiatement prévenu afin d’éviter de réitérer une faute.
Je rédige une lettre hebdomadaire à destination de tous les responsables d’antenne et de rédaction, faisant une synthèse des remarques, des propositions et des critiques des auditeurs. Donc, difficile de considérer que le médiateur ne tient pas compte des remarques qui lui sont adressées. Exemple dans les prochaines « Infos du médiateur » de vendredi : les critiques adressées à la première de « Questions politiques » sur France Inter et franceinfo : (télé), un très mauvais titre dans un journal de 13 titres (qui a – je le comprends – choqué), les noms des invités non rappelés au cours d’une émission (on ignore qui parle si on a pris la radio en cours de route), des erreurs de vocabulaire ou d’expression, etc.

Beaucoup d’auditeurs écrivent également pour réclamer la tête de tel animateur ou tel journaliste. Ou pour demander la suppression d’une émission qu’ils n’apprécient pas. Or, la radio n’est pas faite pour une personne, mais pour un ensemble d’auditeurs qui, par essence, n’aiment pas tous la même chose ; il en faut donc pour chacun, avec un peu de… tolérance. Là, évidemment, je ne peux pas prendre le parti des auditeurs, sauf quand un chroniqueur semble faire l’unanimité contre lui et qu’il nuit au bon déroulé d’une émission ; je fais part à la direction des remarques judicieuses et, ensuite, le directeur décide. » (Extrait de mediateur.radiofrance.fr du 8/09/2016)

En savoir plus sur http://mediateur.radiofrance.fr/infos/oui-auditeurs-ecoutes/

Médias : le médiateur de Radio France reçoit ses homologues tunisiens


@ccadic/RF

« Jeune démocratie, la Tunisie souhaite développer une véritable liberté de la presse aux mains de médias respectueux de la déontologie et de l’éthique journalistique.

 Pour rétablir la confiance dans les médias après des années de dictature, de nombreux médias audiovisuels ont notamment décidé de se doter de médiateurs.
Quatre d’entre eux ont été accueillis à Radio France par Bruno Denaes et son équipe, afin d’échanger sur les méthodes de travail, les relations auditeurs-internautes et journalistes-animateurs-producteurs, les sujets complexes, etc.
Par ailleurs, ils ont pu découvrir les nouveaux studios de franceinfo et assister à l’émission politique de 8h30 diffusée à la radio et à la télévision.

Retour sur la naissance du projet
Au lendemain du printemps arabe de 2011 qui a  provoqué la chute de la dictature, les médias tunisiens font face à d’immenses défis. Au cours des cinq dernières années, de nouvelles chaînes de radio ont été créées et plusieurs chaînes de télévision ont vu le jour. La naissance de ces nouvelles libertés s’accompagne également de dangers inédits.
C’est pourquoi, sous la responsabilité exclusive de ces Médiateurs, les professionnels des médias devront relever des irrégularités au sein de leur secteur et les traiter ; une manière d’accroître la confiance de l’opinion publique en leur capacité à gérer les nouvelles libertés de manière responsable.
Le Ministère allemand des Affaires Etrangères soutient le projet depuis 2014 et l’Institut Erich Brost (EBI) de l’université de Dortmund en Allemagne s’est engagé à le mettre en œuvre. » (Extrait de mediateur.radiofrance.fr du 20/09/2016)

En savoir plus sur http://mediateur.radiofrance.fr/non-classe/mediateur-de-radio-france-recoit-homologues-tunisiens/

Médiateur de l’info de France 2 : la décision de repousser la diffusion du magazine « Envoyé Spécial » consacré à l’affaire Bygmalion provoque de très nombreuses réactions indignées.


 » Il est intolérable que la télévision publique (financée par les contribuables) puisse faire l’objet d’un chantage de la part d’un homme politique quel qu’il soit «  écrit Francis J alors qu’Erik T. précise « Je suis scandalisé que (…) Mr Sarkozy et ses proches, fassent pression sur des journalistes pour empêcher la diffusion d’un reportage d’information ». « Les journalistes sont libres et on ne peut mettre en doute leur éthique surtout celle de Mme Elise Lucet (…) La télévision publique ne doit pas être un outil de la propagande des hommes politiques quels qu’ils soient et on doit pouvoir tout montrer, leurs travers, fautes incohérence, réussite, etc…. incluses. Il s’agit de l’honneur du service public de résister à ce genre de menaces stériles, inopportunes et contraire à la démocratie. Si tel n’était pas le cas, nous en tirerions les conséquences en appelant nos concitoyens au boycot de la redevance » ajoute Francis J.  Edith D. considère que « c’est le rôle d’une chaîne du service public de réaliser une telle enquête. (…) Merci de ne pas faire le tri à notre place et de diffuser ce reportage dans sa version intégrale. Vous remerciant de bien vouloir accéder ma demande ».

Michel Field, le directeur de l’information de FranceTélévisions, « dément formellement »  toute intervention de Nicolas Sarkozy ou de son entourage. Mais, ajoute-t-il, diffuser un sujet au moment où la primaire des Républicains bat son plein fait courir le risque d’instrumentaliser France Télévisions.  France Télévisions a par ailleurs décidé, avec l’accord d’Elise Lucet, de diffuser au JT de France 2 jeudi des extraits d’une interview de Franck Attal, un ex-dirigeant de Bygmalion et témoin clé de l’enquête d’Envoyé Spécial.  Le directeur de l’information ajoute que « la sortie de l’enquête sera commandée par l’actualité, on ne s’interdit rien ».  (Extrait de blog.francetvinfo.fr du 8/09/2016)

En savoir plus sur http://blog.francetvinfo.fr/mediateur-info-france-2/2016/09/08/bygmalion.html

« Oui, les auditeurs sont écoutés… » la réponse du médiatieur de Radio France à l’article d’ACRIMED (suite)


studio France Info/lettre du Médiateur

« Attaqué par un site qui se veut « observatoire des médias », relayé par le réseau Twitter, un article publié sur internet met en cause l’impartialité du médiateur des antennes de Radio France. Un article totalement à charge se fondant sur trois exemples précis… Réponse du médiateur.

Revenons tout d’abord sur le rôle du médiateur que j’aurais été heureux d’expliquer à l’auteure de l’article me mettant en cause. Le médiateur est un intermédiaire entre les auditeurs d’un côté et les journalistes, producteurs et responsables des chaînes de l’autre. S’appuyant sur son expérience, sur les principes d’éthique et de déontologie, sur l’esprit Radio France, il fait la part des choses dans les plus de 2 000 messages qu’il reçoit chaque mois, tous lus et traités selon leur contenu.

Remarques transmises dans les chaînes

Nombre de ces messages comportent des remarques constructives et pertinentes que nous adressons aux responsables des antennes ; beaucoup de remarques ont été notamment prises en compte dans les changements concernant les grilles de rentrée.
Des points précis sont également signalés : des erreurs d’interprétation, des manquements à certains principes journalistiques, des fautes de français ou de vocabulaires… Les auditeurs des chaînes de Radio France sont suffisamment vigilants pour que la moindre petite erreur ou imprécision me soit signalée ; l’intéressé est immédiatement prévenu afin d’éviter de réitérer une faute.
Je rédige une lettre hebdomadaire à destination de tous les responsables d’antenne et de rédaction, faisant une synthèse des remarques, des propositions et des critiques des auditeurs. Donc, difficile de considérer que le médiateur ne tient pas compte des remarques qui lui sont adressées. Exemple dans les prochaines « Infos du médiateur » de vendredi : les critiques adressées à la première de « Questions politiques » sur France Inter et franceinfo : (télé), un très mauvais titre dans un journal de 13 titres (qui a – je le comprends – choqué), les noms des invités non rappelés au cours d’une émission (on ignore qui parle si on a pris la radio en cours de route), des erreurs de vocabulaire ou d’expression, etc.

Beaucoup d’auditeurs écrivent également pour réclamer la tête de tel animateur ou tel journaliste. Ou pour demander la suppression d’une émission qu’ils n’apprécient pas. Or, la radio n’est pas faite pour une personne, mais pour un ensemble d’auditeurs qui, par essence, n’aiment pas tous la même chose ; il en faut donc pour chacun, avec un peu de… tolérance. Là, évidemment, je ne peux pas prendre le parti des auditeurs, sauf quand un chroniqueur semble faire l’unanimité contre lui et qu’il nuit au bon déroulé d’une émission ; je fais part à la direction des remarques judicieuses et, ensuite, le directeur décide.

Expliquer nos fonctionnements

Enfin, bien souvent, des critiques sont infondées ou militantes ou liées à une méconnaissance de nos fonctionnements. Et là, le rôle du médiateur est d’expliquer ou de faire expliquer par un professionnel de la radio ou un expert extérieur. Dans le cas du compteur Linky, il était normal de remettre la polémique dans un contexte de vérité et de tordre le cou aux thèses complotistes. Et surtout de ne pas laisser se développer cette thèse absurde que les journalistes étaient « payés » par ERDF. Un simple exemple : on accusait les journalistes de cacher les dangers des ondes électromagnétiques. Or, ce compteur n’émet pas plus d’ondes que n’importe quel câble électrique de nos appartements et des dizaines de fois moins qu’un téléphone portable, un micro-ondes ou un aspirateur…

A propos des « oreilles militantes » des auditeurs, ce n’est pas faire preuve de mépris à leur égard que de dire que l’écoute est très souvent conditionnée à ses propres opinions. Il suffit même de « s’auto-analyser ». Si vous votez à gauche, il y aura bien un moment où vous aurez l’impression de n’entendre que Sarkozy à l’antenne, de ne jamais avoir de papier sur la gauche et de n’écouter que des humoristes anti-Hollande… Et inversement si vous votez à droite. Or, c’est faux ; les antennes recherchent en permanence un équilibre (contrôlé par le CSA pour la politique). Le meilleur exemple vécu par tous les médias (et dans tous les pays… démocratiques) reste le conflit israélo-palestinien ; les Sionistes nous accusent en permanence de ne diffuser que des reportages ou des papiers favorables aux Palestiniens et les pro-Palestiniens nous accusent de faire la part belle aux Israéliens. Or, là aussi, nos rédactions donnent la parole à chacun. En fait, nous écoutons la plupart du temps avec le prisme de nos opinions, en manquant singulièrement d’objectivité et de recul. Et c’est aussi le rôle du médiateur de le rappeler. » (Extrait de mediateur.radiofrance.fr du 8/09/2016)

En savoir plus sur http://mediateur.radiofrance.fr/infos/oui-auditeurs-ecoutes/

article : « Les drôles de « médiations » du médiateur de Radio France » par Sarah Bourdaire publié dans ACRIMED


Les drôles de « médiations » du médiateur de Radio France

« Pour prendre en compte les réactions de leurs lecteurs, spectateurs et auditeurs, nombre de médias mettent en place divers canaux d’expression, parmi lesquels « le médiateur ». Comme son nom l’indique, celui-ci est censé recueillir en toute impartialité les réactions et critiques du public, solliciter les explications des journalistes et in fine instaurer un (semblant de) dialogue avec les rédactions.

Sur les antennes de Radio France, on compte ainsi pas moins de trois « Rendez-vous » avec le médiateur, Bruno Denaes, qui intervient chaque semaine sur France Info, tous les 15 jours sur France Culture, et une fois par mois sur France Inter. Un médiateur qui semble donc particulièrement sollicité – ce qui se conçoit aisément sur le service public –, mais qui semble parfois avoir une curieuse conception de sa mission.

À de multiples reprises ces derniers mois, et sur les sujets les plus divers (compteurs électriques Linky, mobilisations contre la loi travail, terrorisme, Brexit), Bruno Denaes s’est livré à une critique en règle des auditeurs eux-mêmes, évacuant de ce fait toute critique à l’égard du travail des journalistes [1].

1. Haro sur les auditeurs « irrationnels » et « complotistes »

Sur le site de Radio France, c’est en ces termes que le rôle du médiateur est résumé : « Le poste de médiateur a été créé pour offrir aux auditeurs/internautes de Radio France la possibilité de se référer à une instance impartiale ».

Une impartialité que les auditeurs de France Inter ont pu apprécier dans le « rendez-vous » du 22 avril, finement intitulée « Linky le compteur qui rend fou »… La présentation de l’émission sur le site de France interrésume bien l’état d’esprit du médiateur et des journalistes présents :

Une présentation dont l’impartialité saute aux yeux et que Bruno Denaes reprendra mot pour mot à l’antenne :

– Sonia Devillers (s’adressant au médiateur) : « Vous vouliez pour commencer interroger Bruno Duvic avec les questions de Mélanie. »
– Bruno Denaes : « Exactement, Mélanie et puis quelques autres militants qu’on peut considérer peut-être un peu aveuglés par leur combat, qui demandent : “Comment… combien avez-vous été payé par ERDF pour faire votre émission et la promo de ce compteur ?” »

Après avoir sélectionné et mis en exergue les critiques outrancières de quelques auditeurs, les journalistes, encouragées sur cette voie par le médiateur, ramènent celles des autres à des peurs irrationnelles ou à du complotisme. Ce sont d’abord les réseaux sociaux, et singulièrement Youtube, qui sont mis en cause :

– Sonia Devillers : « Alors pour que tout le monde comprenne bien, il faut aussi savoir que derrière il y a les réseaux sociaux, qu’il y a le web, que ce sujet est devenu extrêmement épineux et qu’il y a d’autres relais d’influence que les journalistes, que les médias traditionnels, je vous propose d’écouter une youtubeuse très, très regardée. »
– Extrait sonore de la vidéo (voix de femme en pleurs) : « L’obligation a été votée d’installer pour tout le monde des compteurs Linky et il y a des gens qui essayent de prévenir que c’est hyper dangereux, ils le savent depuis le début ceux qui ont déployé tout ça. On est face à un crime contre l’humanité ».
– Sonia Devillers : « Alors, il faut bien qu’on vous précise que ceci n’est pas un sketch, ce n’est pas un numéro d’humoriste sur Youtube. Bruno Denaes, vous vouliez interroger à ce sujet Anne Brunel. »
– Bruno Denaes : « Exactement, c’est d’ailleurs Anne Brunel qui l’a découverte en quelque sorte sur Youtube. Qui est cette personne, c’est une spécialiste de Linky ? »

À ce moment de l’émission, on ne sait trop pourquoi la journaliste choisit de présenter une vidéo (outrancière) vue moins de 40 000 fois, comme l’inspiratrice des auditeurs ayant interpellé la rédaction de France inter… Puis Anne Brunel explique peu ou prou qu’elle a débusqué un complot d’auditeurs complotistes :

– Sonia Devillers : « Et des complotistes il y en a derrière ces réactions sur Linky ? »
– Anne Brunel : « […] Il y a des gens qui sont, je dirais, imprégnés d’un discours complotiste, c’est-à-dire convaincus qu’il y a quelque part, dans la société, au-dessus de ce qu’on appelle « le peuple », donc le grand public, un certain nombre de forces maléfiques, dont les médias, disent-ils, « mainstream » je dirais, les grands médias grand public, mais aussi les grandes institutions mais aussi l’élite dirigeante des pays sont donc l’incarnation de ces pouvoirs maléfiques. Et les personnes qui sont en but à l’institution, les personnes qui craignent les grands forces commerciales par exemple, « Big Pharma », les grands labos pharmaceutiques, donc tous les gens qui vont être très craintifs vis à vis des médicaments, vis-à-vis de l’obligation vaccinale, vis-à-vis de la médecine classique, chimique, vont avoir cette tendance à s’imprégner d’un discours de nature complotiste parce que ça va recouper leurs propres inquiétudes. »

Après une telle série d’amalgames et de généralités, on reste coi, mais pas Bruno Denaes qui estime visiblement sa mission de médiation accomplie et préfère analyser, sans doute en sa qualité d’expert ès « gens », cette tendance généralisée au complotisme : « Se faire peur, on a l’impression que les gens adorent ça ». Oui, car « les gens », renchérit Anne Brunel,« adorent trouver des réponses qui correspondent à ce qui les convainc déjà ».

Quoi que l’on pense de la cause et des arguments des opposants au compteur Linky et des protestations qu’ils ont émises à la suite des émissions de France Inter, on peut se demander si c’est bien le rôle d’un médiateur, qui devrait être un facilitateur de dialogue, d’exposer de la sorte ses parti-pris en faveur du travail de ses collègues, et surtout de disqualifier en bloc et par tous les moyens, voire de tourner en ridicule les auditeurs qui s’adressent à lui.

Une manière de procéder d’autant plus contestable que Bruno Denaes semble coutumier du fait, puisqu’il récidive dès lors que les interpellations se font un peu trop critiques à son goût. » (Extrait de acrimed.org du 8/09/2016)

En savoir plus sur http://www.acrimed.org/Les-droles-de-mediations-du-mediateur-de-Radio

Rapport 2015 du Médiateur de l’Information de France 2


Nicolas-Jacobs photo médiateur

« Rarement année n’a été marquée par autant d’évènements importants et dramatiques touchant de très près les Français. Pour mémoire : les opérations terroristes contre Charlie et l’Hypercacher (janvier), le crash de l’Airbus de la Germanwings et celui de l’hélicoptère transportant les candidats d’un jeu (mars), l’attaque terroriste au musée du Bardo près de Tunis (mars), le séisme au Népal (avril), le massacre terroriste sur la plage de Sousse en Tunisie (juin), les vagues de réfugiés fuyant la zone de guerre syrienne (à partir de juillet), l’attaque contre des passagers dans le Thalys (août), l’accident dramatique d’un autocar en Gironde (octobre), le déraillement d’un TGV en essai, les attaques terroristes à Paris (novembre) et à Bamako au Mali (novembre). Les audiences des journaux télévisés, magazines et émissions spéciales ont montré que les téléspectateurs faisaient confiance et se tournaient vers France 2 pour suivre et comprendre les évènements. Et ils ont été très réactifs. Par exemple, les seuls attentats de janvier ont généré 1 125 courriels en deux semaines. Des courriels souvent de grande qualité posant les bonnes questions et soulignant à juste titre des erreurs ou des manquements. Au total près de 19900 courriels et courriers ont été adressés au médiateur de l’information de France  » (Extrait de clubdesmediateurs.fr)

Les médiateurs de France Télévisions

Nicolas Jacobs Médiateur de l’information France 2 7, esplanade Henri-de-France 75907 Paris Cedex 15 Courriel : mediateurinfo@francetv.fr Adresse du blog : http://blog.francetvinfo.fr/mediateur-info-france-2/ Page Facebook :

Mediateur de l’information France2 France Télévisions est membre de l’Observatoire de la déontologie de l’information (ODI) http://www.odi.media/

Marie-Laure Augry Médiatrice des rédactions France 3 7, esplanade Henri-de-France 75907 Paris Cedex 15 Courriel : mediateurinfof3@francetv.fr Adresse du site : http://www.francetvinfo.fr/replay-magazine/france-3/votre-tele-et-vous/ Adresse du blog : http://blog.francetvinfo.fr/votre-tele-et-vous-le-blog/ Page Facebook : Votre télé et vous

Gora Patel Médiateur des programmes France Télévisions 7, esplanade Henri-de-France 75907 Paris Cedex 15 Courriel : mediateur.programmes@francetv.fr Adresse du site ou blog : http://www.francetv.fr/mediateurftv Page Facebook : Mediateur des programmes France Televisions

Le cercle des médiateurs de la presse

Tous les médiateurs de France Télévisions participent aux réunions du Club des médiateurs de la presse audiovisuelle et écrite, sous la présidence de Marie-Laure Augry, dont les membres sont : Marie-Laure Augry France 3 (présidente) Bruno Denaes Radio France Jean-Pierre Constantin France Médias Monde Franck Nouchi Le Monde Nicolas Jacobs France 2 Thierry Magnol Sud-Ouest Françoise-Marie Morel TF1 Yves Mary La Nouvelle République du Centre-Ouest Gora Patel France Télévisions (programmes) Michel Fillière La Montagne

(Extrait de clubdesmediateurs.fr)

En savoir plus sur https://clubdesmediateurs.fr/wp-content/uploads/2016/03/Rapport-2015-du-m%C3%A9diateur-de-linformation-de-France-2.pdf

 

Médias : Qui est donc le Médiateur de Radio France?


Portrait de Bruno Denaes, médiateur de Radio France

« Bruno Denaes, médiateur de Radio France

Agé de 59 ans, Bruno Denaes est secrétaire général de France Info depuis 2004. Il remplace à ce poste Bertrand Vannier qui a fait valoir ses droits à la retraite.

Titulaire d’un Deug de Sciences économiques (Lille-1977) et du diplôme de l’Ecole supérieure de journalisme (ESJ Lille-1979), Bruno Denaes commence sa carrière comme pigiste en 1975, au quotidien Nord-Littoral et à l’hebdomadaire la Croix du Nord-Magazine, puis à FR3 Nord Pas-de-Calais.
En 1980, il participe à la création de Fréquence Nord (France Bleu Nord) où il présente les matinales. En 1985, il est nommé rédacteur en chef de Radio France Creuse (France Bleu Creuse) puis de Radio France Bretagne Ouest (aujourd’hui France Bleu Breizh Izel) en 1986.
Il rejoint l’équipe de France Info en 1989 pour assurer la rédaction en chef des matinales. En 2001, il devient rédacteur en chef en charge de la journée. Depuis 2005, il assure également la chronique hebdomadaire Savoir être, avec la psychanalyste Claude Halmos.
De 1997 à 2000, Bruno Denaes est chargé du suivi des études et de la mise en place du numérique à France Info. Depuis 2001, il assure des formations dans les différentes stations d’Outremer 1ère. Il a participé à la création du Tremplin Radio France, de l’atelier radio France Info et du module de formation « Gestion et fonctionnement d’une rédaction » à Campus Radio France. Depuis 2008, il représente France Info à la commission information des Radios Francophones Publiques (RFP).
Bruno Denaes intervient régulièrement à l’Institut de journalisme de Bordeaux-Aquitaine, de l’Ecole de journalisme de Toulouse et de l’ESJ Lille. Il a également monté des formations ou réalisé des audits pour Radio Roumanie, Radio Suisse Romande et la Radio Algérienne.
Il co-préside la Commission paritaire nationale emploi et formation Audiovisuel journalistes). Il est membre du Comité de pilotage de la Semaine de la presse et des médias dans l’école (Clemi – ministère de l’Education nationale) et participe aux jurys Fondation Varenne et Bourse Payot.
Bruno Denaes prend ses fonctions le lundi 24 août.

Bruno Denaes succède à Bertrand Vannier (Médiateur depuis le 19 janvier 2015), qui lui-même a succèdé à Jérôme Bouvier, Médiateur jusqu’au 16 novembre 2009. »(Extrait du site du mediateur.radiofrance.fr)

Pour en savoir plus : http://mediateur.radiofrance.fr/le-mediateur-qui-quoi-comment

Suisse : L’AIEP nomme les médiateurs pour les programmes de radio et de télévision privés


Zonebourse.com, le spécialiste de la Bourse

« L’AIEP nomme pour une période de quatre ans les membres des organes de médiation pour les programmes de radio et de télévision privés, la Société suisse de radiodiffusion et télévision SSR nommant elle-même les membres de ses propres organes de médiation.
Guglielmo Bruni (Bâle), médiateur pour les médias privés de Suisse alémanique et de Suisse romanche quitte ses fonctions à la fin de l’année. Pour lui succéder, l’AIEP a nommé Oliver Sidler, avocat à Zoug, chargé d’enseignement à l’université de Fribourg et rédacteur pour la revue Medialex. L’AEIP a nommé comme nouveau suppléant Toni Hess, responsable du service juridique et directeur suppléant de l’administration fiscale du canton des Grisons à Coire. M. Hess est déjà médiateur pour les programmes de la SSR en réto-romanche.

L’AIEP a confirmé les médiateurs actuels pour les deux autres régions linguistiques: Denis Sulliger, avocat à Vevey, reste médiateur pour la Suisse romande tandis que Gianpiero Raveglia, avocat à Roveredo et Locarno, continue de fonctionner comme médiateur pour la Suisse italienne. M. Raveglia a été confirmé suppléant de M. Sulliger, l’AIEP ayant nommé Francesco Galli, avocat à Lugano comme suppléant pour M. Raveglia. M. Galli est déjà médiateur pour les programmes de la SSR en italien. » (Extrait de zonebourse.com du 6/11/2015)

Pour en savoir plus : http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/DETEC-Departement-federal-d–LAIEP-nomme-les-membres-des-organes-de-mediation–21361646/