L’AOMF s’est réunie à la Principauté de Monaco pour une conférence: « Protéger les droits des générations futures : quel rôle pour les Ombudsmans ? »


« Le Haut-commissariat à la protection des droits, des libertés et à la médiation de la Principauté de Monaco accueille les 12 et 13 juillet 2021 une conférence de l’Association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie sur le thème suivant : « Protéger les droits des générations futures : quel rôle pour les Ombudsmans ? »

Considérant la multiplication des marches pour le climat et le rajeunissement de ce phénomène croissant de manifestations ces dernières années, les décideurs politiques sont interrogés sur leurs responsabilités envers leurs citoyens quant aux enjeux vitaux que sont la préservation de la planète et de l’humanité.

Dans de nombreux pays, les acteurs politiques, dont les décisions tendent à être majoritairement dictées par le court-termisme et les cycles électoraux, peinent à prendre en considération les besoins des jeunes générations n’ayant pas encore accès au droit de vote, et plus encore ceux des générations à naître qui ne sont par définition pas reconnues comme des sujets de droit. Au plan international, les déclarations et conventions incorporant un principe de responsabilité envers les générations futures revêtent encore pour la plupart une dimension essentiellement symbolique. Lorsque des engagements sont pris, notamment dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique dont les effets irréversibles sur les écosystèmes s’annoncent dévastateurs, leur mise en œuvre reste incertaine et conditionnée dans les faits à l’adhésion et aux efforts de tous les Etats, dont certains parmi les plus pollueurs et consommateurs de ressources continuent de fermer les yeux sur leur responsabilité environnementale, ne permettant que mal d’enrayer une fuite en avant.

Mettre en œuvre et garantir le respect des droits humains aujourd’hui ne peut dès lors plus s’envisager sans protéger les droits fondamentaux des générations de demain. Au côté des actions en justice que l’on a vu prospérer ces dernières années dans un certain nombre de pays, visant sous l’impulsion de la société civile à contraindre les autorités à des mesures concrètes pour protéger le devenir des citoyens, d’autres mécanismes doivent pouvoir entrer en jeu pour parvenir plus largement à inscrire dans la réalité le concept de justice intergénérationnelle, tant dans ses aspects sociaux qu’environnementaux, et partant la représentation, même indirecte, des générations à venir.

Dans ce cadre, la figure de l’Ombudsman est apparue pour certains comme une voie possible pour donner corps à la défense des intérêts des jeunes générations et de celles à venir.

Cette rencontre s’articule autour de trois axes de réflexions. D’abord la thématique « Démocratie et équité transgénérationnelles : quelle représentation pour les générations futures ? » est nourrie par des réflexions d’Emilie GAILLARD, Maître de Conférences en droit privé à Sciences Po Rennes, Coordinatrice Générale de la Chaire Normandie pour la Paix et co-auteure de l’ouvrage Legal Actions for Future Generations , de Charles GIRARD, Philosophe, Maître de Conférences en philosophie du droit à l’Université Jean Moulin de Lyon et d’Axel GOSSERIES, Maître de recherche FNRS, Professeur extraordinaire de droit à Louvain et co-auteur de l’ouvrage Institutions for Future Generations, sous la modération d’Anne Eastwood, Haut-commissaire à la protection des droits, des libertés et à la médiation de la Principauté de Monaco.

Dans un deuxième temps, la thématique « Quelles possibilités d’action pour l’Ombudsman dans la défense des droits fondamentaux étendus aux générations futures ? » a été nourrie par Daniel AGACINSKI, Délégué Général à la Médiation des services publics au sein du Défenseur des droits (France), Erinda BALLANCA, Avocate du Peuple (Albanie), Mohamed BENYAHYA, Conseiller du Médiateur du Royaume du Maroc, Edouard NDUWIMANA, Ombudsman de la République du Burundi, Akos KOZMA, Commissaire pour les droits fondamentaux de Hongrie, Sophie HOWE, Commissaire pour les générations futures du Pays-de-Galles et Ahmed ALLOUCH, Conseiller auprès de l’Assemblée constituante tunisienne, Vice-Président et directeur de projet du Think Tank Jeunesse Sans Frontières, sous la modération de Marc Bertrand, Médiateur de la Fédération Wallonie et Wallonie-Bruxelles (Belgique) et Vice-président de l’AOMF.

Enfin, la thématique « La protection des droits fondamentaux en période de pandémie : exemples concrets et enjeux pour l’avenir » a été animée par Claire Hédon, Défenseure des droits de France et Secrétaire général de l’AOMF, par un échange avec Jérôme AASS, Médiateur Fédéral de Belgique, Alioune Badara CISSÉ, Médiateur de la République du Sénégal, Awa AMADOU ABOUDOU, Médiateur de la République du Togo , Bernard DE VOS, Délégué général aux droits de l’enfant de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Belgique), Hery Philippe RAKOTOARISON, Chargé de mission auprès du Médiateur de la République de Madagascar et Sophie HOWE, Commissaire pour les générations futures du Pays-de-Galles. » (Extrait de aomf-ombudsmans-francophonie.org juillet 2021)

En savoir plus sur https://www.aomf-ombudsmans-francophonie.org/2021/07/12/laomf-sest-reuni-a-la-principaute-de-monaco-pour-une-conference-proteger-les-droits-des-generations-futures-quel-role-pour-les-ombudsmans/

Appel à manifestations d’intérêt de l’AUF ; initiation à la médiation dans les universités


« Dans le cadre de la mise en œuvre de son projet « Dialogue interculturel au Moyen-Orient », l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) au Moyen-Orient considère les actions de sensibilisation et de formation à la médiation comme pertinentes pour restaurer le dialogue et créer une dynamique de renforcement de capacités dans ce domaine au sein des établissements universitaires.

Dans cette perspective, l’AUF Moyen-Orient s’associe au Centre professionnel de Médiation (CPM) de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ), premier centre universitaire de médiation au Liban, pour offrir aux étudiants, enseignants ou cadres administratifs de ses universités membres des activités de sensibilisation à la médiation, en mode virtuel en raison de la crise sanitaire mondiale.

L’objectif principal de cette action d’initiation à la médiation est de développer chez le public universitaire une écoute active et une capacité à mieux communiquer, mais aussi de diffuser une culture de paix et de dialogue dans les universités.

L’AUF Moyen-Orient publie cet appel à candidatures, qui a pour finalité d’identifier les établissements intéressés à co-organiser ce type d’atelier en ligne au profit de leur public estudiantin et académique.

Les demandes d’appui doivent être présentées dans le cadre d’un dossier rempli conformément au calendrier de l’appel à manifestations d’intérêt, téléchargeable depuis le site internet de l’AUF Moyen-Orient (www.auf.org/moyen-orient).

Calendrier

  • 20 janvier 2021 : Lancement, mise en ligne et diffusion de l’appel à candidatures par l’AUF
  • 25 février 2021 : Clôture de l’appel à candidatures
  • mi-mars 2021 : Sélection des demandes, publication des résultats
  • À partir de fin mars 2021 : Mise en œuvre des ateliers de formation jusqu’à fin 2021 (Extrait de auf.org/nouvelles du 20/01/2021)

En savoir plus sur https://www.auf.org/nouvelles/appels-a-candidatures/appel-manifestations-dinteret-initiation-la-mediation-dans-les-universites-2/

Un atelier de sensibilisation à la médiation à l’Université de Zaytounah en Jordanie a été organisé par l’AUF


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L’AUF au Moyen-Orient et le Centre de médiation professionnelle (CPM) de l’Université  Saint-Joseph (USJ) organisent, en partenariat avec l’Ambassade de France à Amman, un atelier de sensibilisation à la médiation les 8 et 9 décembre, à l’Université de Zaytounah en Jordanie.

La session intitulée « La Médiation : outil de prévention et de gestion des conflits » sert à outiller les participants aux techniques de médiation à utiliser en situation de conflit. Ce type de formation permet aux étudiants ainsi qu’aux enseignants de renforcer leurs connaissances et compétences dans ce domaine.

Cette action de formation va constituer une vraie réponse aux enjeux actuels de la région Moyen-Orient et est considérée comme une des priorités stratégiques d’actions régionales établies par l’AUF au Moyen-Orient dans l’accompagnement de ses établissements membres. »(Extrait de auf.org)

En savoir plus sur https://www.auf.org/moyen-orient/nouvelles/agenda/un-atelier-de-sensibilisation-la-mediation-luniversite-de-zaytounah-en-jordanie/

Association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie : un nouveau Conseil d’administration a été désigné à Namur le 9/11/2018


 

AOMF – Association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie Logo

Le nouveau Conseil d’administration de l’, désigné aujourd’hui à est composé des du Burkina Faso, Djibouti, Monaco, Roumanie et Seychelles.

Belgique : 10ème Congrès de l’Association des Ombudsman et Médiateurs de la Francophonie (l’AOMF)


AOMF – Association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie Logo

« Le Médiateur de la République, M. Adama Toungara est depuis le lundi 5 novembre 2018, à Bruxelles en Belgique où il va prendre part au 10ème Congrès de l’Association des Ombudsman et Médiateurs de la Francophonie (l’AOMF) prévu se tenir du 6 au 9 novembre 2018 sur le thème : « L’AOMF 1998-2018 : 20 ans au service des Médiateurs et de l’Etat de droit » indique un communiqué dont nous avons reçu copie.

Au menu des travaux de ce 10ème Congrès qui se tiennent dans les bâtiments du Parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, des ateliers et des formations seront organisés au profit des Médiateurs et leurs collaborateurs.

« Outre les travaux du Congrès, les Médiateurs de l’espace francophone tiendront, le vendredi 9 novembre 2018, leur Assemblée générale Ordinaire. Ils passeront ainsi en revue, les rapports d’activités des membres du Bureau exécutif et des structures spécialisées de l’AOMF et adopteront des résolutions allant dans le sens de la consolidation des Institutions de médiation indépendantes au sein de l’espace francophone. Il sera également procédé à l’élection des membres du Conseil d’Administration, du président et du renouvellement du Bureau exécutif de l’AOMF pour les trois prochaines années » explique la note.

Pour sa première participation à ce forum des Médiateurs francophones, le Médiateur de la République de Côte d’Ivoire, M. Adama Toungara qui est accompagné de sa Conseillère spéciale, Mlles Nanssi Félicité Tezai et de Tatiana Prisca N’gbesso, cheffe du Service de la Coopération et des Relations extérieures, prononcera une communication sur le thème : « Le Médiateur : promoteur de la bonne administration ».

Pour rappel, l’Association des Ombudsman et Médiateurs de la Francophonie qui a 20 ans aujourd’hui, a été portée sur les fonds baptismaux en mai 1998, à Nouakchott en Mauritanie.

Le premier Congrès statutaire a eu lieu en novembre 1999, à Ouagadougou au Burkina-Faso en présence du représentant de l’Agence de la Francophonie. Aujourd’hui, l’AOMF est présente dans 50 pays, répartis en Europe, en Afrique, en Amérique et en Océanie. Elle a pour mission, de promouvoir le rôle de l’Ombudsman et du Médiateur dans l’espace francophone.

« En 20 années d’existence, l’AOMF a réalisé d’importantes actions au profit des Institutions de médiation à travers les formations et le renforcement des capacités des collaborateurs des Médiateurs. On note également sa contribution à la défense et la promotion de l’indépendance des Médiateurs, la défense et la promotion des droits de l’enfant » conclut la note. » (Extrait de news.abidjan.net du 7/11/2018)

En savoir plus sur https://news.abidjan.net/h/647479.html

En savoir plus sur l’AOMFhttps://www.aomf-ombudsmans-francophonie.org/

Québec : un service de médiation citoyenne pour les ainés à Rivière-du-Loup


 

Le 13 juin dernier, l’organisme Justice alternative du KRTB a annoncé qu’il changeait d’appellation pour Équijustice Rivière-du-Loup. Ses responsables ont également dévoilé un nouveau projet unique dans la région, soit un service de médiation citoyenne pour les ainés.

Équijustice a déjà mis en place un volet de médiation citoyenne et formé six médiateurs bénévoles en 2015, mais pour l’ensemble de la population. En trois ans, 46 demandes ont été enregistrées dont les deux tiers provenaient de personnes de 50 ans et plus.

Maintenant grâce à un financement de 15 000 $ du CISSS du Bas-Saint-Laurent pour le démarrage du projet qui vise à offrir le service spécifiquement aux personnes ainées, Équijustice a recruté quatre nouveaux bénévoles qui suivront une formation de 21 heures pour les guider dans leur intervention. Ils joindront les trois autres médiateurs bénévoles toujours impliqués aujourd’hui dans ce service.

Ce projet appelé «La médiation citoyenne, un outil pour la bientraitance des personnes ainées» sera présenté lors de 10 séances d’information à plus de 300 ainés qui pourront ainsi connaitre divers modes de prévention et de règlement des différends et avoir recours au service de médiation citoyenne si nécessaire pour favoriser la bientraitance. Notez qu’Équijustice continuera à accueillir les citoyens de tous âges qui ont besoin d’accompagnement dans la résolution de conflits.

Pour avoir davantage d’informations sur le service de médiation citoyenne, offert gratuitement par des médiateurs bénévoles, vous pouvez contacter Équijustice au 418-816-0660, par courriel à riviereduloup@equijustice.ca ou à leur bureau au 299, rue Lafontaine, bureau 301, Rivière-du-Loup.

JUSTICE RÉPARATRICE

Équijustice Rivière-du-Loup est membre du Réseau de justice réparatrice qui comprend 24 organismes du genre au Québec. Sa mission est de développer une justice équitable et accessible à tous en invitant les personnes à s’engager dans la gestion des difficultés qu’elles vivent en collectivité et en les accompagnant dans le respect de leurs droits et de leurs différences.

Ces services sont dispensés dans le cadre de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents. Mentionnons à titre d’exemple de leurs interventions que cette année, les intervenants d’Équijustice ont accompagné 62 adolescents dans le cadre de mesures réparatrices, soit 18 en travaux communautaires et 44 en travaux bénévoles. Lorsque chacun de ces adolescents aura complété sa mesure, ils auront accompli un total de 2 635 heures de travail bénévole. Ils ont aussi reçu 48 demandes de consultation de victimes dont 38 étaient individuelles et les 10 autres corporatives.

Lors de l’assemblée générale annuelle de l’organisme, des personnes présentes ont témoigné des bienfaits liés à ces interventions. «C’est une ressource concrète qui permet de réparer des dommages dans la communauté et une porte ouverte pour les jeunes», a mentionné une dame qui a bénéficié du service. «Il ne faut pas voir ça comme une mesure de punition, ces travaux de réparation permettent de raccrocher les jeunes à quelque chose d’intéressant pour la collectivité», a souligné un intervenant du milieu.

Depuis plus de 30 ans, Justice alternative du KRTB, maintenant Équijustice Rivière-du-Loup, accompagne les citoyens de la région dans le but de développer une justice équitable et accessible à tous. » -M. Pelletier- (Extrait de infodimanche.com du 21/06/2018)

En savoir plus sur http://www.infodimanche.com/actualites/actualite/338659/un-service-de-mediation-citoyenne-pour-les-aines

Compte-rendu réunion de l’association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie (AOMF) « Juges et Médiateurs : même combat ? » du 3 mai 2018 à Bucarest (Roumanie)


« L’association des Ombudsmans et Médiateurs de la Francophonie (AOMF), présidée par Marc BERTRAND, Médiateur de la Wallonie et de la Fédération Wallonie-Bruxelles, a tenu une réunion de son conseil d’administration ce 3 mai 2018 à Bucarest (Roumanie), à l’invitation de Monsieur Victor CIORBEA, Avocat du Peuple de Roumanie.

En marge de cette réunion, l’association a organisé, les 3 et 4 mai, un séminaire qui avait pour thème : « Le Juge et le Médiateur institutionnel ». 34 participants issus d’Afrique, d’Amérique du Nord et d’Europe, provenant des institutions de médiation ont pris part à ce séminaire aux côtés de représentants de diverses Hautes Juridictions (Cour Suprême, Administrative, Conseil d’Etat, …).

Le conseil d’administration s’est penché sur l’évolution et la poursuite du plan d’action de l’association et la préparation du prochain congrès de l’AOMF qui se tiendra à Bruxelles et Namur (Belgique) en novembre prochain et qui marquera le 20ème anniversaire de l’association.

L’AOMF a également examiné la situation en Mauritanie et au Tchad qui sont en passe de supprimer leur institution de médiation. L’association qui a, notamment, pour objectif de veiller au renforcement des institutions d’ombudsmans et médiateurs dans la Francophonie met tout en œuvre pour ouvrir le dialogue avec les autorités de ces deux pays pour tenter de maintenir ces institutions.

Lors du séminaire, la question de concurrence ou de complémentarité entre le médiateur et le juge judiciaire et le juge administratif a été posée. Le Professeur David RENDERS de la Faculté de Droit de l’Université catholique de Louvain (Belgique) et le Professeur Ioan MURARU, ancien Professeur de la Faculté de Droit de l’Université de Bucarest, ancien Président de a Cour Constitutionnelle et ancien Avocat du Peuple de Roumanie, ont apporté leur contribution éclairante et ouvert le débat.
S’en sont suivis plusieurs exposés sur :

  • La saisine simultanée du juge et du médiateur
  • La saisine directe du juge constitutionnel, judiciaire ou administratif par le médiateur
  • Le juge de la responsabilité civile et la recommandation du médiateur

A tour de rôle, les intervenants ont présenté les pratiques de leurs pays respectifs avant d’ouvrir la discussion avec l’ensemble des participants. » (Extrait de le-mediateur.be )

En savoir plus sur https://www.le-mediateur.be/page/juges-et-mediateurs-meme-combat.html

PUBLICATION DU NUMÉRO 5 DE LA LETTRE DES MÉDIATIONS : Médiation des relations de travail dans le monde francophone


Lettre des Médiations, numéro 5 présentation.jpgNous avons le plaisir de vous annoncer la publication du 5ème numéro de la lettre des médiations consacré à la médiation des relations de travail dans le monde francophone Cette « lettre des médiations » est une revue électronique de langue française fondée par des médiateurs et des chercheurs français avec la participation de représentants de pays francophones comme le Québec, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse. Nous nous sommes limités dans un premier temps à quelques pays francophones et nous cherchons des correspondants d’autres pays. Si vous êtes intéressés merci de nous contacter à letmed@numericable.fr

Le comité de rédaction

Lettre des Médiations N° 5 sur la médiation des relations de travail dans le monde francophone à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-108_No-01.pdf

Lettre des Médiations N° 4 sur la médiation interentreprise dans le monde francophone à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-40_No-01.pdf

Lettre des Médiations N° 3 sur la médiation familiale dans le monde francophone à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-116_No-01.pdf

Lettre des Médiations N° 2 sur les médiations sociales à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-56_No-01.pdf

Lettre des Médiations N° 1 sur les médiation scolairesà télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/coreWeb/docReader/myReader.php?fID=refBibliography_ID-51_No-01.pdf

Médias : compte-rendu de la réunion des médiateurs de médias publics francophones à Paris


De gauche à droite : Raymonde Richter, de la Radio Télévision Suisse (RTS), Guy Gendron, de Radio Canada, et Louise Monaux, de la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF)

« Pour la première fois, les médiateurs de médias publics francophones se sont réunis à Paris pour évoquer leurs expériences. L’occasion de mieux comprendre comment Suisses, Belges et Canadiens créent des liens avec leurs auditeurs et téléspectateurs, et comment ils considèrent le dispositif français.

C’est à la Maison de la radio, hier et aujourd’hui, que se sont réunis pour la première fois les médiatrices et médiateurs de médias publics francophones (MFP). Des échanges sur leurs pratiques et sur les évolutions des médias et de leurs publics du haut de la tour de Radio France. Les représentant(e)s de Radio Canada, de la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF), et de la Radio Télévision Suisse (RTS) ont répondu à nos questions.

Au Canada, un « ombudsman » inamovible

Guy Gendron insiste d’entrée sur son titre d' »ombudsman » : « c’est un mot suédois, et pas anglais. Car ils sont les inventeurs du concept. En fait, c’est un intermédiaire. A l’époque, au début du XIXe siècle, c’était entre le gouvernement et les citoyens. » Radio Canada a son ombudsman depuis 1991, quand le premier médiateur français a été nommé en 1994 au quotidien Le Monde. Journaliste de longue date dans le groupe, régional, provincial, national puis international, Guy Gendron a été nommé pour 5 ans. Il est inamovible, « un peu comme un juge« , et à la fin de son mandat tout ombudsman doit quitter l’entreprise, pour apporter une autre garantie d’indépendance.

Au Canada, contrairement au médiateur français, l’ombudsman est totalement indépendant car c’est « une instance d’appel, il ne répond pas au nom de l’organisme. C’est comme la Cour de cassation pour les plaignants qui n’ont pas obtenu satisfaction à leur plainte auprès de Radio Canada« . Une fois saisi, celui qui a pratiqué l’investigation pendant dix ans mène l’enquête, peut réécouter les enregistrements du journaliste concerné, voir ses notes et peut consulter des experts pour trancher.

Première critique adressée par le public : l’exactitude des informations, y compris sur les premiers pas de l’homme sur la Lune. Puis viennent l’impartialité et « le manque d’équilibre » plus difficile « à mesurer, à jauger« . Dans la dizaine de courriels quotidiens, certains se plaignent aussi d’un manque de respect dans les images diffusées : choquantes ou stéréotypées. Et Guy Gendron intervient sur celles de la télévision comme celles du web. Avec deux périodes particulièrement sensibles, d’après celui qui s’inquiète de l’accélération du processus rédactionnel et du mélange public-privé sur les réseaux sociaux des journalistes : les campagnes électorales et les moments de forte actualité dans le conflit israélo-palestinien.

« Mon travail premier est d’aiguiller les plaignants au bon endroit : vers les rédacteurs en chef ou directions de service concernées. Pour que eux offrent la première réponse, en disant à la fin « si vous n’êtes pas satisfait de cette réponse, vous pouvez demander à l’ombudsman de se prononcer ». Et à partir du moment où un plaignant me demande d’intervenir, je DOIS le faire. J’ai un compte Twitter, mais les plaintes arrivent essentiellement par courriel. Et une des particularités chez nous est que toutes les décisions sont rendues publiques, y compris les blâmes. Donc avec le nom du plaignant et le nom du journaliste. Cela a une certaine résonance, avec parfois des commentaires dans les autres médias. Parce que le média public est en vue, et tous les contribuables paient pour lui. Même si l’ombudsman ne peut pas prendre de mesure disciplinaire. Mais il peut recommander à la direction de l’information des excuses, un retrait, une modification du texte de reportage. »

En revanche, Guy Gendron n’a pas de rendez-vous à l’antenne pour intervenir publiquement. Seuls les textes de l’ombudsman parlent pour lui. Et pas question de répondre par « le mode trop primitif et sans nuances » de Twitter. Pourtant, alors que Radio Canada ne propose plus d’émission sur les médias, Guy Gendron conclut par une remarque partagée autour de la table :

« J’ai noté comme tous mes collègues qu’il y a une dégradation du discours du public, probablement attribuable aux réseaux sociaux, où on dit un peu n’importe quoi, et où on s’envoie promener. Le ton des plaintes est très dur, très critique, souvent très grossier. »

En Belgique, médiation et éducation aux médias

Comme l’impose légalement le contrat de gestion de l’entreprise, Louise Monaux est « chargée de la médiation et des relations avec les publics » à la RTBF. Avec deux assistantes, cette historienne de formation traite 300 courriers et courriels par mois et organise des ateliers d’immersion, d’éducation aux médias et des visites guidées thématiques dans le groupe audiovisuel public belge

« Ce n’est pas de plus en plus critique. Par contre, c’est l’information qui rassemble le plus d’interpellations. C’est là que l’on a le plus de questions de fond. Et c’est particulièrement au sujet du journal télévisé. Donc ce sont les choix éditoriaux, le sujet qui a ouvert le JT, la manière dont on a traité l’info, la qualité des interviews ou des traductions. Comment les journalistes ont couvert un événement. Et toutes les questions liées à la désinformation sont plus fréquentes qu’avant, ainsi que les interrogations sur la publicité dans l’info. »

S’ajoutent les classiques « vous êtes trop de gauche, de droite, pro israélien, pro palestinien, anti Trump ou anti Marine Le Pen. » « Tout ce qui touche à l’équilibre et à l’objectivité, c’est qui fait réagir le plus téléspectateurs et auditeurs », résume celle qui était auparavant chargée de la communication corporate du groupe. « Les réactions et thématiques qui reviennent sont vraiment très similaires à la France : les questions par rapport à l’info, au sensationnalisme, à la diversité. »

Il n’existe pas encore de compte Twitter ni de page Facebook pour répondre aux publics, mais « la réflexion est en cours, et on doit, on doit y être« . Mais depuis vingt ans la RTBF a des émissions de médiation. Le contrat de gestion du groupe en impose au moins dix par an. Et l’émission « Medialog » propose ainsi chaque mois en 45 minutes d’éduquer aux médias, avant de développer le ou les principaux thèmes évoqués par les téléspectateurs et auditeurs. « On en fait un débat avec des gens en interne et des experts » autour du reportage contesté, et avec des téléspectateurs ou auditeurs, « s’ils acceptent de venir, parce que ce n’est pas toujours évident d’en avoir sur le plateau« , explique Louise Monaux. » (Extrait de franceculture.fr du

En savoir plus sur https://www.franceculture.fr/medias/mediateurs-publics-comment-travaillent-les-arbitres-de-linfo

Publication du Numéro 3 de la Lettre des Médiations : MEDIATION FAMILIALE DANS LE MONDE FRANCOPHONE


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Nous avons plaisir de vous annoncer la publication du 3ème numéro de la lettre des médiations consacré à la médiation familiale dans les pays francophones. La « lettre des médiations » est une revue électronique de langue française fondée par des médiateurs et des chercheurs français avec la participation de représentants de pays francophones comme le Québec, la Belgique, le Luxembourg et la Suisse. Nous nous sommes limités dans un premier temps à quelques pays francophones et nous cherchons des correspondants d’autres pays. Si vous êtes intéressés merci de nous contacter à letmed@numericable.fr

Le comité de rédaction

Lettre des Médiations n°3 sur la médiation familiale à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie?ID=19

Si vous voulez consulter la lettre N 3 suivre le lien http://www.calameo.com/read/004596706e120b00d2d01?authid=xy0SsBKEcHU6

Lettre des Médiations N° 2 sur les médiations sociales à télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-40_No-01.pdf

Lettre des mMédiations N° 1 sur les médiation scolairesà télécharger sur https://www.observatoiredesmediations.org/Asset/Source/refBibliography_ID-19_No-01.pdf

Si vous voulez la consulter la lettre N 1 suivre le lien http://fr.calameo.com/read/0045967064326a9dc06a7?authid=q0vpJNw5RCDP