Vidéo sur la Justice Restaurative : « Rencontre avec mon agresseur » réalisée par Maiana Bidegain, Sébastien Koegler (France.tv)


 

Capture.PNG 1248.PNG« Ce mardi à 20.50, Le monde en face, présenté par Marina Carrère d’Encausse, propose le documentaire « Rencontre avec mon agresseur » produit par Mélissa Theuriau : une femme victime de viol se retrouve à dialoguer avec son agresseur, 33 ans après les faits. Cette femme c’est Maiana Bidegain réalisatrice de ce documentaire. Une rencontre rendue possible grâce à la mise en place de la justice restaurative entrée dans la loi française en 2014.   « Ce documentaire présente un témoignage inédit, vécu de l’intérieur, car la jeune femme, la petite fille qui a été violée et qui décide de témoigner aujourd’hui, c’est moi, Maiana, la réalisatrice du film. 

J’ai retrouvé mon agresseur au détour d’un article de journal, quand celui-ci comparaissait au tribunal pour d’autres agressions sexuelles sur mineur.
Ce jour-là, en 2013, ma vie a basculé. J’ai décidé d’aller à sa rencontre pour avoir enfin des réponses à des questions qui m’ont hantée toute ma vie. Et aussi, peut-être, pour essayer de réduire la probabilité que cet homme récidive.
Cette rencontre directe est l’une des toutes premières en France.
Ce voyage et les échanges avec toutes ces personnes vont me pousser à m’interroger sur ma propre vision de la justice, sur notre système français, ainsi que sur ce que j’attends de ma propre démarche.
Ne jamais laisser qui que ce soit de côté, même ceux que la société qualifie de monstres, précisément, pour mieux protéger la communauté : est-ce réellement possible, réalisable, souhaitable ?
Aurais-je la force moi-même d’aller au bout d’une démarche, qui pour le moment me trouble ? Saurai-je à mon niveau donner une autre chance à celui qui se révélera face à moi ?
Au bout de ce cheminement, je serai alors en mesure de faire mon choix : continuer et aboutir peut être à une deuxième rencontre avec mon agresseur, ou bien arrêter là ».    (Extrait de france.tv du 04/06/2019))

Vidéo à consulter sur https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/995607-rencontre-avec-mon-agresseur.html

Vidéo : la médiation se développe dans le secteur agricole


Capture.PNG25896.PNG« La médiation se développe en agriculture. Elle permet notamment de gérer les conflits entre associés. Dans différentes régions, des structures proposent ce service aux agriculteurs. C’est le cas par exemple de l’Atag, l’Association tarnaise pour le développement de l’agriculture de groupe, basée à Albi dans le Tarn. L’équipe composée d’agriculteurs bénévoles et de deux salariées a récemment réalisé une vidéo intitulée : « La médiation pour les agriculteurs, quoi et comment ? ».

En 3 minutes 34, le petit film explique comment la médiation peut permettre de restaurer le lien entre les personnes quand celui-ci est « dégradé, voire rompu ». Vincent et Marie, tous deux exploitants en Gaec familial, témoignent chacun des difficultés relationnelles qu’ils ont rencontrées au sein de leur « groupe » et de leur parcours en médiation. Deux expériences qui permettent de « démystifier cette démarche », commente Chantal Tresserra, conseillère et formatrice à l’Atag dans le journal Le Paysan tarnais.

« L’issue de la médiation est différente d’un cas à l’autre », précise David Monnery dans son article. « Cela peut consister à mettre en place les conditions nécessaires à la poursuite du travail en groupe, ou bien à fixer les conditions de séparation. » A chaque fois, l’objectif est de « parvenir à un accord ».

En Corrèze, une cellule de médiation vient également de voir le jour sous l’impulsion de la chambre d’agriculture du département. Au micro de la radio JordanneFM, la médiatrice Emilie Durand présente son rôle d’aide et d’accompagnement.

EmilieD

« Ca peut être parfois des prises de décision qui sont difficiles » au moment de choix stratégiques dans l’entreprise.  Ou également « des personnes très déprimées qui ne s’en sortent plus », ou encore « des conflits au sein d’une structure, société, Gaec… avec des tensions très fortes ». Des situations qui peuvent parfois être dues simplement à des « non-dits », analyse la médiatrice qui utilise alors beaucoup les « outils de communication ». C’est du cas par cas, qui « reste toujours dans un cadre confidentiel », rassure-t-elle. » -M-A Carré – (Extrait de reussir.fr du 28/05/2019)

Vidéo à consulter sur https://www.reussir.fr/la-mediation-se-developpe-dans-le-secteur-agricole

Vidéo – « Harcèlement scolaire : 15 collégiens de Sommières plaident devant l’ONU, à Genève » par Isabelle Bris ( France 3- Occitanie)


Créé en 2017 à l’initiative d’un groupe de collégiens gardois, cette délégation de médiateurs est composée cette année de 15 adolescents. Leur mission : intervenir auprès de leurs camarades en difficultés. / © F3 Occitanie

Quinze élèves du collège Gaston Doumergue de Sommières (Gard), vont à Genève au siège de l’ONU pour présenter un plaidoyer contre les violences scolaires et les cyberviolences. Une première dans le genre.

Le harcèlement scolaire, Laurent Bonnet sait ce que cela veut dire. Il en a souffert très tôt, dès l’école primaire.

En CM2, par exemple, il y avait douze CP ( élèves de cours préparatoire) qui venaient sur moi en bande et qui me donnait des coups de pied !

raconte ce jeune gardois désormais scolarisé en 3ème.

Voilà deux ans, Laurent a décidé de s’unir avec d’autres camarades pour fonder une association contre les violences scolaires.

Ces 15 élèves, devenus des médiateurs, ont mis en place un dispositif pour repérer les élèves isolés.

Leurs missions principales :

– accompagner les élèves arrivés en cours d’année pour les aider à créer du lien ;
– repèrer les élèves isolés, seuls, tristes afin de les amener à rencontrer un adulte ;
– intervenir dans les classes en début d’année scolaire dans chaque classe pour se présenter, expliquer leur rôle et le dispositif ;
-aider à faire respecter les différents espaces de la cour de récréation.

En fait, c’est dur d’en parler…Peut être qu’ils ne vivront pas la même situation que nous grâce à nous. On va pouvoir les aider et ils seront bien dans leur vies.

explique Axel Portugues, médiateur et élève de 4ème.

Objectif : faire bouger les autorités

Ce groupe de collégiens s’est associé avec une ONG engagée contre les violences scolaires.

Accompagnés dans leurs missions par les conseillers principaux d’éducation (CPE), chaque jeune médiateur a suivi une formation dispensée par «Campus Education », Organisation Non Gouvernementale qui intervient aussi pendant l’année scolaire auprès de toutes les classes du collège.

Ensemble, ils ont rédigé un plaidoyer. C’est ce texte qu’ils présenteront ce jeudi devant le conseil économique et social de l’ONU à Genève, lors d’une conférence sur le harcèlement

Ils auront cinq heures pour convaincre les représentants des différents Etats membres de l’ONU.
C’est la première fois que des enfants interviennent sur ce thème.

Gaston Doumergue,  collège engagé

Depuis plusieurs années, le collège Gaston Doumergue a mis en place ce dispositif de « médiateurs volontaires ».

L’établissement et les médiateurs se sont engagés dans un projet de répartition des lieux de vie.
Dans la cour de récréation, par exemple, différents espaces ont été identifiés :

– des espaces calmes réservés à la lecture, la discussion ;
– des espaces réservés aux sportifs ou à des activités plus mobiles, bruyantes, animées,
– des espaces réservés à des activités plus pédagogiques. (Extrait de france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie du 17/04/2019)

Vidéo à consulter sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/gard/sommieres/harcelement-scolaire-15-collegiens-sommieres-plaident-devant-onu-geneve-1656240.html

Vidéo : « Médiation Une vision opportuniste et moderne du règlement des conflits » par Pierre Servan-Schreiber, (Commission Médiation du Club des juristes)


Capture.PNG325.PNG

« De l’émergence des « Deals de Justice » américains[1] à l’évolution rapide de l’arbitrage international, de la médiation et de bien d’autres MARC[2]s, on constate que les entreprises cherchent à résoudre leurs différends autrement qu’en faisant appel au juge étatique. Le temps de la justice et celui du monde des affaires dans une économie mondialisée ne sont plus en phase.

Parmi ces voies, la médiation emporte l’adhésion, au moins sur le papier.

Rapide, une médiation dure rarement plus que quelques jours, quelques semaines au plus. Économique, elle est incomparablement moins onéreuse qu’un contentieux arbitral ou judiciaire. Sécurisée, elle se caractérise par une confidentialité absolue et le maintien du droit au juge, sans perte ni de temps ni de position, en cas d’échec. Adaptée au monde des affaires, elle permet de préserver le lien, voire d’ouvrir d’autres opportunités entre les parties. Enfin, elle ne connait ni gagnant, ni perdant puisque, par définition, si elle aboutit c’est que les parties y trouvent leur compte.

Force est de constater, néanmoins, que son essor reste en deçà des espérances, en France comme ailleurs.

Les travaux de la commission du Club des juristes ont permis de mettre en lumière plusieurs éléments qui peuvent expliquer les réticences des parties et de leurs conseils à entrer en médiation.

D’une part, la polysémie. Sous le vocable de « médiation », on trouve des concepts bien différents et cette confusion n’aide pas. Beaucoup d’acteurs du monde du droit ou de l’entreprise ont entendu parler de la médiation familiale, de la médiation de la consommation, etc., mais c’est la médiation conventionnelle qui est la plus adaptée aux besoins des entreprises au XXIe siècle.

Par ailleurs, l’absence de données nationales sur le nombre et le taux de succès des médiations ne permet pas de bénéficier d’un outil statistique suffisamment pertinent pour démontrer leur efficacité. Le rapport du Club des Juristes fait des propositions en ce sens.

La difficulté à savoir comment bien choisir son médiateur se règle, elle, plus facilement soit en se fiant à certaines filières de formation, soit en passant par un centre de médiation sérieux, comme le CMAP, soit en se renseignant auprès de parties ou d’avocats ayant eu recours à des médiateurs de qualité.

Plus délicate est la question des enjeux de pouvoirs qui, au sein des entreprises ou dans leurs relations avec leurs conseils, peuvent avoir pour effet de dissuader telle ou telle personne, de recommander ou d’accepter une médiation. Aussi paradoxal que cela puisse paraître, certains peuvent trouver un intérêt personnel à ne même pas évoquer une médiation afin d’éviter d’apparaitre comme manquant de confiance en soi ou en son dossier.

La solution à cette problématique passe par deux voies. D’une part, les dirigeants d’entreprises et leurs conseils seraient fort avisés de faire une analyse multicritères d’un différend avant de déterminer quelle est la meilleure orientation à choisir pour y mettre fin. En effet, dès lors que les coûts, la durée et l’aléa d’un procès sont évalués, rares sont les contentieux qu’un accord ne réglerait pas mieux qu’un procès, bon ou mauvais. D’autre part, dès lors que le contentieux est significatif pour l’entreprise, il est important d’inviter à cette réflexion la direction financière ou le contrôle de gestion. Leur vision des coûts/avantages de la médiation peut non seulement faire basculer la décision en faveur de celle-ci, mais en outre diluer les enjeux de pouvoir qui, entre direction juridique, direction générale, directions opérationnelles et avocats externes, contribuent parfois à empêcher que ne soit prise la bonne décision.

À ce titre on peut légitimement se poser la question de l’éventuelle responsabilité du conseil externe qui n’informerait pas son client de l’existence et des caractéristiques de la médiation avant d’engager un contentieux.

La lecture du rapport du Club des Juristes, qui analyse les freins à la médiation et les remèdes à y apporter, fournira aux lecteurs intéressés un éclairage nouveau sur ces questions.

Par Pierre Servan-Schreiber, avocat aux Barreaux de Paris et de New York, médiateur, arbitre, président de la Commission Médiation du Club des juristes

[1] Cf. « Deals de Justice – Le marché américain de l’obéissance mondialisée » sous la direction de Antoine Garapon et Pierre Servan-Schreiber ; PUF 2013

[2] Modes alternatifs de règlement des conflits »(Extrait leclubdesjuristes.com du 18/03/2019)

Vidéo à consulter sur http://www.leclubdesjuristes.com/mediation/

Vidéo (Suisse) : « Le boom des médiateurs », Mise au point, rts.ch


Capture.PNG45.PNG

Une vidéo intitulée « le boom des médiateurs » tirée de l’émission Mise Au Point (MAP) de la Radio Télévision Suisse (RTS) de 12mn. Emission diffusée le 21/01/2019.

Vidéo à consulter sur www.rts.ch/play/tv/mise-au-point/video/le-boom-des-mediateurs?id=10154012

Vidéo : Gilets Jaunes : Dialogue Réunionnais souhaite la création d’un groupe de médiateurs ( zinfos974.com)


De gauche à droite: Jean-Régis Ramsamy, Thérèse Baillif, Stéphane Nicaise, Lubin Budel & Willy Técher

« Donner des éléments de méthodologie pour retrouver « un dialogue, une parole libre et respectueuse des uns et des autres sans exclusion de personne ». C’est l’objectif que se sont fixées les personnes du groupe Dialogue Réunionnais, qui, au même titre que les différentes personnes qui s’expriment ces derniers jours, proposent la création d’un groupe de médiateurs. En espérant que cette idée « fédère le plus grand nombre de personnes », pour un dialogue « apaisé et constructif ».

« Nous ne nous prétendons pas médiateurs: nous demandons la constitution d’un groupe de médiateurs, avec ou sans nous », lance Willy Técher, de Dialogue Réunionnais. Pour lui, « tant qu’il n’y aura pas une équipe composée de personnes neutres pour gérer cette médiation entre la population et l’Etat, il n’y aura pas de dialogue ». Car selon lui, plus le conflit s’enlisera, moins ce dialogue se fera « dans des conditions de sécurité ».

Un avis partagé par le Père Stéphane Nicaise. « Il faut trouver un moyen de retrouver notre fondement commun pour décider ensemble de demain », explique-t-il. « Bien sûr, nous ressentons tous à La Réunion une colère profonde, qui va bien au-delà du prix des carburants. Cette colère, qui s’est engrangée depuis des décennies, n’a été traitée qu’en surface et à un moment donné ça craque. Ce n’est pas en 48h que tous nos problèmes seront résolus. Il faut une méthodologie propre sur le moyen et le long terme. Le médiateur n’est là que pour faciliter les choses », ajoute-t-il.  » (Extrait de zinfos974.com

Vidéo à consulter sur https://www.zinfos974.com/%E2%96%B6%EF%B8%8F-Dialogue-Reunionnais-souhaite-la-creation-d-un-groupe-de-mediateurs_a134432.html

Vidéo -Suisse : Le conseiller d’Etat Christophe Darbellay a une nouvelle fois joué les médiateurs dans le conflit des remontées mécaniques de Crans-Montana (Canal 9)


Capture.PNG 128.PNG

« Vendredi soir, un accord a été trouvé avec les remontées mécaniques de Crans-Montana, CMA SA. Le conseiller d’Etat Christophe Darbellay a une nouvelle fois joué les médiateurs, il pose sur la photo du Nouvelliste avec l’actionnaire majoritaire de CMA Radovan Vitek, les présidents d’Icogne et Lens, le représentants des trois communes au sein de la société. Manque le président de Crans-Montana, exclu des négociations.

«Christophe Darbellay a fait une médiation avec CMA, mais ça ne concerne pas le Conseil d’Etat, précise Esther Waeber-Kalbermatten. Et il nous a toujours tenus informés. Mais c’est de sa compétence de négocier, de chercher une solution avec les partenaires.»

Entreprendre une médiation: les membres du Conseil d’Etat en ont la compétence, sans forcément devoir passer par le Gouvernement, explique la présidente du Conseil d’Etat. Sauf qu’aujourd’hui l’un des partenaires a été exclu des négociations. Nicolas Féraud, le président de Crans-Montana, entend se tourner vers la justice civile. » (Extrait de canal9.ch du 19/11/2018)

Vidéo à consulter sur http://canal9.ch/christophe-darbellay-a-fait-une-mediation-avec-cma-cest-de-sa-competence-mais-ca-ne-concerne-pas-le-conseil-detat-precise-esther-waeber-kalbermatten/