Décès de Josef Duss von Werdt, un pionnier de la médiation


J’ai eu l’occasion de rencontrer à plusieurs reprises Josef Duss von Werdt lors de colloques ou de formations à la médiation mais je me souviens particulièrement de notre première rencontre en Suisse à Vevey en juillet 1998 lors d’une université d’été consacrée à la médiation scolaire. A l’époque, il m’avait impressionné par son érudition sur la médiation et nous avions longuement échangé sur la nécessité de développer la médiation scolaire car nous en étions convaincus que la création d’une culture de la médiation dans nos sociétés passait pas l’école. J’ai toujours gardé en mémoire ces échanges et comme bien d’autres, j’ai apprécié, non seulement les écrits mais aussi les qualités humaines et les valeurs de ce grand homme de la médiation.

Pour tous ceux qui ne connaissaient pas bien Josef Duss von Werdt j’ai reproduit ci-dessous sa biographie publiée dans Wikipédia (Il s’agit d’une traduction « google » de sa fiche en allemand ) : https://de.wikipedia.org/wiki/Josef_Duss-von_Werdt

Josef Duss-von Werdt (* 24 Octobre 1932 près de Lucerne , † 25. Octobre 2019 ) était un suisse psychologue , théologien et professeurs d’ université . Considéré comme un spécialiste de la thérapie familiale, il est devenu un pionnier de la médiation

Joseph Duss-von Werdt a obtenu son diplôme en 1956 avec un diplôme en philosophie et psychologie à l’ Université catholique de Louvain comme Dr. phil. à partir. En 1964 , il était à l’ Université de Munich en théologie au Dr. theol. PhD. De 1967 à 1987, il a dirigé l’ Institut du mariage et de la famille à Zurich , cofondé par lui. De 1970 à 1974, il a été chargé de cours sur les questions familiales à la faculté de médecine de l’ université de Zurich . 1976-1987, il était – avec Helm Stierlin – rédacteur en chef de la revue Family Dynamics, qui a également été co-fondé par lui.

Dans le cadre de cours interprofessionnels avec des juges , des avocats et des consultants, il a établi ses premiers contacts avec la médiation à la fin des années 1970. Dans le projet Eidos de Munich, il a pris part au double rôle de participant et de formateur, a enseigné et appris à gérer des situations conflictuelles. Jusqu’en 1997, il a été professeur titulaire de thérapie familiale systémique à l’ Université de Fribourg et a exercé diverses fonctions pédagogiques dans les universités de Berne et de Genève , ainsi qu’à l’ Institut de médiation de Francfort, l’ IKOM. En 1992, il a cofondé l’ Association suisse pour la médiation. Depuis 1998, Joseph Duss von Werdt a enseigné la médiation à l’ Université de Hagen . Il est décédé en octobre 2019, un jour après son 87e anniversaire.

Publications (sélection) 

  • Divorce équitable par médiation. (Co-auteurs: H.-G. et G. Mähler). Munich 1995
  • Médiation – l’autre divorce. (Mithrsg.: H.-G. et G. Mähler) Stuttgart 1995
  • Le monde de la médiation, du développement et des champs d’application d’une procédure de règlement de conflit interdisciplinaire. Klagenfurt 1998
  • … parce qu’une partie a été mal pressée par l’autre (Solon). Les 2500 dernières années de médiation en Europe. Dans: P. Geissler (ed.): Médiation – La nouvelle culture de la dispute. Coulée 2000
  • homo médiateur. Histoire et image humaine de la médiation. Klett-Cotta, Stuttgart 2005, ISBN 3-608-94146-0
  • Introduction à la médiation. Carl-Auer, Heidelberg 2008, ISBN 978-3-89670-633-1

Liens Web 

Emploi : Médiateur-trice urbain-ne à 90% Ville de Neuchâtel (Suisse)


Ville de Neuchâtel

« Le Service communal de la sécurité, au travers de son entité de médiation urbaine, promeut le « bien-vivre ensemble » par des actions de prévention, de sensibilisation et de médiation de proximité. Afin de compléter son équipe, il est à la recherche d’un-e

Médiateur-trice urbain-ne à 90%

Service / Médiation urbaine

Activités
Ce poste peut être fractionné en un poste à 40% et un poste à 50%.

Exigeant de par les horaires de travail (soirées, weekends, et jours fériés) et les postures exemplaires attendues, ce poste conviendra à une personne motivée et convaincue de la démarche. Le-la médiateur-trice urbain-ne sera en charge de :

  • Assurer une présence de proximité par le biais de tournées diurnes et nocturnes ;
  • Entrer en relation avec des personnes rencontrant ou posant des problèmes ;
  • Gérer les situations conflictuelles entre individus et/ou groupes ;
  • Etre en mesure de développer une relation bienveillante avec la population ;
  • Proposer et animer des projets spécifiques ayant pour objectif le « bien-vivre ensemble » ;
  • Travailler en étroite collaboration avec l’ensemble du réseau communal et cantonal (services institutionnels, etc.) ;
  • Engager des actions de sensibilisation et de prévention ;
  • Collaborer dans le cadre des projets du service ;
  • Participer à des groupes de travail.

Profil souhaité
Titulaire d’un bachelor ou d’un CFC, de préférence en lien avec la fonction, vous êtes au bénéfice de connaissances et d’une expérience confirmée en médiation et gestion de conflits. Vous possédez de bonnes capacités d’analyse et savez affronter des situations stressantes. Vous avez une bonne expérience du travail en équipe ainsi qu’une bonne connaissance du réseau social, sécuritaire et sanitaire neuchâtelois, vous êtes par ailleurs doté-e d’une grande capacité d’écoute et savez développer des relations basées sur la confiance et la bienveillance. Vous appréciez le travail en extérieur et acceptez des horaires de travail irréguliers, nuits, weekends et jours fériés compris. Vous êtes de nationalité suisse ou détenteur-trice d’un permis de travail valable. Vous maîtrisez parfaitement la langue française, une autre langue est un atout. En outre, vous possédez une excellente condition physique et êtes une personnalité à la moralité irréprochable.

Entrée en fonction / 1er mars 2020 ou à convenir

Délai de postulation / 29 novembre 2019

Renseignements / Tout renseignement complémentaire peut être obtenu auprès de M. Samuel Monbaron, adjoint au chef de Service de la sécurité, au 032 717 56 02 ou samuel.monbaron@ne.ch.

Si vous souhaitez relever ce défi, veuillez postuler en ligne en joignant votre dossier complet (lettre de motivation, CV, diplômes et certificats de travail). (Extrait de jobup.ch du 30/10/2019)

En savoir plus sur https://www.jobup.ch/en/jobs/detail/1685656/

Suisse : le nouveau règlement de la Ville de Bienne prévoit la création d’un poste de médiateur


Le Matin

« Parmi les innovations figure la création d’un poste de médiateur. Cette personne, élue pour quatre ans par le législatif, est chargée d’examiner les réclamations de particuliers en lien avec l’activité de l’administration. Cet organe de médiation doit renforcer la confiance dans les autorités pour les questions politiques. » (Extrait  de  lematin.ch du 30/10/2019)

En savoir plus sur https://www.lematin.ch/suisse/constitution-biennoise-jour/story/20845157

Cameroun : La Suisse répond à la presse camerounaise au sujet de son rôle dans la résolution de la crise anglophone


« Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de la Confédération Suisse a publié un communiqué le 25 septembre pour répondre aux médias camerounais. Dans le document, le DFAE dit avoir pris note «avec surprise et inquiétude» de certains articles récemment parus dans la presse camerounaise concernant le processus de facilitation conduit par la Suisse, dans la cadre de la résolution de la crise dans les deux régions anglophones (Nord-Ouest et Sud-Ouest) du Cameroun.

 

La Suisse répond à la presse camerounaise au sujet de son rôle dans la résolution de la crise anglophone

« Le DFAE écrit à cet effet: «Dans le cadre de la crise au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, une majorité des parties a chargé la Suisse de faciliter un processus de négociation inclusif. En tant que médiateur, le DFAE, en collaboration avec le Centre pour le dialogue humanitaire (HD), offre sa contribution afin de trouver une solution négociée et pacifique à la crise. Dans ce rôle, la Suisse peut établir des contacts et fournir des canaux de communication. Les bons offices de la Suisse sont motivés par des considérations humanitaires. Dans son action, la Suisse adhère aux principes de stricte neutralité et de discrétion».

La Suisse dit avoir pris note de l’annonce de la part du président de la République, Paul Biya, du «grand dialogue national» prévu du 30 septembre au 04 octobre 2019. Il s’agit là, selon la Confédération helvétique, de deux processus distincts dont les interactions font l’objet de discussions confidentielles en cours avec toutes les parties. «L’engagement de la Suisse n’est motivé par aucun intérêt autre qu’une résolution pacifique des conflits et la Suisse ne s’engage dans des processus de facilitation que dans la mesure où les parties le jugent utile», conclut le DFAE. » (Extrait de investiraucameroun.com du 26/09/2019)

En savoir plus sur https://www.investiraucameroun.com/politique/2609-13277-la-suisse-repond-a-la-presse-camerounaise-au-sujet-de-son-role-dans-la-resolution-de-la-crise-anglophone

Suisse : la médiation peut jouer son rôle dans les transmissions d’entreprises


« Management «Rosset Péclard, Médiateurs en entreprise» comptent développer cette spécialisation dans la gestion des conflits liés aux successions dans les sociétés

C’est l’une des préoccupations majeures des patrons: ces prochaines années, sous l’effet du baby-boom, des dizaines de milliers de PME devront faire face au départ de leur dirigeant. Beaucoup s’y préparent. Mais les successions ne sont pas qu’une affaire financière et juridique. La société Rosset Péclard, médiateurs en entreprise, dont le siège est à Yverdon, ne le sait que trop bien, elle qui s’occupe de conflits et de problèmes internes aux entreprises. Face aux besoins de l’économie, elle veut donner de l’ampleur, à l’échelle de la Suisse romande, à cette activité de transmission.

«Transmettre son entreprise, ce n’est pas juste passer les clés à quelqu’un, observe Marc Rosset, psychologue, médiateur professionnel et diplômé en management des affaires. C’est un processus qui s’amorce longtemps avant la décision finale. Au-delà des problématiques financières et juridiques, la transmission est trop souvent bloquée dans une impasse par des facteurs d’ordre émotionnels, affectifs, personnels ou historiques.»

Souffrances au travail

Ancien directeur de ressources humaines, Marc Rosset est actif comme médiateur professionnel et formateur depuis 1999. Avec son associée Christine Péclard, également médiatrice professionnelle et forte d’une expérience de management et finance, ils sont tous deux spécialisés dans les questions de souffrances dans le monde du travail, de conflits non réglés, de discriminations et de harcèlement. Ils tiennent une permanence indépendante des RH.

«On fait appel à nous pour traiter de problèmes résultant de la transmission d’entreprises depuis une dizaine d’années, explique Marc Rosset. C’est un champ de la médiation qui se développe car c’est au carrefour entre le domaine familial et stratégique de l’entreprise. Nous avons souvent des conflits intergénérationnels. Les enfants n’ont pas la même vision.» Par exemple, quand le fondateur vient tous les jours au bureau et ne peut s’empêcher d’interférer dans les affaires ou les relations avec les collaborateurs. Des entretiens individuels permettent de mettre les choses à plat et de trouver des solutions. «Les outils de la médiation aident à résoudre de tels problèmes», selon les deux professionnels. Il peut s’agir simplement d’aménager un bureau pour l’ex-patron devenu conseiller et prévoir des heures de présence. Dans le cas d’une reprise par un employé, des questions de confiance se posent.

Le duo, qui peut recourir à un réseau d’experts, explique que la médiation est parfaitement appropriée pour régler ce genre de conflits sans faire figure de «bisounours». (Extrait de 24heures.ch du 13/05/2019)

En savoir plus sur https://www.24heures.ch/economie/entreprises/mediation-peut-jouer-role-transmissions-entreprises/story/30563974

Suisse : La médiation, ou comment aller au-delà du bien et du mal


L’invitéPascal Gemperli souligne l’importance de cette alternative aux procédures judiciaires civiles.

« Huit fédérations européennes de médiation, dont la Fédération suisse des associations de médiation (FSM) et la Chambre suisse de médiation commerciale (CSMC), ont instauré le 18 juin Journée internationale de la médiation. Développée à partir des années 1970 aux États-Unis, comme option aux procédures judiciaires afin d’économiser du temps et de l’argent, la médiation arrive en Suisse romande au début des années 1990. La FSM a été créée en 2000 et la médiation judiciaire introduite en 2011 dans le Code de procédure civile unifié.)

Depuis, toute procédure civile, donc liée au travail, à la famille, etc., peut être suspendue au profit d’une médiation. Si elle aboutit, l’accord sera envoyé au juge qui, en principe, l’homologuera. Elle prendra donc valeur d’un jugement tout en ayant passé par une procédure alternative plus rapide, moins coûteuse et plus agréable puisqu’elle est faite à l’amiable, de manière confidentielle. Le résultat est le fruit de l’accord des parties et non le prononcé du juge. Les parties gardent donc le contrôle sur le processus et sur le résultat.

La médiation est en plein essor. La mise en place d’une permanence de médiation au Tribunal de Montbenon en 2017, ou encore l’adoption de la motion Mahaim par le Grand Conseil en 2018 pour la couverture de la médiation par l’assistance judiciaire en sont la preuve. Les médiateurs ont su créer des relations de confiance avec les juges et les avocats, et leur démontrer la complémentarité des approches.

La Journée de la médiation est aussi l’occasion de réfléchir à l’avenir de cette profession. Nombreux sont les champs où la médiation pourrait évoluer pour développer son plein potentiel en tant qu’outil pratique, procédure amiable et philosophie du vivre ensemble. Au niveau de la procédure judiciaire, les Cantons pourraient compléter la médiation pénale des mineurs par celle des adultes, à l’instar de Genève et Zurich. Toujours dans le pénal, la médiation réparatrice, après jugement, peut apaiser auteurs et victimes et, selon certains, réduire le taux de récidive.

«Une procédure alternative plus rapide, moins coûteuse.»

Au niveau de la médiation au travail, depuis 2012 toute entreprise est obligée de mettre à disposition du personnel une personne de confiance hors hiérarchie pour résoudre les conflits afin de protéger la santé psychosociale des employé·e·s. De nombreuses entreprises ignorent cette obligation et s’exposent à un risque juridique, sans parler du potentiel d’économies en coûts financiers et en douleurs humaines par la simple mise en place d’un service de médiation sur appel.

Une autre étape importante dans la professionnalisation de la médiation pourrait être l’élaboration d’une loi, à l’instar de la loi sur les professions de la psychologie en 2013. Elle permettrait d’officialiser davantage notre profession, de veiller aux standards de formation, de qualité et de protéger le titre de médiateur·trice. Le cas échéant, une telle démarche devrait évidemment s’appuyer sur les principes et expériences existants de la FSM.

Je ne peux conclure sans citer le poète persan Rûmî pour résumer l’esprit de la médiation: «Au-delà du bien et du mal, il existe un champ. C’est là que je te retrouverai.»  Extrait de 24heures.ch du 17/06/2019)

/n savoir plus sur https://www.24heures.ch/signatures/reflexions/la-mediation-ou-comment-aller-au-dela-du-bien-et-du-mal/story/22867817