« Médiation et travail social : concurrence ou complémentarité ? » par Fathi Ben Mrad, Hommes & Migrations , 1998 , N°1215 pp. 67-80


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Résumé
Le concept de médiation sociale oppose aujourd’hui deux catégories d’acteurs sociaux. D’un côté , les travailleurs sociaux institutionnels, qui revendiquent leur légitimité d’experts et leur compétence professionnelle acquises au terme d’une longue formation spécialisée. De l’autre , les nouveaux agents locaux , ancrés dans les quartiers , se prévalent d’une connaissance plus intimiste de l’habitant. Par ailleurs, l’auteur met en évidence une autre contradiction : la démarche participative et responsable des citoyens préconisée par certains, ne peut, pour d’autres, être pleinement réalisée en l’absence d’outils fonctionnel

Article à consulter sur https://www.persee.fr/doc/homig_1142-852x_1998_num_1215_1_3224

 

« Médiation et médiateurs sociaux : entre nomination et professionnalisation » par Demazière Didier (Formation Emploi. N.86, 2004. p 11-2


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Résumé
La médiation sociale est une appellation professionnelle récente, produite par les pouvoirs publics, en particulier dans le cadre du programme « nouveaux emplois et nouveaux services » ou « emploisjeunes ». Ce processus d’imposition d’une catégorie professionnelle invite à analyser les traductions de cette dénomination en activités et, ce faisant, à interroger la production éventuelle d’un groupe professionnel. Cet article rend donc compte des modalités de formalisation, d’explicitation, de mise en oeuvre et de réalisation du travail des médiateurs. Trois dimensions sont explorées : les relations avec
la hiérarchie, avec des professionnels reconnus, et enfin avec les destinataires et usagers. En raison de décalages persistants entre ces registres, la dynamique de professionnalisation, annoncée comme un objectif prioritaire du dispositif, apparaît problématique et défaillante. Ces décalages rendent le travail de médiation invisible en dehors des scènes particulières où il est effectué. (Extrait de

Article à consulter sur https://www.persee.fr/doc/forem_0759-6340_2004_num_86_1_1689

« Le recours à des modes informels de régulation : un« champ »limité ? Récits et expériences de médiateurs sociaux et d’intervenants en gestion de conflit au Québec et en Ontario » par Véronique Strimelle dans LEMONNE A., STRIMELLE V. et F. VANHAMME (Eds.) (2019). « Justice ! ». Conflits de savoirs, savoirs en conflit, Montréal : Érudit, Livres et Actes


Résumé
La recherche présentée dans le cadre de ce chapitre s’inscrit dans une réflexion plus globale portant sur les modes de régulation existant hors du cadre pénal. En analysant les propos de trente-deux médiateurs sociaux et intervenants assurant des services spécialisés en règlement des conflits, nous voulons mieux comprendre ce que font ces praticiens considérés comme alternatifs quand leur intervention est requise pour régler un conflit. Nous voulons aussi mieux comprendre les relations qu’ils entretiennent avec les autres organismes de régulation sociale, particulièrement quand leur savoir entre
en conflit avec les savoirs plus « reconnus » légalement. (Extrait de

article à consulter :https://www.erudit.org/en/books/hors-collection/justice-conflits-de-savoirs-savoirs-en-conflits/000290li.pdf

« La médiation urbaine, un champ émergent qui participe à la construction sociale des métropoles », Maël Meralli-Ballou, Thèse de doctorat en géographie, aménagement et urbanisme , Université Lyon II, 2014, 485p.


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Résumé : Les outils de la médiation urbaine, des nouvelles pratiques qui participent àla construction sociale des métropoles Cette recherche interroge l’apparition de nouvelles pratiques visant à donner corps aux territoires. Les évolutions contemporaines et notamment le phénomène de métropolisation entraînent des mutations importantes des systèmes socio-spatiaux locaux. La désynchronisation entre les territoires administratifs et les territoires fonctionnels s’étend. Au-delà de la recherche d’une adéquation impossible entre ces deux types de territoires, nous supposons que le hiatus entre les représentations des territoires, adossées sur les échelles institutionnelles, et l’apparition de nouveaux territoires pose problème. Le manque de repères territoriaux adéquats empêcherait l’émergence de représentations partagées du territoire métropolitain. Au prisme du concept de médiation, nous proposons une nouvelle catégorie d’action : biennales, capitales européenne de la culture, nuits blanches, autant de dispositifs qui ont pour objet de construire des représentations de l’échelle métropolitaine. Nous optons ainsi pour une définition de la médiation comme principe de construction de la société, au travers de la création de références communes durables, dépassant les relations interpersonnelles. Dans cette optique, la médiation urbaine rassemble l’ensemble des nouveaux dispositifs visant à repenser les représentations des territoires. Nous admettons un renouvellement des pratiques au regard des modifications profondes induites par le phénomène de métropolisation. Nous proposons, dans un premier temps, une analyse de 77 actions pour mettre en avant les caractéristiques communes de ces nouveaux dispositifs. En proposant une grille d’analyse des actions nous mettons en avant l’impératif symbolique et rassembleur de ces nouvelles actions et sa constitution en tant que nouveau champ social. Dans un second temps, nous nous focalisons sur le contexte de la région lyonnaise. Nous analysons le processus de structuration locale des actions. La problématique se focalise alors sur la distinction entre entrepreneurs métropolitains et acteurs locaux, le terme de médiation faisant ressortir les tensions entre intérêt collectif et intérêt général, construction des territoires et pouvoir.

Mots clés : médiation, métropolisation, Lyon, Utopies Réalisées, territoire, médiation urbaine

Thèse à consulter sur http://theses.univ-lyon2.fr/documents/lyon2/2014/meralli_ballou_m/pdfAmont/meralli_ballou_m_these.pdf

ou https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie?ID=139

Vidéo : P R O M E V I L à 2 5 A N S en 2 0 2 0


« Nous agissons tel un fluide dans les rouages de notre société pour créer du lien. Cette année, notre association Promevil à un quart de siècle » (25 mots pour 25 ans !)

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Vidéo à consulter sur https://vimeo.com/384735702

Emploi : Agent local / Agente locale de médiation sociale (H/F) 75 – PARIS 15


Logo Pôle emploi

Vos missions : Accueillir un public et faire vivre un point d’accueil

Mener des actions de médiation (accueil individuel et animation collective)

Offrir un service personnalisé aux usagers du PIMMS

Assurer la gestion administrative de l’activité Faire vivre et développer un réseau de partenaires.

Profil recherché : Formation dans le secteur social ou administratif

Bonne communication orale et écrite (entretiens individuels, aide au remplissage de dossiers administratifs, à la formulation de courriers, )

Maîtrise de l’outil informatique

Goût du contact et sens du relationnel

Autonomie, initiative, rigueur et organisation.

Esprit d’équipe.

Pour ce poste, vous déterminerez le développement de vos compétences avec votre conseiller(e) Pôle Emploi, dans le cadre du Parcours Emploi Compétences (PEC) – Contrat d’accompagnement à l’Emploi (CAE).

Type de contrat
Contrat à durée déterminée – 12 Mois
CUI – CAE
Durée du travail
35H Horaires normaux
Salaire
Salaire : Mensuel de 1540,00 Euros à 1541,00 Euros sur 12 mois

PROFIL SOUHAITÉ

Expérience

  • Débutant accepté

Savoirs et savoir-faire

  • Bonne communication orale et écriteCette compétence est indispensable
  • Maîtrise de l’outil informatiqueCette compétence est indispensable
  • Accueillir les personnes
  • Analyser la situation et les besoins de la personne
  • Contribuer par une démarche de médiation à la résolution de situations conflictuelles
  • Identifier les motifs de tension, les dysfonctionnements, les dégradations, les risques de conflit
  • Intervenir en habitat collectif
  • Orienter une personne vers des partenaires relais
  • Renseigner un public, des usagers
  • Techniques de médiation
  • Techniques de prévention et de gestion de conflits

Savoir-être professionnels

  • Travail en équipe
  • Autonomie
  • Prise de recul

(Extrait de candidat.pole-emploi.fr du 14/01/2020)

En savoir plus sur https://candidat.pole-emploi.fr/offres/recherche/detail/098BYWJ

BOISSY-SAINT-LEGER : DES MÉDIATEURS AU SERVICE DU BIEN-ÊTRE COLLECTIF


Quatre médiateurs ont fait leur arrivée à la Haie-Griselle afin de sensibiliser les habitants et de préserver la tranquillité du quartier.

Depuis le 13 septembre, un dispositif de médiateurs a été mis en place au sein du quartier de la Haie-Griselle afin de favoriser la tranquillité du quartier et de lutter contre les incivilités. A l’initiative de Paris Habitat et RATP Habitat et sur demande de la Ville, quatre médiateurs sont désormais présents dans le quartier pour y effectuer des rondes et ainsi veiller à la préservation du bien-être collectif et au bon état des infrastructures constituant le cadre de vie des très nombreux habitants.

Les médiateurs sont présents du lundi au vendredi, de 17h à 22h en hiver et le seront de 18h à 23h en été. Ils effectuent leurs rondes par équipe de deux. Ces médiateurs rattachés à la Régie de quartier de Créteil, qui est présente dans plusieurs quartiers du territoire de Grand Paris Sud Est Avenir, sont des professionnels de la médiation et sont titulaires d’un diplôme d’Etat.

« Nous ne sommes pas là pour faire de la répression mais de la pédagogie préventive » Jean-Jacques Porcheron, Président de la Régie de quartier de Créteil.

LES MÉDIATEURS À LA RENCONTRE DES HABITANTS : PÉDAGOGIE, INFORMATION ET PRÉ-MÉDIATION

  Sur le terrain, Beny, Evenel, Yveline et Suzanne vont à la rencontre des habitants pour se faire connaître et pouvoir prendre connaissance des dysfonctionnements ou des problèmes pouvant nuire à la vie du quartier. Ils assurent ainsi une veille technique (état du matériel, bon fonctionnement des éclairages, respect de la propreté…). Ils ont également une fonction de conseil de proximité qui peut prendre différentes formes :
D’abord, de la pédagogie auprès des habitants du quartier pour la préservation du bien-être collectif et pour le respect des règles de vie commune afin de lutter contre tous types de nuisances (dépôts d’ordures inappropriés, nuisances sonores, etc…).
De la pré-médiation en cas de conflit en tentant de mettre en contact les personnes en désaccord. Ils cherchent ainsi à mettre en place un processus de rencontre et d’écoute, dans le but qu’un accord pouvant régler le problème soit formalisé entre les parties.
Enfin, les médiateurs remplissent une mission d’information en conseillant et en orientant les habitants demandeurs vers les structures ou les dispositifs divers (structures d’accueil, associations…). « On peut être amené à communiquer aux gens des renseignements dont ils n’ont pas forcément connaissance », note Jean-Jacques Porcheron, Président de la Régie de quartier de Créteil.

TROIS MOIS APRÈS L’ARRIVÉE DES MÉDIATEURS, LES HABITANTS SATISFAITS

MEDIATEURS 2

En plus de leurs rondes au sein du quartier, ils peuvent être amenés à intervenir de façon ciblée pour alerter certains foyers. Par exemple, pour sensibiliser aux bons gestes de tri ou éviter le jet d’ordures ou pour insister sur la nécessité qu’un jeune adolescent ne traîne pas dehors à des heures tardives. Après un peu plus de 3 mois depuis l’arrivée de ces médiateurs, les habitants du quartier ont fait part de leur satisfaction. « Beaucoup d’entre eux nous disent que la présence des médiateurs est rassurante et qu’ils se sentent plus en sécurité », note Jean-Jacques Porcheron. Ces médiateurs, dont la présence est assurée pour au moins deux ans, continueront d’être présents pour prévenir les incivilités et veiller ainsi au bien-être des habitants de la Haie-Griselle. (Extrait de ville-boissy-saint-leger.fr)

En savoir plus sur http://www.ville-boissy-saint-leger.fr/La-ville/Nos-articles-Mag/Des-mediateurs-au-service-du-bien-etre-collectif