Un nouveau site web : CreE.A – site de la médiation pour l’inclusion en Europe


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« Le projet CreE.A vise à la Création un espace Européen de la médiation pour l’inclusion sociale.

La médiation pour l’inclusion sociale

Elle se réfère à la recommandation produite par les 42 experts réunis au Séminaire de Septembre 2000 à Créteil. Elle contient une définition qui sert de référence commune pour le projet.

Le terme d’inclusion sociale est utilisé pour renforcer la finalité que se donnent les différentes formes de médiation sociale : celle de construire ou de re-construire les liens sociaux entre les personnes et entre celles-ci et les institutions.

La médiation sociale met en œuvre une vision politique de la participation de tous à la construction de la vie en commun. Elle se fonde sur la communication, le dialogue et l’intercompréhension, et non seulement sur la norme et le Droit. Elle s’appuie sur des valeurs : l’ouverture à l’Autre, la diversité et la confiance dans la capacité des personnes à dépasser leur propre intérêt. Elle promeut une culture de l’accueil, du dialogue et de la rencontre. Elle correspond à une posture de tiers proposant des espaces d’accueil, de rencontre et de confiance permettant, au-delà de la gestion positive des conflits, de construire le lien social.

La médiation sociale s’inscrit ainsi dans des contextes différents : le voisinage, les écoles, les transports, les quartiers,… pour mettre en œuvre ces principes généraux.

L’espace européen

Le projet CreE.A a pour ambition de créer un espace européen de la médiation sociale.

Celui-ci correspond à un espace d’apprentissage collectif qui associe et articule à la fois le partage d’expériences et de pratiques, la consolidation éthique et professionnelle des acteurs et la mise en discussion des études et recherches dans le champ de la médiation sociale.

Il constitue ainsi un espace d’échange, de communication et de dialogue entre tous les acteurs impliqués : professionnels de la médiation sociale, chercheurs, formateurs et universitaires, institutions territoriales et nationales.

Il met lui-même en œuvre, en son sein, les valeurs de la médiation sociale : l’accueil et la rencontre de la diversité des pratiques et des représentations s’y rapportant.

Il vise à promouvoir la médiation sociale, qui œuvre à l’inclusion sociale, auprès des institutions européennes et nationales. (Extrait de cree-a.eu )

En savoir plus sur https://www.cree-a.eu/manifeste-cree-a/

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Vidéo : « Impact économique de la médiation sociale », conférence d’Emmanuel Bavière (Promévil)


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Conférence d’Emmanuel Bavière, président de Promévil aux  Etats Généraux de la sécurité urbaine organisée par la Gazette – 09 novembre 2017

Québec : un nouveau médiateur pour la jeunesse léonardoise


 

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« Dès 14h45, plus de 2000 élèves de l’école Antoine-de-Saint-Exupéry débarquent dans les rues de Saint-Léonard. Devant la problématique d’attroupements fréquents, Prévention jeunesse a engagé un médiateur scolaire communautaire pour régler la situation.

Bibliothèque, aréna, restaurants, commerces, parcs, les lieux publics situés dans le quadrilatère des boulevards Lacordaire, Viau et Robert ainsi que de la rue des Galets accueillent un grand nombre de jeunes se cherchant un lieu pour se réunir et relaxer avant de retourner chez eux.

«Il y a beaucoup de flânage dans le coin. Les jeunes ne font pas nécessairement de grabuge, mais il peut y avoir tout de même un sentiment d’insécurité vécu par la population. Ce n’est pas évident de voir débarquer 200 jeunes d’un coup», souligne Taï Cory, coordonnateur de Prévention jeunesse chapeauté par les YMCA du Québec – secteur réussite scolaire.

La police a d’ailleurs reçu des appels au sujet de jeunes qui flânent dans des entreprises du secteur, un problème récurrent annuellement informe le Service de police de la Ville de Montréal.

«En début d’année, nous avons fait un blitz et nous étions régulièrement dans le secteur pour faire de la prévention. Ce faisant, nous avons eu une diminution d’appels, mais avec l’arrivée du froid, ça va recommencer», indique Mai Dang du poste de quartier 42.

Un nouveau médiateur
Dans l’optique d’augmenter sa capacité d’intervention dans le milieu et aussi diminuer l’attroupement dans le secteur, Prévention jeunesse a engagé Douglas Arias en tant que nouveau médiateur scolaire communautaire.

M. Arias connaît bien le secteur, mais aussi les besoins des jeunes. Ancien élève de l’école Antoine-de-Saint-Exupéry, il y travaille depuis deux ans en tant que technicien en éducation spécialisée.

«Il a une bonne connaissance des jeunes et il a déjà forgé un bon lien avec eux. Il connaît très bien les jeunes vulnérables, mais également ceux qui sont plus à risque de sombrer dans la délinquance», mentionne M. Cory.

Le rôle du médiateur scolaire communautaire sera d’aller rencontrer les jeunes à la fin des classes et de les informer qu’il y a des lieux qui leur sont dédiés où ils pourront se réunir.

«Il n’y a pas un manque de ressources pour les jeunes à Saint-Léonard, mais celles-ci sont cachées. Les jeunes ne savent pas qu’elles existent, où elles se trouvent ou encore ce qu’on peut y faire», fait valoir le médiateur Douglas Arias.

«Au lieu de traîner à l’aréna, le médiateur pourra informer les jeunes qu’il existe un local à cinq minutes de là, où ils peuvent se réunir» -Taï Cory

En plus de les diriger vers des endroits pour eux, le médiateur pourra également faire de l’intervention.

«Mon rôle est de faire le pont entre l’école, les ressources et les jeunes vulnérables qui tournent autour de la délinquance, la petite comme la grande», dit M. Arias.

Douglas Arias commencera son travail de médiateur le 27 novembre et il sera présent jusqu’à la fin de l’année scolaire. » – A. Gauthirer- (Extrait de journalmetro.com du 

En savoir plus sur http://journalmetro.com/local/saint-leonard/actualites/1254558/un-nouveau-mediateur-pour-la-jeunesse-leonardoise/

Médiation sociale : l’incendiaire du bus 42 de Pontoise était un médiateur de la Stivo


« L’homme a été condamné ce mercredi soir à de la prison ferme et écroué. Il avait mis le feu au bus pour se venger de son employeur.

Il espérait devenir chauffeur de bus mais la Stivo le lui refusait. Un médiateur de la société de transport de Cergy-Pontoise a été condamné ce mercredi soir à trois ans de prison ferme et un an avec sursis et mise à l’épreuve, pour avoir mis le feu à un bus aux Louvrais et à la voiture de fonction du chef des médiateurs de la Stivo, à Pontoise. Il a été écroué. A sa sortie, il sera interdit de séjour à Cergy et à Pontoise pendant trois ans.

Les faits, survenus le 11 octobre, après une série de onze caillassages de bus en 15 jours qu’il a contesté et pour lesquels il n’était pas poursuivi, avaient eu un impact considérable. Les véhicules avait cessé de desservir le quartier, les chauffeurs avait exercé leur droit de retrait, le sentiment d’insécurité devenait critique dans un quartier touché depuis des mois par des incendies de voitures. » (Extrait de leparisien.fr du 8/11/2017)

En savoir plus sur http://m.leparisien.fr/val-d-oise-95/pontoise-l-incendiaire-du-bus-42-etait-un-mediateur-de-la-stivo-08-11-2017-7381875.php

article : « Médiation sociale : investir de nouveaux secteurs, un enjeu existentiel » par Emilie Denètre (La Gazette des communes)


 

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« Le champ d’action de la médiation sociale s’est élargi ces dernières années. Une manière pour les structures de gagner en visibilité et en stabilité financière.

Ils explorent. Ils défrichent. Ils investissent. Les médiateurs sociaux, historiquement présents « au bas des tours » ou aidant les plus démunis à accéder à leurs droits (visite chez le médecin, impôts, etc.) n’ont eu de cesse d’essaimer. On les retrouve désormais dans les transports, au sein des classes de collège, sur les chantiers ou encore dans les couloirs des hôpitaux… Une évolution essentielle du métier, à l’heure où les budgets publics se resserrent.

Visibilité

Ces nouvelles actions de la médiation sociale permettent en effet de jouer sur plusieurs tableaux à la fois.

En premier lieu, elles rendent plus visibles le travail accompli sur le terrain par les médiateurs. Notamment auprès des acteurs publics, soucieux de chaque euro dépensé. C’est le cas par exemple dans la ville de Rennes (213 500 hab.), où une action de médiation menée directement au sein d’un collège sur la question du harcèlement et du bien vivre-ensemble a été reconduite par la collectivité, après le succès rencontré dans sa phase expérimentale.

Par ailleurs, ces opérations ont également vocation à se développer chez des acteurs privés en quête de solutions innovantes pour palier des problèmes mal résolus dans leurs entreprises – des difficultés qui se révèlent parfois coûteuses humainement ou économiquement. De nouveaux partenariats privés qui peuvent donc devenir, à terme, une source de stabilité financière pour des structures encore souvent en quête d’un modèle économique viable. » (Extrait de lagazettedescommunes.com du 7/07/2017)

En savoir plus sur http://www.lagazettedescommunes.com/533098/mediation-sociale-investir-de-nouveaux-secteurs-un-enjeu-existenciel/

Médiation sociale : la ville de L’Aigle (61) a mis en place deux médiateurs depuis 2 ans


 

« Bien qu’au service de tous les Aiglons, l’action des deux médiateurs se concentre essentiellement sur le quartier de la Madeleine, selon les termes du contrat de Ville 2015-2020 signé avec l’Etat. Leurs missions consistent à écouter les habitants, être le relais et favoriser le lien social, aider, informer et orienter les personnes dans leurs démarches, assurer une présence humaine rassurante et sensibiliser au respect des personnes et de l’environnement, observer et assurer une veille dans les espaces publics.

Etablir la confiance

Mais concrètement, comment ça fonctionne ?

Habillés d’un blouson marqué du logo de la Ville et du mot « médiateur » écrit en majuscules dans le dos, et équipés d’une besace également aux couleurs de L’Aigle, Cindy Rolland et Didier Pieau sillonnent tous les après-midi le quartier de la Madeleine, à la rencontre des habitants. « On est maintenant connus et reconnus », assure Cindy, le dialogue s’établit donc très naturellement. Et même au tout début, le contact n’a pas été difficile à établir, Didier Pieau étant lui-même un habitant du quartier. Surtout, tous deux aiment « le lien avec les gens », savent « établir la confiance » et « creuser quand on aborde un sujet ».

On vient leur raconter les petits soucis quotidiens, les problèmes de voisinage. On les sollicite pour un accompagnement dans les recherches d’emploi ou les démarches administratives. On leur demande conseils pour faire du sport ou occuper le temps. Cindy et Rolland conseillent, orientent, encouragent, recadrent aussi, « sans jamais remplacer les services sociaux », pointe Marie-Pierre Mahé, maire-adjointe aux affaires sociales et au logement. Ils s’occupent des adultes mais aussi des enfants.

Les deux médiateurs travaillent en étroite collaboration avec les structures sociales, sportives ou culturelles de la Ville ou de la Communauté de communes du Pays de L’Aigle comme la médiathèque, le Pôle d’animation, le centre intercommunal d’action sociale, la MJC, mais aussi le Pôle emploi, la Mission locale, le Smirtom (syndicat d’ordures ménagères) ou encore les bailleurs sociaux.

« On a un très bon retour »

Marie-Pierre Mahé souligne d’ailleurs la « très bonne entente entre toutes les institutions », affirmant qu’ « on ne peut pas travailler seul. La cohésion est indispensable pour pouvoir avancer sur le quartier de la Madeleine et sur l’ensemble de la ville ».

Les résultats sont au rendez-vous. « On a un très bon retour », affirme Marie-Pierre Mahé. « On sent que les gens apprécient beaucoup plus leur quartier qu’avant. Les bailleurs sociaux sont aussi très satisfaits. Depuis deux ans, c’est le jour et la nuit », poursuit-elle. « On participe à une certaine harmonie en améliorant la qualité de vie des habitants », ajoute Didier Pieau.

C’est un métier où la routine n’existe pas car « tous les jours, ça change. Ce qui en fait sa richesse », se réjouissent les deux médiateurs qui ont chacun un CDD de trois ans. Seront-ils reconduits ? Au vu des résultats, Marie-Pierre Mahé pense que oui mais rien n’est encore sûr.  » (Extrait de actu.fr/normandie du 21/11/2017)

En savoir plus sur https://actu.fr/normandie/aigle_61214/cindy-rolland-didier-pieau-deux-mediateurs-ville-laigle_13404452.html

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