Colloque du 20e anniversaire de la médiation à l’éducation nationale, Paris, 9/10/2018


Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supèrieur et de la recherche

« La médiatrice de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et son équipe ont le plaisir de vous convier au

Colloque du 20e anniversaire de la médiation
Mardi 9 octobre 2018 de 9 h à 17 h
Amphithéâtre Poincaré 21 rue Descartes, 75005 Paris

Cette journée anniversaire permettra d’engager une grande réflexion sur les enjeux et les évolutions de la médiation depuis sa création ainsi que sa contribution à l’amélioration du fonctionnement et de la qualité du service public.

  • 9 h : Ouverture de la Journée par Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation
  • Conférence d’ouverture de Michel Wievorka, sociologue, président du directoire de la Fondation Maison des sciences de l’homme
  • Témoignages d’anciens médiateurs
  • Tables rondes autour de deux thématiques :
    – Améliorer la qualité du service public et de la relation aux usagers. Rôle de la médiation dans un contexte de transformation de l’administration à l’heure du numérique
    – L’apport de la médiation dans la gestion des conflits et la prévention des violences en établissement scolaire
  • 16 h 30 : Clôture de la Journée par Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale (Extrait de education.gouv.fr )

 


En savoir plus http://www.education.gouv.fr/cid134720/colloque-du-20e-anniversaire-de-la-mediation.html

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Burkina Faso – « Rentrée scolaire et académique 2018-2019 : Donner à la médiation toute son importance comme outil de soutien à l’œuvre pédagogique » par Dr Poussi Sawadogo, Coach-formateur en médiation de crises


Rentrée scolaire et académique 2018-2019 : Donner à la médiation toute son importance comme outil de soutien à l’œuvre pédagogique (Dr Poussi Sawadogo)

« Les élèves et les étudiants reprennent le chemin de l’école et du campus avec la reprise des activités pédagogiques. En plus, la médiation à l’école est à l’ordre du jour de la rencontre des médiateurs des pays membres de l’UEMOA qui se réunissent à Ouagadougou du 1er au 3 octobre 2018.

Face à cette double actualité, l’auteur, en tant que parent et éducateur, se sent interpelé par la nécessité de préserver la paix entre les acteurs de l’éducation au niveau de tous les ordres d’enseignement. Faisant sienne la posture d’anticipation de l’américain William Ury, l’auteur interpelle les acteurs du système éducatif burkinabè : « On a vite raison d’un début d’incendie ; mais qu’on le laisse progresser, et des fleuves entiers ne pourront l’éteindre. (…). Car le conflit n’est pas le produit d’une génération spontanée ; il découle d’une tension latente, se développe en un affrontement ouvert, explose en véritable combat pour, enfin passer le seuil de la violence destructrice. »

Il importe d’aider les responsables administratifs, les enseignants, des élèves, les parents et les syndicats et associations à dialoguer et à cultiver le compromis pour surmonter leurs différends au cours de l’année scolaire et académique qui démarre. A tous les niveaux, préscolaire, primaire, secondaire et supérieur, il faut prévenir les crises et pendre en charge les conflits qui surgissent entre les acteurs du système éducatif. Il importe d’instituer des mécanismes de médiation des crises scolaires et académiques pour répondre aux attentes de pacification de l’espace éducatif au Burkina Faso.

La présente réflexion porte, dans un premier temps, sur la finalité de la médiation, dans un deuxième temps, elle aborde les responsabilités des acteurs du système éducatif et, en troisième lieu, elle traite de la médiation comme un mécanisme alternatif de pacification de l’espace éducatif.

La finalité de la médiation

La médiation est une fonction qui consiste à résoudre par des bons offices et par voie de recommandation les différends qui opposent des protagonistes dans un environnement social donné. Elle peut être formelle ou informelle. Elle vise à maintenir un dialogue permanent, sincère et constructif entre les acteurs d’une sphère donnée au service de la paix et de la prospérité.

Le médiateur est une tierce personne qui aide des protagonistes à trouver une troisième plus bénéfique que la voie qui arrangerait chaque partie prise individuellement. Il se place dans l’entre-deux pour faciliter le dialogue et la compréhension. Il refuse d’être indifférent au problème qui divise les protagonistes mais demeure impartial vis-à-vis de leurs positions respectives.

Dans le milieu scolaire ou académique, le médiateur est à la fois une force de proposition par la formulation de recommandations pertinentes pour un règlement rapide et à l’amiable des conflits entre les acteurs du système éducatif aux niveaux micro, méso et macro. Il se présente comme un acteur professionnel qui œuvre à l’amélioration des services éducatifs et à toute activité de facilitation du dialogue entre les acteurs. Comme énoncé plus haut, la vie éducative est animée par une diversité d’acteurs avec des responsabilités différentes.

Les responsabilités des acteurs du système éducatif

Selon la loi n° 013/2007/AN portant loi d’orientation de l’éducation au Burkina Faso du 30 juillet 2007, l’éducation est « l’ensemble des activités visant à développer chez l’être humain l’ensemble de ses potentialités physiques, intellectuelles, morales, spirituelles, psychologiques et sociales, en vue d’assurer sa socialisation, son autonomie, son épanouissement et sa participation au développement économique, social et culturel. » Elle est une priorité nationale et un droit pour tout Burkinabè.

Selon la loi (art. 13), le système éducatif burkinabè a pour finalité de transformer le jeune burkinabè en un citoyen responsable, producteur et créatif. Pour en faire un acteur du développement, elle stimule l’esprit d’initiative et d’entreprise de l’apprenant. Pour en faire un promoteur de la bonne gouvernance, elle cultive chez l’apprenant l’esprit de citoyenneté responsable, le sens de la démocratie, de l’unité nationale et de la justice sociale. Pour en faire un artisan de la paix, elle développement chez l’apprenant l’esprit de solidarité, d’intégrité, d’équité, de justice, de loyauté, de tolérance et de paix.

L’éducation au Burkina Faso est structurée en quatre niveaux : formel, non formel, informel et l’éducation spécialisée.
Pour la présente étude, il sera question du niveau formel qui comprend l’éducation de base formelle, l’enseignement secondaire, l’enseignement supérieur et la formation technique et professionnelle.
Au regard de la loi, les acteurs du système éducatif ont des devoirs et des droits.

Les responsables des structures éducatives publiques et privées ont droit à des moyens humains, matériels et financiers conséquents pour accomplir leurs missions. Ils doivent en retour respecter et faire respecter les libertés d’expression, de conscience et de culte. Ils doivent également assumer les responsabilités civiles des faits et dommages commis par les élèves durant leur séjour à l’école.

Les personnels de l’éducation jouissent de droits et de libertés liés à leur statut, notamment la liberté de créer des syndicats ou de former des associations. En retour, ils doivent assurer et évaluer les activités pédagogiques. Ils doivent aussi exercer leurs fonctions en toute objectivité, neutralité et impartialité.

Les apprenant-e-s ont la liberté de conscience, de culte et d’expression. Ils peuvent créer des associations pour défendre leurs droits et intérêts matériels et moraux. Ils ont l’obligation d’accomplir des tâches inhérentes à leurs études et formations. Ils doivent être assidu-e-s et respecter les règles de fonctionnement et la vie collective des établissements. Ils doivent également se soumettre au principe de pluralisme et de neutralité.

Les associations et les organisations non gouvernementales reconnues peuvent participer à l’élaboration et à la mise en œuvre des programmes et projets en éducation à condition de signer des conventions avec le ministère de tutelle.

Il est reconnu aux communautés le droit de participer aux prises de décision sur le fonctionnement, l’organisation et la gestion des structures éducatives. Elles doivent en contrepartie assumer leurs responsabilités de bénéficiaires des actions éducatives.

Les relations entre les acteurs dépendent de la connaissance et du respect des droits et devoirs de chaque composante. Il doit s’instaurer un dialogue permanent entre les différents acteurs pour favoriser un climat favorable à l’accomplissement des missions éducatives. Il existe souvent des conflits entre les acteurs du système éducatif à l’image de la crise qui a secoué l’école burkinabè d’octobre 2017 à janvier 2018 et qui s’est soldée par la signature, le 27 janvier 2018 à Ouagadougou, du protocole d’accord entre le gouvernement et la coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE).

Les points clés du protocole porte sur l’adoption d’un statut valorisant au profit des personnels de l’éducation et de la recherche, l’amélioration de l’accès à l’éducation, l’amélioration des conditions de travail pour une efficacité du système éducatif, la revalorisation de la fonction enseignante. Un tel accord mérite d’être accompagné par des médiateurs scolaires et académiques afin d’aider les protagonistes à une meilleure mise en œuvre des engagements.

Une éducation de qualité, inclusive et accessible, pourrait être possible grâce à la facilitation du processus de dialogue pour la mise en œuvre des engagements contenu dans le protocole d’accord du 27 janvier 2018. Une telle intervention, portée par un médiateur externe, pourrait contribuer à une consolidation du dialogue et à apaiser l’espace éducatif pour permettre la conduite normale des activités pédagogiques au cours de l’année scolaire et académique 2018-2019.

Au Burkina Faso, le Médiateur du Faso, s’est très tôt impliqué dans le jeu des acteurs du système éducatif. En 1997, à sa troisième année d’existence, l’institution, à travers l’intervention de son premier président, le Général Tiémoko Marc Garango, a permis de mettre fin à la grève de sept semaines de l’Association nationale des étudiants du Burkina (ANEB), rapporte Pascal Bianchini (2004) dans son ouvrage intitulé Ecole et politique en Afrique Noire : sociologie des crises et des réformes au Sénégal et au Burkina Faso.

Au-delà de ces crises majeures, il existe des crises moyennes ou mineures qui touchent des établissements scolaires isolés ou un ensemble. Ces conflits ne doivent pas être négligés. En effet, des médiateurs internes ou externes devraient offrir leurs bons offices pour faciliter le retour à la paix.

La médiation, un mécanisme alternatif de pacification de l’espace éducatif

L’éducation est un support du développement et de la paix de tout pays. Au Burkina Faso, des écoles, des établissements secondaires, des institutions d’enseignement supérieur, aussi bien du public que du privé, individuellement ou collectivement, connaissent souvent des crises.
L’effet de contagion menace souvent une commune, une région ou tout le pays. L’intervention d’un médiateur peut jouer un rôle essentiel dans la pacification du milieu de l’éducation par la proposition de recommandations et par l’offre de services de facilitation des processus de dialogue entre les acteurs de l’éducation.
A l’interne comme à l’externe, les acteurs du système éducatif ont besoin de médiateurs pour les aider à conduire leur dialogue. De là découlent la triple mission de la médiation scolaire.

La première mission, préventive, consiste à conduire des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer pour l’intégration de la médiation dans les curricula de l’éducation formelle. Du primaire au supérieur en passant par le secondaire, il est possible d’instituer des modules sur la médiation de crises. L’appropriation de ces contenus permettra aux élèves, aux étudiants et aux apprenants des écoles professionnelles de disposer d’éléments utiles dans le cadre de la défense de leurs intérêts.

Dans le cadre du renforcement des capacités des responsables des structures éducatives et des personnels de l’éducation, des thématiques sur la médiation de crises devraient être intégrées aux programmes.

A l’image des gouvernements scolaires et des clubs de paix initiés et installés par des organisations de la société civile comme Plan International et le Réseau Ouest Africain d’Edification de la Paix (WANEP), il serait utile d’appuyer des initiatives de création de cellule de médiation au sein des écoles et des universités.
La cellule de médiation devrait être un organe inclusif et représentatif des composantes de la structure concernée. Elle devrait être avant tout sensible au genre afin de permettre aux hommes et aux femmes, aux garçons et aux filles d’agir pour prévenir les conflits au sein de la structure et entre la structure et son environnement.

Il serait aussi utile de mettre en place des points focaux assumant les missions de médiateurs scolaires dans les circonscriptions, dans les écoles, dans les lycées, dans les universités et dans les écoles professionnelles pour s’autosaisir les conflits entre les acteurs du système éducatif pour une médiation.

La deuxième mission est curative et consiste à accompagner les acteurs du système éducatif à prendre en charge leurs crises, le médiateur devrait être en mesure d’analyser les situations conflictuelles et d’assurer des actions de facilitation des processus de dialogue. Rappelons que l’analyse des conflits fait recours aux théories des causes des conflits.

En effet, tout conflit peut être justifié par au moins une des causes suivantes : l’insatisfaction des besoins humains, la perception manichéenne des relations humaines, le jeu pour le maintien ou l’accès au pouvoir politique et l’antagonisme entre la volonté de changer et la résistance au changement. Des outils comme l’arbre (causes), la carte (acteurs) et l’iceberg (positions et motivations) permettent de comprendre et de prendre en charge les conflits dans tout milieu social.

La dernière mission est réparatrice et concerne la période post-conflit. Le médiateur peut développer un mécanisme d’assistance afin de permettre aux acteurs du système éducatif d’assurer une meilleure mise en œuvre des consensus issus de leurs dialogues. Ce mécanisme fondé sur le principe du suivi-évaluation devrait être porté par les cellules de médiation et par les points focaux de médiateurs scolaires.

L’exécution efficace des différentes missions du médiateur interne ou externe permettront aux acteurs du système éducatif de disposer d’une forte résilience dans la mitigation des situations de crises. On assistera à la réconciliation et à normalisation de l’espace éducatif.

En somme, le médiateur interne ou externe occupe une place importante pour le monde de l’éducation. Son rôle est prééminent dans la facilitation des processus de dialogue entre les différents acteurs du système éducatif. Son indépendance lui confère une position impartiale pour rapprocher les protagonistes et proposer des pistes de sortie de crise.
Ses missions de promotion de la paix et de prévention des crises, ses missions de résolution des conflits et celles de consolidation de la paix lui confère une dimension d’acteur social au service de l’intérêt général. La médiation est une interaction sociale au service de la synergie d’action. Il s’agit d’une activité humaine qui se lit à travers des comportements, des habitudes et des attitudes. Elle est un mécanisme de promotion de la paix à la disposition des artisans de l’entente de la concorde. »Poussi Sawadogo – (Extrait de lefaso.net du 29/09/2018)

 

En savoir plus sur http://lefaso.net/spip.php?article85681

Emploi : médiateur en milieu scolaire à Courcelles-les-Lens


« Pour un poste de médiateur social en milieu scolaire vous serez en contact direct avec les élèves, en liaison avec le personnel de l’établissement et en lien avec le CPE du collège. Vous aurez pour objectifs de prévenir les violences en milieu scolaire afin d’améliorer le climat scolaire.

Le CDD est à pourvoir pour une période de 11 mois. Un an d’expérience est exigé. Vous travaillerez 39 heures par semaine pour un  salaire horaire de 9.88 euros.

Si cette offre vous intéresse, rendez vous sur pole-emploi.fr, muni du numéro de l’offre : 077FCLG afin d’adresser votre candidature. » (Extrait de horizonradio.fr du 19/09/2018)

En savoir plus sur https://www.horizonradio.fr/article-13703-besoin-dun-mediateur-en-milieu-scolaire-a-courcelles-les-lens.html

Montpellier : la médiation par les pairs pour gérer les petits conflits entre élèves


Caroline Chaze et Catherine Chauveau, responsables à l'AOREVEN.
« Caroline Chaze et Catherine Chauveau sont toutes deux chargées de formation à l’AROEVEN (Association régionale des œuvres éducatives et de vacances de l’éducation nationale). Leur mission, apporter sinon le calme dans les établissements scolaires, les clés et les outils de la médiation,

Parce qu’en tant que professeures des écoles, elles sont très attachées « à des relations adulte/jeune fondées sur le respect mutuel « , explique la première qui officie à mi-temps dans une maternelle de la Croix d’Argent.

Mettre des mots sur les petits maux

Ce qu’elles appellent  « la médiation par les pairs », afin de mettre des mots sur les petits maux, « mais qui parfois peuvent révéler des situations plus graves en amont ».

L’enjeu est important : permettre aux élèves en conflit d’apprendre à résoudre leurs petites histoires autrement qu’avec des adultes et permettre à des enfants médiateurs d’en être les garants. « Il n’est évidemment pas question d’en faire des surveillants mais d’en faire aussi des jeunes responsables citoyens et acteurs dans la société. Ces jeunes sont de véritables passeurs de parole et leur démarche, sur la base du volontariat, instaure un meilleur climat dans l’établissement » . -V. Marco – (Extrait de midilibre.fr du 6/09/2018)

Médiation scolaire : un projet de médiation par les pairs au collège La Chaussonnière à Avranches


photo guy landragin, principal du collège la chaussonnière et murielle hartereau, principale adjointe, à la veille de la rentrée 2018-2019. © ouest-france

Cette année scolaire 2018-2019, le collège La Chaussonnière propose un projet pour « améliorer le climat scolaire ».

La médiation par les pairs a pour but de « former les élèves à gérer les petits conflits entre eux », explique Guy Landragin, principal du collège La Chaussonnière, à Avranches. Les élèves volontaires seront formés à la médiation par un organisme agréé qui va leur « donner un savoir-faire. Un protocole sera mis en place. Une formation de trois jours sera proposée en octobre ou en novembre 2018 pour les élèves souhaitant devenir médiateur. »

« C’est un projet important pour améliorer le climat scolaire » dans un établissement qui bénéficie d’une « forte mixité scolaire » . Le but est de régler les conflits autrement que par la violence, au travers de discussions entre les élèves en conflit et l’élève-médiateur. – Marine DELATOUCHE.  – (Extrait de cherbourg.maville.com du 2/09/2018)

En savoir plus sur https://cherbourg.maville.com/actu/actudet_-un-projet-de-mediation-par-les-pairs-au-college-la-chaussonniere_loc-3520979_actu.Htm

Médiation scolaire : de futurs médiateurs au collège Aragon de Jarny (54)


Pour former les citoyens de demain, l’équipe éducative du collège Louis-Aragon, à Jarny, va continuer à écouter et guider les élèves. Entre aide aux devoirs et incitation à la médiation.

Réunie autour de la principale Christelle Waselinck, l’équipe pédagogique du collège Louis-Aragon affichait un dynamisme communicatif, jeudi matin à Jarny, à quelques jours de la rentrée scolaire. Photo D.V.Photo HDRéunie autour de la principale Christelle Waselinck, l’équipe pédagogique du collège Louis-Aragon affichait un dynamisme communicatif, jeudi matin à Jarny, à quelques jours de la rentrée scolaire. Photo D.V.

Une certaine effervescence règne depuis une dizaine de jours au collège Louis-Aragon de Jarny. « Pour bien préparer la rentrée scolaire, le personnel administratif et de maintenance a déjà repris le travail », annonce Christelle Waselinck, Madame la principale. Tout sourire à l’idée de présenter son équipe et les challenges à mener en 2018-2019 !

Trois nouvelles têtes

Les effectifs augmentent légèrement cette année au sein de l’établissement scolaire jarnysien. « Les inscriptions se font encore. Pour l’heure, nous devrions accueillir 680 élèves venant de toute la campagne autour de Jarny – Doncourt, Batilly, Chambley… – soit une dizaine de plus que l’an dernier. Notre équipe d’enseignants est stable avec une cinquantaine de membres, dont deux nouveaux », chiffre-t-elle. Longtemps enseignante en Segpa, Nathalie Muratori y fait cette fois son entrée en tant que directrice de la Section d’enseignement général et professionnel adapté. Ravie de continuer à œuvrer dans un collège où elle a aussi étudié, gamine, avant d’y être surveillante. Autant dire qu’elle en connaît les moindres recoins !

Après trois ans à Ancemont (Meuse), Élise Liotard est la nouvelle conseillère principale d’éducation. Originaire de la Drôme, elle assumera cette fonction importante aux côtés d’Aurélie Lhuillier, déjà en place. Quant à Sandrine Beck, l’ancienne militaire en reconversion sera un des nouveaux éléments du secrétariat du service “intendance”.

Pour dissiper les conflits

« À retravailler cette année », le projet d’établissement mêlera toujours « culture, pédagogie et éducation », assure Christelle Waselinck. Notamment quand il s’agira de former des élèves médiateurs. « Volontaires, ils seront amenés à gérer, de façon extrêmement encadrée, des conflits mineurs concernant d’autres élèves », dévoile la principale-adjointe Cécile Urban-Choisel. « Cette idée entre dans le projet citoyen de l’adolescent qui pourra le présenter à l’oral au brevet des collèges. En tant qu’adultes, nous serons également formés par l’association nationale Aroven, en lien avec l’Académie. » Comme l’équipe de direction, les jeunes gens vont devoir apprendre à « écouter, argumenter, rester neutre ». Tout un programme !

D’autant que cette année, ceux de cycles 3 et 4 ont été révisés et que le téléphone portable n’aura plus le droit de sonner au collège. « Les jeunes vont à nouveau devoir se parler ! », apprécie Nathalie Muratori tandis que le dispositif “devoirs faits” est reconduit afin d’épauler les collégiens qui en éprouvent le besoin dans l’apprentissage de leurs leçons.

Rentrée en chanson des 6es  !

Les élèves de 6e  effectueront leur rentrée au collège Aragon ce lundi 3 septembre à 8h. À 12h, ils pourront déjeuner dans l’enceinte de leur nouvel établissement avec leurs parents. Ces derniers seront également accueillis de 13h30 à 17h par l’équipe pédagogique avant l’interprétation d’un titre du chanteur Grégoire par ces pré-ados, dans la cour, à 16h. À noter que mardi, les 6es  resteront à la maison, le temps de terminer les derniers préparatifs avant d’attaquer leur année scolaire mercredi.

Les élèves de 5e , 4e  et 3e  reprendront, de leur côté, les cours ce mardi 4 septembre à 8h avant de débuter leur nouvel emploi du temps dès 13h. »- D. V.- (Extrait de republicain-lorrain.fr du 31/08/2018)

En savoir plus sur https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-briey/2018/08/31/au-college-aragon-de-futurs-mediateurs

Audio : la médiation par les pairs à l’école Anne Dacier à Angers (Radio You)


L’Association Graine de Citoyen et les élèves de l’école Anne Dacier à Angers vous proposent de découvrir la médiation !

La médiation est un dispositif qui permet aux enfants le midi de proposer une résolution des conflits et problèmes des autres enfants. Munis de chasubles jaunes, ils sont à l’écoute des autres et sont là pour trouver, avec les médiés, une solution à leur problèmes. » (Extrait de radioyou.radioweb du 17/07/2018)

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