Québec : un médiateur est nommé dans le conflit entre la Commission scolaire de Montréal (CSDM) et les 9000 enseignants de l’Alliance des professeurs de Montréal


Salle de classe

« Les enseignants de l’Alliance sont couverts par deux conventions collectives. Une convention nationale traite des clauses salariales et des principales clauses normatives. C’est la Fédération autonome de l’enseignement (FAE), à laquelle est affiliée l’Alliance des professeurs de Montréal, qui l’a négociée avec le gouvernement du Québec. Ratifiée en 2016, elle sera en vigueur jusqu’au 31 mars 2020. Les enseignants pourront débrayer à partir de cette date, mais pas avant.

L’autre convention, locale, porte sur d’autres clauses normatives, comme la gestion des classes d’accueil et de francisation ou la façon d’établir les listes de priorités. Ce contrat est échu depuis 2010, mais il ne permet pas pour autant aux enseignants de faire la grève localement; il les oblige plutôt à négocier avec la CSDM.

Ces négociations, d’ailleurs, se poursuivent toujours. Or, la CSDM a fixé au 30 avril la date limite pour parvenir à une entente, sans quoi elle « fera tomber les arrangements locaux qui contiennent notamment la semaine de relâche en mars et les listes de priorités de l’éducation des adultes et de la formation professionnelle, un droit syndical durement acquis depuis 20 ans pour ces enseignantes et enseignants à statut précaire », dénonce l’Alliance des professeurs dans son communiqué.

Une grève qui risque de coûter cher

La présidente du syndicat, Catherine Renaud, souligne que c’est en toute connaissance de cause que ses membres, réunis en assemblée jeudi soir, ont pris la décision de débrayer durant une journée, au lendemain de cette date butoir.

En conférence de presse, vendredi, la vice-présidente de l’Alliance, Pascale Besner, a elle-même évoqué le montant d’éventuelles amendes, qui ont été dévoilées aux membres lors de l’assemblée générale de jeudi, soit : 100 $ par membre qui participe à une grève illégale, 10 000 $ par dirigeant syndical et 50 000 $ pour l’organisation.

Sa présidente, Mme Renaud, admet qu’en vertu du Code du travail, cette journée de grève sera jugée illégale. « Mais nous, on conteste ça. Pour nous, cette grève-là, elle est légale », a-t-elle soutenu vendredi. « Et si besoin est, nous allons emprunter les recours nécessaires pour [la] faire valider ».

Dans son argumentaire juridique, l’Alliance des professeurs s’appuie sur les libertés d’expression et d’association prévues dans la charte canadienne des droits et libertés.

La CSDM garde le cap sur une entente négociée

Interrogée vendredi matin sur les ondes d’ICI RDI, la présidente de la CSDM, Catherine Harel Bourdon, a affirmé pour sa part que la commission scolaire recherche avant tout une entente négociée avec ses professeurs.

« Plusieurs enseignants ont mentionné qu’ils n’étaient pas satisfaits de ce qu’ils avaient obtenu au niveau national dans leurs négociations avec le gouvernement du Québec. Mais on ne peut pas, dans la [négociation] locale aller chercher les mêmes enjeux que dans la nationale », a expliqué Mme Harel Bourdon.

Actuellement, le litige entre la CSDM et ses enseignants se concentre essentiellement sur la pénurie de professeurs – de suppléants notamment – un enjeu qui est national actuellement, selon Catherine Harel Bourdon.

« Nous, on est d’accord qu’il y a une pénurie d’enseignants, reconnaît-elle. On le constate dans tout le réseau, dans toutes les commissions scolaires du Québec. Mais quand on nous demande d’ajouter des journées de conciliation travail-famille, vous comprenez que ça prend des suppléants pour ces journées-là et comme on a 8500 profs, ça peut faire des milliers, voire des dizaines de milliers de journées de suppléance. Et en ce moment, on n’a pas le personnel. »

Soulignant que les négociations en cours durent depuis bientôt trois ans, Mme Harel Bourdon a rappelé que la CSDM demeure à la table, qu’un médiateur est nommé au dossier et que les négociations vont se poursuivre « de façon accélérée » pour arriver à une entente au cours des prochaines semaines. » (Extrait de ici.radio-canada.ca du 13/04/2018)

En savoir plus sur https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1094863/greve-illegale-csdm-1er-mai

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Rapport : « La participation des citoyens en matière de sécurité locale. Diversité des regards et des modes d’implication. » par Virgine Malochet, IAU Ile-de-France, avril 2017, 53 p.


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Un rapport intéressant qui aborde aussi la question de la médiation sociale et scolaire – JPBS

Résumé : En France, dans le contexte actuel de lutte anti-terroriste, les appels à la vigilance se multiplient, confortant l’idée que la sécurité est l’affaire de tous, y compris de la population. À partir d’une enquête exploratoire, cette étude de l’IAU cherche à saisir la place que tiennent les citoyens dans la gestion de la sécurité quotidienne – celle que les institutions leur accordent ou celle qu’ils s’approprient de fait. Elle donne un aperçu des pratiques existantes et montre que si la participation citoyenne est réelle en ce domaine, elle n’est cependant pas égale à tous les niveaux. (Extrait de researchgate.net)

Rapport à consulter sur https://www.researchgate.net/publication/324391114_La_participation_des_citoyens_en_matiere_de_securite_locale_Diversite_des_regards_et_des_modes_d%27implication

ou sur https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie?ID=107

Médiation scolaire : séance d’information et de sensibilisation à la médiation par les pairs à Lyon -2/05/2018)


 

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« L’Aroéven, association complémentaire de l’Enseignement Public, intervient depuis de nombreuses années dans les établissements scolaire afin de mettre en place un dispositif de « Médiation par les pairs ». Véritable outil de régulation et de prévention des conflits en milieu scolaire, ce dispositif agréé par le ministère de l’Éducation Nationale s’inscrit dans la politique de la lutte contre le harcèlement et la violence à l’école.

Nous vous proposons d’en apprendre plus sur cette formation lors d’une réunion d’information le mercredi 2 mai, de 10h à 11h30, au Lycée Louise Labé, 65 Boulevard Yves Farge, 69007 Lyon. » (Extrait de

Inscription sur https://www.eventbrite.fr/e/billets-sensibilisation-a-la-mediation-par-les-pairs-44327915990?utm-medium=discovery&utm-campaign=social&utm-content=attendeeshare&utm-source=strongmail&utm-term=listing

MAYENNE : LES ÉCOLIERS TESTENT LA CONCILIATION


Mayenne : les écoliers testent la conciliation

 

« Depuis septembre, des conciliateurs œuvrent à l’école Pierre-et-Marie-Curie de Mayenne. Ce sont les élèves eux-mêmes qui assurent cette mission.

Avec leur brassard jaune, Joana, Lana, Mia et Chrystale sont rapidement identifiables dans la cour de l’école Pierre-et-Marie-Curie. En cas de problèmes entre eux, les élèves de CP jusqu’au CM1 peuvent venir demander leur aide. Depuis la rentrée de septembre, elles sont conciliatrices.

« Les gens viennent surtout pour des chamailles, des disputes, des insultes. Certains qui ne veulent pas jouer avec les autres », résume Chrystale, la conciliatrice la plus déterminée dans sa mission. « On n’arrêtait pas de m’embêter, témoigne Louane. J’ai demandé au conciliateur et après ça s’est arrêté. Depuis, je n’ai plus de problème. »

« L’objectif, quand les élèves viennent trouver les conciliateurs, ce n’est pas de savoir ce qui s’est passé, précise Delphine Lerouge, enseignante qui a formé la première cohorte de conciliateurs. On n’est pas dans le jugement, mais dans l’expression du ressenti. »

Pas facile de jouer les médiateurs

Cela n’occulte pas la difficulté d’être conciliateur. « Ce n’est pas toujours facile de faire une médiation. Il y en a qui ne nous écoutent pas trop », regrette Joana. Et puis, la médiation sur le temps de la récré a aussi freiné quelques bonnes volontés. « On a plus envie de jouer », reconnaissent Joana, Lana et Mia. « On leur dit qu’elles peuvent jouer et ne s’arrêter que si elles sont interpellées », souligne l’enseignante. Mais les premières incitations à observer les comportements des uns et des autres pour détecter des problèmes a semble-t-il laisser des traces.

Quant à savoir si la conciliation a véritablement changé quelque chose dans l’école ? Difficile à dire. « Ce qui avait déclenché la démarche, un groupe de CM2 difficile, est parti. En revanche, c’est une école où il n’y a jamais de bagarre avec une personne attaquée par un groupe », note Delphine Lerouge. » (Extrait de lecourrierdelamayenne.fr du 28/03/2018)

En savoir plus sur http://www.lecourrierdelamayenne.fr/actualite-25259-mayenne-les-ecoliers-testent-la-conciliation.html

Denain : L’intimidation à l’école expliquée par les médiateurs de Citéo


Les parents ont participé à l’encadrement des ateliers. Soixante élèves de CM1-CM2 étaient concernés.

« Expérimentée depuis septembre 1996, la médiation sociale en milieu scolaire a été confiée en septembre 1999 à Citéo. Depuis la rentrée, Mohamed Bella, membre de l’association, est médiateur au sein du groupe scolaire Diderot-Voltaire. Dernièrement, un parcours consacré à l’intimidation à l’école a été proposé aux CM1-CM2

Mohamed Bella travaille en collaboration avec le groupe de Parents vigilants afin d’enrayer certaines dérives. Dernièrement, d’autres médiateurs de Citéo, emmenés par Sheerazade Wable, en charge du projet, ont proposé à une soixantaine d’élèves de CM1 et CM2 un parcours intitulé « Mots sur Maux » au sujet de l’intimidation à l’école.

Une rencontre organisée en partenariat avec la municipalité, l’inspectrice de l’Éducation nationale le directeur de l’école Voltaire et le principale du collège Turgot. » (Extrait de lavoixdunord.fr du 27/03/2018)

En savoir plus sur http://www.lavoixdunord.fr/344991/article/2018-03-27/l-intimidation-l-ecole-expliquee-par-les-mediateurs-de-citeo

Vidéo : formation « Graines de médiateurs » pour les maternelles à l’Université de la Paix (Belgique)


« Développement des habiletés sociales chez les enfants de 3 à 6 ans Vous travaillez avec un groupe d’enfants de maternelle ou de 1ère primaire. Vous avez envie de doter les enfants d’habiletés sociales qui leur permettent d’entrer en contact avec les autres, à prendre leur place dans le groupe, à communiquer au lieu de taper, … » (Extrait de universitedepaix.org )Capture.PNG32

En savoir plus sur https://www.universitedepaix.org/video-graines-de-mediateurs-en-maternelle

Médiation sociale en milieu scolaire, une expérimentation qui fait ses preuves


« C’est au collège Maxence Van der Meersch, à Roubaix (62), que France médiation a dévoilé son guide « Médiateur à l’école », le 1er février dernier. Soutenu par le CGET, ce dispositif de médiation sociale en milieu scolaire accompagne la prévention des violences et renforce la citoyenneté à l’école. Joëlle Martichoux, chargée de mission adultes-relais et médiation sociale au CGET, nous présente l’intérêt de la démarche.

Comment est né et fonctionne ce dispositif ?

Le projet de médiation sociale en milieu scolaire a été élaboré pour lutter contre le harcèlement scolaire. Aujourd’hui, ses résultats probants montrent son utilité également dans la lutte contre l’absentéisme et le décrochage scolaire.

Pour être efficace, la médiation sociale en milieu scolaire s’élabore en impliquant les équipes éducatives.Cela permet de préparer l’intégration du médiateur au sein de l’équipe, avant même son arrivée dans les écoles. Le médiateur intervient dans un collège et les écoles élémentaires du même secteur pour mener des actions de prévention des violences et de citoyenneté avec les élèves, l’équipe éducative et les parents.

Porté par France médiation, ce dispositif repose sur un encadrement et un suivi par une association locale, une formation de 23 jours avant la prise de poste, des journées régulières de regroupement des médiateurs et le passage d’une certification avec l’organisme de formation Ifomene.

Pourquoi le CGET le soutient-il ?

La médiation sociale est un axe fort du CGET, qui participe à sa reconnaissance comme un véritable métier de l’intervention sociale. Le CGET a soutenu cette expérimentation en milieu scolaire dès 2012, avec le Secrétariat général du Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (SG-CIPDR) et l’Éducation nationale.

En 2015, le CGET a dédié à la médiation sociale en milieu scolaire 50 postes d’adultes-relais, à raison d’environ 19 000 € annuels par convention. Ces médiateurs sociaux interviennent au cœur des quartiers prioritaires de la politique de la ville. Lors de la remise du rapport, à Roubaix, de nombreux témoignages ont souligné combien la médiation sociale calme les tensions et favorise la reconstruction du lien social.

Si, aujourd’hui, on recense environ 12 000 médiateurs sociaux en France, pour la plupart en contrats aidés, le CGET veille à leur professionnalisation*. C’est pourquoi il soutient, notamment, ce type de travaux (médiateur à l’école, norme, présence d’adultes en horaires décalés, nuit et week-end, etc.) Les bénéfices de cette action sont maintenant reconnus, en particulier en termes de coûts évités.

Quelles sont désormais les perspectives de cette expérimentation ?

Les 50 postes adultes-relais sont maintenus sur les sites qui en ont bénéficié. Plusieurs départements ont décidé d’attribuer des postes supplémentaires pour cette action. La demande est maintenant en augmentation. Nous souhaitons donc poursuivre les discussions avec l’Éducation nationale afin de trouver des financements complémentaires qui permettraient d’étendre ce projet à de nouveaux établissements. À l’heure actuelle, ce programme bénéficie déjà à plus de 28 000 élèves, répartis dans 156 établissements.

* Le projet de France médiation répond à bon nombre d’exigences répertoriées dans la norme Afnor « médiation sociale », garantissant une médiation sociale de qualité, que les employeurs peuvent dès à présent demander afin d’être labellisés. (Re)lire la publication du CGET (janv. 2017) sur ce sujet :En brefn° 32 – Médiateur social, un métier désormais reconnu et encadré.

Enseignements et résultats de l’expérimentation

France Médiation publie Médiateur à l’école, un guide pratiqueponctué, notamment, de nombreux témoignages d’acteurs et de fiches pratiques. L’ouvrage met en lumière les résultats obtenus dans les établissements scolaires participant à l’expérimentation :
– diminution de 11 % du sentiment de harcèlement au collège (jusqu’à 90 % du cyber harcèlement chez les garçons de 6; baisse de 27 % du harcèlement verbal chez les filles de 5e) ;
– amélioration du bien-être psychologique et de la sociabilité des enfants ;
– diminution des absences chez les élèves de 6e et dans les équipes éducatives ;
– baisse des dégradations matérielles ;
– intensification de la relation école-famille (augmentation de 13 % du nombre de parents ayant déjà discuté plusieurs fois avec un enseignant). » (Extrait de cget.gouv.fr du 8/02/2018)

En savoir plus sur http://www.cget.gouv.fr/actualites/mediation-sociale-en-milieu-scolaire-une-experimentation-qui-fait-ses-preuves