Mémoire : « La mise en place d’un programme de médiation par les pairs peut-elle diminuer le phénomène de harcèlement au sein d’une école ?  » Céline De Vos et Catherine Girard, Master en sciences de l’éducation (FOPA), UCL , 2016-2018, 163p.


 

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« Notre mémoire s’inscrit dans le domaine des sciences de l’éducation. Notre approche vise un programme de lutte contre le harcèlement par l’introduction d’un dispositif.
Ce dispositif est un programme belge en cours d’expérimentation. Celui-ci est composé de trois grands volets : l’aménagement de la cour de récréation, les espaces de parole régulés et le conseil de discipline.
Dans le cadre de notre mémoire, notre recherche s’est portée sur l’introduction des espaces de parole régulés au sein de classes primaires. Pour ce faire, nous avons par le biais d’un listing reçu par l’UMons, constitué un échantillon de douze enseignants et de quatre directions. Nous avons pu récolter un corpus de données grâce aux entretiens effectués dans les 8 écoles différentes.
De ce matériau a émergé huit grandes catégories conceptualisantes (les conditions préalables présentent dans l’école ; les modalités de la formation ; les perceptions de la formation ; la mise en œuvre du dispositif au sein des classes, les problèmes à la mise en œuvre du dispositif au sein des classes ; effets perçus du dispositif ; les facilitateurs des facteurs externes à la formation sur le dispositif ; les pistes apportées par les enseignants et direction face à la formation) en regard de la théorie de Paillé et Mucchielli (2016). Nous avons pu relever les critères relatifs aux effets perçus de la formation chez les élèves, chez les enseignantes et pour les établissements scolaires.
Cette recherche n’a pas pu concrètement apporter de réponse sur les effets de la médiation par les pairs sur le harcèlement scolaire. Cependant, elle montre que ce dispositif a eu des effets positifs sur les conflits scolaire ce qui engendre des répercussions positives sur la violence scolaire et sur le harcèlement scolaire. » (Extrait de memoire/ucl/ )

En savoir plus sur https://dial.uclouvain.be/memoire/ucl/en/object/thesis%3A13155/datastream/PDF_01/view

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Montauban : des élèves médiateurs au collège Azana


Les médiateurs en formation

« C’est avec beaucoup de motivation que les 20 médiateurs du collège Manuel Azana à Montauban se sont retrouvés, autour de leur formatrice, Mme Stéphanie Louchard, de leur CPE, Mme Béatrice Carreno, et d’un enseignant, Monsieur Pécile.

A cette occasion, leurs connaissances ont été renforcées de manière ludique. Au travers de jeux de cohésion mais aussi d’exercices de communication, ils ont consolidé leurs compétences. De part sa souplesse, ce mode de régulation des conflits est apprécié par tous, les élèves peuvent à tout moment y avoir recours. Grâce aux compétences relationnelles acquises (écoute empathique, bienveillance, attitude sans jugement), les médiateurs offrent aux autres élèves du collège un espace sécurisé de parole et d’écoute qui permet de trouver une solution pacifique à leurs conflits. Pour sa quatrième année de mise en œuvre au sein du collège, la médiation continue à faire ses preuves. » (Extrait de ladepeche.fr du 2/01/2018)

En savoir plus sur https://www.ladepeche.fr/article/2018/01/02/2714328-le-college-azana-cultive-la-mediation.html

Une «médiation par les pairs» au collège Louis-Pasteur de Graulhet (81)


 

201712212110-full.jpg« La «médiation par les pairs» est en train de s’installer au collège Louis-Pasteur. Ce dispositif permet aux élèves de gérer leurs conflits. Il consiste à former une équipe de médiateurs élèves qui aura pour mission de recevoir leurs camarades en conflit avec d’autres.

«Le dispositif de la médiation par les pairs débute par une formation proposée par l’association Co-Opérons qui a déjà prodigué cette formation au collège de Réalmont. Une quinzaine de collégiens de Réalmont est venue avec leur conseiller principal d’éducation et leur professeur référent pour apporter des témoignages sur cette expérience», explique Valérie Charpin, principale du collège Louis-Pasteur.

Le dispositif et les médiateurs sont placés sous l’autorité d’une équipe d’adultes formés également. Aussi une dizaine d’adultes volontaires (enseignants, CPE, assistants éducation, assistants pédagogiques et assistant prévention sécurité) a pris part à la première partie de cette matinée d’information sur le dispositif.

Du côté des élèves, ce sont ceux de cinquième, intéressés par le dispositif, qui ont été conviés. «Le principe est de les former lors du second trimestre de cinquième et qu’ils puissent exercer cette fonction jusqu’à la fin de la troisième sur un cycle de trois ans», souligne Valérie Charpin.

Les collégiens pourront intervenir dans des situations repérées par les enseignants ou le CPE lorsqu’il y a un conflit entre deux élèves. «Dans certains cas, on peut faire l’hypothèse que les choses peuvent avancer plus facilement entre pairs qu’avec des adultes. Il faut deux adultes référents, en général CPE ou un professeur, qui proposent aux élèves en conflit une médiation. S’ils acceptent, ils vont ensuite solliciter les médiateurs», détaille Valérie Charpin. Durant la réunion d’échange, les collégiens ont pu poser toutes les questions qu’ils souhaitaient à leurs homologues venus de Réalmont avant de s’engager dans cette démarche novatrice pour diminuer les conflits au sein de l’établissement scolaire. -J-C Clerc- (Extrait de ladepeche.fr du 21/12/2017)

En savoir plus sur https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/21/2708835-une-mediation-par-les-pairs-au-college-louis-pasteur.html

Médiation par les pairs : L’école de Servel de Lannion (22) tente l’expérience


Lili-Rose et Justine jouent les « médiées » face aux médiateurs Héloïse, Nathan, Maëlan et Edvin. Sous les regards attentifs des adultes référents.

 

« Ils n’ont qu’entre 9 et 11 ans et ils ont déjà envie de s’impliquer dans la vie de leur école. Les élèves de CM1 et CM2 de l’école de Servel apprennent la médiation. Régler les petits tracas et conflits de la cour de récré, ils en font leur affaire !

Les douze élèves de CM1 et 2 de l’école de Servel sont très attentifs dans la salle de classe. Ils apprennent l’art de la médiation. Aujourd’hui c’est un entraînement. Tour à tour ils se mettent dans la peau de « médiateurs » et de « médiés ». Ici on tente de régler les vols de billes, les « t’es plus ma copine » et autres petits conflits. La médiation par les pairs a déjà été adoptée au collège Charles Le Goffic il y a un an et demi. Séduites par le dispositif, Florence Antognazza directrice du groupe scolaire de Servel et Blandine Menguy, coordinatrice des temps périscolaires ont décidé de le mettre en place à l’école élémentaire de Servel.

Une formation préalable


Le dispositif est composé de douze élèves médiateurs et six adultes référents. Parmi lesquels on trouve des enseignants et des animateurs périscolaires. Ces derniers ont reçu une formation de l’Aroéven (association régionale des oeuvres éducatives et de vacances de l’Éducation nationale). « C’est un projet sur trois ans », explique Peggy Dufour, coordinatrice du secteur de l’éducation de Aroéven. « L’idée c’est de donner les outils pour que l’équipe encadrante puisse diffuser la médiation sur le long terme ». L’objectif est de rendre les enfants plus responsables et autonomes. De promouvoir la parole comme mode de résolution des conflits et d’apaiser le climat scolaire et ainsi d’éviter les cas de harcèlement ou de violence à l’école. La mairie de Lannion cofinance le dispositif avec l’Éducation nationale qui remplace les enseignants le temps de leur formation. « Le projet repose sur la motivation du personnel enseignant et animateurs périscolaires » déclare Patrice Kervaon adjoint en charge de l’éducation à la mairie. « Et renforce le lien entre eux ». Toujours selon Patrice Kervaon, « cela permet de travailler avec l’enfant dans sa globalité, pas seulement sur son temps à l’école ».

« Régler les embrouilles ratatouilles »

Il y avait au départ 38 candidats pour devenir médiateurs. Après avoir répondu à un questionnaire et à un entretien de motivation, douze médiateurs ont été sélectionnés. Maëlan 9 ans par exemple « n’aime pas les conflits » car il « trouve que c’est n’importe quoi » et entend donc les apaiser. Josselin, 10 ans, lui, avait « envie de tenter ». Ces petits médiateurs commenceront leur mission dès janvier. « En attendant ils s’entraînent, se font la main au cours d’ateliers » indique Peggy Dufour. En cas de conflit les enfants pourront alors faire appel à un adulte qui fera le tri entre petits et gros conflits et proposera de passer ou non en médiation. Ainsi deux fois par semaine, les petits médiateurs tiendront une permanence dans la salle des professeurs pour régler les disputes de la cour de récré. Un professeur restera à proximité en cas de besoin. « Ils apprennent surtout à mettre des mots sur leurs émotions. On n’est pas ici pour émettre un jugement », explique Julie Astorgue enseignante en CE1 et référente sur le projet de médiation par les pairs. « Bien souvent, le simple fait d’exprimer ses émotions et comprendre ce que l’autre a ressenti suffit à apaiser les  » embrouilles ratatouilles  » » comme elle aime les appeler. « Les médiateurs doivent rester neutres et à l’écoute et c’est aux médiés de trouver une solution ». (Extrait de letelegramme.fr du 6/12/2017)

En savoir plus sur http://www.letelegramme.fr/cotes-darmor/lannion/mediation-par-les-pairs-l-ecole-de-servel-tente-l-experience-06-12-2017-11768683.php

Médiation scolaire : des élèves médiateurs au collège Debussy d’Angers


 

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« Le collège Debussy est un établissement d’une grande mixité géographique et sociale11 situé à Angers Nord. Il compte environ 400 élèves de la sixième à la troisième avec des sections ULIS et des classes de SEGPA. Les équipes éducatives ont la volonté d’améliorer le climat scolaire en mettant en place la médiation par les pairs. Comment et pourquoi mettre en place ce dispositif qui permet aux élèves de devenir des acteurs à part entière dans la prévention et la gestion des conflits ?

 

Dans les établissements où les incivilités et les violences sont nombreuses et en augmentation, le recours à la médiation par les pairs est devenu fréquent. C’est le cas au collège Debussy où la direction estime que le climat scolaire est fragile voire dégradé. En effet, il y a beaucoup de petits conflits et disputes entre élèves car il y a des soucis d’incompréhension, de langage, de culture. Ces micro-violences2 (vol de petit matériel, bousculade, insulte…) dégénèrent souvent en disputes et bagarres plus conséquentes, ce qui détériore très nettement le climat scolaire au quotidien et engendre très souvent des problèmes plus graves. La médiation par les pairs trouve ainsi sa place dès qu’une situation conflictuelle de ce type naît entre deux élèves. Elle est menée par des collégiens comme Anna et Romain, formés à la médiation par l’AOREVEN (Association régionale des œuvres éducatives et des vacances de l’Éducation nationale) qui vont chercher à trouver une solution « gagnant-gagnant », c’est-à-dire favorable aux participants. L’écoute, la parole et le dialogue sont les maîtres mots pour la résolution du conflit. Elle apparaît comme une alternative pour éviter des mesures disciplinaires plus lourdes. Elle constitue donc un véritable outil de prévention contribuant à l’apaisement du climat scolaire. Aussi, elle permet de développer la culture de la médiation sociale. Le collège devient alors un espace privilégié de l’apprentissage du « vivre ensemble » et, donc, un lieu de socialisation où l’on tente de faire comprendre aux élèves qu’en cas de conflit, on doit réagir autrement que par la violence physique et verbale. » (Extrait de pedagogie.ac-nantes.fr 24/11/2017 )

 

En savoir plus sur http://www.pedagogie.ac-nantes.fr/innovation-pedagogique/echanger/des-eleves-mediateurs-1078994.kjsp?RH=PEDA

Québec : un nouveau médiateur pour la jeunesse léonardoise


 

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« Dès 14h45, plus de 2000 élèves de l’école Antoine-de-Saint-Exupéry débarquent dans les rues de Saint-Léonard. Devant la problématique d’attroupements fréquents, Prévention jeunesse a engagé un médiateur scolaire communautaire pour régler la situation.

Bibliothèque, aréna, restaurants, commerces, parcs, les lieux publics situés dans le quadrilatère des boulevards Lacordaire, Viau et Robert ainsi que de la rue des Galets accueillent un grand nombre de jeunes se cherchant un lieu pour se réunir et relaxer avant de retourner chez eux.

«Il y a beaucoup de flânage dans le coin. Les jeunes ne font pas nécessairement de grabuge, mais il peut y avoir tout de même un sentiment d’insécurité vécu par la population. Ce n’est pas évident de voir débarquer 200 jeunes d’un coup», souligne Taï Cory, coordonnateur de Prévention jeunesse chapeauté par les YMCA du Québec – secteur réussite scolaire.

La police a d’ailleurs reçu des appels au sujet de jeunes qui flânent dans des entreprises du secteur, un problème récurrent annuellement informe le Service de police de la Ville de Montréal.

«En début d’année, nous avons fait un blitz et nous étions régulièrement dans le secteur pour faire de la prévention. Ce faisant, nous avons eu une diminution d’appels, mais avec l’arrivée du froid, ça va recommencer», indique Mai Dang du poste de quartier 42.

Un nouveau médiateur
Dans l’optique d’augmenter sa capacité d’intervention dans le milieu et aussi diminuer l’attroupement dans le secteur, Prévention jeunesse a engagé Douglas Arias en tant que nouveau médiateur scolaire communautaire.

M. Arias connaît bien le secteur, mais aussi les besoins des jeunes. Ancien élève de l’école Antoine-de-Saint-Exupéry, il y travaille depuis deux ans en tant que technicien en éducation spécialisée.

«Il a une bonne connaissance des jeunes et il a déjà forgé un bon lien avec eux. Il connaît très bien les jeunes vulnérables, mais également ceux qui sont plus à risque de sombrer dans la délinquance», mentionne M. Cory.

Le rôle du médiateur scolaire communautaire sera d’aller rencontrer les jeunes à la fin des classes et de les informer qu’il y a des lieux qui leur sont dédiés où ils pourront se réunir.

«Il n’y a pas un manque de ressources pour les jeunes à Saint-Léonard, mais celles-ci sont cachées. Les jeunes ne savent pas qu’elles existent, où elles se trouvent ou encore ce qu’on peut y faire», fait valoir le médiateur Douglas Arias.

«Au lieu de traîner à l’aréna, le médiateur pourra informer les jeunes qu’il existe un local à cinq minutes de là, où ils peuvent se réunir» -Taï Cory

En plus de les diriger vers des endroits pour eux, le médiateur pourra également faire de l’intervention.

«Mon rôle est de faire le pont entre l’école, les ressources et les jeunes vulnérables qui tournent autour de la délinquance, la petite comme la grande», dit M. Arias.

Douglas Arias commencera son travail de médiateur le 27 novembre et il sera présent jusqu’à la fin de l’année scolaire. » – A. Gauthirer- (Extrait de journalmetro.com du 

En savoir plus sur http://journalmetro.com/local/saint-leonard/actualites/1254558/un-nouveau-mediateur-pour-la-jeunesse-leonardoise/

Médiation scolaire : ils règlent les petits conflits sur la cour de récréation à l’école de Cérans-Foulletourte (72)


« L’école Camille Souchu de Cérans-Foulletourte expérimente pour la première année, quasiment en précurseur, la médiation par les pairs. Une initiative qui permet à des élèves volontaires de gérer les petits conflits.

« Aux récréations, quand on veut faire du ping-pong, je vois que ça pose des problèmes car on ne peut pas jouer tous ensemble. Alors certains ne sont pas contents et ça provoque des disputes », indique Mathis, 10 ans, élève de CM2 et médiateur.

C’est pour régler ces petits conflits du quotidien que la municipalité, par l’intermédiaire de sa commission Affaires scolaires et restauration, a décidé l’an passé de se lancer dans ce projet de médiation par les pairs.

Elisabeth Moussay, adjointe en charge de la commission affaires scolaires explique

« Il a impliqué au départ les agents municipaux qui interviennent auprès des enfants, l’équipe enseignante et l’association Génération médiateur. »

Munis d’un brassard jaune, les petits « gendarmes » sont facilement identifiables sur la cour. Et ils prennent, malgré leur jeune âge, leur rôle très au sérieux. « On essaie de régler les problèmes d’insultes ou de bagarres », précise Carla, élève de CM2. « Quand il y a un problème, je demande aux enfants qui s’opposent, s’ils veulent entamer une médiation », ajoute-t-elle.

Lire aussi : l’action humanitaire d’Ezco récompensée

Et si tous sont disposés à discuter, ils se rendent à la bibliothèque (après avoir demandé l’autorisation à un adulte) pour entamer une discussion « de sortie de crise », arbitrée par le médiateur. « Les deux partis s’expliquent mais le médiateur ne donne pas de solution. Il est là pour encadrer les échanges. Dans certains cas, les enfants peuvent régler leurs différends seuls », rappelle Elisabeth Moussay. » (Extrait de

En savoir plus sur https://actu.fr/pays-de-la-loire/cerans-foulletourte_72051/ils-reglent-petits-conflits-sur-cour-recreation-cerans-foulletourte_13057331.html

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