Médiation scolaire : des collégiens deviennent des médiateurs au collège Paul Eluard de Vénissieux.


C’est au collège Paul Eluard de Vénissieux que j’ai mis  en place en 1993 un des premiers projets de médiation scolaire en France … Je ne peux que me réjouir de voir, plus de 20 ans après, refleurir un tel projet. JP Bonafé-Schmitt

Bruno Wegelin et Jean-Marc Segoun devant le collège Paul Eluard

« Un projet pour faire cesser la violence au sein du collège

Jean-Marc Segoun voulait avant tout un projet pour condamner les violences scolaires,  »J’ai débuté cette année au collège Paul Éluard. Je me suis rendu compte qu’il y avait beaucoup trop de violences verbales et physiques entre élèves et parfois avec des professeurs », explique l’assistant d’éducation. Ce projet est donc né du constat qu’il fallait trouver un moyen de freiner ces agressivités au sein de l’établissement. Une idée auquel ont adhéré les élèves ‘’ils étaient une trentaine au début, et maintenant il reste vraiment les plus motivés’’ soit une vingtaine précise le créateur du club. Ce projet semble réussir puisque les collégiens ambassadeurs de la paix ont su faire usage de leur responsabilité, et arrêter plusieurs altercations « les jeunes en conflit respectent les médiateurs’’, conclu Jean-Marc Segoun. D’après Bruno Wegelin, venu intervenir auprès des collégiens, cette initiative permet de former  »les adultes de demain ». Betty, 14 ans, fait partie de ces jeunes médiateurs. Selon elle, les  »ambassadeurs de la paix » réussissent à calmer les conflits à l’école deux fois sur trois. Au sein du club, les collégiens sont divisés en deux groupes : Mandela et Malcolm X,  »C’est eux qui ont choisi le nom », ajoute Jean-Marc Segoun.

Une démarche innovante pour  »une société plus humaine’’

Pour Bruno Wegelin venu échanger avec ces collégiens, la démarche est séduisante  »J’ai trouvé l’idée géniale. C’est innovant et humain. Ces jeunes sont l’avenir ! » D’après ce dernier, son intervention ne bousculera pas tout de suite les mentalités mais ‘‘c’est toujours une petite graine de planter (…) si on veut une société plus humaine ça commence par l’école ». Face aux collégiens, il rappelle le rôle d’un médiateur,  »c’est un professionnel du relationnel », ayant pour objectif de  »décrypter la relation et de résoudre le conflit ». Les élèves doivent à leur tour donner leur définition de cette profession, « c’est une personne qui aide’’ pour certains,  »celui qui fait la paix » pour d’autres et qui incarnerait même  »la liberté ». Suite à ces réponses, Bruno Wegelin évoque les clés d’une bonne médiation passant notamment par la neutralité et l’impartialité. Il précise également que les mots doivent être maitrisés et utilisés à bon escient par le médiateur.  »Vous pouvez calmer et apaiser une montagne de muscles avec les mots », plaisante-t-il. Parmi les collégiens présents, beaucoup sont timides et n’osent pas prendre la parole. Au fond de la classe, un élève demande si les médiateurs sont payés, ce qui fait sourire Bruno Wegelin. Certains collégiens racontent leurs interventions en tant que médiateurs et l’un d’entre eux avoue se sentir  »bien » après avoir réglé un conflit, un avis partagé par tous.

La médiation, un outil pour la paix

Face aux altercations, il faut savoir agir. Mais faut-il encore comprendre ce qu’est un conflit. D’après le médiateur  »La violence est bien souvent le dernier recours pour se faire entendre ». C’est notamment contre ces excès de colère que les élèves du collège Paul Éluard veulent agir. L’un après l’autre, ils donnent les raisons de leur engagement auprès des ambassadeurs de la paix  »Je ne voulais plus de bagarres »,  »simplement pour qu’il n’y ait pas de violences »,  »je voulais que les gens soient en paix » répondent certains élèves. Pour l’une des médiatrices en herbe, l’échange est primordial,  »Je trouve que les gens ne connaissent pas la communication ! » Après une heure d’intervention, les élèves ont appris divers aspects de ce métier, beaucoup comme Betty retiennent qu’il faut avant tout  »être neutre ». Elle explique sa vision de la médiation suite à la venue de Bruno Wegelin  »C’est régler des conflits entre des personnes et trouver la meilleure issue possible ». Une définition bien retenue par ces médiateurs en herbe qui en feront peut-être un jour leur métier. En attendant, Jean-Marc Segoun souhaite proposer plus d’activités à ces  »ambassadeurs de la paix ». Ce dernier précise qu’il avait pour objectif d’emmener les élèves assister à un procès,  »malheureusement le plan Vigipirate ne permet pas ces sorties », termine-t-il. – Malia Coutand  » (Extrait de lyoncapitale.fr du 9/05/2017)

En savoir plus sur http://www.lyoncapitale.fr/Journal/Lyon/Actualite/Actualites/Education/A-Venissieux-des-collegiens-deviennent-des-mediateurs

Médiation scolaire : 50 élèves ont suivi une formation de médiateurs au collège Episcopal Saint Etienne de Strasbourg


« Une formation à citoyenneté

Les élèves des classes de CM1 ont suivi une formation de « médiation par les pairs ». Ce dispositif de résolution non violente des conflits participe avant tout à l’apprentissage citoyen du « vivre-ensemble » et de l’éducation à la tolérance.

Ses objectifs :

  • Donner aux élèves des outils pour que les conflits ne soient pas traités par l’affrontement, voire la violence, mais puissent être mis en mots par les élèves eux-mêmes.
  • Promouvoir une culture de la médiation, en apprenant à résoudre les désaccords par la parole et le dialogue. Il s’agit de donner à l’enfant des outils pour exprimer ses sentiments, ses besoins et ses valeurs.
  • Participer à la mise en place du socle commun : compétences langagières, compétences civiques et sociales, autonomie et initiative.

Le principe est de remplacer les « maux par les mots », de restaurer le dialogue.

Par qui et pour qui ?

L’enseignement des outils s’est fait sur temps scolaire dans le cadre du programme d’enseignement civique et moral. Tous les élèves de CM1, ont eu 10 séances ayant pour objectif un vivre ensemble plus respectueux de chacun. Les ateliers en demi-groupe étaient animés par 2 adultes de l’établissement formés par « Génération Médiateurs » et l’enseignant de chaque classe.

Qui s’engage ?

Au terme de ce premier cursus,  une cinquantaine d’élèves souhaitant devenir médiateurs ont participé à une formation supplémentaire de 4 heures à l’issue de laquelle une attestation leur a été remise par Mme Schuler, Directrice du primaire.

Les médiateurs ont débuté leur mission après les vacances de Pâques à raison de 6 médiateurs par jour pour les élèves de CE2, CM1 et CM2.

La médiation par les pairs se caractérise donc comme une médiation par les jeunes, pour les jeunes, avec les jeunes et entre les jeunes. L’adulte assure l’accompagnement du médiateur sur le terrain et est un référent quotidien. » (Extrait de cse-strasbourg.com )

En savoir plus sur http://www.cse-strasbourg.com/2017/05/les-50-eleves-mediateurs-du-primaire/

Médiation scolaire : Au collège Cassin de Wizernes (62) , des élèves médiateurs pour désamorcer les conflits


L’équipe de dix-huit médiateurs a été formée, ils désamorceront les conflits par le dialogue.

« Au retour des vacances de printemps, le collège René-Cassin met en place un bureau original : la médiation par les pairs. Le principe est simple : les élèves vont régler les petits litiges, les désagréments du quotidien. Tous les jours, les volontaires se chargeront de régler par la discussion, les insultes, les incivilités, les petits soucis entre collégiens, le manque de respect entre les ados. Dans l’Audomarois, l’école Léon-Blum, à Longuenesse, expérimente le même genre de procédé.

Dix-huit jeunes concernés

«  L’idée est de désamorcer les conflits avant qu’ils ne dégénèrent, raconte Benoît Bocquet, le principal adjoint, qui pilote ce projet. Il est plus facile pour un adolescent de se confier à un autre adolescent plutôt qu’à un adulte. Aussi, nous allons tenter cette aventure.  »

Les médiateurs disposeront de leur propre local mais bien sûr, un membre du personnel est à disposition dans un bureau, à l’écart si besoin. «  Dix-huit jeunes de sixième, cinquième et quatrième ont été formés pendant trois jours avec l’association régionale des œuvres éducatives et de vacances de l’Éducation nationale (AROÉVEN). Avec eux, des professeurs du collège ont aussi participé à ce challenge. Les enseignants se sont montrés enthousiastes, très investis et dévoués, raconte Valentine, la responsable de la formation. Sens de la diplomatie, stratégie pour faire baisser les tensions et faciliter le mieux vivre dans l’enceinte, voilà les principaux axes de cette nouvelle structure. On lit une charte de bon comportement à tenir pendant la médiation et on essaie ensuite de trouver un moyen de s’entendre. »

« Participer à la vie du collège »

Astrid, 11 ans, élève de sixième, a accepté ce défi. «  Pour moi, c’est une façon de participer à la vie du collège, de faciliter le dialogue. Je prends à cœur cette attribution. Je suis heureuse de me rendre utile. Par deux, nous recevrons ceux qui souhaitent régler un problème. Nous discuterons en cherchant ensemble des solutions. En tant que médiateur, nous sommes tenus au secret, c’est très important. » Comme les dix-sept autres élèves de cette promotion, Astrid a reçu son diplôme de médiateur. En cas de réussite, l’expérience se poursuivra dès la rentrée et de nouvelles recrues seront formées en septembre afin de pérenniser le système. Un élève médiateur le reste jusqu’à la fin de sa présence au collège sauf s’il souhaite démissionner. » (Extrait de lavoixdunord.fr du 24/04/2017)

En savoir plus sur http://www.lavoixdunord.fr/152664/article/2017-04-24/au-college-cassin-des-eleves-mediateurs-pour-desamorcer-les-conflits

Suisse : 5ème étape du Tour de Romandie des Travailleurs sociaux/Travailleuses sociales scolaires à Sierre le 5/5/2017


 

Travail social en milieu scolaire

« La journée est organisée par le groupe de coordination romand du Travail social scolaire (TSS), en collaboration avec la HETS Sierre et AvenirSocial

Vendredi 5 mai 2017

de 9h3​0 à 16h00

HES-SO Valais-Wallis Sierre

Objectifs

La journée permet un échange au niveau romand entre les différents acteurs de l’école. La complémentarité des rôles, des fonctions et des champs d’intervention seront au cœur des ateliers et des présentations. Quelles collaborations entre les professionnels de l’enseignement et du travail social en milieu scolaire ?

Public :

La journée s’adresse aux professionnels du travail social en milieu scolaire et aux professionnels de l’enseignement, ainsi qu’à toute personne œuvrant sur le terrain de l’école. Les étudiants et toutes les personnes intéressées par la thématique sont également les bienvenues.

La participation est gratuite. Une inscription par le formulaire suivant est souhaitée jusqu’au 30 avril. En cas de questions ou de problèmes techniques, veuillez-vous adresser à Loïse Pignat​ (loise.pignat@hevs.ch), assistante à la HETS à Sierre, qui gère l’administration de la journée. (Extrait hevs.ch)

Programme et inscription sur https://www.hevs.ch/fr/hautes-ecoles/haute-ecole-de-travail-social/travail-social/events/5eme-etape-du-tour-de-romandie-des-travailleurs-sociaux-travailleuses-sociales-scolaires-14623

Médiation scolaire : Des élèves médiateurs à l’école de Lyon 9ème pour désamorcer les conflits


Un diplôme tout neuf pour de nouvelles responsabilités. Les élèves-médiateurs sont ici entourés de leur enseignante, Virginie Barriet, et d’Abel Gago, adjoint à l’Éducation.   Photo Dominique GOURAT

« Réguler les conflits dans la cour de récréation. C’est l’action éducative et innovante menée par Virginie Barriet, professeur des écoles en pédagogie Freinet, auprès de ses élèves de CE2-CM1, à l’école de la Gare d’eau. « Cette formation ritualise le déchargement de l’émotion », souligne-t-elle.

Volontaires pour suivre une formation de médiateurs en dehors du temps scolaire, Iyéléna, Milhan, Léonie et leurs camarades ont appris à travers des sketches à chercher ensemble une conciliation, construite à partir de “messages clairs”.

Écouter l’autre, ne pas se bagarrer ni s’insulter, dire la vérité et faire preuve de bonne volonté : telles sont les clés utilisées par ces élèves-médiateurs afin d’aider leurs camarades lorsque naît un conflit. Leur efficacité a déjà été prouvée à l’école de la Gare d’eau, où parents et enseignants constatent une réelle amélioration des relations entre enfants à l’école, et également au sein de la famille.

Jeudi dernier, ces élèves étaient entourés de leurs parents pour recevoir leur diplôme de façon très solennelle, en présence d’Abel Gago, adjoint à l’Éducation. » (Extrait de leprogres.fr du 4/04/2017)

En savoir plus sur http://www.leprogres.fr/lyon/2017/04/04/des-eleves-mediateurs-a-l-ecole-pour-desamorcer-les-conflits-ca-marche

Education : le Collège National d’Audioprothèse conteste les modalités de création d’une nouvelle formation à l’université de Rouen auprès du Médiateur de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur


« A la surprise générale, l’arrêté qui fixe le nombre d’étudiants en audioprothèse pour la rentrée 2017prévoit l’ouverture de 30 places à l’université de Rouen, qui accueillerait ainsi la 8ème école d’audioprothèse. Le Collège national conteste les modalités de création de cette nouvelle formation.

Chaque ouverture d’une nouvelle école d’audioprothèse doit faire l’objet d’une habilitation donnée par les ministères de l’Education nationale et de la Santé, qui se prononcent sur la base d’un dossier détaillé remis par l’université. Celui-ci doit notamment mentionner les lieux où seront effectués les stages, en services hospitaliers et en centres audio. « L’agrément pour les maîtres de stage doit être validé par une commission comptant un représentant du Collège et un représentant du syndicat. Or, ni l’un ni l’autre n’ont été informé de ce projet. La liste des terrains de stage qui a dû être intégrée au dossier d’habilitation est selon nous une liste fantôme », nous a expliqué François Le Her, secrétaire général du CNA.

Le Collège a ainsi décidé de lancer un recours auprès du médiateur de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur : « Il examinera dans un premier temps nos contestations pour avoir les réponses à nos interrogations. Le médiateur peut récupérer le dossier d’habilitation et questionner l’université », déclare François Le Her. Outre le sujet des terrains de stage, le CNA souhaiterait connaître les responsables des unités d’enseignement d’audiologie et d’audioprothèse, qui doivent être eux aussi mentionnés dans le dossier d’habilitation. » (Extrait de ouiemagazine du 14/04/2017)

En savoir plus sur http://www.ouiemagazine.net/2017/04/14/nouvelle-ecole-a-rouen-cna-va-engager-recours-contre-lhabilitation-de-luniversite/

Médiation scolaire : un autre regard sur les conflits au Collège Le Goffic de Lannion (22)


Ouest-France, toute l’actualité locale et internationale

« Pour régler les petits conflits entre élèves, l’établissement a mis en place une médiation par les pairs. Pas d’adultes dans la salle : seuls des élèves volontaires accompagnent la discussion.

Nathan* attend dans le couloir. Le collégien est invité à une médiation, pour régler un conflit avec un autre de ses camarades. Autour de la table, dans une salle entièrement réservée au dispositif, pas d’adulte, mais trois médiateurs, du même âge que lui.

Ces derniers, également élèves au collège, encadrent la discussion : « Ils ne sont ni juges ni arbitres de la situation, explique Olivier Guillaume, conseiller principal d’éducation (CPE) au collège Charles Le Goffic. Ils aident les élèves en situation de conflit à exprimer leur ressenti. » Aux côtés de Nathan, le camarade avec qui il connaît quelques difficultés : par la discussion, ils devront tous deux trouver une solution à leur problème.

Petites bisbilles

Au collège, ce type de rendez-vous est organisé deux fois par semaine : le mardi et le jeudi, à 12 h 45. Démarrée le 7 mars, la médiation par les pairs est un dispositif novateur, porté et encadré par une vingtaine d’adultes de l’établissement : « Il y a des enseignants, du personnel de vie scolaire, du personnel administratif et des agents de service du conseil départemental », liste le CPE.

Le but : prévenir et régler les « petits conflits », comme les bousculades, les moqueries, les insultes, ou encore les disputes par la discussion et l’écoute. « Ce sont des éléments qui paraissent bêtes et anodins, mais nous nous apercevons que les gros conflits que nous gérons viennent de petites bricoles », complète Olivier Guillaume. Dans ce schéma, les adultes n’interviennent pas directement : des élèves volontaires prennent alors le costume de médiateur.

*Nom d’emprunt. (Extrait de ouest-france.fr du 08/04/2017)

En savoir plus sur http://www.ouest-france.fr/bretagne/lannion-22300/lannion-college-le-goffic-un-autre-regard-sur-les-conflits-4914100