Mémoire : « LA MEDIATION PAR LES PAIRS AU SEIN D’UNE ECOLE SECONDAIRE EN BELGIQUE : Un processus à la fois curatif et préventif de gestion des conflits dans l’école », VILLEFRANCHE Emilie, Mémoire de Master 2 Justice Procès Procédure parcours Médiation, Année universitaire 2016-2017, Faculté de Droit et Science Politique, Université Lyon II, 87 p.


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INTRODUCTION

La violence est une notion des plus obscures. Il me semble assez judicieux de dire qu’elle « est ce qui m’arrive et que je perçois comme telle »1. Chacun ne perçoit pas la violence de la même manière, on parle même des « violences » au pluriel.

Le monde scolaire n’échappe pas à cette perception. En effet, la violence à l’école est un concept difficilement mesurable car les indicateurs que l’on peut utiliser sont multiples2: cela peut être les sanctions disciplinaires prononcées (colles, avertissements, renvois…), les infractions pénales (problèmes de stupéfiants, atteintes aux biens, racket…), les incivilités (nuisances, bousculades…). C’est une notion d’autant plus complexe qu’elle est empreinte de subjectivité : un élève peut être traumatisé par un regard mais voir la bagarre comme un jeu ; un chef d’établissement peut ne pas déclarer certains incidents afin de ne pas « noircir » l’image de son école…

Ainsi, même si la violence est difficilement définissable, elle est toujours constatée dans les établissements scolaires, à plus ou moins grande échelle, et est le facteur majeur des souffrances vécues par l’adulte de la communauté éducative ou l’élève. La violence fait peur car elle est synonyme de menace contre l’ordre établi, transgressant les règles élémentaires de la vie en société3. Elle est d’autant plus terrifiante qu’elle fait partie intégrante de notre nature humaine et de nos pulsions.

C’est dans ce contexte qu’intervient la thématique de gestion des conflits. Le conflit peut se définir comme une « violente opposition de sentiments, d’opinions, d’intérêts »4 : il est synonyme d’opposition, d’antagonisme, de lutte, de discorde. Le lien entre violence et conflit est d’autant plus exacerbé que les conflits sont extrêmement diversifiés : structurels, de valeurs, relationnels… Ils sont finalement inhérents à toute vie sociale et en permettent la régulation5. Face à cette diversité impliquant nombre de souffrances, chacun adopte sa propre manière de gérer les conflits : on peut le fuir ou ne pas y répondre ; on peut le régler par soi-même ou avec un pair ; on peut le reporter à son supérieur… ou faire appel à un tiers.

La médiation intervient en ce sens et ne cesse de se développer. Elle nous est tous familière car elle se pratique au quotidien. Cette « médiation des différences »6 inclut un tiers (entourage, collègues, amis, famille…) qui nous permet souvent de créer des liens alors inexistants, recréer des liens distendus, pour construire le lien social ou en combler les déficits. Pourtant, la médiation existe également sous un registre plus ciblé, celui des conflits (médiation des

1 Debarbieux, E. La violence dans la classe. ESF Editeur (Paris), coll. Sciences de l’Education, 1990, p.22.

2 Bonafé-Schmitt, J-P. La médiation scolaire par les élèves. ESF Editeur (Paris), coll. Actions Sociales / Confrontations, 2000, p.58.

3 Debarbieux, E. La violence en milieu scolaire. ESF Editeur (Paris), 1999, p.19.

4 Dictionnaire de français Larousse. Définitions : conflit [en ligne]. Disponible sur : http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/conflit/18127 (consulté le 13/06/2017).

5 Reynaud, J-D. Conflit et régulation sociale : esquisse d’une théorie de la régulation conjointe. In « Revue française de sociologie », vol. 20, n°2, 1979, p. 367-376.

6 Guillaume-Hofnung, M. La médiation. Puf (Paris), coll. Que sais-je ?, 2015, p. 68.

 

(Extrait du mémoire)

Mémoire à consulter https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie?Op=dC

Mémoire : « L’implantation de la médiation scolaire au primaire au Québec. Une étude de cas », Jennifer Grenier, Université Laval, Maîtrise en sociologie, 2016, 109p.


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Résumé
La médiation scolaire fait partie des dispositifs créés afin de répondre – adéquatement ou pas – à la tendance actuelle à la dénonciation de la « violence en milieu scolaire », phénomène qui exprime à lui seul une facette de la crise de nos systèmes de régulation sociale. Sorte de solution prodige à la sur-visibilité des tensions quotidiennes identifiables en milieux éducatifs, la médiation scolaire pose de nombreuses questions, traditionnellement réduites à celles de la conciliation de la fonction régulatrice de la médiation avec le statut d’enfant ou de jeune dans un établissement scolaire, ou encore à celle, plus simple, des bénéfices qui peuvent découler de la pratique de médiation au regard de la relation éducative.
Une recherche qualitative exploratoire, débutée en 2013, a investigué la question de l’originalité de tels dispositifs à l’égard des contraintes pratiques posées par le devoir de réponse à la « violence » imposé désormais aux établissements scolaires. Pour ce faire, des entrevues semi-dirigées ont été réalisées dans une dizaine d’écoles primaires du Québec, écoles qui bénéficient pourtant, préalablement, d’une culture propice à la prise en charge et à l’appropriation de tels programmes de médiation. Ciblés sur les orientations prises par différents acteurs occupés à implanter des projets de médiation dans leurs milieux respectifs, les résultats de cette recherche permettront d’ouvrir la discussion sur les concepts de culture (par le fait même, de contre-culture) et d’empowerment propres à ces milieux, et évoqueront les limites qui se posent à cet égard aux intervenants sociaux et aux professionnels du monde scolaire.

Mots clés : Médiation, implantation, culture, adhérence, empowerment.

Mémoire à consulter sur https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie?Op=dC

Emploi : AGENT DE MEDIATION DE PROXIMITE ET SCOLAIRE (H/F) 38 – ECHIROLLES –


Logo Pôle emploi

« Assurer présence en prévention / médiation sociale auprès des habitants. Cette mission de proximité se déroulera sur l ensemble des deux secteurs centre- sud et ouest dans les espaces, les structures, et les équipements publics avec une mission particulière sur les sorties scolaire et les transports scolaire du collège de secteur . Assurer une présence médiation dans le transport scolaires Village 2 / Collèges Pablo Picasso et accompagner les temps d entrées / sortie des élèves, en lien avec les agents de médiation des secteurs , Assurer une Veille éducative , préventive et technique. Observation de terrain. Établissement de document de travail ( note, bilan d activité) Participation aux réunion dans le cadre du service et de la direction ( DJIP) Présence dans les équipements , les espaces , et transports publics. Permanence d’accueil ( sur secteur ou au service)

PROFIL SOUHAITÉ

Expérience

  • 6 mois – social et/ou accompagnementCette expérience est indispensable

Savoirs et savoir-faire

  • discrétion -rigueur – réactivitéCette compétence est indispensable
  • force de propositionCette compétence est indispensable
  • respect des procédures – bon relationnelCette compétence est indispensable
  • Accueillir les personnes
  • Analyser la situation et les besoins de la personne
  • Organisation du système sanitaire et social
  • Organiser les modalités d’intervention de médiation sociale (lieux, stratégie d’action, consignes, …)
  • Veiller sur l’environnement de la zone d’affectation (quartiers, lignes de bus, centres commerciaux, sorties d’école, …)

Savoir-être professionnels

  • Capacité d’adaptation
  • Travail en équipe
  • Sens de la communication

Formation

  • Bac ou équivalent Médiation socioculturelle – BAFD / BPJEPS/CAP agent de médiationCette formation est indispensable

Permis

  • B – Véhicule léger ExigéCe permis est indispensable

Contrat à durée déterminée – 12 Mois 

Durée du travail 35H – Horaires normaux

Salaire : Mensuel de 1521,22 Euros sur 12 mois  (Extrait de pole-emploi.fr/ du 27/08/2019)

En savoir plus sur https://candidat.pole-emploi.fr/offres/recherche/detail/092LRGM

Québec : La Clinique de médiation de la Faculté de droit de l’Université de Montréal (CMUM) est fière d’entamer sa quatrième année d’existence.


« La Clinique de médiation de la Faculté de droit de l’Université de Montréal (CMUM) est fière d’entamer sa quatrième année d’existence. Depuis sa genèse, non seulement la CMUM offre des services de médiation à une population diversifiée, elle agit aussi comme vecteur d’éducation et de recherche. En formant ses étudiants à travers six volets d’activités, elle pave la voie à un plus grand apprentissage des modes de PRD pour la génération de juristes à venir.

Pour donner suite à trois années d’accomplissements, c’est avec beaucoup de fébrilité que la CMUM présente son premier rapport d’activités ! En effet, ce rapport fait le portrait détaillé des activités de la Clinique et présente aussi quelques perspectives de développement, de consolidation et de pérennisation de l’organisation telles que conçues par Me Hélène de Kovachich (directrice, fondatrice, j.a.t.a.q) et par ses nombreux collaborateurs.

(…)

Le 5 septembre, la Clinique organise son cocktail annuel de la rentrée 2019-2020 au salon François-Chevrette. Cet évènement sera ouvert aux médiateurs-bénévoles, aux partenaires et aux étudiants ayant contribués de manière active à l’épanouissement de la CMUM. De plus, les nouveaux étudiants qui désirent se joindre à la CMUM sont cordialement invités à cette soirée. Si vous désirez vous joindre à la CMUM, écrivez-nous au cliniquemediationudem@gmail.com ou passez nous voir à la semaine de recrutement !

La Clinique est fière d’annoncer la mise en place de nouveaux concours de médiation. Quelques étudiants volontaires auront la chance de participer à un concours québécois de médiation-arbitrage et à un concours intra-facultaire en médiation familiale. Pour les étudiants, ces compétitions permettront un meilleur aperçu de la médiation sous son aspect pratique.

L’année 2018-2019 a vu la mise sur pied d’un réseau de cliniques de médiation universitaires initiée par la CMUM. Ce réseau a la vocation de lier des institutions provenant du Canada, de l’Union Européenne, de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA) et de l’Asie. Dans la mouvance de ce nouveau projet, plusieurs universités ont mis en place leur propre clinique de médiation inspirée, entre autres, du modèle de la CMUM. Nous leur souhaitons grand succès! » (Extrait de droit.umontreal.ca 27/08/2019)

En savoir plus sur https://droit.umontreal.ca/faculte/communications/nouvelles/nouvelle/news/detail/News/la-cmum-se-prepare-pour-la-rentree/

Rapport d’activité à consulter sur https://cliniquemediation.openum.ca/files/sites/133/2019/08/CMUM-Rapport-2016-19.pdf

La médiation par les pairs ou comment éviter les conflits dans les classes du Puy-de-Dôme


« Eduquer les élèves, petits et grands, à la résolution des conflits pour éviter qu’à la longue les choses ne dégénèrent, c’est tout l’objet de la médiation par les pairs. Une méthode qui fait ses preuves avec l’Aroéven et que l’Ensemble scolaire Sainte-Anne d’Orcines a expérimenté.

L’Aroéven propose depuis 2012 aux établissements de l’académie une formation à la « médiation par les pairs ». L’objectif est de permettre à des élèves qui sont en conflit de renouer la relation pour un climat apaisé dans l’établissement.

Une vingtaine d’écoles et de collèges

Une vingtaine d’écoles et de collèges ont déjà franchi le pas. Les résultats étant là et le bouche-à-oreille fonctionnant bien, l’Aroéven a reçu une dizaine de demandes pour cette nouvelle année scolaire.

À Orcines, l’école et le collège Sainte-Anne travaillent sur le climat scolaire et la bienveillance. En mai, dix-huit élèves ont été formés à la médiation par les pairs par l’Aroéven.

« Il s’agit d’éduquer les jeunes à la résolution des conflits », explique Delphine Durand qui pilote ce programme.

« Nous commençons par informer puis former les adultes de l’établissement (enseignants, secrétaires, CPE…). Puis, ils recrutent les jeunes qui veulent devenir médiateurs et nous les formons.

Les élèves en conflit doivent choisir de faire appel à la médiation

Ce ne sera pas le cas d’un problème de harcèlement par exemple car trop grave à traiter. Ensuite les jeunes médiateurs vont suivre un protocole et inviter leurs camarades à relater les faits, à exprimer leur ressenti, à écouter l’autre et à rechercher des pistes pour renouer le dialogue. Il ne s’agit pas de dire qui a tort ou raison ».

En mai, l’ensemble scolaire Sainte-Anne à Orcines a sollicité l’Aroéven pour former 18 médiateurs dans le primaire et au collège, tous volontaires.

« Nous travaillons depuis longtemps sur le climat scolaire et la bienveillance. Depuis que j’exerce, j’ai remarqué que le téléphone portable et les réseaux sociaux ont abîmé le climat scolaire et je pense que cette médiation par les pairs peut permettre de résoudre un certain nombre de conflits. Nous avons pu mettre à profit cette formation très rapidement à la demande de deux élèves et ce sont des élèves de 3e qui ont mené la médiation avec succès », explique Agnès Nollevalle. Elle réfléchit d’ailleurs à proposer quelque chose de semblable aux parents d’élèves pour les accompagner dans la résolution des conflits au sein des fratries par exemple.  » – Géraldine Messina – (Extrait de lamontagne.fr du 

En savoir plus sur https://www.lamontagne.fr/clermont-ferrand-63000/actualites/la-mediation-par-les-pairs-ou-comment-eviter-les-conflits-dans-les-classes-du-puy-de-dome_13624770/

Médiation scolaire : Un protocole de prise en charge dans le harcèlement scolaire est annoncé par le Ministre Blanquer


Le Parisien

« Que fait l’institution concrètement ?

La priorité est de continuer à former les professeurs et les personnels, à repérer et agir dès que des faits se font jour. Nous avons adopté le 3 juin une série de dix nouvelles mesures, qui prévoient entre autres de développer les techniques de médiation entre pairs et de systématiser la formation des élèves sur la prévention du harcèlement. Nous avons aussi prévu d’augmenter les plages horaires du numéro « net écoute », 0800 200 000, dédié aux questions de cyberharcèlement. » (Extait de msn.com/fr du 2/07/2019)

En savoir plus sur https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/harc%c3%a8lement-scolaire-%c2%abun-protocole-de-prise-en-charge-est-obligatoire%c2%bb-annonce-blanquer/ar-AADL8Sj

RAPPORT 2018 DE LA MÉDIATRICE DE L’EDUCATION NATIONALE


« Le nombre des saisines continue de progresser

Dans ce contexte général, le nombre de saisines n’a cessé de croître : il a doublé depuis
10 ans.
Plus de 14 500 saisines ont été traitées en 2018 par le réseau des médiateurs – si l’on
compte les 1 192 saisines restées en attente l’année précédente –, ce qui bien sûr reste
modeste en regard des effectifs concernés, Mais qui représente une augmentation de 4 %
sur un an. Depuis quelques années, le rythme d’évolution des demandes s’est stabilisé
autour de 4 à 5 % par an.
Le délai de règlement des saisines que le médiateur a clôturées est inférieur ou égal
à 3 mois dans 90 % des cas, et inférieur à un mois dans 71 % des cas, ce qui constitue
un réel sujet de satisfaction.
Lorsque le médiateur a décidé d’appuyer une réclamation en intervenant auprès
de l’administration, il obtient un succès partiel ou total dans 76% des cas.

Un pourcentage élevé de saisines (30 %) ne sont pas à proprement parler des réclamations
Mais plutôt des demandes d’information et de conseil. Cette situation se reproduit
chaque année depuis la création de la médiation. Elle traduit à n’en pas douter un besoin
et un manque au sein du système. Même si le traitement de ces demandes n’est pas
au cœur de leur mission, les médiateurs considèrent que leur rôle est aussi d’apporter
une première réponse ou un premier conseil à des personnes désorientées, de les guider
vers le service compétent voire de les éclairer sur les procédures à suivre et de les alerter, le cas échéant, sur les délais à respecter. La dimension sociale de la médiation demeure, à ce titre, très importante pour le système éducatif.

La répartition des saisines reste relativement stable : la part des usagers de l’éducation
nationale et de l’enseignement supérieur (élèves, étudiants, parents) représente plus
des trois quarts des réclamations traitées par les médiateurs. Ce taux augmente
cependant un peu chaque année : il est de 76 % du total en 2018 (contre 71 % en 2014).
Les saisines émanant des personnels constituent 24 % des saisines (contre 29 % en 2014).
Parmi les usagers, ceux de l’enseignement supérieur représentent 28% des saisines.
L’augmentation qui avait été constatée les années précédentes semble se tasser.
Elle est liée principalement aux questions financières, relatives aux demandes de bourses et aux droits d’inscription ou de scolarité (voir l’encadré dans la première partie du rapport p. 31).

La médiation est chaque année mieux connue du public – même si la dispersion
des saisines, du point de vue de leur nature, montre qu’elle n’est pas toujours
correctement appréhendée par les requérants et que l’effort de communication entrepris
doit être poursuivi. En 2000, un an après sa création, elle touchait surtout les personnels,
les saisines des usagers ne représentant alors que 31 % du total.

Les saisines présentées par les personnels sont restées au même niveau que l’an dernier,
avec environ 3 000 demandes, alors que 2017 avait marqué une augmentation sensible
par rapport aux années précédentes. On peut noter toutefois une augmentation
importante du nombre de requêtes provenant d’enseignants du premier degré public.
Les domaines de réclamations les plus fréquents des personnels sont liés aux questions
financières (21 %) ; elles sont passées cette année devant les questions relatives
aux mutations-affectations (20 %). Elles concernent aussi des difficultés liées
au déroulement de carrière ou à des questions statutaires (notation, bonifications,
congé formation, cessation progressive d’activité) qui représentent elles-mêmes 19 %
des saisines. Ces dernières ont fortement augmenté en 2018 (+ 39 %). Les questions tenantà la protection sociale représentent une source de saisines plus faible (6 %) Mais elles sont en forte augmentation (+ 79 % en cinq ans).

Concernant les usagers, les domaines les plus importants sont les questions liées
au parcours scolaire : affectations, inscriptions, orientation (carte scolaire dans le premier et le second degré, affectation post-bac dans le supérieur) qui représentent
33 % des saisines. Les questions de vie scolaire et universitaire constituent 26 %
des réclamations et sont en constante augmentation (elles ont doublé en cinq ans).
Les examens sont un sujet de contestations non négligeable, avec 18 % du total
des réclamations (notes, résultats, aménagements d’épreuves pour les candidats
en situation de handicap, équivalences de diplômes, etc.). Enfin les questions financières
et sociales atteignent 15 % et portent principalement sur les bourses et les frais
de scolarité.

On note donc, comme l’an dernier, une augmentation significative de saisines
dans le domaine de la vie scolaire ou universitaire (discipline, conflits relationnels,
violences et harcèlement à l’école), qui ont doublé en cinq ans et font parfois l’objet
de fortes tensions avec les familles.

Sans en tirer trop rapidement de conclusions, la médiatrice reste vigilante sur cette
évolution ; elle s’est rapprochée pour cela d’autres instances pour voir plus en détails
si ces chiffres convergent avec les observations ressortant d’autres enquêtes
menées par l’administration (enquêtes « Climat scolaire », « De victimation », « Faits
établissements », etc.). Sa conviction est que la culture de la médiation, en s’appuyant
sur des relais locaux, doit pouvoir redescendre, par le biais de la formation, jusque
dans les classes, qui sont le premier lieu où se construisent et s’éprouvent en pratique
les valeurs de démocratie et de citoyenneté. En ce sens, la médiation revêt une double
dimension, préventive et curative, et devrait pouvoir intervenir en amont, aussi bien
qu’en aval des conflits.

L’esprit de médiation, fondé sur la capacité de l’être humain à entendre et à comprendre
le point de vue de l’autre, à l’accepter dans sa différence et à le respecter, doit
se développer à travers les enseignements et la relation pédagogique que le maître sait
instaurer avec ses élèves, au moins autant que par un ensemble de mesures éducatives.
À cet égard, le développement de la médiation par les pairs dans les établissements
scolaires est fortement encouragée par la médiatrice. Il s’agit en effet d’un processus
structuré, auquel sont formées des équipes, qui se fonde sur la capacité d’empathie,
d’écoute et de jugement que les enfants possèdent dès le plus jeune âge et qu’il faut savoir stimuler. Cela constitue pour elle une piste importante de travail pour les années à venir. » (Extrait du rapport-du-mediateur-2018-)

Rapport à consulter sur https://clubdesmediateurs.fr/wp-content/uploads/2019/06/rapport-du-mediateur-2018-hd_education-nationale.pdf