Suisse : « Le voisin, cet inconnu qu’on adore détester » par Viviane Menétrey (MigrosMagazine, 3/11/2017)


voisins

« Entre voisins, moins on s’entend, plus on s’entend.» Le slogan de la campagne lancée dans le canton de Genève au sujet des nuisances sonores entre voisins en dit long. Un bon voisin est un voisin discret. Mais pas seulement. A lire les résultats de l’enquête menée auprès d’un millier de personnes et publiée le mois dernier par Comparis.ch, le bruit n’est pas seul en cause lors des conflits de voisinage. La froideur et l’antipathie arrivent en deuxième place, suivies de près par l’absence de savoir-vivre autour de la buanderie. Des zones sensibles, qui irritent de nombreux résidents. Mais les voisins incriminés sont-ils même au courant de ce qui leur est reproché? Pas sûr.

Selon l’étude, un tiers des mécontents leur demande «gentiment» de changer de comportement, tandis qu’un quart se tait. A ce jeu-là, les Suisses alémaniques sont les champions (28% n’entreprennent rien contre 15% des Tessinois). Quant au reste, la moitié écrit au bailleur ou porte l’affaire devant la justice. C’est là tout le problème, estime Philippe Beck qui a contribué dans les années huitante à lancer l’Association vaudoise pour la médiation de voisinage qu’il préside aujourd’hui (lire entretien ci-contre). «Les gens ne recourent pas assez souvent à la médiation alors que, dans de nombreux cas, les conflits pourraient être résolus par une simple discussion.» Dommage. Car c’est sûr, le voisin, cet inconnu que l’on croise si souvent dans l’anonymat des couloirs de son immeuble ou dans son allée de villas sans prendre le temps de le saluer, n’a pas fini de faire parler de lui.

«Les problèmes de voisinage sont une pure conséquence de notre société individualiste»

Philippe Beck, président de l’Association vaudoise pour la médiation de voisinage (AsMéd-VD)

Deux tiers des Suisses disent être énervés par leur voisin. Cela vous étonne?

En soi, cela ne m’étonne pas beaucoup, car être agacé fait partie de la vie. Si on demandait aux gens: «Qui est parfois énervé par son conjoint?», 99% répondraient sans doute par l’affirmative. Ce qui est alarmant, c’est la proportion des disputes non résolues par une simple discussion, de gens qui finissent par déménager ou dont l’action aboutit en justice. Car contrairement à d’autres types de conflits, tels les conflits familiaux, il y a moins d’enjeux qui poussent à résoudre les querelles de voisinage.

Nous sommes donc tôt ou tard amenés à haïr notre voisin?

Disons que nous sommes tous tôt ou tard amenés à dire certaines choses qui nous déplaisent à notre voisin. Pour moi, les conflits font partie de la vie et ces agacements sont naturels. La question qui se pose et de savoir si l’on a suffisamment de calme intérieur pour relativiser ou si l’on connaît suffisamment ses voisins pour pouvoir même sourire de ce qui au départ nous irritait.

Ne serait-ce pas aux propriétaires ou aux gérances d’intervenir davantage?

Les gérances et les propriétaires font de leur mieux, mais sont souvent impuissants, car leur rôle n’est pas de faire de la médiation. Il manque aujourd’hui aux gens une capacité de dialogue, celle qui créait autrefois des liens dans les villages, et qui permet d’éviter l’anonymat des immeubles. Evidemment que si vous ne vous saluez pas entre voisins lorsque tout va bien, il sera difficile d’établir un contact constructif lorsqu’un motif de discorde se fera jour. Alors n’attendez pas d’être en colère pour parler à votre voisin. Et si vous n’arrivez pas à vous maîtriser, recourez à un médiateur. Ce sera moins cher que des frais de justice et sans doute plus vite résolu.

Pourtant, un quart des voisins irrités ne dit rien. Les Suisses sont trop frileux?

Je ne sais pas si c’est une particularité helvétique, mais en effet, nous sommes assez forts pour ne pas dire les choses. C’est sans doute une question d’éducation et de culture.

Parmi les griefs, le bruit arrive en tête, suivi de la froideur et de l’antipathie. Est-ce toujours justifié?

Les motifs d’agacement ont toujours existé et la vraie question est: «Arrive-­t-on à se calmer et à faire preuve de tolérance?» Selon moi, l’intolérance est le résultat d’un stress ambiant qui englobe aussi bien les conditions de travail que la vie privée, et qui fait que l’on ne supporte plus l’autre. Quant à la froideur des voisins comme cause de conflit, cela me paraît discutable. Il pourrait tout aussi bien s’agir d’une conséquence. Car qu’est-ce qui vous fait dire que vos voisins sont inamicaux et que vous êtes amical? Peut-être y a-t-il eu un petit agacement non formulé qui fait que l’on se salue désormais du bout des lèvres, ou une maladresse… D’où l’importance du dialogue.

Etre un bon voisin, ça s’apprend?

Oui, à mon sens cela participe d’un apprentissage plus large qui doit intervenir dès l’école primaire, à savoir apprendre à résoudre nos conflits de manière non violente. A comprendre que pour gagner, il n’est pas nécessaire de faire perdre l’autre. Il s’agit au fond de se demander si ce que l’on fait dérange, comme de se dire: «Puis-je jouer du piano à l’heure de la sieste des enfants des voisins?» Cela relève du simple souci de l’autre, et c’est sans doute ce qui manque à notre époque où chacun est centré sur soi.

C’est donc davantage un problème de société que de voisinage?

Exactement, selon moi, les problèmes de voisinage sont une pure conséquence de notre société individualiste.  MM

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Emploi : Médiateur(trice) à Koekelberg (Belgique)


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Médiateur de conflits

MISSIONS :
• Vous apportez une aide à la gestion des conflits interpersonnels des habitants de la commune et/ou des groupes d’habitants de la commune ;
• Vous accompagnez les personnes dans un processus volontaire de résolution des conflits, de promotion ou de rétablissement du lien social, de prévention ou de règlements de différends ;
• Vous intervenez en tant que tiers neutre et accompagnez le processus de médiation en vous fondant sur une communication éthique afin de permettre le dialogue entre les personnes et la recherche de solutions qui prennent en compte les besoins et intérêts de chacun ;
• Vous travaillez et gérez les dossiers de médiation sur base d’une méthodologie clairement établie afin de favoriser au maximum la rencontre entre les personnes que ce soit dans votre bureau de médiation ou à l’extérieur (parcs, places, sites de logements sociaux, le cas échéant à domicile) ;
• Vous travaillez en synergie avec les autres acteurs de la prévention des conflits en lien avec les espaces publics (travailleurs sociaux de rue, gardiens de la paix) ou d’ordre privé (bureau d’aide aux victimes) et initiez des actions sur base des renseignements de terrain ;
• Vous collaborez avec les services de police et les instances judiciaires dans le cadre de dossiers de médiation ;
• Vous tenez à jour vos dossiers de médiation et établissez des statistiques et des bilans relatifs aux actions menées dans le cadre de la rédaction des rapports d’activités à destination des autorités (communales, subsidiantes) ;
• Vous assurez le suivi du processus de médiation et vous chargez de la rédaction de courriers, de conclusions de la médiation, de PV de réunions,… ;
• Vous travaillez en étroite collaboration avec le fonctionnaire de prévention et apportez un soutien à l’équipe de coordination en développant des initiatives de nature à renforcer les liens ou à favoriser l’installation de nouvelles dynamiques individuelles et/ou collectives.
• En tant qu’agent attaché (ou assistant du) au fonctionnaire de prévention, vous coordonnez et managez en son absence ou à sa demande les équipes de travailleurs placés sous votre responsabilité, veillez au suivi efficace des dossiers de demandes du public, favorisez la transversalité des actions entreprises et le développement des synergies entre les différents services et assistez aux réunions de service internes et externes. Enfin, vous contribuez à la rédaction des rapports à destination des différentes autorités subsidiantes et représentez le service de prévention à certaines occasions.


Profil recherché, Compétences, Formations, Expérience

• Etre titulaire d’un master dans le domaine des sciences sociales, humaines et/ou juridiques.
• Une formation en médiation et/ou une expérience professionnelle dans le domaine de la médiation constitue(nt) un atout.
• une expérience dans le domaine du management d’équipe constitue un atout.
• Détenteur du brevet linguistique de seconde langue écrit et oral organisé par le SELOR ou être disposé à l’obtenir.

Compétences générales et techniques (savoir-faire) :

• Bonnes connaissances et compétences dans le domaine de la gestion des conflits ;
• Bonnes connaissances des dispositifs locaux de prévention ;
• Connaissances élémentaires en droit civil, pénal et familial, dans les secteurs de l’environnement, de l’urbanisme et du règlement général de police ;
• Bonnes capacités d’observation et d’analyse ;
• Très bonnes compétences rédactionnelles, orthographiques et capacité à s’exprimer facilement oralement ;
• Maîtrise de l’outil informatique ;
• Capacité à s’intégrer dans une équipe multidisciplinaire et de nouer des collaborations au sein de celle-ci ;
• Capacité à négocier et à rechercher une solution dans le respect des intérêts de chacun ;
• Savoir animer des actions de prévention et de promotion d’une communication positive ;
• Savoir se remettre en question en confrontant ses pratiques professionnelles à de nouvelles situations et/ou connaissances.

Compétences spécifiques :

• Pouvoir travailler dans l’urgence et/ou face à des situations imprévues ;
• Disponible pour travailler sur les espaces publics en vue de mettre en place des stratégies de prévention ou de réduction des conflits/tensions ;
• Intérêt pour les enjeux sociétaux, locaux et régionaux ainsi que pour les politiques publiques.
• Capacité à manager des équipes en favorisant la bonne entente entre les différentes cellules du service de prévention et avec les autres services communaux.


Comment postuler

Envoyez votre cv et votre lettre de motivation à Madame Smets: jsmets@koekelberg.brussels

Date de clôture des candidatures : 15/09/17 (Extrait de pro.guidesocial du 25/08/2017)

En savoir plus sur http://pro.guidesocial.be/

Belgique : La médiation pour régler les conflits entre voisins


« Une branche qui dépasse, une haie trop haute ou des bruits qui dérangent…et c’est le drame. Un conflit entre voisins est vite arrivé. Dans certaines communes, des médiateurs travaillent dans le but de régler ces conflits à l’amiable. C’est le cas de Jean-Xavier Leroy, médiateur à Mons. Pour lui, lors d’un conflit entre voisins, le dialogue est essentiel. Mais pas seulement. « La médiation dépend de la bonne volonté des parties. Ce n’est pas une baguette magique. Si les gens s’y inscrivent en n’y croyant pas, ça n’aboutira pas. »

Chaque année, le service prévention de la ville de Mons traite environ 150 conflits de voisinage. La procédure est simple et peut être lancée unilatéralement. C’est ensuite le médiateur qui se charge de prendre contact avec l’autre partie afin de connaître son point de vue sur la question. « On n’est pas là pour monter les gens les uns contre les autres, on discute avec chaque partie pour essayer de comprendre d’où vient le problème« , explique Jean-Xavier Leroy. La médiation peut ensuite être directe ou indirecte. Soit les parties décident de passer uniquement par le médiateur, sans se rencontrer. Soit, elles préfèrent se rencontrer pour en discuter. « Ce que l’on constate, c’est que les fois où la rencontre a eu lieu, ça a été beaucoup plus efficace, on a trouvé des solutions qui durent plus longtemps. »

Des conflits de différentes natures

Les médiateurs peuvent intervenir dans plusieurs cas. Les conflits les plus courants sont les problèmes de plantations (les jardins mal entretenus, les arbres trop hauts) et les nuisances sonores. Parfois, les médiateurs font également face à des problèmes de comportements agressifs ou des insultes. Pour Jean-Xavier Leroy, c’est plutôt le résultat d’un conflit préexistant qui n’a pas été réglé et qui mène à une dispute. « On a parfois des gens qui viennent vers nous en nous disant que leur voisin les insulte, les harcèle. En creusant, on se rend compte que c’est lié à un autre problème qui est souvent oublié. »

Le service prévention à Mons se compose de trois médiateurs. Ils sont à la disposition des citoyens gratuitement, vous pouvez les joindre au 065/40.58.53 en cas de problème avec un voisin. -Mathilde Mettens  » (Extrait de rtbf.be du 14/07/2017)

En savoir plus sur https://www.rtbf.be/info/regions/detail_la-mediation-pour-regler-les-conflits-entre-voisins?id=9653579

Belgique : 14ème Carrefour de la Médiation à Namure : LA MEDIATION DANS LES QUARTIERS.


« Qu’est-ce que le Carrefour de la médiation? Le Carrefour de la Médiation est un collectif de bénévoles qui est ouvert à tous. Nous sommes un groupe de réflexion dont l’objet est d’unir tous ceux qui s’intéressent à la médiation dans un partage de valeurs et d’expériences. Carrefour de la médiation édite un « Carnet de la médiation » qui fait la synthèse des travaux du XIIIème Carrefour de la médiation sur la médiation scolaire

DATE ET LIEU : 09/05/2017 9h à 13h à Namur, Moulins de Beez, rue du moulin de Meuse 4  – RENSEIGNEMENT / CONTACT : pn@nexos.be DROIT D’INSCRIPTION : Inscrivez-vous maintenant sous le lien suivant http://tinyurl.com/z5hqcst

(Extrait de  la lettre d’information n°3– mai juin 2017 de l’UBMP)

Belgique : 14ème Carrefour de la médiation à Namur le 9 mai 2017 de 9 à 13h.


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14ème Carrefour de la Médiation : La médiation dans les quartiers

 

Poursuivant l’objectif de permettre à chacun d’apprendre de chacun par l’échange de pratiques professionnelles, nous vous invitons au 14ème Carrefour de la médiation à Namur ce mardi 9 mai 2017 de 9 à 13h.

A l’affiche : des médiateurs de quartier, des voisins qui racontent leur médiation et des ateliers interactifs. Une matinée ludique, pédagogique et participative. (Exrait de universitedepaix.org )

Programme et inscription sur http://www.universitedepaix.org/invitation-au-14e-carrefour-de-la-mediation

Suisse : « I ♥ mes voisins – le guide du bon voisinage » à Lausanne


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« MIEUX VIVRE ENSEMBLE Un peu de bon sens et quelques conseils peuvent-ils améliorer la qualité de vie de chacune et chacun d’entre nous? C’est le  pari du guide que vous tenez entre vos mains. Car nous le savons tous pour le vivre au quotidien: les relations que nous entretenons avec nos voisins, dans notre immeuble comme dans le quartier, sont essentielles. Un climat de confiance, des relations harmonieuses, un lien social fort sont toujours le gage d’un cadre de vie agréable.
C’est pourquoi la Ville de Lausanne, et en particulier le Service du logement et des gérances, a pris de nombreuses initiatives pour améliorer la cohésion sociale dans les quartiers: nouvelles maisons de quartier, Fête des voisins, contrats de quartier.
Le «Guide du bon voisinage» s’inscrit dans cette logique, celle du mieux vivre ensemble. Outre des règles de conduite par le biais de gestes simples, cette brochure, fruit d’une
collaboration avec le Bureau lausannois pour l’intégration des immigrés, prône des valeurs de respect, d’ouverture et de tolérance.
Elle regorge également de renseignements pratiques en cas de problème de logement, de voisinage ou de discrimination.
(…)

COUT ET DUREE D’UNE MEDIATION Bien qu’il n’existe aucune recommandation à ce sujet, le montant courant d’une médiation oscille entre 150 CHF et 300 CHF de l’heure. Il est généralement admis que la charge financière d’une médiation est assumée à parts égales par les deux parties. Les personnes ayant contracté une assurance juridique peuvent solliciter la prise en charge des coûts. La durée d’une médiation est variable et dépend directement de la complexité du cas. La plupart des médiations nécessitent entre deux et cinq séances et le taux de réussite se situe aux alentours de 70%.
ASSOCIATION vAUDOISE pOUR LA MÉDIATION DE vOISINAGE (ASMED-vD) Case postale 2, 1066 Epalinges, tél. 0848 844 948 info-vd@mediation-de-voisinage.ch, http://www.mediation-de-voisinage.ch  » (Extrait de .lausanne.ch )

En savoir plus sur http://www.lausanne.ch/lausanne-officielle/administration/sports-et-cohesion-sociale/secretariat-general-scs/bureau-lausannois-pour-les-immigres/a-propos-du-bli/publications-du-bli/i-love-mes-voisins-guide-du-bon-voisinage.html

Vidéo : Déroulement d’une médiation à AMELY à Lyon


La présentation du déroulement d’une médiation par deux médiateurs de l’association AMELY à Lyon

Capture6.PNGVidéo à consulter sur https://www.youtube.com/watch?v=qQsRJDmO_fI