Biélorussie : Macron propose une médiation de l’UE qui « inclut la Russie »


Le président Emmanuel Macron s'est exprimé sur la crise au Bélarus depuis le fort de Brégançon.

« Le président Emmanuel Macron a proposé jeudi soir une médiation européenne entre les différents acteurs de la crise au Bélarus, en liaison avec la Russie. « Un dialogue entre les autorités, l’opposition et la société civile est (…) indispensable, a déclaré le président français aux côtés de la chancelière allemande Angela Merkel. Nous souhaitons que ce dialogue puisse être mis en place par les Biélorusses eux-mêmes. »

Et d’ajouter : « Mais l’Union européenne se tient prête néanmoins à accompagner celui-ci, si notre rôle de médiation peut être utile et est souhaité par les Biélorusses, avec d’autres institutions, notamment l’OSCE, et incluant la Russie dans le dialogue exigeant ». Il a fait ses déclarations lors d’une conférence bilatérale, au fort de Brégançon, avec la chancelière allemande. » (Extrait de adepeche.fr du 20/08/2020)

En savoir plus sur https://www.ladepeche.fr/2020/08/20/bielorussie-macron-propose-une-mediation-de-lue-qui-inclut-la-russie-9027796.php

Mali : une médiation de la CEDEAO en cours dans la crise politique entre le président et l’opposition


« Une mission de la CEDEAO conduite par l’ancien président du Nigeria, Jonathan Goodluck, et composée de présidents de cours constitutionnelles est attendue ce mercredi à Bamako. Pendant ce temps, l’opposition continue de maintenir la pression et appelle à de nouvelles manifestations.

Dans le cadre de la facilitation du dialogue entre les parties prenantes à la crise politique que traverse actuellement le Mali, une mission de la CEDEAO est attendue à Bamako ce mercredi 15 juillet 2020. Elle sera conduite par l’ancien président du Nigeria, Jonathan Goodluck, et composée de présidents de cours constitutionnelles.

Cette mission fait suite aux violences qui ont émaillé le troisième grand rassemblement de l’opposition dirigée par l’imam Mahmoud Dicko (photo), le vendredi 10 juillet et qui se sont poursuivies durant le week-end. Le dernier bilan de ces manifestations fait état d’environ onze morts et plus d’une centaine de blessés.  » -M. Sow-(Extrait de ledakarois221.com du 15/07/2020

En savoir plus sur https://ledakarois221.com/2020/07/15/mali-de-nouvelles-manifestations-prevues-malgre-la-mediation-de-la-cedeao/

Guinée : la Cédeao, l’UA, l’ONU tentent une médiation de « dernière chance »…


 

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« Alors que la tension monte crescendo en Guinée à la veille de l’élection présidentielle prévue le 18 octobre, la communauté internationale a entrepris des consultations en coulisse avec les acteurs politiques du pays pour renouer le fil du dialogue. La démarche est salutaire, mais la tâche s’annonce compliquée.

Face au risque élevé de nouvelles confrontations dans le pays, la CEDEAO, l’Union Africaine et les Nations-Unies veulent jouer aux sapeurs-pompiers avant qu’il ne soit trop tard. Ces trois institutions ont entamé des discussions informelles avec les différents protagonistes de la crise guinéenne dans le but de faciliter un dialogue politique, en vue d’aller aux élections présidentielles dans un climat serein.

Ce dimanche 05 juillet dans la matinée, une réunion s’est tenue par visioconférence entre les leaders du FNDC et le trio CEDEAO-UA-ONU. Selon nos informations, la communauté internationale vient avec l’idée de faciliter le dialogue pour pouvoir faire les élections présidentielles le 18 octobre dans  un climat apaisé. Mais le FNDC a fait comprendre à ses interlocuteurs qu’il ne s’agit pas seulement de parler de dialogue. » -D. Boubacar-  (Extrait de africaguinee.com du 6/07/2020)

En savoir plus sur https://www.africaguinee.com/articles/2020/07/06/crise-guineenne-la-cedeao-l-ua-l-onu-tentent-une-mediation-de-derniere-chance

Histoire : « Au XIIIe siècle, un «médiateur» intervient à Saint-Affrique (Aveyron), dans un conflit entre des habitants et des seigneurs qui ne respectent pas la coutume » par Lionel Germain, doctorant en histoire médiévale à l’université de Versailles (Libération)


 

Au milieu du XIIIe siècle, un «médiateur» intervient à Saint-Affrique (Aveyron), où des habitants se révoltent contre des seigneurs qui ne respectent pas la coutume. Les deux camps parviendront à un compromis à l’issue de négociations.

Tribune. Le projet de réforme des retraites alimente actuellement en France une contestation sociale en réalité plus ancienne et profonde. Bon nombre de commentateurs y voient une conséquence de la dégradation du dialogue social entre le pouvoir public et les citoyens. Le premier prétend que les enjeux du gouvernement sont ignorés ou mal compris, tandis que les seconds se sentent en partie trompés, déconsidérés et peu entendus. Serait-il salvateur, comme l’appellent inlassablement les partenaires sociaux depuis un mois, de restaurer un véritable dialogue social ? Ses vertus furent en tout cas déjà éprouvées au Moyen Age pour résoudre des conflits sociaux.

Avant les «acquis sociaux», les chartes de coutumes

A partir du Xe siècle, ce sont les seigneurs qui exercent légitimement le pouvoir public, soit qu’ils possèdent la terre, soit qu’ils exercent le «droit de ban», c’est-à-dire la prérogative publique d’ordonner, d’interdire et de punir. En vertu de cela, ils exigent de leurs gouvernés divers services et redevances, en échange de la mise à disposition des terres et de diverses infrastructures (fours, moulins, ponts…), du maintien de la paix et de l’exercice de la justice, ainsi que de la protection des populations et des activités économiques. Ce pouvoir seigneurial n’est pas exercé de manière complètement arbitraire, mais est au contraire largement encadré par les «coutumes», c’est-à-dire par un ensemble de normes partagées, plus ou moins formalisées et évoluant au gré des circonstances et des rapports de force. Contraignant à la fois les seigneurs et leurs sujets, le bon respect des coutumes assure ainsi la paix sociale.

En France, à partir du XIIe siècle, ces coutumes sont de plus en plus mises par écrit sur des «chartes de coutumes», véritables textes de loi auxquels tout le monde doit se soumettre, y compris les seigneurs et leurs agents. C’est par exemple le cas dans la ville de Saint-Affrique, dans le sud de la France. En 1238, ses habitants réclament et obtiennent du comte de Toulouse une charte de coutumes assez avantageuse pour eux, ensuite approuvée par les seigneurs de Caylus qui dominent directement la ville. Cette charte précise et fixe les conditions de l’exercice du pouvoir seigneurial, en particulier en matière de fiscalité et d’exercice de la justice. Certains impôts, taxes et services sont notamment interdits, et des garanties judiciaires, en termes de procédures et de montant des peines en fonction des crimes, sont apportées. D’autres coutumes restent toutefois orales, comme la libre exploitation des bois environnants la ville.

Face aux abus du pouvoir seigneurial, la contestation sociale

Il serait pourtant naïf de croire que ces chartes de coutumes étaient toujours respectées à la lettre par les détenteurs du pouvoir seigneurial. En pratique, l’exercice de leur autorité pouvait évoluer en dehors de ce cadre, en fonction des circonstances et des rapports de force avec leurs sujets. En l’occurrence, à Saint-Affrique, la charte de coutumes de 1238 est en réalité mal acceptée par les seigneurs de Caylus, qui sont contraints de l’approuver après avoir tenté de se rebeller contre leur suzerain, le comte de Toulouse Raymond VII. Ce dernier avait en effet tout intérêt à accorder des avantages importants aux habitants de Saint-Affrique, afin de les fidéliser et d’affaiblir ses vassaux indociles. Après la mort du comte en 1249, les seigneurs de Caylus ne respectent donc que peu cette charte de coutumes qu’ils avaient approuvée de mauvaise volonté. Dans les années 1250, ils permettent alors à leurs agents d’en outrepasser certaines clauses, notamment pour accroître leurs revenus : de nouvelles taxes sont levées sur les péages et sur les transactions commerciales, tandis que les montants des impôts et des amendes judiciaires sont augmentés. Par ailleurs, l’exploitation des bois environnants – qui était libre jusqu’ici – est désormais contrainte. Mais ces abus de pouvoir suscitent rapidement une forte contestation de la part des habitants de Saint-Affrique.

Avant les syndicats, des syndics

Finalement, «pour le bien de la paix et de la concorde», seigneurs de Caylus et habitants s’accordent pour désigner un arbitre que l’on présume impartial, le noble Armand de Boussagues, qui sera chargé de proposer un compromis. De telles procédures deviennent extrêmement fréquentes en France à partir du XIIIe siècle. Au mois de janvier 1257, cet arbitre s’entretient ainsi longuement avec deux «syndics» nommés parmi les habitants pour défendre leurs intérêts et avec l’un des seigneurs de Caylus. Les premiers entendent démontrer, charte de coutumes à l’appui, que celle-ci n’est plus respectée. Par ailleurs, la libre exploitation des bois, qui est un usage «immémorial», ne devrait pas être remise en question. Les seigneurs de Caylus, quant à eux, rappellent d’abord que ladite charte de coutumes fut obtenue contre leur volonté, dans des circonstances bien particulières. Ils prétendent ensuite que son soi-disant non-respect est surtout une question d’interprétation de ses termes. Enfin, concernant la libre exploitation des bois, ils reconnaissent qu’il s’agit effectivement d’un usage «immémorial» des habitants, mais qui ne fut jamais explicitement autorisé pour autant.

Après avoir entendu les arguments de chacun, l’arbitre propose une nouvelle version de la charte de coutumes. Les articles en sont révisés, parfois à l’avantage des habitants (redevances seigneuriales réduites, garanties judiciaires développées), parfois à l’avantage des seigneurs de Caylus (amendes judiciaires augmentées, taxes commerciales instaurées). Un nouveau texte de loi précise par ailleurs les modalités de l’exploitation des bois, désormais légèrement contrainte. Ce compromis est publiquement approuvé par les deux parties et les seigneurs prêtent serment d’en respecter toutes les clauses ainsi que d’y obliger leurs successeurs, sous peine de s’exposer à une très lourde amende de 100 livres melgoriens (environ soixante fois la peine prévue pour fraude commerciale).

A Saint-Affrique, au milieu du XIIIe siècle, on met donc un terme à la contestation sociale par le dialogue, par la médiation d’un arbitre qui entend les arguments des seigneurs et du peuple pour proposer une réforme des lois en vigueur, soumise à approbation publique. Loin de tout céder à l’une ou l’autre des parties, cette réforme fut un compromis considéré comme équitable entre les intérêts de chacun. Voilà peut-être de quoi inspirer nos dirigeants.

Pour aller plus loin :
F. Mouthon, «Le règlement des conflits d’alpage dans les Alpes occidentales (XIIIe-XVIe siècle)», le Règlement des conflits au Moyen Age. Actes des congrès de la SHMESP, Angers, 2000, pp. 259-279.
N. Offenstadt, «Interaction et régulation des conflits. Les gestes de l’arbitrage et de la conciliation au Moyen Age (XIIIe-XVe siècle)», C. Gauvard et R. Jacob (dir.), les Rites de la justice. Gestes et rituels au Moyen Age en Occident, Paris, Le Léopard d’or, 2000, pp. 201-228.
P. Wolff, «Les luttes sociales dans les villes du Midi français, XIIIe-XVe siècles», Annales. Economies, sociétés, civilisations, n°4, 1947, pp. 443-454.

Lionel Germain doctorant en histoire médiévale à l’université de Versailles- Saint-Quentin-en-Yvelines. Retrouvez le blog Actuel Moyen Age sur Libération.fr.

(Extrait de liberation-fr.cdn. du 29/12/2019)

En savoir plus sur https://www-liberation-fr.cdn.ampproject.org/c/s/www.liberation.fr/amphtml/debats/2019/12/29/au-moyen-age-l-art-du-dialogue-social_1771304

Bénin – Dialogue national: le clergé a toujours les mains tendues…


« Au cours de la première session plénière au titre de l’année 2019-2020, qu’elle a tenue du 20 au 23 Octobre 2019, la conférence épiscopale du Bénin, contrairement à l’attente de bon nombre de béninois, ne s’est pas prononcé sur le point des différentes démarches qu’elle a effectuées en vue du retour à la paix. Bien qu’elle ait apprécié la tenue d’un dialogue politique et d’une assise de la résistance organisés les 10, 11 et 12 Octobre 2019, les évêques du Bénin restent convaincus que seul un dialogue national pourra apporter une véritable et profonde paix au Bénin.

En effet, pour la conférence épiscopale, ces deux initiatives se présentent «  comme une étape significative pouvant conduire à un dialogue national en vue d’une authentique réconciliation… « . Des propos des évêques qui expriment leur attachement au dialogue national inclusif qui à leurs yeux semblent être la véritable voie pour une paix non superficielle.

La médiation des évêques du Bénin, une question  toujours d’actualité

Dans la déclaration ayant sanctionné la fin des travaux de la première session plénière au titre de l’année pastorale 2019-2020, la conférence épiscopale n’est pas revenue sur sa supposée suspension de la médiation qu’il a initiée en vue du retour de la paix. En effet, certaines parutions du mois d’Août 2019 ont titré que le clergé catholique a décidé de mettre un terme à sa médiation. Des propos qui auraient été tenus au terme du pèlerinage marial à Dassa, le dimanche 18 août dernier.

A travers un communiqué, la conférence épiscopale du Bénin a démenti l’information quelques jours plus tard en promettant de faire le point des démarche effectuées dans le cadre du dialogue national et de voir la suite à donner à son action.

De facto, beaucoup s’attendaient à ce que dans la déclaration ayant marqué la fin de la première session plénière de l’année pastorale 2019-2020, les évêques situent davantage l’opinion publique sur leur initiative. Mais à défaut de cette démarche, la conférence épiscopale à travers sa déclaration marque toujours sa disponibilité à accompagner un dialogue national lorsque les dirigeants voudraient bien aller dans ce sens. En somme pour eux, ce dialogue national est capital pour une véritable réconciliation nationale.  –(Extrait de beninwebtv.com du 25/10/2019)

En savoir plus sur https://beninwebtv.com/2019/10/benin-dialogue-national-le-clerge-a-toujours-les-mains-tendues/

 

Cameroun : La Suisse répond à la presse camerounaise au sujet de son rôle dans la résolution de la crise anglophone


« Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de la Confédération Suisse a publié un communiqué le 25 septembre pour répondre aux médias camerounais. Dans le document, le DFAE dit avoir pris note «avec surprise et inquiétude» de certains articles récemment parus dans la presse camerounaise concernant le processus de facilitation conduit par la Suisse, dans la cadre de la résolution de la crise dans les deux régions anglophones (Nord-Ouest et Sud-Ouest) du Cameroun.

 

La Suisse répond à la presse camerounaise au sujet de son rôle dans la résolution de la crise anglophone

« Le DFAE écrit à cet effet: «Dans le cadre de la crise au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, une majorité des parties a chargé la Suisse de faciliter un processus de négociation inclusif. En tant que médiateur, le DFAE, en collaboration avec le Centre pour le dialogue humanitaire (HD), offre sa contribution afin de trouver une solution négociée et pacifique à la crise. Dans ce rôle, la Suisse peut établir des contacts et fournir des canaux de communication. Les bons offices de la Suisse sont motivés par des considérations humanitaires. Dans son action, la Suisse adhère aux principes de stricte neutralité et de discrétion».

La Suisse dit avoir pris note de l’annonce de la part du président de la République, Paul Biya, du «grand dialogue national» prévu du 30 septembre au 04 octobre 2019. Il s’agit là, selon la Confédération helvétique, de deux processus distincts dont les interactions font l’objet de discussions confidentielles en cours avec toutes les parties. «L’engagement de la Suisse n’est motivé par aucun intérêt autre qu’une résolution pacifique des conflits et la Suisse ne s’engage dans des processus de facilitation que dans la mesure où les parties le jugent utile», conclut le DFAE. » (Extrait de investiraucameroun.com du 26/09/2019)

En savoir plus sur https://www.investiraucameroun.com/politique/2609-13277-la-suisse-repond-a-la-presse-camerounaise-au-sujet-de-son-role-dans-la-resolution-de-la-crise-anglophone

Algérie – Le rapport final de l’instance nationale de dialogue et de médiation est prêt pour être soumis au chef de l’état


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« La commission juridique de l’Instance nationale de dialogue et de médiation s’est réunie, hier, afin d’étudier les propositions recueillies suite aux consultations menées avec les différentes parties.
Dans une déclaration à la presse, le coordinateur général de cette instance M. Karim Younes a affirmé que le rapport final de la commission qu’il préside est prêt pour être soumis au chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah. «Le rapport a été également transmis aux différents partis. Certains l’ont approuvé tandis que d’autres l’ont rejeté», a rappelé Karim Younés.
L’ancien président de l’APN a, en outre, dévoilé une partie des conclusions contenues dans le rapport final, notamment celles relatives au code électoral. Il ne sera désormais plus obligatoire la collecte de 600 signatures individuelles de la part d’élus.
Selon des médias online qui ont repris hier cette déclaration, il sera désormais exigé de chaque candidat à la présidence de la République d’être titulaire d’un diplôme universitaire afin de mettre fin aux candidats non sérieux. Il convient de rappeler que l’Instance de dialogue et de médiation a achevé jeudi dernier, ses rencontres avec les partis politiques, associations et personnalité nationales dans le cadre d’un dialogue mené depuis plus d’un mois. Ainsi, M. Karim Younes, a terminé la série de ses rencontres, avec l’entretien accordé au président de l’Organisation nationale des Enfants de chouhada.
Dans un premier bilan, le Panel a annoncé avoir rencontré 23 partis politiques et plus de 6075 personnalités et associations qui ont formulé des propositions de sortie de crise. Toutefois, plusieurs partis et personnalités ont décliné l’invitation du Panel, tel que le MSP, le RCD, alors que les anciens partis proches du pouvoir n’ont pas été conviés au dialogue.
Selon les premières informations sur le rapport, ce dernier s’est penché sur deux propositions. La première porte sur la constitution d’une autorité en charge de l’organisation, de la surveillance et de la proclamation des résultats du scrutin et la seconde sur les propositions d’amendement de la loi organique relative aux élections dans le chapitre consacré à la présidentielle. L’expert en droit constitutionnel et membre de la commission juridique de l’Instance de dialogue et de médiation, Rachid Lourari, a indiqué que les parties avec lesquelles le dialogue s’est déroulé, se sont félicitées du contenu du rapport final sur les amendements proposés aux deux projets de lois organiques portant création et organisation de l’Autorité nationale des élections et du projet de loi organique relative aux élections.
Concernant le rejet par certains partis politiques des propositions de la Commission de dialogue et de médiation, notamment en ce qui concerne l’organisation des élections présidentielles, M. Lourari a estimé que «les courants qui rejettent les propositions de l’INDM pour l’organisation des élections présidentielles étaient à l’origine opposés au processus de dialogue dans son ensemble et depuis le début. Il s’agit des partis qui réclament une période de transition et sur lesquels il ne faut pas trop s’appuyer car ils ne sont pas prêts à changer d’idée parce qu’ils y adhèrent. Ce qui nous intéresse, c’est le consensus que nous obtenons du reste de la sphère politique que nous avons rencontré, a-t-il dit.
Appelé à s’exprimer sur le sort de l’instance de dialogue et de médiation, l’expert constitutionnel a souligné, que le Panel avait pour mission de réunir et de rassembler les points de vue, de recueillir des propositions et de dialoguer avec le plus grand nombre d’acteurs sur la scène politique et nationale et d’ouvrir la voie à l’organisation d’élections présidentielles. «La mission de cet organe sera terminée une fois qu’un nouveau président sera élu», a-t-il souligné.
Pour sa part, le membre de l’Instance nationale pour le dialogue et la médiation, Abdelwahab Bendjelloul, a affirmé que la mission du Panel était de préparer le terrain pour la tenue des élections présidentielles dans les meilleurs délais. «Du moment que nous sommes parvenus avec les personnalités que nous avons rencontré à des dénominateurs communs concernant la nécessité d’aller à une élection présidentielle, en recueillant des propositions relatives à l’organisation du processus… pas besoin de perdre du temps, et nous devons aller vers l’organisation de ces élections présidentielles.» L’Instance qui a été installée, fin juillet, a subi faut-il le rappeler, lors de sa mission plusieurs attaques de la part de plusieurs personnalités et partis, sur le terrain et sur les réseaux sociaux, ce qui a provoqué la colère de son coordinateur, Karim Younes, qui a dénoncé à plusieurs reprises ces attaques. » – Salima Ettouahria – (Extrait de elmoudjahid.com du 8</09/2019)

Algérie – INSTANCE NATIONALE DE DIALOGUE ET DE MEDIATION (INDM) : Karim Younes estime nécessaire le départ du gouvernement


REFLEXION

« Karim Younes, coordinateur de l’instance nationale de dialogue et de médiation a considéré qu’il était désormais nécessaire que le gouvernement actuel démissionne. Une suggestion émise par Karim Younes à l’occasion d’une rencontre avec les membres du conseil consultatif de l’Instance nationale de dialogue et de médiation. Le coordinateur a estimé nécessaires ‘’l’application des articles 7 et 8 de la constitution, qui disposent que le peuple est la source du pouvoir ‘’, ainsi que ‘’ la satisfaction des revendications du mouvement populaire, notamment la démission du gouvernement actuel ‘’.   (Extrait de reflexiondz.net du 1/09/2019)

En savoir plus sur https://www.reflexiondz.net/INSTANCE-NATIONALE-DE-DIALOGUE-ET-DE-MEDIATION-INDM-Karim-Younes-estime-necessaire-le-depart-du-gouvernement_a57389.html

Algérie – PANEL DE MÉDIATION ET DE DIALOGUE : Kamel Bouchama et Hedda Hazam se retirent


Kamel Bouchama

« De nouvelles défections ont été enregistrées dans l’instance de médiation et de dialogue, dirigé par Karim Younès. Ces derniers jours, deux autres membres du Panel ont annoncé leur retrait ; à savoir : Kamel Bouchama et Hedda Hazam.
Ainsi, l’ancien ministre de la Jeunesse et des sports, Kamel Bouchama, a annoncé sur sa page Facebook qu’il «ne fait plus partie» du staff de Karim Younès. «J’ai lu certains commentaires me concernant pour ce qui est de ma présence éphémère au sein du panel de concertation et de dialogue. J’informe mes amis et mes relations que je n’en fais plus partie, après une décision que j’ai prise, en mon âme et conscience et pour des raisons que je développerai dans une correspondance qui suivra — à savoir la décision de mon retrait de la commission consultative — pour éviter toute interprétation malveillante. Dont acte », a-t-il écrit.
Aussitôt arrivé, aussitôt reparti. Bouchama a largué ce qui aurait l’effet d’une bombe avant de jeter l’éponge. Expliquant les raisons de ce départ précipité pour le quotidien «Liberté», l’ancien ministre a fait savoir qu’«ils (les membres du Panel) s’apprêtent à dialoguer avec les partis de l’alliance (FLN, RND, MPA, TAJ, et alliés)», concluant que «on ne peut pas faire du neuf avec du vieux». Des propos qui risquent de porter préjudice à la crédibilité de l’instance coordonnée par Karim Younès qui, pourtant, a opposé un niet à la participation du FLN et du RND et leurs alliés à la rencontre nationale de dialogue que compte lancer le Panel. Toutefois, a-t-il tempéré ses ardeurs, il a précisé que «leurs militants peuvent bien y prendre part ».
Également membre du Panel, Hedda Hazam, journaliste et ancienne directrice du défunt quotidien arabophone «Al-Fadjr», a annoncé aussi sa «démission» via sa page Facebook. Contrairement à Bouchama, la démission de Hazam n’est pas motivée par des raisons politiques. «Pour des raisons personnelles. Çà pesait lourd sur mes filles», a-t-elle expliqué, en précisant qu’elle a remis sa démission, mercredi 21 août 2019. Mais, selon elle, deux membres du Panel, Ammar Belhimer et Slimane Benaïssa, l’ont dissuadé de le faire. Le jeudi d’après, elle était allée voir le coordinateur du panel, Karim Younès, auprès duquel elle a formulé verbalement sa démission.
À cette saignée dans les rangs du Panel s’ajoute le refus de personnalités et chefs de partis politiques de répondre à l’invitation de Karim Younès pour des rencontres de consultations autour du dialogue national de sortie de crise. C’est le cas d’Abderrazak Makri, président du MSP, qui, dimanche, a répondu par la négative aux membres du Panel. «Ils ont demandé à nous rencontrer, mais nous avons refusé», a-t-il répondu crûment aux questions des journalistes qui l’interpellaient en marge des travaux de l’université d’été de son parti qui se tiennent à Boumerdès. » – Hamid Mecheri – (Extrait de lecourrier-dalgerie.com du 27/08/2019)

En savoir plus sur http://lecourrier-dalgerie.com/panel-de-mediation-et-de-dialogue-kamel-bouchama-et-hedda-hazam-se-retirent/