Algérie: l’armée rejette les conditions posées par le «panel de médiateurs»


Le chef d'état major Ahmed Gaïd Salah lors de son discours retransmis à la télévision mardi 30 juillet 2019.

« Le chef d’état-major de l’armée algérienne a rejeté mardi 30 juillet les mesures d’apaisement demandées par le groupe de médiateurs pour lancer les consultations sur les modalités de la présidentielle.

Le dialogue a pour but d’organiser une élection présidentielle « le plus rapidement possible », a déclaré Ahmed Gaïd Salah mardi. Si cette position n’est pas nouvelle, le chef d’état-major algérien a cette fois mis à mal l’initiative de dialogue.

Il a déclaré que les demandes de mesures d’apaisement étaient des « diktats » et des « idées empoisonnées » qui proviendraient de ceux qu’ils appellent la « bande », une expression qu’il utilise pour qualifier les hommes d’affaires proches de la famille d’Abdelaziz Bouteflika.

Ces mesures d’apaisement, dont la libération des personnes placées en détention provisoire pour avoir porté un drapeau berbère ou l’allègement du dispositif sécuritaire lors des manifestations, sont des demandes d’organisations de la société civile, de partis politiques, mais aussi des manifestants.

L’économiste Smail Lalmas quitte le « panel de médiateurs»

Et alors que le « panel des médiateurs » est vivement critiqué, le principal argument de ses sept membres était que ces mesures d’apaisement avaient reçu un avis favorable du président par intérim Abdelkader Bensalah.

Dans ce contexte, la déclaration du chef d’état-major fragilise le « panel de médiateurs » face à l’opposition et aux manifestants. En fin d’après-midi, l’un des membres, l’économiste Smail Lalmas a annoncé qu’il quittait le panel. » (Extrait de msn.com/fr du 30/07/2019)

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Algérie : l’instance du dialogue de sortie de crise tente de sortir de l’impasse


L’Instance nationale de dialogue et de médiation, chargée depuis le 25 juillet 2019 par le pouvoir algérien de mener des consultations pour définir les modalités de la prochaine présidentielle, est déjà menacée d’effondrement. Constitué de six personnes – deux proches de l’ancien président Bouteflika, un économiste, une professeure de droit public, un syndicaliste et un universitaire –, le panel de médiation a vu sa légitimité contestée dès le lendemain, lors du 23e vendredi de manifestation.

« Nous refusons le dialogue avec le gang au pouvoir »

Aux côtés de slogans tels « Le peuple veut l’indépendance » ou « Y’en a marre des généraux », une pancarte brandie par un manifestant affirmait : « Nous refusons le dialogue avec le gang au pouvoir. »

Pour les jeunes du Hirak, le mouvement de contestation déclenché le 22 février, les six membres du panel « ne nous représentent pas. (…) Ils cherchent des postes. » Ils reprochent par exemple à Karim Younes d’affirmer vouloir mener le dialogue avec le peuple alors qu’il était ministre de Bouteflika « quand les manifestations contre le pouvoir ont été réprimées dans le sang en Kabylie ».

En l’absence de légitimité et de popularité, le panel s’est adjoint un septième membre : Mohamed Yacine Boukhnifer, issu du Hirak, mais qui, selon l’AFP, est largement inconnu n’ayant pas émergé comme une figure emblématique de la contestation.

Appel à des personnalités pour étoffer la légitimité

Sous le feu des critiques, l’Instance de médiation a appelé 23 personnalités supplémentaires à rejoindre ses rangs dont plusieurs qui accompagnent le Hirak. Quatre des plus susceptibles de légitimer l’instance aux yeux de la contestation – les avocats Mustapha Bouchachi et Mokrane Aït Larbi ainsi que les anciennes combattantes de la Guerre d’indépendance (1954-1962) Djamila Bouhired et Drifa Ben M’hidi – ont décliné l’invitation le 29 juillet.

Pour Drifa Ben M’hidi, le dialogue doit être mené par les jeunes du Hirak. Maître Bouchachi estime que les garanties que le pouvoir respecte les décisions de l’Instance sont absentes. Quant à maître Aït Larbi, il a fait savoir qu’il ne participerait à aucun dialogue rejeté par la contestation et dont « les règles sont dictées par le pouvoir ». Djamila Bouhireb, citée par le journaliste Aït Larbi sur son compte Facebook, refuse pour sa part de participer à une quelconque instance comprenant des cadres de vingt ans de présidence Bouteflika.

L’ancien chef de la Diplomatie algérienne Ahmed Taleb Ibrahimi, pressenti lui aussi, a posé plusieurs conditions à une éventuelle participation.

Personnalité respectée, l’ex-Premier ministre Mouloud Hamrouche (1989-1991), artisan de nombreuses réformes démocratiques et sollicité à plusieurs reprises pour aider à la sortie de crise, a lui aussi écarté, dans un communiqué à l’agence de presse officielle APS, toute participation à une quelconque instance. Il invite même le pouvoir à répondre au Hirak « pour éviter le chaos ».

Enfin, patron d’un syndicat de personnel de la Santé publique, Lyes Merabet a également fait part de son refus au site d’information TSA Arabi, estimant les conditions du dialogue « pas réunies ».

Un échec « très probable »

« Sans avoir à se réjouir, ça a tout l’air d’un flop », estime désormais le politologue Mohamed Hennad, interrogé par le site TSA. Considérant que l’opération a été montée dans l’improvisation et l’impréparation, il n’exclut pas un échec du panel. Selon lui, le pouvoir ne voit dans ce dialogue que le préparation d’une élection présidentielle « incontestée et incontestable ». Alors que pour le panel, l’élection ne saurait être que le couronnement de leur mission. Le politologue y voit un malentendu entre le pouvoir et le panel. « Je pense que tôt ou tard, il y aura une confrontation puis divorce« , a-t-il prédit. » (Extrait de msn.com/fr du 30/07)

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Algérie: le groupe de médiateurs dévoile ses premiers axes de travail


« En Algérie, un premier pas avait été fait jeudi 25 juillet pour l’ouverture de négociations entre les Algériens qui manifestent depuis le 22 février et les autorités avec la nomination de six médiateurs. Ce dimanche, le groupe de médiateurs a intégré un nouvel élément, un jeune qui serait le représentant des manifestants selon un communiqué. Le panel a tenu sa toute première réunion et présenté son plan de travail.

Les Algériens étaient encore dans la rue vendredi 26 juillet pour manifester.© REUTERS/Ramzi Boudina Les Algériens étaient encore dans la rue vendredi 26 juillet pour manifester.

Ils ont été nommés jeudi 25 juillet et les critiques ont fusé tout le week-end. Ce dimanche, pour leur première réunion, les six personnalités chargées de conduire le dialogue ont lancé un appel à 23 autres personnes. Un appel pour les rejoindre dans leur travail de médiation et répondre, « à l’appel de la patrie ».

Ces 23 personnes sont des figures de la guerre d’indépendance, anciens ministres ou chef de gouvernement, syndicalistes, médecins, militaires, journalistes, figures militantes, avocats et personnalités religieuses.

Le panel a aussi donné les premières indications sur son plan de travail. D’abord, recevoir la société civile, les partis, des personnalités, mais aussi des jeunes, des militants et des manifestants représentants différentes régions du pays, et élaborer des propositions. Puis, tenter une première conciliation à propos de ces propositions.

Et enfin, organiser une Conférence nationale qui adoptera un texte qui sera contraignant pour les autorités. Le panel assure que la présidence devra ensuite transformer ce texte sous forme de règlements, de lois et de procédures. » (Extrait de msn.com/fr du 30/07/2019)

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Algérie : un 23e vendredi de mobilisation contre le « panel de médiation »


« Des centaines de personnes ont défilé, vendredi, à Alger, pour la 23e semaine de manifestation hebdomadaire contre le régime, qui a désigné la veille six personnalités chargées d’organiser un « dialogue » jusqu’ici rejeté par la contestation. Une foule compacte a défilé, vendredi 26 juillet, à Alger pour la 23e semaine consécutive, au milieu d’un important dispositif policier, et a fustigé la commission nommée par le président algérien par intérim Abdelkader Bensalah. Un organe composé de six « personnalités » chargées de superviser un dialogue national. Dans les rues quadrillées par les forces de l’ordre, les manifestants ont scandé « le Peuple veut l’indépendance », ou « y en marre des généraux », en référence à la place centrale occupée par l’armée dans l’appareil de pouvoir depuis l’indépendance. Son chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, est en outre devenu le véritable homme fort du pays depuis la démission le 2 avril, après 20 ans à la tête de l’État, du président Abdelaziz Bouteflika, confronté à un mouvement de contestation inédit. Impossible à évaluer précisément en l’absence de comptage officiel, la mobilisation est restée forte vendredi, mais était moins massive que lors des gigantesques cortèges des premiers mois de contestation, déclenchée le 22 février. « Nous refusons le dialogue avec le ‘gang' » Désigné jeudi au sein du « panel de médiation », Karim Younes, ex-président de la Chambre basse et ancien ministre d’Abdelaziz Bouteflika, a rejoint le général Gaïd Salah et le président par intérim parmi les cibles des manifestants qui ont notamment scandé : « Karim Younes, dégage ». Karim Younes dit « qu’il veut mener le dialogue avec le peuple, alors qu’en 2001, il était membre du gouvernement quand les manifestations contre le pouvoir ont été réprimées dans le sang en Kabylie », lors du « Printemps noir » qui a fait 126 morts, s’insurge Mohamed, fonctionnaire de 44 ans, venu de Béjaïa, à 180 km à l’est d’Alger. « Nous refusons le dialogue avec le ‘gang' » au pouvoir, proclame sur une pancarte Farid, agent immobilier de 51 ans, pour qui les six membres du panel « cherchent des postes ». Le panel « a pour but de mettre en œuvre la feuille de route de Bensalah (…) dont le seul et unique objectif est d’organiser la présidentielle », analyse Hmimi Bouider, 33 ans. Des conditions posées à Abdelkader Bensalah L’économiste et président de l’association Algérie conseil export (ACE), Smail Lalmas, qui manifestait vendredi à Alger, a été encerclé par des manifestants lui reprochant d’avoir accepté de siéger au panel. « Je suis de ceux qui sont contre le dialogue (…) avec le régime », mais le rôle du panel est d’organiser « un dialogue avec des personnalités, des partis, des syndicalistes, des gens du ‘Hirak' », le mouvement de contestation, s’est-il défendu. Il a précisé que des conditions avaient été posées à Abdelkader Bensalah : limogeage du gouvernement du Premier ministre Noureddine Bedoui, libération des personnes arrêtées en lien avec la contestation, caractère contraignant des décisions du panel, notamment. « Si ces conditions ne sont pas satisfaites, nous n’irons pas au dialogue », a-t-il assuré. Depuis la démission d’Abdelaziz Bouteflika, le « Hirak » refuse que ses anciens fidèles toujours au pouvoir – Abdelkader Bensalah et le général Gaïd Salah en tête – organisent la présidentielle devant élire son successeur, et réclame leur départ avant tout scrutin. Initialement convoquée le 4 juillet, la présidentielle n’a pu être organisée, faute de candidats. Avec AFP

Des Algériens manifestent contre le pouvoir en place à Alger, le 26 juillet 2019.© AFP Des Algériens manifestent contre le pouvoir en place à Alger, le 26 juillet 2019.Des centaines de personnes ont défilé, vendredi, à Alger, pour la 23e semaine de manifestation hebdomadaire contre le régime, qui a désigné la veille six personnalités chargées d’organiser un « dialogue » jusqu’ici rejeté par la contestation.

Une foule compacte a défilé, vendredi 26 juillet, à Alger pour la 23e semaine consécutive, au milieu d’un important dispositif policier, et a fustigé la commission nommée par le président algérien par intérim Abdelkader Bensalah. Un organe composé de six « personnalités » chargées de superviser un dialogue national.

Dans les rues quadrillées par les forces de l’ordre, les manifestants ont scandé « le Peuple veut l’indépendance », ou « y en marre des généraux », en référence à la place centrale occupée par l’armée dans l’appareil de pouvoir depuis l’indépendance.

Son chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, est en outre devenu le véritable homme fort du pays depuis la démission le 2 avril, après 20 ans à la tête de l’État, du président Abdelaziz Bouteflika, confronté à un mouvement de contestation inédit.

Impossible à évaluer précisément en l’absence de comptage officiel, la mobilisation est restée forte vendredi, mais était moins massive que lors des gigantesques cortèges des premiers mois de contestation, déclenchée le 22 février.

« Nous refusons le dialogue avec le ‘gang' »

Désigné jeudi au sein du « panel de médiation », Karim Younes, ex-président de la Chambre basse et ancien ministre d’Abdelaziz Bouteflika, a rejoint le général Gaïd Salah et le président par intérim parmi les cibles des manifestants qui ont notamment scandé : « Karim Younes, dégage ».

Karim Younes dit « qu’il veut mener le dialogue avec le peuple, alors qu’en 2001, il était membre du gouvernement quand les manifestations contre le pouvoir ont été réprimées dans le sang en Kabylie », lors du « Printemps noir » qui a fait 126 morts, s’insurge Mohamed, fonctionnaire de 44 ans, venu de Béjaïa, à 180 km à l’est d’Alger.

« Nous refusons le dialogue avec le ‘gang' » au pouvoir, proclame sur une pancarte Farid, agent immobilier de 51 ans, pour qui les six membres du panel « cherchent des postes ».

Le panel « a pour but de mettre en œuvre la feuille de route de Bensalah (…) dont le seul et unique objectif est d’organiser la présidentielle », analyse Hmimi Bouider, 33 ans.

Des conditions posées à Abdelkader Bensalah

L’économiste et président de l’association Algérie conseil export (ACE), Smail Lalmas, qui manifestait vendredi à Alger, a été encerclé par des manifestants lui reprochant d’avoir accepté de siéger au panel. « Je suis de ceux qui sont contre le dialogue (…) avec le régime », mais le rôle du panel est d’organiser « un dialogue avec des personnalités, des partis, des syndicalistes, des gens du ‘Hirak' », le mouvement de contestation, s’est-il défendu.

Il a précisé que des conditions avaient été posées à Abdelkader Bensalah : limogeage du gouvernement du Premier ministre Noureddine Bedoui, libération des personnes arrêtées en lien avec la contestation, caractère contraignant des décisions du panel, notamment. « Si ces conditions ne sont pas satisfaites, nous n’irons pas au dialogue », a-t-il assuré.

Depuis la démission d’Abdelaziz Bouteflika, le « Hirak » refuse que ses anciens fidèles toujours au pouvoir – Abdelkader Bensalah et le général Gaïd Salah en tête – organisent la présidentielle devant élire son successeur, et réclame leur départ avant tout scrutin.

Initialement convoquée le 4 juillet, la présidentielle n’a pu être organisée, faute de candidats. Avec AFP (Extrait de www.msn.com/fr du 25/07/2019)

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Algérie : confusion autour des treize personnalités proposées pour la médiation et le dialogue


dialogue Arar

Abderrahmane Arar, président du Forum civil pour le changement. PPAgency

« Treize personnalités nationales ont été proposées par le Forum civil pour le changement (FCPC), que préside Abderrahmane Arar du réseau Nada. Il s’agit la moudjahida Djamila Bouhired, de l’ancien ministre des Affaires étrangères Ahmed Taleb-Ibrahimi, des deux anciens chefs de gouvernement Mouloud Hamrouche et Mokdad Sifi, de l’ancien président de l’Assemblée populaire nationale (APN) Karim Younes, de l’avocat Mustapha Bouchachi, de la constitutionnaliste Fatiha Benabou, du sociologue Nacer Djabi, de l’économiste Smail Lalmas, du syndicaliste Ilyes Merabet, de la militante associative Nafissa Hireche, des militantes des droits de l’Homme Aïcha Zinai et Islam Benaya. Arar affirme, lors d’une conférence de presse, avoir eu l’accord de ces personnalités pour faire partie de ce panel de médiateurs qu’il propose à la fois aux décideurs mais aussi aux citoyens algériens.

«Ce Forum, qui regroupe 70 associations au niveau national, a proposé une liste de personnalités nationales pour mener la médiation et le dialogue, une fois cautionnée par le peuple algérien et le hirak en premier lieu, et les décideurs», assure-t-il, indiquant que ces personnalités ont donné leur accord pour assumer ce rôle. Mais visiblement, tout le monde n’a pas donné son accord.

Ainsi, selon nos sources, plusieurs personnalités citées n’avaient pas donné totalement leur accord. Certaines n’étaient pas au courant, à l’instar d’Ahmed Taleb-Ibrahim, de Mouloud Hamrouche et de Djamila Bouhired, qui n’auraient pas été informés de cette initiative. D’autres ont été contactés, tels que le sociologue Djabi, et ont donné leur accord de principe. Il y a ceux qui adhèrent totalement à cette initiative, comme Karim Younès qui a assuré sur son compte Facebook que «l’Algérie est face à un point de non-retour, caractérisé par l’absence de stratégie et de vision à long terme, sur tous les plans : humain, socioculturel, politique et économique».

«Nous avons vu, à travers les péripéties historiques vécues, combien sont fragiles les indépendances lorsque le goût du pouvoir supplante le devoir de l’Etat. Je ne veux pas être dans la peau de celui qui tire sur tout ce qui bouge, à la manière d’un chasseur occasionnel qui vise le merle et abat son chien, ou encore celui d’un spécialiste polyvalent de la critique qui sonde l’intention plus qu’il n’analyse les faits, qui conclut avant même de finir la réflexion», a-t-il ajouté, estimant que «l’histoire n’appartient à personne en particulier mais à tous ceux qui la font et la mènent à bon port».

«L’Algérie d’hier fait sa mue dans la souffrance et la douleur, mais aussi dans la joie, libérée par tant de frustrations. Même si une amertume tenace s’accroche, elle n’empêchera pas les nuages de s’effacer pour laisser place à un beau ciel printanier», a-t-il poursuivi.

Au-delà de la question de l’acceptation ou non de faire partie de ce panel, ces personnalités sont loin de faire l’unanimité au sein de l’opinion nationale. Nombreux sont les internautes qui trouvent qu’il s’agit d’un panel appartenant dans sa majorité à une autre époque. Certains les trouvent trop âgés pour conduire une transition en pleine révolution déclenchée par la jeunesse. D’autres intervenants craignent, à tort ou à raison, qu’il s’agit d’une «initiative inspirée par le pouvoir en place». Il y a donc un climat de confusion et de méfiance qui entoure cette initiative. -M. S.- (Extrait de algeriepatriotique.com du 17/07/2019)

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Bénin: L’Église poursuit sa médiation dans la crise politique.


« Face à la crise post-électorale, l’Église catholique a proposé et entamé une médiation entre l’opposition et le pouvoir. Commencée depuis le 3 juin, elle se poursuit. Toute la journée de lundi, le clergé béninois a organisé une série de rencontres.

L’Église a reçu lundi au siège de la conférence épiscopale à Cotonou, l’opposition, les républicains et le progressistes, les deux blocs proches du pouvoir et qui ont été les seuls autorisés à participer aux législatives, la société civile et une association d’anciennes personnalités politiques. Des entretiens menés séparément.

Première à être reçue, la plateforme de l’opposition, composée d’une quinzaine de personnes dont Candide Azanai, Éric Houndété, Nourénou Atchade, les grandes voix de la résistance. L’opposition a fait son récit de la situation et insisté sur ses exigences, à savoir, la dissolution de Parlement et la reprise du vote.

Selon nos informations, les républicains et les progressistes, les deux partis du camp Talon qui occupent les 83 sièges du parlement contesté, ont demandé à être reçus séparément.

« Nous n’avons pas violé de texte pour être là et le processus électoral s’est achevé », ont-ils expliqué avant de rappeler que la Constitution béninoise ne prévoit aucune procédure de dissolution de l’Assemblée. Aucun d’eux n’aurait prononcé le mot « crise », rapportent des confidences.

Les échanges avec la société civile ont suivi. Elles réclament de la souplesse des deux côtés. Enfin, les OSC (organisations de la société civile) proposent d’impliquer un ou deux ambassadeurs de la paix, choisis au sein des Écureuils, l’équipe nationale de football, auteur d’exploits à la CAN.

Prochaine étape, une rencontre, entre le clergé et Patrice Talon. Une demande d’audience a été envoyée au cabinet du chef de l’État, il y a une dizaine de jours. » ( » (Extrait deallafrica.com

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Bénin: les recommandations du Conseil de Médiation et de Sécurité (CMS) de la CEDEAO dans la crise politique


« Le jeudi 24 juin 2019, le Conseil de Médiation et de Sécurité (CMS) de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a tenu sa 42ème session à Abuja. Au menu des échanges, les participants ont abordé la situation securitaire de la zone et la situation sociopolitique très tendue dans certains pays membres de l’Institution dont le Bénin.
A la suite de la question liée à la lutte contre le terrorisme, le Conseil de Médiation et de Sécurité a analysé la crise politique qui secoue certains pays. Des recommandations ont été formulées à l’endroit des différents acteurs impliqués pour une sortie de crise heureuse. En ce qui concerne le Bénin, le Conseil de Médiation et de Sécurité a noté que la tenue des législatives contestées par une partie de la classe politique a occasionné depuis quelques mois des tensions dans le pays.

Après les discussions menées sur le sujet, il a fait des recommandations à l’endroit des autorités et des acteurs politiques béninois.

À l’endroit des autorités et des acteurs politiques béninois
i. Veiller à ce que tous les griefs liés aux élections soient traités de manière inclusive, légale et
pacifique ;
ii. Promouvoir la réconciliation entre tous les acteurs politiques et veiller au maintien de la
stabilité nationale et l’opposition.

iii. Pérenniser la culture démocratique enviable qui fait la réputation du pays en relevant les défis politiques actuels.

À l’endroit de la Commission de la CEDEAO
i. Poursuivre les discussions avec les acteurs béninois concernés et soutenir tous les efforts en vue de trouver des solutions pacifiques face à la situation actuelle ;
ii. Intensifier ses efforts en vue de bien évaluer la situation postélectorale et de soutenir la
réconciliation et la consolidation de la paix ;
iii. Déployer, selon les besoins, en collaboration avec l’UA et le BNUAOS, une mission politique de haut niveau pour faciliter le dialogue inclusif entre le gouvernement et l’opposition. » (Extrait de abidjantv.net/afrique-3 du 24/06/2019)

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