Rapport 2016 du Médiateur des programmes de France Télévision


M. Gora PATEL, Médiateur des Programmes de France Télévisions, à présenté son rapport d’activité pour l’année 2016 :

« France Télévisions s’est dotée de médiateurs dont le rôle est d’être l’intermédiaire
entre le public et les chaînes, d’examiner les observations, remarques et plaintes éventuelles des téléspectateurs. Les médiateurs ont été mis en place pour offrir aux téléspectateurs la possibilité de se référer à une instance impartiale. Ils contribuent à établir une relation de qualité avec les téléspectateurs. (…)

Au fil des jours, l’impression première peut laisser penser que rien ne trouve grâce aux
yeux de ceux qui écrivent. La mise en perspective finale fait ressortir une
photo nettement plus contrastée. Ainsi, les reproches récurrents il y a deux,
trois ans quant à :
• la représentation de la diversité sous toutes ses formes dans nos programmes,
• le non-respect des horaires,
• la multiplication des rediffusions, trop fréquentes, trop nombreuses,
• la qualité du son, un niveau sonore trop haut pour certains, trop bas pour d’autres, sont en relative diminution dans les courriels reçus. Toutefois, comme dit l’adage : «Qui aime bien, châtie bien ! »

L’exigence de l’excellence de la part de la télévision publique reste une demande forte
et constante de la part de ceux, nombreux, qui ne manquent pas une occasion de nous
rappeler qu’ils s’acquittent d’une redevance annuelle. » (Extrait de clubdesmediateurs.fr du 29/08/2017)

En savoir plus sur https://clubdesmediateurs.fr/wp-content/uploads/2017/08/RapportMediateurFTV-2016.pdf

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Médias : compte-rendu de la réunion des médiateurs de médias publics francophones à Paris


De gauche à droite : Raymonde Richter, de la Radio Télévision Suisse (RTS), Guy Gendron, de Radio Canada, et Louise Monaux, de la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF)

« Pour la première fois, les médiateurs de médias publics francophones se sont réunis à Paris pour évoquer leurs expériences. L’occasion de mieux comprendre comment Suisses, Belges et Canadiens créent des liens avec leurs auditeurs et téléspectateurs, et comment ils considèrent le dispositif français.

C’est à la Maison de la radio, hier et aujourd’hui, que se sont réunis pour la première fois les médiatrices et médiateurs de médias publics francophones (MFP). Des échanges sur leurs pratiques et sur les évolutions des médias et de leurs publics du haut de la tour de Radio France. Les représentant(e)s de Radio Canada, de la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF), et de la Radio Télévision Suisse (RTS) ont répondu à nos questions.

Au Canada, un « ombudsman » inamovible

Guy Gendron insiste d’entrée sur son titre d' »ombudsman » : « c’est un mot suédois, et pas anglais. Car ils sont les inventeurs du concept. En fait, c’est un intermédiaire. A l’époque, au début du XIXe siècle, c’était entre le gouvernement et les citoyens. » Radio Canada a son ombudsman depuis 1991, quand le premier médiateur français a été nommé en 1994 au quotidien Le Monde. Journaliste de longue date dans le groupe, régional, provincial, national puis international, Guy Gendron a été nommé pour 5 ans. Il est inamovible, « un peu comme un juge« , et à la fin de son mandat tout ombudsman doit quitter l’entreprise, pour apporter une autre garantie d’indépendance.

Au Canada, contrairement au médiateur français, l’ombudsman est totalement indépendant car c’est « une instance d’appel, il ne répond pas au nom de l’organisme. C’est comme la Cour de cassation pour les plaignants qui n’ont pas obtenu satisfaction à leur plainte auprès de Radio Canada« . Une fois saisi, celui qui a pratiqué l’investigation pendant dix ans mène l’enquête, peut réécouter les enregistrements du journaliste concerné, voir ses notes et peut consulter des experts pour trancher.

Première critique adressée par le public : l’exactitude des informations, y compris sur les premiers pas de l’homme sur la Lune. Puis viennent l’impartialité et « le manque d’équilibre » plus difficile « à mesurer, à jauger« . Dans la dizaine de courriels quotidiens, certains se plaignent aussi d’un manque de respect dans les images diffusées : choquantes ou stéréotypées. Et Guy Gendron intervient sur celles de la télévision comme celles du web. Avec deux périodes particulièrement sensibles, d’après celui qui s’inquiète de l’accélération du processus rédactionnel et du mélange public-privé sur les réseaux sociaux des journalistes : les campagnes électorales et les moments de forte actualité dans le conflit israélo-palestinien.

« Mon travail premier est d’aiguiller les plaignants au bon endroit : vers les rédacteurs en chef ou directions de service concernées. Pour que eux offrent la première réponse, en disant à la fin « si vous n’êtes pas satisfait de cette réponse, vous pouvez demander à l’ombudsman de se prononcer ». Et à partir du moment où un plaignant me demande d’intervenir, je DOIS le faire. J’ai un compte Twitter, mais les plaintes arrivent essentiellement par courriel. Et une des particularités chez nous est que toutes les décisions sont rendues publiques, y compris les blâmes. Donc avec le nom du plaignant et le nom du journaliste. Cela a une certaine résonance, avec parfois des commentaires dans les autres médias. Parce que le média public est en vue, et tous les contribuables paient pour lui. Même si l’ombudsman ne peut pas prendre de mesure disciplinaire. Mais il peut recommander à la direction de l’information des excuses, un retrait, une modification du texte de reportage. »

En revanche, Guy Gendron n’a pas de rendez-vous à l’antenne pour intervenir publiquement. Seuls les textes de l’ombudsman parlent pour lui. Et pas question de répondre par « le mode trop primitif et sans nuances » de Twitter. Pourtant, alors que Radio Canada ne propose plus d’émission sur les médias, Guy Gendron conclut par une remarque partagée autour de la table :

« J’ai noté comme tous mes collègues qu’il y a une dégradation du discours du public, probablement attribuable aux réseaux sociaux, où on dit un peu n’importe quoi, et où on s’envoie promener. Le ton des plaintes est très dur, très critique, souvent très grossier. »

En Belgique, médiation et éducation aux médias

Comme l’impose légalement le contrat de gestion de l’entreprise, Louise Monaux est « chargée de la médiation et des relations avec les publics » à la RTBF. Avec deux assistantes, cette historienne de formation traite 300 courriers et courriels par mois et organise des ateliers d’immersion, d’éducation aux médias et des visites guidées thématiques dans le groupe audiovisuel public belge

« Ce n’est pas de plus en plus critique. Par contre, c’est l’information qui rassemble le plus d’interpellations. C’est là que l’on a le plus de questions de fond. Et c’est particulièrement au sujet du journal télévisé. Donc ce sont les choix éditoriaux, le sujet qui a ouvert le JT, la manière dont on a traité l’info, la qualité des interviews ou des traductions. Comment les journalistes ont couvert un événement. Et toutes les questions liées à la désinformation sont plus fréquentes qu’avant, ainsi que les interrogations sur la publicité dans l’info. »

S’ajoutent les classiques « vous êtes trop de gauche, de droite, pro israélien, pro palestinien, anti Trump ou anti Marine Le Pen. » « Tout ce qui touche à l’équilibre et à l’objectivité, c’est qui fait réagir le plus téléspectateurs et auditeurs », résume celle qui était auparavant chargée de la communication corporate du groupe. « Les réactions et thématiques qui reviennent sont vraiment très similaires à la France : les questions par rapport à l’info, au sensationnalisme, à la diversité. »

Il n’existe pas encore de compte Twitter ni de page Facebook pour répondre aux publics, mais « la réflexion est en cours, et on doit, on doit y être« . Mais depuis vingt ans la RTBF a des émissions de médiation. Le contrat de gestion du groupe en impose au moins dix par an. Et l’émission « Medialog » propose ainsi chaque mois en 45 minutes d’éduquer aux médias, avant de développer le ou les principaux thèmes évoqués par les téléspectateurs et auditeurs. « On en fait un débat avec des gens en interne et des experts » autour du reportage contesté, et avec des téléspectateurs ou auditeurs, « s’ils acceptent de venir, parce que ce n’est pas toujours évident d’en avoir sur le plateau« , explique Louise Monaux. » (Extrait de franceculture.fr du

En savoir plus sur https://www.franceculture.fr/medias/mediateurs-publics-comment-travaillent-les-arbitres-de-linfo

Médias : Première rencontre internationale des médiateurs des Médias Francophones Publics (MFP)


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« À l’initiative de Mathieu Gallet, Président Directeur Général de Radio France et président des Médias Francophones Publics (MFP), et de Bruno Denaes, médiateur des antennes de Radio France, la première rencontre internationale des médiateurs des MFP se tiendra à la Maison de la Radio les 29 et 30 mai.

Seront présents les médiatrices et médiateurs de Radio Canada, de la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF), de la Radio Télévision Suisse (RTS), de France Télévisions, de France Médias Monde et de Radio France.

Pour la première fois, ils vont échanger leurs expériences et présenter leurs activités liées à l’écoute des auditeurs, au recueil des plaintes, aux interventions auprès des rédactions et des programmes… Ils aborderont également les cas les plus fréquents auxquels ils sont confrontés. Pour les médiateurs français, la campagne électorale a suscité une multitude de réactions et de messages d’auditeurs.

Le programme de ces deux journées
Les médiateurs des MFP accueilleront Jean-Marie Charon, sociologue des médias et l’« instigateur » des médiateurs de presse français, ainsi qu’Anne Sérode, présidente du Comité diversité de Radio France et directrice de FIP. Maïa Virgin, secrétaire générale de Radio France, viendra présenter le « Comité d’éthique » qui vient d’être mis en place. Jean-Christophe Ogier, du Secrétariat Général à l’Information de Radio France, expliquera les relations avec le CSA. Enfin, Guillaume Hervins, de la direction du Marketing relationnel, présentera le tout nouveau Système de Relations Auditeurs (SRA), dont Radio France va se doter en 2018 et au sein duquel le médiateur des antennes centralisera toutes les questions éditoriales.

Radio France et ses 7 antennes attachent une importance primordiale à ses auditeurs.
Des auditeurs très fidèles et très… réactifs : plusieurs milliers de messages mensuels. Le médiateur réalise chaque semaine une lettre interne synthétisant leurs principales remarques et suggestions. Il leur répond sur son site mediateur.radiofrance.fr , ainsi que dans les « Rendez-vous du médiateur » sur France Inter, franceinfo et France Culture.

Le premier médiateur de presse français a été nommé en 1994 au quotidien Le Monde. Dans l’audiovisuel, France Télévisions a été précurseur en 1998, suivie par Radio France en 2002. La France compte 10 médiateurs de presse, dont 6 dans l’audiovisuel : France Télévisions (3), TF1, France Médias Monde, Radio France, Le Monde, Sud-Ouest, La Montagne et la Nouvelle République. Ils sont regroupés au sein du « Cercle des médiateurs », présidé par Marie-Laure Augry (France 3).  » (Extrait de mediateur.radiofrance.fr du 23/05/2017=

En savoir plus sur http://mediateur.radiofrance.fr/infos/premiere-rencontre-internationale-mediateurs-medias-francophones-publics-mfp/

Publication du rapport 2016 du Médiateur de l’information.


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Rapport à consulter sur http://blog.francetvinfo.fr/mediateur-info-france-2/wp-content/blogs.dir/357/files/2017/04/RAPPORT-DU-MEDIATEUR-2016-VERSION-DP-On-Line.pdf

Qu’est-ce que la «médiation culturelle» ?


« Chacun d’entre nous a rencontré des médiateurs culturels. Ils portent parfois des tee-shirts ciglés « médiateur », « médiateur culturel », « médiateur du festival », etc. au cœur des institutions contemporaines. Ils sont voués à parler des œuvres, des artistes, des expositions ou des scènes culturelles dès lors que ces « objets » sont mis à la disposition d’un public ou présentés sous un nouveau jour. Mais se rend-on assez attentif aux composantes de ce métier ? S’est-on donné la peine d’en parcourir les plus économiques (salaires, contrats de travail, types d’emploi, précarité, …) et les plus valorisées (la relation aux œuvres et aux publics) en passant par ce qu’on a longtemps ignoré : la connaissance des publics par les médiateurs, leur saisie des compétences culturelles déployées par les spectateurs que, trop souvent encore, beaucoup méprisent (dans les pires des commentaires, ils seraient « incultes », ne « sauraient rien », « s’amuseraient », seraient « bêtes » …).

Ce sont justement ces multiples composantes qui font l’objet de l’enquête de Bruno Nassim Aboudrar et François Mairesse. Ces derniers sont des spécialistes universitaires de la question, et non des membres des associations de médiateurs constituées récemment aux fins de défendre la profession. Ils ont déjà présidé à des recherches sur elle. Pour composer ce livre, ils ne retiennent, cependant, que les domaines du spectacle vivant, du patrimoine, du cinéma, de l’audiovisuel, de la musique enregistrée et du livre. À juste titre, ils signalent l’existence d’autres médiations dont ils ne parlent pas afin de ne pas brouiller les pistes : les médiations scientifiques, les médiations techniques, les médiations sociales, psychologiques, etc. Ce choix est assumé avec d’autant plus de légitimité que les deux auteurs sont, l’un, professeur d’esthétique, et l’autre, professeur de muséologie. » (Extrait de nonfiction.fr du 25/10/2016)

En savoir plus sur http://www.nonfiction.fr/article-8564-quest_ce_que_la_mediation_culturelle_.htm

iTELE: les grévistes veulent un médiateur


Édition du samedi 22 octobre 2016

« Les salariés d’iTELE ont décidé massivement vendredi de reconduire leur grève jusqu’à lundi, déçus par l’échec des négociations avec la direction, et réclamé au gouvernement la nomination d’un médiateur pour sortir d’un blocage sans précédent pour la chaîne de Vincent Bolloré. (…)ette rencontre n’a malheureusement pas permis d’aboutir à une sortie de crise, la direction des groupes Vivendi et Canal+ ne répondant favorablement à aucune des demandes des représentants de la rédaction d’iTELE et des organisations syndicales et se contentant d’annoncer le report du lancement de CNews », le nouveau nom que doit prendre la chaîne, a souligné la SDJ dans un communiqué.

« Dans ces conditions, la rédaction d’iTELE et les organisations syndicales demandent au ministère de la Culture et de la Communication la nomination immédiate d’un médiateur chargé d’aider les parties à trouver une solution à ce conflit, le plus long de l’histoire d’iTELE ».

Une démarche que le ministère avait déjà mise en oeuvre pour mettre fin au très long conflit à Radio France au printemps 2015. » (Extrait de lefigaro.fr du 21/10/2016)

En savoir plus sur http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/10/21/97002-20161021FILWWW00375-itele-les-grevistes-veulent-un-mediateur.php