Médias : le Préfet Michel Sappin, médiateur de la Région PACA, saisi par la FRASE dans le conflit entre président de la Région PACA et les radios associatives du Sud-Est


Assis, au centre, Gilbert Andruccioli, président de la FRASE (Fédération des Radios Associatives du Sud-Est)

« Le Préfet Michel Sappin, médiateur de la Région PACA, avait été récemment saisi par la FRASE pour tenter de trouver une solution au problème qui opposait jusqu’à présent Renaud Muselier, président de la Région PACA, aux radios associatives du Sud-Est . Le Préfet Sappin a officiellement annoncé à Gilbert Andruccioli que celui-ci allait prochainement recevoir une lettre de la Région lui indiquant que la convention intervenue entre la Région PACA et la FRASE demeurera en vigueur jusqu’à son terme, à savoir jusqu’au 31 décembre 2018 et que le texte d’une nouvelle convention sera mis à l’étude.
La FRASE devrait s’exprimer officiellement après réception et étude de la lettre du Président Muselier. D’ores et déjà, Gilbert Andruccioli a tenu saluer le succès de la médiation entreprise mais a appelé les 40 radios associatives à demeurer vigilantes et actives. » (Extrait de lalettre.pro du 25/04/2018)

En savoir plus sur https://www.lalettre.pro/Maintien-de-la-convention-entre-la-Region-PACA-et-la-FRASE_a16198.html

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Belgique : publication du rapport 2017 du service de médiation pour les télécommunications


Service de médiation pour les télécommunications

« Le service de médiation pour les télécommunications a reçu 16 249 demandes d’intervention écrites l’année dernière, soit une hausse de 9,21 % par rapport à 2016, écrit-il jeudi dans son rapport annuel.

Plus d’une centaine concernaient une double facturation malgré la procédure Easy Switch, qui permet de changer d’opérateur fixe plus facilement. Dans 96 % des plaintes, une solution acceptable pour l’usager des télécoms a été obtenue par un accord à l’amiable.

Facturation, dérangements, raccordement

Il s’agit de la première hausse enregistrée par le médiateur depuis 2012, lorsqu’il avait comptabilisé près de 26 000 plaintes. Leur nombre a ensuite progressivement diminué chaque année. En 2017, 16 111 dossiers ont été analysés, traités et clôturés, contre 14 601 l’année précédente. La majorité des plaintes concernaient la facturation (48,9 %), devant les questions contractuelles (18,4 %), les dérangements (14,7 %) et le raccordement (4,9 %).

Le médiateur des télécoms, Luc Tuerlinckx, a par exemple relevé un grand nombre de griefs à l’encontre des packs Tuttimus et Wigo, de Proximus et Telenet. « Le système de facturation de Proximus ne fonctionne pas correctement », affirme-t-il. « Il y a ainsi eu des plaintes pour des facturations de conversations téléphoniques entre membres d’une même famille alors que celles-ci devraient normalement être gratuites dans le pack », illustre-t-il. « Parfois, cela est allé si loin que la facturation a été suspendue durant plusieurs mois, ce qui n’est évidemment pas possible. Le client doit avoir une vue sur ce qu’il doit payer. »

Toujours concernant Proximus, Luc Tuerlinckx a constaté récemment une vague de plaintes relatives à des services tiers. « Il s’agit souvent de contenu érotique. Le problème refait surface périodiquement depuis dix ans déjà. Il s’agit presque toujours d’acteurs étrangers qui opèrent de façon occulte. Fin 2017, cela avait par exemple trait à des pop-ups qui apparaissent dans des applications et pour lesquels les clients payent sans s’en rendre compte. S’ils vont ensuite se plaindre à ce sujet chez Proximus, ils y sont envoyés de droite à gauche. »

L’offre Wigo de Telenet dans le viseur

Par rapport à Telenet, beaucoup de personnes ont dénoncé le renouvellement de l’offre Wigo l’an dernier. L’opérateur « a commencé à appeler les clients pour leur proposer un meilleur pack Wigo, avec davantage de données mobiles. La plupart d’entre eux ont trouvé cela intéressant et ont accepté. Seulement, les changements que cela implique dans la facturation ne sont pas évoqués », déplore le médiateur. « Le client est confronté à une facture plus élevée en raison du changement de cycle de facturation lors d’un tel changement », détaille-t-il.   » (Extrait de lalibre.be du 29/03/2017)

En savoir plus sur http://www.lalibre.be/economie/libre-entreprise/la-facturation-de-proximus-pose-probleme-5abd08f1cd702f0c1a97d3bd

Rapport à consulter sur http://www.ombudsmantelecom.be/fr/rapport-annuel.html?IDC=21

Suisse : le médiateur de la SSR porte plainte contre l’auteur d’une réclamation


« Le médiateur alémanique de la SSR Roger Blum a l’habitude des réclamations. Il ne les accepte cependant pas toutes: il a porté plainte contre l’auteur d’une lettre de protestation dans le cadre de la votation sur « No Billag ».

Dans son email et sa lettre du 8 janvier adressés à l’office de médiation, l’auteur suggère la création d’un camp de concentration dans l’Oberland bernois. Selon lui, la conseillère nationale Doris Leuthard, des collaborateurs de son département, de même que des employés de la radio et la télévision alémanique SRF et l’ombudsman, devraient y être incarcérés.

Dans cette correspondance, les coups pleuvent contre la SRF, la ministre de la communication et l’office de médiation, indique le médiateur de la SRF Roger Blum sur Twitter. L’email de réclamation est écrit sur un ton inacceptable et manque de bienséance, précise M. Blum. Il démontre les viles pensées de son auteur, ajoute le médiateur. C’est pourquoi M. Blum a déposé une plainte pénale auprès du ministère public grison.

Dans sa réclamation, l’auteur appelle en outre à voter en faveur de l’initiative « No Billag ». Il accuse la couverture médiatique de la campagne référendaire d’être mensongère.

L’ombudsman a traité la plainte, sans la soutenir aucunement. L’auteur a maintenant la possibilité de se tourner vers l’autorité fédérale indépendante d’examen des plaintes en matière de radio-télévision (AIEP). » (Extrait de swissinfo.ch du 20/

En savoir plus sur https://www.swissinfo.ch/fre/le-m%C3%A9diateur-de-la-ssr-porte-plainte-contre-l-auteur-d-une-r%C3%A9clamation/43912534

Audio : Nicolas Jacobs, médiateur de France Télévisions : « Je reçois entre 15 000 et 25 000 courriels de téléspectateurs chaque année » (FranceInfo)


Nicolas Jacobs, médiateur de l’info de France Télévisions. 

« Celyne Baÿt-Darcourt reçoit Nicolas Jacobs, le médiateur de France Télevisions. Il était le médiateur de France 2 et depuis la rentrée il est donc médiateur du groupe. Nicolas Jacobs définit ainsi son rôle : « Pour résumer, je suis la voix de nos téléspectateurs, de notre public. On parle d’interface, je n’aime pas trop ce terme, mais ma première mission est d’entendre ce que veulent nous dire notre public et de transmettre cette voix à la rédaction, aux journalistes. Je fais partie de France Télévisions, je ne fais pas partie de la rédaction. Je suis sorti de la rédaction depuis que j’ai pris mes fonctions. Je suis strictement indépendant, je ne dépends que de la présidence. Je n’ai aucun rapport hiérarchique avec la rédaction. »

C’est un exercice qui n’est pas toujours facile mais je suis persuadé que j’oeuvre pour le bien public ou en tout cas le bien de l’entreprise

Nicolas Jacobs

sur franceinfo

France Télévisions reçoit de très nombreux messages, Nicolas Jacobs :« Je reçois dans l’année entre 15 et 25 000 courriels de téléspectateurs. Je ne réponds pas à tout mais je lis tout. Régulièrement je reçois des courriels injurieux. Beaucoup de courriels expriment un avis. C’est ce que j’appelle les courriels fermés et qui ne nécessitent pas de réponses. Environ un tiers des courriels demandent une réponse. Ça fait partie de ma mission et je réponds et ce qui est important je leur explique, parce que c’est vraiment ça l’essence de ma mission. C’est expliquer aux gens comment se prennent les décisions. » (Extrait francetvinfo.fr du 25/10/2017)

Entretien à écouter sur http://www.francetvinfo.fr/replay-radio/info-medias/info-medias-nicolas-jacobs-mediateur-de-france-televisions-je-recois-entre-15-et-25-000-courriels-de-telespectateurs-chaque-annee_2413121.html

La ministre de la Culture a confié une mission de médiation sur la chronologie des médias à Dominique d’Hinnin, président du Conseil d’administration d’Eutelsat


« Françoise Nyssen, ministre de la Culture a confié une mission de médiation sur la chronologie des médias à Dominique d’Hinnin, président du Conseil d’administration d’Eutelsat et ancien dirigeant du groupe Lagardère pendant plus de 25 ans.

Cette mission de médiation s’inscrit dans la suite des discussions menées par le CNC pour réformer l’accord de 2009 sur la chronologie des médias et s’appuiera sur les travaux déjà menés dans ce cadre. Elle aura une durée maximale de 6 mois. A défaut d’accord, le gouvernement n’exclut pas de légiférer en la matière, en s’inspirant des lignes de force tracées par la médiation.

Son expérience dans le domaine des médias et de la création, ses qualités de négociateur rendent Dominique d’Hinnin particulièrement apte pour cette mission délicate qui a pour objectif de moderniser la diffusion des films, en tenant compte des nouveaux acteurs et des attentes des spectateurs tout en préservant la chaine de valeur du cinéma français.

Dominique d’Hinnin sera accompagné par François Hurard, inspecteur général des affaires culturelles et ancien directeur du cinéma du CNC. L’expertise de François Hurard dans le domaine cinématographique sera précieuse dans la conduite des discussions. » (Extrait de newspress.fr du 20/12/2017)

En savoir plus sur http://www.newspress.fr/Communique_FR_305186_7031.aspx

 

« Les litiges entre exploitants de salles de cinéma et distributeurs se multiplient » Entretien avec Laurence Franceschini, médiatrice du cinéma.


Le médiateur du cinéma

« Les distributeurs et les patrons de salle de cinéma se disputent de plus en plus. L’enjeu : les films d’auteur que tout monde veut (Woody Allen, Quentin Tarantino…) et les œuvres primées à Cannes, alors que le nombre de copies est compté. À l’occasion du congrès de la Fédération des cinémas français, entretien avec Laurence Franceschini, médiatrice du cinéma.

LE FIGARO. – Recevez-vous davantage de plaintes que d’habitude depuis le début de l’année?

Laurence FRANCESCHINI. – Il y en a davantage puisque nous avons déjà été saisis 63 fois à ce jour. Sur la même période l’an dernier, nous en étions à 47 saisines. Cela correspond au niveau moyen atteint ces dernières années. Ce chiffre s’explique par la situation concurrentielle dans certains quartiers à Paris et dans certaines villes qui rend l’accès aux films dits porteurs plus difficiles pour certains établissements.

Les plaintes proviennent surtout des exploitants de salles d’art et essai?

En 2017, deux tiers des demandes proviennent d’exploitants de salles d’art et essai. Près de la moitié des demandes sont issues de Paris intramuros.

Quel est leur souci le plus fréquent?

L’accès aux films, qu’ils soient art et essai porteurs ou plus commerciaux. Il s’agit de films visant un large public, dont les cinémas ont besoin notamment pour leur équilibre financier et pour pouvoir prendre des risques sur des œuvres plus difficiles ou plus confidentielles. Il peut aussi s’agir des conditions d’exploitation du film demandées par le distributeur (nombre de séances, de durée) ou encore de modalités d’accès aux films dans la zone de chalandise (exclusivité, tandem…)

Sur quels films portent les litiges?

Les films du festival de Cannes, compte tenu de l’attractivité et de la notoriété liées au festival. Il y a ainsi eu six médiations pour Visage, villages et 120 battements par minute. Quatre médiations pour Rodin. Puis Barbara et The Square avec deux médiations chacun. La La Land a aussi fait l’objet de deux saisines.

Comment aidez-vous vos interlocuteurs à trouver des solutions?

En les écoutant et en essayant de discerner dans leurs propos les points d’accord possible! En réunion dans mon bureau, ils parlent l’un après l’autre. Je m’efforce ensuite de réduire les tensions, en construisant un accord sur la base des points de convergence qui se dégagent au cours de l’échange. Il y en a la plupart du temps heureusement! À cette occasion, il peut être d’ailleurs utile de rappeler certains principes et règles de bonne pratique. Enfin, une récurrence de demandes similaires peut me conduire à émettre des recommandations d’ordre plus général à l’ensemble des professionnels. L’objectif, c’est de trouver un point d’équilibre non seulement pour la médiation en cours mais aussi pour l’avenir des relations entre l’exploitant et le distributeur concernés.

Ce rôle de médiateur existe dans d’autres pays?

Pas à ma connaissance. Si le médiateur du cinéma a été créé en France en 1982 par Jack Lang, c’est parce que c’est le pays qui en Europe a le plus d’écrans de cinéma et produit le plus de films. » – L. Lutaud -(Extrait lefigaro.fr/cinema du 29/09/2017)

En savoir plus sur http://www.lefigaro.fr/cinema/2017/09/29/03002-20170929ARTFIG00011-les-litiges-entre-exploitants-de-salles-de-cinema-et-distributeurs-se-multiplient.php