Publication du rapport 2016 du Médiateur de l’information.


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Rapport à consulter sur http://blog.francetvinfo.fr/mediateur-info-france-2/wp-content/blogs.dir/357/files/2017/04/RAPPORT-DU-MEDIATEUR-2016-VERSION-DP-On-Line.pdf

Qu’est-ce que la «médiation culturelle» ?


« Chacun d’entre nous a rencontré des médiateurs culturels. Ils portent parfois des tee-shirts ciglés « médiateur », « médiateur culturel », « médiateur du festival », etc. au cœur des institutions contemporaines. Ils sont voués à parler des œuvres, des artistes, des expositions ou des scènes culturelles dès lors que ces « objets » sont mis à la disposition d’un public ou présentés sous un nouveau jour. Mais se rend-on assez attentif aux composantes de ce métier ? S’est-on donné la peine d’en parcourir les plus économiques (salaires, contrats de travail, types d’emploi, précarité, …) et les plus valorisées (la relation aux œuvres et aux publics) en passant par ce qu’on a longtemps ignoré : la connaissance des publics par les médiateurs, leur saisie des compétences culturelles déployées par les spectateurs que, trop souvent encore, beaucoup méprisent (dans les pires des commentaires, ils seraient « incultes », ne « sauraient rien », « s’amuseraient », seraient « bêtes » …).

Ce sont justement ces multiples composantes qui font l’objet de l’enquête de Bruno Nassim Aboudrar et François Mairesse. Ces derniers sont des spécialistes universitaires de la question, et non des membres des associations de médiateurs constituées récemment aux fins de défendre la profession. Ils ont déjà présidé à des recherches sur elle. Pour composer ce livre, ils ne retiennent, cependant, que les domaines du spectacle vivant, du patrimoine, du cinéma, de l’audiovisuel, de la musique enregistrée et du livre. À juste titre, ils signalent l’existence d’autres médiations dont ils ne parlent pas afin de ne pas brouiller les pistes : les médiations scientifiques, les médiations techniques, les médiations sociales, psychologiques, etc. Ce choix est assumé avec d’autant plus de légitimité que les deux auteurs sont, l’un, professeur d’esthétique, et l’autre, professeur de muséologie. » (Extrait de nonfiction.fr du 25/10/2016)

En savoir plus sur http://www.nonfiction.fr/article-8564-quest_ce_que_la_mediation_culturelle_.htm

iTELE: les grévistes veulent un médiateur


Édition du samedi 22 octobre 2016

« Les salariés d’iTELE ont décidé massivement vendredi de reconduire leur grève jusqu’à lundi, déçus par l’échec des négociations avec la direction, et réclamé au gouvernement la nomination d’un médiateur pour sortir d’un blocage sans précédent pour la chaîne de Vincent Bolloré. (…)ette rencontre n’a malheureusement pas permis d’aboutir à une sortie de crise, la direction des groupes Vivendi et Canal+ ne répondant favorablement à aucune des demandes des représentants de la rédaction d’iTELE et des organisations syndicales et se contentant d’annoncer le report du lancement de CNews », le nouveau nom que doit prendre la chaîne, a souligné la SDJ dans un communiqué.

« Dans ces conditions, la rédaction d’iTELE et les organisations syndicales demandent au ministère de la Culture et de la Communication la nomination immédiate d’un médiateur chargé d’aider les parties à trouver une solution à ce conflit, le plus long de l’histoire d’iTELE ».

Une démarche que le ministère avait déjà mise en oeuvre pour mettre fin au très long conflit à Radio France au printemps 2015. » (Extrait de lefigaro.fr du 21/10/2016)

En savoir plus sur http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2016/10/21/97002-20161021FILWWW00375-itele-les-grevistes-veulent-un-mediateur.php

Médiation des médias : le conflit entre ACRIMED et le médiateur de Radio France sur la définition du rôle du médiateur (suite)


A la lecture des points de vue des deux protagonistes, il semblerait, si je peux me permettre un trait d’humour, qu’une médiation serait nécessaire !!!  Si je reproduis des extraits des positions deux principaux acteurs du conflit, c’est surtout montrer que près de 30 ans après l’avènement des premiers projets de médiation, le débat est toujours aussi vif et qu’il existe encore un flou conceptuel autour de la notion de médiation et de la figure du médiateur. Ce débat n’est pas propre au champ des médias mais il touche aussi d’autres comme celui de la consommation, du travail, des quartiers,… C’est pour cette raison qu’il n’est pas inutile de prendre connaissance des positions des uns et des autres pour essayer d’avancer et de dépasser ce flou conceptuel qui instrumentalise la médiation.

Tout d’abord, un extrait du point de vue d’ACRIMED et puis celui du médiateur de Radio France :

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« Il y a quelques semaines, nous publiions un article intitulé « Les drôles de “médiations” du médiateur de Radio France », dans lequel nous pointions le manque d’impartialité récurrent de Bruno Denaes qui, à au moins quatre reprises au cours des derniers mois, s’est appliqué à éluder voire à discréditer les remarques des auditeurs, préférant prendre le parti des journalistes mis en cause ou leur opposer ses propres opinions. Notre article n’a pas échappé et a visiblement déplu à Bruno Denaes qui a entrepris de nous répondre dans un long billet mis en ligne sur le site de Radio France. Une réponse exemplaire des procédés mis en œuvre par Bruno Denaes dans ses « médiations » lorsque les critiques des auditeurs heurtent trop frontalement ses convictions.

Mépris et condescendance

Avec pour commencer une bonne dose de mépris et de condescendance à l’endroit d’Acrimed et de l’auteure de l’article. Ainsi, Bruno Denaes, qui se dit « attaqué par un site qui se veut “observatoire des médias”  », ne daigne pas même citer Acrimed, ni renvoyer vers notre site – craignant peut-être que les internautes trop curieux préfèrent notre critique des médias à sa pédagogie molle et autosatisfaite. Le médiateur de Radio France croit bon d’ajouter que notre « attaque » aurait été, perfidie suprême, « relayé[e] par le réseau Twitter » – réseau sur lequel, effectivement, Acrimed est activement suivi par un nombre notoirement plus conséquent d’internautes que… le médiateur de Radio France, par exemple !

Il se contente ensuite de mentionner « un article publié sur internet », tout en omettant soigneusement – deux précautions valent mieux qu’une – d’insérer le lien qui renverrait à l’article en question, évitant que le lecteur qui aurait souhaité se faire une idée de son contenu par lui-même puisse le consulter trop aisément [1]. Des procédés plus que douteux et un brin mesquins pour un journaliste qui, deux lignes plus loin, se targue de s’appuyer « sur son expérience, sur les principes d’éthique et de déontologie ». Mais ce n’est pas tout.

Bruno Denaes évoque succinctement le contenu de ce mystérieux article : « Un article totalement à charge se fondant sur trois exemples précis ». On s’attendrait donc à ce que le médiateur de Radio France revienne en détail sur chacun de ces trois exemples et démontre en quoi nos critiques sont « totalement à charge ». Pourtant, de ces trois exemples il ne sera quasiment jamais question dans la suite de l’article. » (Extrait de acrimed.org du 26/9/2016)

En savoir plus sur http://www.acrimed.org/Le-mediateur-de-Radio-France-repond-a-Acrimed

« Attaqué par un site qui se veut « observatoire des médias », relayé par le réseau Twitter, un article publié sur internet met en cause l’impartialité du médiateur des antennes de Radio France. Un article totalement à charge se fondant sur trois exemples précis… Réponse du médiateur.

Revenons tout d’abord sur le rôle du médiateur que j’aurais été heureux d’expliquer à l’auteure de l’article me mettant en cause. Le médiateur est un intermédiaire entre les auditeurs d’un côté et les journalistes, producteurs et responsables des chaînes de l’autre. S’appuyant sur son expérience, sur les principes d’éthique et de déontologie, sur l’esprit Radio France, il fait la part des choses dans les plus de 2 000 messages qu’il reçoit chaque mois, tous lus et traités selon leur contenu.

Remarques transmises dans les chaînes

Nombre de ces messages comportent des remarques constructives et pertinentes que nous adressons aux responsables des antennes ; beaucoup de remarques ont été notamment prises en compte dans les changements concernant les grilles de rentrée.
Des points précis sont également signalés : des erreurs d’interprétation, des manquements à certains principes journalistiques, des fautes de français ou de vocabulaires… Les auditeurs des chaînes de Radio France sont suffisamment vigilants pour que la moindre petite erreur ou imprécision me soit signalée ; l’intéressé est immédiatement prévenu afin d’éviter de réitérer une faute.
Je rédige une lettre hebdomadaire à destination de tous les responsables d’antenne et de rédaction, faisant une synthèse des remarques, des propositions et des critiques des auditeurs. Donc, difficile de considérer que le médiateur ne tient pas compte des remarques qui lui sont adressées. Exemple dans les prochaines « Infos du médiateur » de vendredi : les critiques adressées à la première de « Questions politiques » sur France Inter et franceinfo : (télé), un très mauvais titre dans un journal de 13 titres (qui a – je le comprends – choqué), les noms des invités non rappelés au cours d’une émission (on ignore qui parle si on a pris la radio en cours de route), des erreurs de vocabulaire ou d’expression, etc.

Beaucoup d’auditeurs écrivent également pour réclamer la tête de tel animateur ou tel journaliste. Ou pour demander la suppression d’une émission qu’ils n’apprécient pas. Or, la radio n’est pas faite pour une personne, mais pour un ensemble d’auditeurs qui, par essence, n’aiment pas tous la même chose ; il en faut donc pour chacun, avec un peu de… tolérance. Là, évidemment, je ne peux pas prendre le parti des auditeurs, sauf quand un chroniqueur semble faire l’unanimité contre lui et qu’il nuit au bon déroulé d’une émission ; je fais part à la direction des remarques judicieuses et, ensuite, le directeur décide. » (Extrait de mediateur.radiofrance.fr du 8/09/2016)

En savoir plus sur http://mediateur.radiofrance.fr/infos/oui-auditeurs-ecoutes/

Médias : le médiateur de Radio France reçoit ses homologues tunisiens


@ccadic/RF

« Jeune démocratie, la Tunisie souhaite développer une véritable liberté de la presse aux mains de médias respectueux de la déontologie et de l’éthique journalistique.

 Pour rétablir la confiance dans les médias après des années de dictature, de nombreux médias audiovisuels ont notamment décidé de se doter de médiateurs.
Quatre d’entre eux ont été accueillis à Radio France par Bruno Denaes et son équipe, afin d’échanger sur les méthodes de travail, les relations auditeurs-internautes et journalistes-animateurs-producteurs, les sujets complexes, etc.
Par ailleurs, ils ont pu découvrir les nouveaux studios de franceinfo et assister à l’émission politique de 8h30 diffusée à la radio et à la télévision.

Retour sur la naissance du projet
Au lendemain du printemps arabe de 2011 qui a  provoqué la chute de la dictature, les médias tunisiens font face à d’immenses défis. Au cours des cinq dernières années, de nouvelles chaînes de radio ont été créées et plusieurs chaînes de télévision ont vu le jour. La naissance de ces nouvelles libertés s’accompagne également de dangers inédits.
C’est pourquoi, sous la responsabilité exclusive de ces Médiateurs, les professionnels des médias devront relever des irrégularités au sein de leur secteur et les traiter ; une manière d’accroître la confiance de l’opinion publique en leur capacité à gérer les nouvelles libertés de manière responsable.
Le Ministère allemand des Affaires Etrangères soutient le projet depuis 2014 et l’Institut Erich Brost (EBI) de l’université de Dortmund en Allemagne s’est engagé à le mettre en œuvre. » (Extrait de mediateur.radiofrance.fr du 20/09/2016)

En savoir plus sur http://mediateur.radiofrance.fr/non-classe/mediateur-de-radio-france-recoit-homologues-tunisiens/

Médiateur de l’info de France 2 : la décision de repousser la diffusion du magazine « Envoyé Spécial » consacré à l’affaire Bygmalion provoque de très nombreuses réactions indignées.


 » Il est intolérable que la télévision publique (financée par les contribuables) puisse faire l’objet d’un chantage de la part d’un homme politique quel qu’il soit «  écrit Francis J alors qu’Erik T. précise « Je suis scandalisé que (…) Mr Sarkozy et ses proches, fassent pression sur des journalistes pour empêcher la diffusion d’un reportage d’information ». « Les journalistes sont libres et on ne peut mettre en doute leur éthique surtout celle de Mme Elise Lucet (…) La télévision publique ne doit pas être un outil de la propagande des hommes politiques quels qu’ils soient et on doit pouvoir tout montrer, leurs travers, fautes incohérence, réussite, etc…. incluses. Il s’agit de l’honneur du service public de résister à ce genre de menaces stériles, inopportunes et contraire à la démocratie. Si tel n’était pas le cas, nous en tirerions les conséquences en appelant nos concitoyens au boycot de la redevance » ajoute Francis J.  Edith D. considère que « c’est le rôle d’une chaîne du service public de réaliser une telle enquête. (…) Merci de ne pas faire le tri à notre place et de diffuser ce reportage dans sa version intégrale. Vous remerciant de bien vouloir accéder ma demande ».

Michel Field, le directeur de l’information de FranceTélévisions, « dément formellement »  toute intervention de Nicolas Sarkozy ou de son entourage. Mais, ajoute-t-il, diffuser un sujet au moment où la primaire des Républicains bat son plein fait courir le risque d’instrumentaliser France Télévisions.  France Télévisions a par ailleurs décidé, avec l’accord d’Elise Lucet, de diffuser au JT de France 2 jeudi des extraits d’une interview de Franck Attal, un ex-dirigeant de Bygmalion et témoin clé de l’enquête d’Envoyé Spécial.  Le directeur de l’information ajoute que « la sortie de l’enquête sera commandée par l’actualité, on ne s’interdit rien ».  (Extrait de blog.francetvinfo.fr du 8/09/2016)

En savoir plus sur http://blog.francetvinfo.fr/mediateur-info-france-2/2016/09/08/bygmalion.html