Liban : La 3e Compétition interuniversitaire de médiation pour apprendre l’écoute et le dialogue


Photo souvenir rassemblant les étudiants finalistes et les membres du jury.

« Trente candidats, 20 équipes, neuf universités et un seul objectif : trouver une solution à l’amiable pour un litige opposant deux parties en conflit.

Pour la troisième année consécutive, le Centre professionnel de médiation de l’Université Saint-Joseph (CPM), la Direction régionale de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) au Moyen-Orient et le Bureau régional de l’Unesco au Moyen-Orient ont organisé du 2 au 6 mai à l’USJ, en partenariat avec l’Agence de coopération internationale GIZ-ZFD, la Compétition interuniversitaire de médiation qui s’est déroulée en deux parties, l’une en français, l’autre en arabe.

Trente candidats, 20 équipes sélectionnées, neuf universités différentes, 8 étudiants francophones et 12 arabophones. Un seul objectif : trouver une solution à l’amiable pour un litige opposant deux parties en conflit, avec la médiation comme seul moyen de solution au problème. « Le but de ces compétitions est de permettre aux étudiants de découvrir le vrai processus d’une médiation telle qu’elle se présente en réalité », a expliqué Nathalie Sabbagh, chargée de l’organisation de la compétition au CPM, précisant que les étudiants ont été préalablement préparés à ces compétitions par des médiateurs professionnels du CPM, qui les ont « aidés à élaborer une bonne stratégie de médiation, en leur donnant tous les outils de communication, d’écoute, qu’ils devront appliquer au cours de la compétition ».

Rétablir la communication

Lors de la séance d’ouverture, la directrice du Centre professionnel de médiation de l’USJ, Johanna Hawari Bourjeily, a mis l’accent sur la créativité, « outil indispensable du médiateur auquel il devra avoir recours tout au long de la médiation pour rassurer les parties, parfois dubitatives, instaurer un cadre de confiance pour recréer une autre forme de relation entre elles et, à la dernière étape, permettre au médiateur d’agir comme un coach créatif pour penser autrement l’issue du litige ». Les représentantes de GIZ-ZFD, Urte Luetzen et Justine Abi Saad, ont choisi, par le biais d’une représentation théâtrale mettant en scène une femme et sa fille en train de se disputer, de dire que «  dans un conflit l’attaque est la plus visible, alors pourquoi ne pas essayer quelque chose de différent ? ».

De son côté, le directeur régional du bureau de l’AUF, Hervé Sabourin, a insisté sur la « dimension symbolique incontestable de cette compétition qui rassemble de jeunes compétiteurs autour de valeurs qui sont chères à l’espace francophone que l’AUF représente, à savoir celles du dialogue, de la tolérance et du vivre-ensemble ».

Au bout de quatre jours de compétitions et 34 sessions de médiation, quatre universités ont été sélectionnées pour la finale : l’USJ et l’USEK pour les universités francophones ; l’Université islamique de Beyrouth et l’Université libanaise, pour la compétition arabophone.

En présence des membres du jury composé de Johanna Hawari Bourjeily, Hervé Sabourin, Meysoun Chehab, représentante du directeur de l’Unesco à Beyrouth, Justine Abi Saad, responsable de coordination de l’ONG allemande GIZ, et de Camille Menassa, les deux équipes ont exposé leur litige, défendu leurs propres intérêts, écouté la partie adverse et proposé une solution à l’amiable, en présence d’un professionnel du CPM dans le rôle du médiateur.

Et c’est l’Université Saint-Esprit de Kaslik, représentée par Elena Hawat, Karen Hajj et Léa Laoun, coachées par Paule Chiha, qui a remporté le 1er prix de la compétition en langue française.

L’Université libanaise, représentée par Jana Abdallah Bassil, Nelly Akiki et Alondra Féghali et coachée par Bernadette Rehayem, a remporté le 1er prix de la compétition en langue arabe.

La fondation Fathallah Sioufi, la société Foodstuff, la librairie Antoine et le cabinet d’avocats Younes et Mikkaoui, sponsors de la compétition, ont offert des prix aux équipes finalistes. Et c’est sur les paroles du recteur de l’USJ, le Pr Salim Daccache, qui a souligné que « dans un monde qui ne cesse de générer des conflits, il est bien nécessaire de cultiver cet art de négocier et de pratiquer la médiation entre des parties en conflit, surtout lorsqu’il s’agit de conflits dans un même camp ou dans un même pays », qu’a pris fin cette troisième compétition interuniversitaire de médiation.

Résultats de l’équipe francophone :

1er prix : l’Université Saint-Esprit de Kaslik

2e prix : l’Université Saint-Joseph

3e prix : l’Université libano-allemande.

Résultats de l’équipe arabophone :

1er prix : l’Université libanaise

2e prix : l’Université islamique

3e prix : l’Université Jinan.

Lamia SFEIR DAROUNI – (Extrait de lorientlejour.com du 11/05/2019)

 

En savoir plus sur https://www.lorientlejour.com/article/1169944/la-3e-competition-interuniversitaire-de-mediation-pour-apprendre-lecoute-et-le-dialogue.html

Liban : la 3ème édition de la compétition interuniversitaire de Médiation


 

Mirande Mediation

« La 3ème édition de la compétition interuniversitaire de Médiation se tiendra du 2 au 6 mai 2019.
Elle est organisée par le Centre professionnel de médiation (CPM) de l’Université Saint-Joseph, la Direction régionale Moyen-Orient de l’AUF et le Bureau régional de l’UNESCO à Beyrouth en partenariat avec la GIZ-ZFD.

La compétition a pour objectif de permettre aux étudiants de découvrir la médiation en jouant le rôle de parties en conflit. Ils seront initiés aux techniques de communication, de négociation et d’écoute afin d’arriver à trouver une solution amiable au différend.

Modalités d’inscription

La compétition se déroulera en français et en arabe simultanément, et ce selon les préférences linguistiques des équipes participantes.

Tous les étudiants inscrits auprès des universités au Liban peuvent participer à la compétition.  Cependant, les candidatures des étudiants des établissements membres de l’AUF et ayant participé aux ateliers de sensibilisation à la médiation avec le CPM, l’AUF et l’UNESCO, et ayant été formés sont privilégiées.

Chaque équipe est formée de 2 ou 3 étudiants inscrits à l’université mais pouvant venir de différentes facultés.  Si l’équipe est composée de 3 membres, les membres se répartiront les rôles au fil des séances.

L’équipe est assistée dans ses préparations par un coach, formé et affecté par le CPM.

Les universités désirant former une ou plusieurs équipe(s) et participer à la compétition devront remplir la « Fiche d’inscription » et la renvoyer par courriel à l’AUF à l’adresse suivante mediation@lb.auf.org avant le 28 février 2019. (Extrait de auf.org/

En savoir plus sur https://www.auf.org/nouvelles/appels-a-candidatures/la-3eme-edition-de-la-competition-interuniversitaire-de-mediation/

Liban : les commissions parlementaires approuvent un projet de loi sur la médiation judiciaire


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« Les commissions parlementaires mixtes libanaises ont approuvé jeudi, à l’issue de leur réunion au siège du Parlement à Beyrouth, un projet de loi sur la médiation judiciaire, rapporte l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).

« Cette loi est d’une extrême importance car elle contribuera à résoudre de nombreuses affaires judiciaires en suspens », a estimé le vice-président de la Chambre, Élie Ferzli, qui a présidé la réunion.

« Ce texte, ainsi que tous les autres approuvés, seront à l’ordre du jour de la séance plénière qui se tiendra lorsque le président du Parlement, Nabih Berry le décidera », a expliqué M. Ferzli. Il a enfin annoncé qu’une prochaine réunion des commissions se tiendra le 27 septembre.

Vendredi dernier, M. Berry avait transmis aux commissions une proposition de loi pour la légalisation du haschich « à des fins médicales et industrielles ».

Le 6 septembre, ces commissions avaient approuvé une proposition de loi visant à renforcer la transparence dans le secteur des hydrocarbures offshore. Une semaine auparavant, elles avaient approuvé une proposition de loi controversée sur les transactions électroniques et les données personnelles, qui sommeillait dans les tiroirs du Parlement depuis 2010. » (Extrait de lorientlejour.com du 16/09/2018)

En savoir plus sur https://www.lorientlejour.com/article/1134166/liban-les-commissions-parlementaires-approuvent-un-projet-de-loi-sur-la-mediation-judiciaire.html

Liban : deuxième compétition interuniversitaire de médiation à l’USJ


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« Dans le cadre du Mois de la Francophonie et sous le parrainage du Ministère de la Culture, le Centre professionnel de médiation (CPM) de l’Université Saint-Joseph, l’AUF au Moyen-Orient et le Bureau régional de l’UNESCO à Beyrouth, ont organisé pour la 2ème année consécutive la compétition interuniversitaire de médiation, en partenariat avec la Fondation Friedrich-Ebert-Stiftung.

Elle s’est tenue du 20 au 23 mars 2018 à l’Université Saint-Joseph et a compté 20 équipes de 8 universités du Liban qui se sont confrontées en français et en arabe sur des cas simulés portant sur l’interculturel, le social et le commercial. Chaque équipe a été coachée par un professionnel de médiation du CPM durant un mois précédant les séances en partageant les pratiques de médiation les plus efficaces.

Les universités participantes sont :

  • L’Université Libanaise (UL)
  • L’Université des arts, des sciences et de la technologie au Liban (AUL)
  • L’Université Islamique au Liban (UIL)
  • L’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK)
  • L’Université Arabe de Beyrouth (UAB)
  • L’Université de Balamand
  • L’Université Notre-Dame Louaize (NDU)
  • L’Université Saint-Joseph (USJ)

Cette compétition a pour objectif de permettre aux étudiants de découvrir la médiation en jouant le rôle de parties en conflit.

Finale et remise des prix :

Suite à la finale de la compétition qui a eu lieu le vendredi 23 mars, les noms des gagnants ont été révélés par le jury formé de la Directrice du CPM, du Directeur de l’AUF Moyen-Orient, de la représentante de l’UNESCO à Beyrouth, du Directeur régional de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung et du 1er secrétaire auprès de l’Ambassade de Suisse au Liban.

Pour la compétition en français :

  • 1er prix remporté par l’équipe de l’USJ composée de Antoine Abdel Wahed et Larissa Tawk et leur coach Anne-Marie Naim
  • 2e prix remporté par l’équipe de l’USEK composée de Kevin Awkar, Nour Kabbara et leur coach Nada Khair
  • 3e prix remporté par l’équipe de l’Université Libanaise composée de Juliana Sassine et Layale Dagher et leur coach Robert Mourad

Pour la compétition en arabe :

  • 1er prix remporté par l’équipe de Balamand composée de Mira Charkawi et Leen Othman, et leur coach Fatima Hamdan
  • 2e prix remporté par l’équipe de l’Université islamique du Liban composée de Nour Tabikh et Jessica Al Rifai et leur coach Lucie Doumanian
  • 3e prix remporté par l’équipe de l’Université Arabe de Beyrouth composée de Soumaya Beddawi et Reem Abdel Sater et de leur coach Aya Hodeib El Kebbi.

Le prix du meilleur esprit d’équipe a été remporté par une équipe de l’USJ composée d’Amine Chaptini et Tania Akoury et leur coach Yasmine Skaff. » (Extrait de lepetitjournal.com du 30/03/2018)

Liban : Conférence de Nicolas Masson sur la médiation le 20 mars à l’USJ


 

« À l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, M. Nicolas Masson, Premier Secrétaire d’ambassade et Conseiller en sécurité humaine à l’Ambassade de Suisse au Liban, et expert de la Médiation, donnera une conférence sur le thème « Assez fous pour changer le monde ? Médiateurs suisses dans les conflits armés » le 20 mars à 18h sur le Campus des sciences sociales de l’USJ. L’AUF au Moyen-Orient est partenaire de cet événement.

A noter aussi que la 2ème édition de la Compétition interuniversitaire de Médiation au Liban sera officiellement lancée le même jour.

Biographie

Nicolas Masson a couvert les principaux conflits de la région depuis la guerre d’Irak en 2003 jusqu’à la crise syrienne actuelle. D’abord en tant que délégué humanitaire au sein du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), il a été responsable de visites aux prisonniers de guerre en Irak, dans le Golfe Persique et à Guantanamo Bay (2003-2006). Au sein du Centre pour le Contrôle Démocratique des Forces Armées (DCAF), il a publié de nombreux ouvrages sur la prévention du crime par la médiation communautaire dans les zones de guerre. Il a rejoint le Département Fédéral des Affaires Etrangères (DFAE) en 2014 où il a été responsable des programmes de promotion de la paix et des droits de l’homme en Afrique du Nord après les révoltes de 2011. En 2016 il a rejoint l’Ambassade de Suisse à Beyrouth en tant que Conseiller en promotion de la paix. Depuis 2017 il travaille également au sein de l’équipe de l’Envoyé Spécial de l’ONU pour la Syrie en tant qu’expert en médiation humanitaire sur les questions liées aux personnes détenues et disparues en Syrie. M. Masson est titulaire d’un master en relations internationales de l’Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement (IUHEID) à Genève en 2002, et d’un diplôme en langue et culture arabes modernes de l’Institut Français du Proche-Orient (IFPO) de Damas en 2002.

Résumé de la conférence

Parmi tous les profiteurs des guerres et des conflits, les médiateurs sont les moins bien payés. Un accord de paix portera le nom des présidents signataires, et non de ceux qui ont rendu leurs discussions possibles. Si en revanche un conflit se prolonge indéfiniment, il est de bon ton d’en faire porter la responsabilité au médiateur « incompétent » ! Par analogie, dans toute compétition sportive impliquant deux équipes de haut niveau, rares sont ceux parmi nous qui encourageront l’arbitre. Et pourtant, on continue de trouver des jeunes gens « assez fous » pour s’employer à arbitrer les différends et résoudre les conflits. Pour ingrat qu’il paraisse, le travail du médiateur garde toute son attractivité dans notre monde jonché de guerres et de crises. En présentant des cas de figure propres à la diplomatie suisse, la conférence tâchera d’expliquer pourquoi la médiation reste aujourd’hui une profession toujours aussi valorisée, et quels sont les atouts du Liban dans ce domaine. » (Extrait de /libnanews.com )

En savoir plus sur https://libnanews.com/conference-de-nicolas-masson-sur-la-mediation-le-20-mars-a-lusj/

Liban : Emmanuel Macron souhaite élever la France au rang de médiateur principal pour « construire la paix » au Moyen-Orient.


« C’est une visite qui a pu paraître anodine pour bon nombre de Français. Mais la réception, samedi à l’Elysée, du Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri est un geste fort d’Emmanuel Macron sur la scène diplomatique internationale. Le président de la République s’est ainsi saisi de l’opportunité de replacer l’Hexagone au cœur de la médiation de paix dans une région où le poids des Etats-Unis est prépondérant, tout en soignant l’amitié entre la France et ce pays francophone et francophile.

> Saad Hariri à Paris : « L’Elysée réalise un coup de maître »

Après le passage de Saad Hariri au palais présidentiel, Emmanuel Macron a ainsi enchaîné les coups de fils pour évoquer les « moyens de stabiliser le Moyen-Orient et de construire la paix » avec les principaux acteurs de la région. Le chef de l’Etat a d’abord appelé Donald Trump, avec qui il s’est « mis d’accord sur la nécessité de travailler avec les alliés pour contrer les activités déstabilisatrices du Hezbollah et de l’Iran dans la région », rapporte la Maison Blanche. Il s’est également entretenu avec les présidents libanais Michel Aoun et égyptien Abdel Fatah al-Sissi, le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed ben Salmane, et avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Il « poursuivra ces échanges avec d’autres dirigeants internationaux dans les prochains jours », assure l’Elysée.  » (Extrait de leparisien.fr 19/11/2017)

En savoir plus sur http://www.leparisien.fr/international/liban-macron-s-entretient-avec-trump-apres-la-visite-de-hariri-en-france-19-11-2017-7401639.php

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