Liban : deuxième compétition interuniversitaire de médiation à l’USJ


finale (3)

« Dans le cadre du Mois de la Francophonie et sous le parrainage du Ministère de la Culture, le Centre professionnel de médiation (CPM) de l’Université Saint-Joseph, l’AUF au Moyen-Orient et le Bureau régional de l’UNESCO à Beyrouth, ont organisé pour la 2ème année consécutive la compétition interuniversitaire de médiation, en partenariat avec la Fondation Friedrich-Ebert-Stiftung.

Elle s’est tenue du 20 au 23 mars 2018 à l’Université Saint-Joseph et a compté 20 équipes de 8 universités du Liban qui se sont confrontées en français et en arabe sur des cas simulés portant sur l’interculturel, le social et le commercial. Chaque équipe a été coachée par un professionnel de médiation du CPM durant un mois précédant les séances en partageant les pratiques de médiation les plus efficaces.

Les universités participantes sont :

  • L’Université Libanaise (UL)
  • L’Université des arts, des sciences et de la technologie au Liban (AUL)
  • L’Université Islamique au Liban (UIL)
  • L’Université Saint-Esprit de Kaslik (USEK)
  • L’Université Arabe de Beyrouth (UAB)
  • L’Université de Balamand
  • L’Université Notre-Dame Louaize (NDU)
  • L’Université Saint-Joseph (USJ)

Cette compétition a pour objectif de permettre aux étudiants de découvrir la médiation en jouant le rôle de parties en conflit.

Finale et remise des prix :

Suite à la finale de la compétition qui a eu lieu le vendredi 23 mars, les noms des gagnants ont été révélés par le jury formé de la Directrice du CPM, du Directeur de l’AUF Moyen-Orient, de la représentante de l’UNESCO à Beyrouth, du Directeur régional de la Fondation Friedrich Ebert Stiftung et du 1er secrétaire auprès de l’Ambassade de Suisse au Liban.

Pour la compétition en français :

  • 1er prix remporté par l’équipe de l’USJ composée de Antoine Abdel Wahed et Larissa Tawk et leur coach Anne-Marie Naim
  • 2e prix remporté par l’équipe de l’USEK composée de Kevin Awkar, Nour Kabbara et leur coach Nada Khair
  • 3e prix remporté par l’équipe de l’Université Libanaise composée de Juliana Sassine et Layale Dagher et leur coach Robert Mourad

Pour la compétition en arabe :

  • 1er prix remporté par l’équipe de Balamand composée de Mira Charkawi et Leen Othman, et leur coach Fatima Hamdan
  • 2e prix remporté par l’équipe de l’Université islamique du Liban composée de Nour Tabikh et Jessica Al Rifai et leur coach Lucie Doumanian
  • 3e prix remporté par l’équipe de l’Université Arabe de Beyrouth composée de Soumaya Beddawi et Reem Abdel Sater et de leur coach Aya Hodeib El Kebbi.

Le prix du meilleur esprit d’équipe a été remporté par une équipe de l’USJ composée d’Amine Chaptini et Tania Akoury et leur coach Yasmine Skaff. » (Extrait de lepetitjournal.com du 30/03/2018)

Publicités

Liban : Conférence de Nicolas Masson sur la médiation le 20 mars à l’USJ


 

« À l’occasion de la Journée internationale de la Francophonie, M. Nicolas Masson, Premier Secrétaire d’ambassade et Conseiller en sécurité humaine à l’Ambassade de Suisse au Liban, et expert de la Médiation, donnera une conférence sur le thème « Assez fous pour changer le monde ? Médiateurs suisses dans les conflits armés » le 20 mars à 18h sur le Campus des sciences sociales de l’USJ. L’AUF au Moyen-Orient est partenaire de cet événement.

A noter aussi que la 2ème édition de la Compétition interuniversitaire de Médiation au Liban sera officiellement lancée le même jour.

Biographie

Nicolas Masson a couvert les principaux conflits de la région depuis la guerre d’Irak en 2003 jusqu’à la crise syrienne actuelle. D’abord en tant que délégué humanitaire au sein du Comité International de la Croix-Rouge (CICR), il a été responsable de visites aux prisonniers de guerre en Irak, dans le Golfe Persique et à Guantanamo Bay (2003-2006). Au sein du Centre pour le Contrôle Démocratique des Forces Armées (DCAF), il a publié de nombreux ouvrages sur la prévention du crime par la médiation communautaire dans les zones de guerre. Il a rejoint le Département Fédéral des Affaires Etrangères (DFAE) en 2014 où il a été responsable des programmes de promotion de la paix et des droits de l’homme en Afrique du Nord après les révoltes de 2011. En 2016 il a rejoint l’Ambassade de Suisse à Beyrouth en tant que Conseiller en promotion de la paix. Depuis 2017 il travaille également au sein de l’équipe de l’Envoyé Spécial de l’ONU pour la Syrie en tant qu’expert en médiation humanitaire sur les questions liées aux personnes détenues et disparues en Syrie. M. Masson est titulaire d’un master en relations internationales de l’Institut des Hautes Etudes Internationales et du Développement (IUHEID) à Genève en 2002, et d’un diplôme en langue et culture arabes modernes de l’Institut Français du Proche-Orient (IFPO) de Damas en 2002.

Résumé de la conférence

Parmi tous les profiteurs des guerres et des conflits, les médiateurs sont les moins bien payés. Un accord de paix portera le nom des présidents signataires, et non de ceux qui ont rendu leurs discussions possibles. Si en revanche un conflit se prolonge indéfiniment, il est de bon ton d’en faire porter la responsabilité au médiateur « incompétent » ! Par analogie, dans toute compétition sportive impliquant deux équipes de haut niveau, rares sont ceux parmi nous qui encourageront l’arbitre. Et pourtant, on continue de trouver des jeunes gens « assez fous » pour s’employer à arbitrer les différends et résoudre les conflits. Pour ingrat qu’il paraisse, le travail du médiateur garde toute son attractivité dans notre monde jonché de guerres et de crises. En présentant des cas de figure propres à la diplomatie suisse, la conférence tâchera d’expliquer pourquoi la médiation reste aujourd’hui une profession toujours aussi valorisée, et quels sont les atouts du Liban dans ce domaine. » (Extrait de /libnanews.com )

En savoir plus sur https://libnanews.com/conference-de-nicolas-masson-sur-la-mediation-le-20-mars-a-lusj/

Liban : Emmanuel Macron souhaite élever la France au rang de médiateur principal pour « construire la paix » au Moyen-Orient.


« C’est une visite qui a pu paraître anodine pour bon nombre de Français. Mais la réception, samedi à l’Elysée, du Premier ministre libanais démissionnaire Saad Hariri est un geste fort d’Emmanuel Macron sur la scène diplomatique internationale. Le président de la République s’est ainsi saisi de l’opportunité de replacer l’Hexagone au cœur de la médiation de paix dans une région où le poids des Etats-Unis est prépondérant, tout en soignant l’amitié entre la France et ce pays francophone et francophile.

> Saad Hariri à Paris : « L’Elysée réalise un coup de maître »

Après le passage de Saad Hariri au palais présidentiel, Emmanuel Macron a ainsi enchaîné les coups de fils pour évoquer les « moyens de stabiliser le Moyen-Orient et de construire la paix » avec les principaux acteurs de la région. Le chef de l’Etat a d’abord appelé Donald Trump, avec qui il s’est « mis d’accord sur la nécessité de travailler avec les alliés pour contrer les activités déstabilisatrices du Hezbollah et de l’Iran dans la région », rapporte la Maison Blanche. Il s’est également entretenu avec les présidents libanais Michel Aoun et égyptien Abdel Fatah al-Sissi, le prince héritier d’Arabie Saoudite, Mohamed ben Salmane, et avec le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres. Il « poursuivra ces échanges avec d’autres dirigeants internationaux dans les prochains jours », assure l’Elysée.  » (Extrait de leparisien.fr 19/11/2017)

En savoir plus sur http://www.leparisien.fr/international/liban-macron-s-entretient-avec-trump-apres-la-visite-de-hariri-en-france-19-11-2017-7401639.php

Liban : Remise des diplômes du Centre professionnel de médiation de l’Université Saint-Joseph


L'Orient-Le Jour

« La cérémonie de remise des diplômes de la 10e promotion du Centre professionnel de médiation (CPM) à Beyrouth et de la 6e promotion à Tripoli s’est tenue le 30 octobre dernier au campus des sciences humaines de l’Université Saint-Joseph. « L’écoute, au point de départ de tout acte de médiation, voici l’arme capitale entre les mains du médiateur pour bien mener sa tâche et engager le processus de médiation entre les gens en conflit », a confié aux nouveaux diplômés le recteur de l’USJ, le Pr Salim Daccache. « Évidemment, il n’y a pas que l’écoute. Il y a une deuxième étape aussi importante dans la majorité des cas, celle de la circulation de la parole. Aujourd’hui, plus que jamais, le médiateur devra avoir un rôle visible et social afin qu’il soit reconnu comme alternative à des issues malheureuses et à des procès de justice sans fin », a-t-il ajouté. De son côté Johanna Hawari-Bourjeily, directrice du Centre professionnel de médiation, a conseillé aux diplômés médiateurs de prendre soin des diverses relations que leur formation leur a assurées avec l’USJ, l’Institut catholique de Paris et l’Association des médiateurs européens. Ces relations « garantissent la qualité de votre diplôme de médiateur », a-t-elle précisé.
« Chacun d’entre nous a pu en mesurer les bénéfices à titre individuel (…) Tous ensemble, nous veillerons à ce que la médiation devienne le principal recours dans toute recherche de solutions durables et équitables aux différends et aux conflits, crises simples, internes, familiales, professionnelles, politiques, culturelles, internationales », a insisté Youssef Boulos, au nom de la 10e promotion du CPM Beyrouth. De son côté, Abir Jeitani, de la 6e promotion du CPM-Tripoli, a ajouté : « Nous nous sommes inscrits à cette formation comme des chrysalides. Les séminaires qui se suivaient représentaient pour nous cette période de transformations successives au bout de laquelle nous avons émergé des chrysalides tout comme des papillons prêts à embrasser la nature humaine et à survoler les paroles et les attitudes pour joindre ce qui est plus sublime : l’homme. » (Extrait de lorientlejour.com  du 10/11/2017)

En savoir plus sur https://www.lorientlejour.com/article/1082758/remise-des-diplomes-du-centre-professionnel-de-mediation-de-lusj.html

Thèse : « La médiation et l’entreprise au Liban », Hoda Lteif, université Paris 11, 2015,


Capture.PNG12.PNG

Résumé

« La thèse sur la médiation et l’entreprise au Liban traite un sujet qui n’avait pas encore fait l’objet d’une étude systématique. La thèse a un double but : mettre en lumière la médiation grâce à une clarification de la notion de médiation et de son potentiel au Liban, et mettre en évidence son utilité pour l’entreprise. La problématique « La médiation : outil de gestion au service de l’entreprise et ses spécificités au Liban » m’intéressait, du fait de mon enthousiasme pour la médiation et de mon expérience professionnelle acquise au cours de plus de vingt-cinq ans de travail dans les ressources humaines, années durant lesquelles j’ai beaucoup tenu le rôle de médiateur informel sans en être consciente ni techniquement formée. Du fait aussi que ce domaine au Liban étant à ses débuts, il fallait découvrir les opinions et les points de vue des juges, médiateurs, ainsi que celles et ceux des professionnels d’autres sociétés sur le concept de la médiation. La médiation n’a pas seulement pour but de résoudre les conflits individuels ou collectifs du travail, elle agit aussi directement sur les relations de travail afin de les équilibrer. C’est un mécanisme de régulation des relations de travail. Je souhaite que ma recherche puisse fournir des explications et éclaircissements sur l’intérêt de la médiation en tant qu’outil de gestion au sein de l’Entreprise au Liban, et permette que les sociétés aient le moins possible recours aux tribunaux et services de contentieux lors de différends à résoudre et sachent favoriser le lien social pour un fonctionnement optimum. » (Extrait de www.theses.fr )

Le texte intégral de cette thèse n’est pas accessible en ligne.
Il est disponible au sein de la bibliothèque de l’établissement de soutenance :  École doctorale, Sciences de l’Homme et de la Société (Sceaux, Hauts-de-Seine)

En savoir plus sur http://www.theses.fr/2015PA111001

Liban : « vendetta et médiation », un article d’Ornella ANTAR publié dans l’Orient-Le jour


 

« La même tradition qui régit le « droit » de la vengeance dicte, parallèlement, les rituels et protocoles de la médiation et de la réconciliation entre les familles en conflit. Comme beaucoup de sociétés traditionnelles de la Méditerranée, la société libanaise, dans certaines régions du pays, compte toujours sur un réconciliateur pour mettre fin au cycle infernal de « reprise de sang ». Voici un portrait d’un médiateur libanais de la Békaa.
« Il y a quelques années, plus de dix victimes sont tombées entre les familles Jaafar et Zeaïter avant qu’une tentative de médiation entre les deux tribus n’ait été entamée. Tout ça pour une histoire de dérapage volontaire de voitures ! » s’indigne Talal Chreif, médiateur réputé entre les familles en conflit dans la région de la Békaa.
Tout le monde ne peut pas être médiateur. Autrement dit, n’importe quel homme ne saurait jouer le rôle de Talal Chreif entre les familles impliquées dans des crimes de vendetta. Il s’agit de répondre à une longue liste de critères avant d’accéder à ce statut.

C’est un profil bien précis que Talal Chreif s’efforce de dresser à L’Orient-Le Jour: « Un médiateur est un homme appartenant à une famille respectée de tous, connue pour son histoire irréprochable, que le sang n’est jamais venu tacher. Il doit être respecté au sein de sa propre famille, voire même être une personnalité qui susciterait l’admiration de tous. Populaire et connu dans la région, son statut social est censé être élevé. N’oublions pas aussi le facteur de l’âge, mais surtout celui de l’expérience. »
Âgé lui-même de 65 ans et deux fois président de la municipalité békaaiote de Yammouné, Talal Chreif a sur son compteur environ 60 réconciliations réalisées entre des familles de la Békaa. « La tâche n’a jamais été facile. Pourtant, la plupart des fois, les litiges reposent sur des banalités, telles que des affaires commerciales ou des accidents de voiture, même lorsque tout le monde s’en sort intact », se désole-t-il.

Le constat qu’il partage est glaçant: « La famille du mort ne pourra pas trouver la sérénité avant d’avoir vengé son fils. » Cette coutume, selon laquelle la vengeance devrait avoir lieu le plus tôt possible, fait en sorte que les médiateurs interviennent souvent un peu trop tard. « Nous ne cessons de répéter aux familles concernées qu’il ne faudrait pas attendre que le nombre de victimes s’élève à sept ou dix avant qu’elles ne fassent appel à un médiateur », reprend M. Chreif. « Pourquoi ne nous mettons-nous pas à table dès le premier incident ? Pourquoi ne mettons-nous pas fin à cet échange de morts dès le début de ce chemin sanglant ? » s’interroge-t-il avec amertume.

Tout un rituel…
Souvent, les médiateurs n’attendent l’appel de personne. Ils se rassemblent et décident d’embarquer sur une nouvelle aventure, parce que « chaque cas est différent de l’autre et chaque tribu a ses propres considérations. C’est par amour pour notre région et dans son pur intérêt que nous intervenons », affirme Talal Chreif, conscient de l’importance de la fonction qu’il remplit au sein de sa région.
Tout un rituel accompagne les tentatives de réconciliation. À force d’œuvrer pour la paix entre les familles de sa région, M. Chreif connaît par cœur toutes ses règles d’or. Cependant, une seule est primordiale à l’entame du processus: « Toutes les parties concernées par une vendetta doivent respecter les médiateurs. Il ne faudrait en aucun cas tirer profit de la trêve pour assassiner un membre de la famille opposée. »

Une fois respectée, cette clause du « droit de la vendetta », appellation adoptée par Massoud Younès en fonction des traditions et des coutumes qui régissent cette pratique, ouvre la porte aux autres directives suivies par les médiateurs dans leur aventure. Un autre facteur de réussite de la médiation est le nombre du groupe intervenant. « Plus les médiateurs sont nombreux, plus la pression sur les deux familles peut être fructueuse », dit-il. Mais le nombre seul n’est pas suffisant, selon M. Chreif, qui insiste encore une fois sur les qualités requises chez les intervenants et leur statut social, qui contribuent à convaincre les deux parties de déposer leurs armes.
Parfois, les pourparlers s’étalent sur quelques jours, ou quelques mois, et parfois même sur de très longues années. « Tout dépend de la gravité du conflit et du nombre de victimes tombées », souligne le médiateur.

Afin de régler le litige, les médiateurs se réunissent alternativement avec les deux parties concernées. M. Chreif énumère les principales étapes de la médiation: « Nous essayons tout d’abord de convaincre les parties que l’incident relève désormais du passé, que rien ni personne ne pourrait être récupéré et qu’il est temps de tourner la page, de trouver une solution, ou d’indemniser la famille de la victime, et donc de se mettre d’accord sur un chiffre. »
Une fois l’accord bouclé, le criminel se livre à la tribu du défunt. « La tribu de la victime a le devoir de pardonner au criminel une fois qu’il est entre ses mains », révèle M. Chreif. Dès que le criminel est sous la garde de la tribu, celle-ci est censée lui assurer la plus grande protection. « Le droit de la vendetta comprend sa part d’éthique », conclut-il. (Extrait de lorientlejour.com du 6/07/2017)

En savoir plus sur https://www.lorientlejour.com/article/1061281/iii-toutes-les-parties-concernees-par-une-vendetta-doivent-respecter-les-mediateurs-.html

 

Liban : REMISE DES DIPLÔMES AUX ÉLÈVES MÉDIATEURS – PROMO 2017 du Lycée Lamartine de Tripoli


« C’est dans une ambiance enthousiaste et joyeuse que le proviseur et la Directrice du Centre Professionnel de Médiation, Mme Johanna Hawari Bourgeily, ont remis les diplômes d’élèves médiateurs à la promotion 2017 des classes de 5ème.

Dans leurs discours, le Proviseur ainsi que Mme Bourgeily, ont félicité les élèves et insisté sur l’importance du climat pacifique que la médiation peut instaurer dans un établissement scolaire. » (Extrait de lycee-tripoli.edu.lb)

En savoir plus sur http://www.lycee-tripoli.edu.lb/2017/05/29/remise-des-diplomes-aux-eleves-mediateurs-promo-2017/

%d blogueurs aiment cette page :