Centrafrique : primauté de la médiation de l’Union africaine, affirme le président Touadéra


Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra à la tribune de l'ONU, le 26 septembre 2018 à New York

« La médiation pour une paix en Centrafrique relève de l’Union africaine, a déclaré jeudi le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, jugeant que l’implication récente de la Russie dans des pourparlers avec des groupes armés n’avait qu’un but de « facilitation ».

Lors d’une réunion tenue en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, à laquelle n’assistait pas la Russie, « un appui fort a été donné à l’initiative africaine (pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine), qui fédère toutes les initiatives et qui a le soutien du gouvernement et du peuple centrafricains », a-t-il dit à la presse après la rencontre.

« Nous sommes en train de travailler pour un prochain dialogue avec les groupes armés pour rechercher la paix et la réconciliation », a précisé le président centrafricain.

Fin août, Moscou avait réuni chez son allié soudanais, à Khartoum, quatre des principaux groupes armés pour y signer une « déclaration d’entente ». Cette médiation parallèle a « agacé » les partenaires de la RCA et a été clairement rejetée par la France.

« Dans le cas de la réunion à Khartoum, la Russie n’a joué qu’un rôle de facilitation, tout au moins en matière de logistique », a assuré M. Touadéra, rappelant que son gouvernement n’était pas présent. « Les résultats, les propositions, sont une contribution dans le cadre » de l’initiative de paix menée par l’Union africaine, a-t-il ajouté.

Lors de la réunion, à huis clos, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a demandé que « la coopération entre l’Union africaine, l’Organisation des Nations unies, la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale et tous les autres partenaires, y compris les membres du Conseil de sécurité actifs dans le pays, (soit) resserrée », selon un communiqué de ses services.

A la tête de la commission Paix et sécurité de l’Union africaine, Ismail Chergui, présent à la réunion, a aussi souligné devant la presse que cette instance était « au centre de tous les efforts ».

« Les efforts notés à Khartoum sont complémentaires et ne sauraient remplacer l’initiative africaine ». Elle est « la seule à pouvoir fédérer tous les efforts devant permettre aux groupes armés de signer un accord de paix avec le gouvernement, de remettre leurs armes et de s’intégrer dans l’effort de développement du pays », a-t-il insisté.

« Nous sommes convenus de redonner une impulsion nouvelle, forte, aux efforts politiques, centrés sur l’initiative de l’Union africaine, qui est le moteur et la référence », a abondé le secrétaire général adjoint aux opérations de paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix.

La Centrafrique, que se partagent des groupes armés, est embourbée dans un conflit meurtrier depuis six ans qui a déplacé plus d’un quart de ses 4,5 millions d’habitants. (Extrait de msn.com du 27/09/2018)

En savoir plus sur https://www.msn.com/fr-fr/actualite/monde/centrafrique-primauté-de-la-médiation-de-lunion-africaine-affirme-le-président-touadéra/ar-BBNEyCK

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Faire de la recherche dans les zones touchées par un conflit: cinq leçons pour les bâtisseurs de la paix


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« Mener des recherches pour améliorer les programmes de prévention des conflits et de consolidation de la paix comporte de nombreux défis. Howard Ilona, ​​directeur du consortium pour le Partenariat pour la recherche de la paix (PRP), présente quelques-uns des défis éthiques et pratiques chercheurs doivent faire face et ce que nous pouvons faire pour y remédier.

Vous avez probablement vécu cela – vous répondre à votre téléphone et une voix préenregistrée vous demande votre avis sur un achat récent ou un client « interaction ». Si vous décidez de les rappeler, vous pouvez le faire sans même savoir ce qu’il adviendra des informations que vous fournissez.

Imaginez maintenant que vous vivez dans un pays en conflit actif, tel que le Sud-Soudan, le Yémen ou la Syrie. Il est peu probable que quelqu’un appelle pour connaître votre point de vue sur le service à la clientèle, sans parler de votre sécurité et de votre bien-être. Votre esprit porterait sur des préoccupations plus pressantes, telles que la sécurité de votre famille, si vous pouvez vous rendre dans les magasins ou au marché et s’il est sans danger que vos enfants aillent à l’école. Cela suppose que les écoles fonctionnent et qu’il y a de la nourriture disponible.

La vérité est que trop souvent, les personnes en conflit ne se font pas demander leur point de vue et leurs idées. Et trop souvent, personne n’est prêt à vraiment écouter. Mais de la même manière que les entreprises dépendent des retours de leurs clients, il est essentiel d’écouter les personnes de leurs expériences d’insécurité et de ce qui pourrait être fait pour les rendre plus sûres afin d’adapter le soutien aux personnes dans des contextes affectés par un conflit. besoins – pas ceux que nous assumons pour eux. Pour les organisations de consolidation de la paix, cela signifie la planification et la recherche qui est de la valeur pratique que nous apprenons et améliorer le soutien à ceux qui vivent par le conflit. La meilleure recherche est précieuse pour les participants ainsi que pour les chercheurs.

« Pas de recherche sans action, pas d’action sans recherche »

Le nombre de pays en conflit actif est en augmentation, de même que le nombre de groupes armés ( plus de sont apparus au cours des six dernières années par rapport aux 60 précédents ). Les personnes vivant dans ces zones connaissent des niveaux de violence croissants: au cours des 11 premiers mois de 2017, au moins 15 399 civils ont été tués par des armes explosives, ce qui représente une augmentation de 42% par rapport à 2016 .

Les enjeux ne pourraient pas être plus importants pour les personnes en conflit actif. Il est essentiel que nous recherchions leurs points de vue sur la manière de prévenir et de transformer les conflits et de construire la paix dans leurs communautés.

De toute évidence, demander des commentaires par le biais de messages préenregistrés n’est pas une voie à suivre lorsque vous posez des questions difficiles. Notre recherche doit être sensible et soigneusement examinée dans la façon dont nous (généralement des organisations et agences externes) essayons de comprendre le contexte, les perspectives des personnes en conflit, les dynamiques de pouvoir en jeu et, surtout, les changements nécessaires pour améliorer les choses. .

Lorsque nous parlons aux participants, nous devons définir clairement le but de notre recherche et impliquer un large éventail de personnes dans la planification et la conception afin de nous assurer qu’elles sont pertinentes et utiles. Une fois la recherche terminée, nous devons mieux faire en sorte que les participants à la recherche puissent en connaître les résultats. Ce type de recherche est connu sous le nom de recherche pratique ou action.

Recherche axée sur la pratique: quels sont les défis et comment pouvons-nous les résoudre?

Il existe de nombreux obstacles à prendre en compte tant pour les chercheurs que pour ceux qui participent à la recherche. Des questions d’accès et de sécurité aux décisions difficiles de la taille de l’échantillon et aux défis éthiques posés à la demande aux personnes de décrire des expériences qui peuvent être traumatisantes, personnelles ou risquées – les facteurs à prendre en compte ne manquent pas.

Les employés de Saferworld , de International Alert and Conciliation Resources – trois organisations internationales de premier plan pour la consolidation de la paix – ont passé du temps ensemble au début de l’année en abordant certaines de ces questions controversées mais vitales. Certains thèmes clés ont émergé.

  1. Utilisez le processus de recherche comme une opportunité de consolidation de la paixet non pas simplement comme un moyen de parvenir à une fin (la «fin» étant le document de recherche qui atterrit sur le bureau de quelqu’un ou dans nos boîtes de réception). Nous devons examiner attentivement nos méthodes de recherche, notre cadre de responsabilisation et nos cadres éthiques pour nous assurer de tirer le meilleur parti des possibilités de renforcer la confiance et de soutenir les efforts de consolidation de la paix.
  2. Placez le devoir de diligence envers les participants à la recherche au cœur de nos activitéset assurez-vous que des normes éthiques et de responsabilité claires sont en place. Celles-ci doivent être partagées et comprises par les chercheurs et les participants à la recherche. Nous sommes responsables vis-à-vis des personnes que nous interrogeons et nous devons garder cela au premier plan dans nos esprits afin de minimiser la détresse de ceux qui posent ou répondent aux questions.
  3. Soyez équilibré et responsableenvers les donateurs et les participants à la recherche. La responsabilité envers les donateurs qui financent notre recherche est indéniablement importante, mais nous devons trouver un équilibre entre cette responsabilité et la responsabilité envers les participants à la recherche. La recherche de résultats peut conduire à des résultats trop prometteurs pour le nombre de produits de recherche auxquels une organisation s’engage. Des délais courts et des budgets limités pour la recherche participative aggravent un travail déjà difficile et qui prend du temps. Cela peut impliquer de réduire le nombre de résultats de recherche afin de donner suffisamment de temps au processus de recherche et à une participation significative.
  4. Expliquez clairement le but de la recherche et son impact sur les populations locales. Il se peut que la meilleure décision soit de ne pas entreprendre de recherche du tout, par exemple s’il y a une ‘fatigue de recherche’ parmi une population ou si la recherche sera trop extractive – ce qui signifie que la recherche prend des informations sans redonner aux communautés. Ce blog soutient que toutes les recherches sont extractives dans une certaine mesure, nous devrions donc nous efforcer de les minimiser autant que possible.
  5. Appliquez des critères de validitépour accroître la confiance dans le processus et dans les résultats finaux de la recherche. Un cadre de recherche-action utilisé par l’ Institut d’études sur le développement met l’accent sur les bonnes relations, les résultats concrets, la rigueur scientifique, la résolution des problèmes importants et les conséquences durables. Il fournit une rubrique à partir de laquelle nous pouvons mesurer la validité de la recherche pratique et nous permet d’intervenir régulièrement pour interroger des domaines tels que les méthodes de recherche, les modèles de partenariat et l’analyse. Les critères peuvent aider à évaluer, par exemple, combien de participants doivent être interrogés pour qu’une recherche qualitative soit considérée comme valide et rigoureuse.

Mettre les gens et le changement au cœur de la recherche

Saferworld , International Alert et Conciliation Resources collaborent dans le cadre du Peace Research Partnership, placer les personnes et les changements positifs au cœur de la recherche sur la pratique dans des contextes de conflit à travers le monde. Nous pensons que cette approche est plus susceptible de générer des connaissances « nouvelles » et applicables – en fournissant des preuves qui soutiennent une réduction de la violence en s’attaquant aux facteurs sous-jacents du conflit. Notre travail auprès des personnes en situation de conflit nous permet de fournir un soutien immédiat et de contribuer à un changement et à des solutions à long terme. Apprendre au fur et à mesure (y compris auprès de personnes extérieures au secteur de la consolidation de la paix telles que les universitaires) en remettant en question et en interrogeant nos propres hypothèses et approches est crucial pour améliorer nos propres pratiques. Grâce à cette approche d’apprentissage, nous visons à fournir un soutien plus ciblé et à permettre à ceux qui vivent dans des conflits d’être habilités.

Combler les divisions

La valeur de la recherche sur les pratiques réside dans le fait qu’elle éclaire un problème et cherche à faire partie de la solution – dans ce cas-ci, à améliorer la sécurité des personnes et leur sentiment de sécurité. Mais ce type de recherche n’existe pas en vase clos. Parfois, il se heurte à des chevauchements avec d’autres instances et, dans d’autres cas, renforce et fournit des preuves des conclusions qui se dégagent de la recherche universitaire et des objectifs des décideurs.
Il existe un fossé entre la pratique et la recherche universitaire et on peut parfois avoir l’impression qu’ils habitent des mondes différents en termes d’ échelles de temps, de financement, de styles de communication et de ce qui motive la recherche. Une réflexion intéressante sur la manière dont cette fracture s’étend à la collecte de données peut être trouvée ici:La fracture des données: combler le fossé croissant entre praticiens et universitaires.

Les discussions au sein du Partenariat pour la recherche sur la paix , et entre la communauté des praticiens au sens large, des représentants du monde universitaire et du gouvernement britannique sont essentielles pour combler le fossé qui existe entre la recherche universitaire et la recherche sur la pratique, car les deux sont nécessaires. Les deux sont des outils précieux qui fournissent des preuves de ce qui alimente ou minimise les facteurs de conflit afin que ces connaissances puissent être intégrées dans la prise de décision et que la paix et la stabilité puissent être instaurées et maintenues.

À l’avenir, nous espérons continuer à trouver des espaces de réflexion partagée et de débat honnête sur la meilleure manière de mener des recherches qui placent les personnes et les changements pacifiques au cœur de leurs préoccupations.

Lisez et explorez les recherches récemment publiées par le Peace Research Partnership sur l’ inclusion dans les processus de paix , les partenariats dans la consolidation de la paix , les perspectives locales sur la réponse à la violence dans le nord-est du Nigeria et le transfert de responsabilités au Kenya.affecte la dynamique des conflits. Des publications à venir sont prévues sur un éventail de sujets, notamment: les systèmes judiciaires pluriels au Myanmar, les conséquences du conflit au Yémen sur les rôles des femmes et les hommes, la sécurité et la justice au Soudan du Sud, le développement économique inclusif en Syrie et au Népal, la paix et la stabilité dans la gestion des ressources naturelles au Mali et au Myanmar, facteurs déterminants des normes de genre dans les groupes violents organisés en Ukraine et en Syrie, consolidation de la paix entre les sexes et les hommes, soutien aux processus de paix et de transition et moyens de sortir de la violence pour les groupes armés.

Ilona Howard 
Ilona Howard est responsable du consortium pour le partenariat de recherche avec la paix, un projet commun de Saferworld, Conciliation Resources et International Alert

En savoir plus sur https://www.saferworld.org.uk/resources/news-and-analysis/post/798-doing-research-in-conflict-affected-areas-five-lessons-for-peacebuilders

Vidéo : Les 40 ans des accords de Camp David qui ont scellé la paix entre l’Égypte et Israël


 

Les présidents Sadate et Carter, qu'accompagne le premier ministre Begin,  sont assis devant les drapeaux américain, égyptien et américain, pour signer les accords de Camp David.

« Le 17 septembre 1978, l’Égypte et Israël, avec la médiation des États-Unis, signaient les accords de Camp David. Ces accords historiques ont scellé la paix entre deux pays ennemis depuis trente ans. Ils n’ont pu cependant élargir cette paix à l’ensemble du monde arabe. Nos journalistes ont suivi avec attention ces événements.

Des accords historiques

« C’est devant son cabinet au grand complet, ainsi que des membres du Sénat et de la Chambre des représentants, que le président Carter, entouré du président Sadate et du premier ministre Begin, a annoncé la conclusion de deux accords-cadres devant mener à la paix au Moyen-Orient. »

C’est par cette phrase que notre correspondant à Washington Normand Lester commence son reportage présenté au Téléjournal du 17 septembre 1978.

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Téléjournal, 17 septembre 1978

L’événement que le journaliste analyse est historique.

En signant ce qu’on appelle communément « les accords de Camp David », le président égyptien Anouar el-Sadate, le premier ministre israélien Menahem Begin et le président américain Jimmy Carter soulèvent un immense espoir.

Leurs trois signatures pourraient mettre fin au conflit entre le monde arabe et Israël qui déchire le Moyen-Orient depuis plus de 30 ans.

Pour y arriver, il a fallu que les guerriers déposent leurs glaives et tendent le rameau d’olivier.

Les gestes de réconciliation, c’est le président égyptien Anouar el-Sadate qui les a posés le premier.

À la fin de 1977, le dirigeant égyptien, après quatre guerres entre les pays arabes et Israël, stupéfie le monde.

Il annonce qu’il est prêt à se rendre à Jérusalem, au cœur même du conflit israélo-arabe, pour entreprendre des négociations de paix avec l’État hébreu.

L’avion d’Anouar el-Sadate atterrit le 19 novembre 1978 à l’aéroport international David-Ben-Gourion de Tel-Aviv. Israël est en liesse. Une grande partie du monde arabe pour sa part fulmine.

Une première percée suivie de négociations ardues

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Téléjournal, 20 novembre 1977

Le 20 novembre 1977, le journaliste Jean Larin résume le cours de la visite officielle du président égyptien au Téléjournal qu’anime Myra Cree.

Anouar el-Sadate prononce à Jérusalem un discours devant le parlement israélien, la Knesset. Il propose aux députés israéliens des négociations de paix.

Mais quelques mois plus tard, Anouar el-Sadate et Menahem Begin, montrent de profonds désaccords sur le contenu de cette paix. Le président américain Jimmy Carter propose alors sa médiation pour dénouer l’impasse entre les deux ennemis.

Le président américain joue son prestige et pèse de tout son poids pour arriver à une solution. Du 5 au 17 septembre 1978, Anouar el-Sadate, Menahem Begin et Jimmy Carter négocient secrètement à Camp David.

Le fait que Camp David est une résidence d’été des présidents américains ne réussit pas à faire fondre l’atmosphère glaciale qui existe entre les délégations égyptienne et israélienne.

Anouar el-Sadate et Menahem Begin ne s’adressent même pas la parole durant les derniers jours des pourparlers! Ce n’est que grâce à l’extraordinaire talent de médiation du président Carter que les deux parties souscrivent finalement aux accords de Camp David.

Le reportage de notre correspondant à Washington, Normand Lester, présenté au Téléjournal le 17 septembre 1978 résume les principaux points des ententes.

Les conséquences

Les accords de Camp David ont profondément divisé les opinions.

D’une part, ils sont encensés par les gouvernements occidentaux. D’autre part, l’opinion arabe les honnit, car ils symbolisent à leurs yeux la traîtrise de l’Égypte envers la cause palestinienne.

En 1978, cette polarisation des opinions envers les accords de Camp David se manifeste lorsque Anouar el-Sadate et Menahem Begin deviennent récipiendaires du prix Nobel de la paix.

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Téléjournal, 10 décembre 1978

Le correspondant européen de la télévision de Radio-Canada à Bruxelles, Paul-André Comeau, se rend à la remise du prix à Oslo. Son reportage présenté au Téléjournal le 10 décembre 1978 dévoile un triste spectacle.

Le président égyptien n’a pas osé venir chercher son prix en personne. Le premier ministre israélien reçoit la médaille du Nobel dans une forteresse inexpugnable gardée par des dizaines de soldats norvégiens.

Les policiers norvégiens, pour leur part, doivent contenir les manifestants qui protestent bruyamment contre la décision des membres du comité de sélection des prix Nobel.

Le pire restait à venir pour le dirigeant égyptien. En effet, le président Anouar el-Sadate paiera de sa vie son geste de réconciliation avec Israël.

Le 6 octobre 1981, il est assassiné par des soldats égyptiens. Le motif de sa mise à mort est clair. Ses exécuteurs lui reprochent la signature des accords de Camp David et son abandon de la cause palestinienne.

30 ans après leur signature, que reste-t-il des accords de Camp David?

Israël et l’Égypte vivent en paix, même si cette dernière n’est pas la plus chaleureuse au monde.

L’élargissement de la paix entre Israël et le reste du monde arabe est demeuré presqu’entièrement lettre morte.

Quant au règlement de la question palestinienne, il est sans cesse repoussé aux calendes grecques. » (Extrait de ici.radio-canada.ca du 14/09/2018)

Vidéo et article à consulter sur  https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1123813/egypte-israel-camp-david-accords-paix-histoire-archives

ONU : Le secrétaire général, Antonio Guterres, a appelé les Etats à investir dans les efforts de médiation pour régler de manière pacifique les conflits à travers le monde.


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Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé les Etats à investir dans les efforts de médiation pour régler de manière pacifique les conflits à travers le monde, à l’occasion d’un débat au Conseil de sécurité.

M. Guterres a rappelé qu’il a fait de « la montée en puissance de la diplomatie pour la paix » l’une de ses priorités. La prévention des conflits, qui inclut des investissements dans la médiation, la consolidation de la paix et le développement durable, doit être notre priorité, a-t-il déclaré devant les membres du Conseil, cité dans un communiqué publié mercredi.

Il a passé en revue les instruments de médiation à disposition de l’ONU, tels que les bons offices de ses représentants et envoyés spéciaux, qui peuvent conduire des processus de paix comme en Libye ou diriger des opérations complexes comme au Mali.

Il s’est félicité de deux récents succès de médiation. A Madagascar, l’envoyé spécial du secrétaire général a aidé à faciliter les négociations pour l’organisation d’élections libres et justes. Et en Gambie, l’ONU, en coordination avec des organisations et pays partenaires, a réussi à éviter une crise politique majeure.

Un engagement discret peut jouer un rôle important, a poursuivi le secrétaire général, en prenant l’exemple des pourparlers qui se poursuivent avec les talibans en Afghanistan malgré des années de guerre, à l’écart du grand public, permettant aux positions de se clarifier.

« Une médiation réussie et le règlement pacifique des différends exigent une compréhension profonde des dirigeants et de leurs groupes – et une volonté politique forte », a noté le chef de l’ONU.

Selon lui, il faut à l’avenir impliquer davantage les femmes dans les processus de paix, ainsi que les jeunes, qui sont « des agents cruciaux du changement et des avocats pour la paix ».

Enfin, le secrétaire général a insisté sur le rôle central du Conseil de sécurité, qui peut signaler aux parties belligérantes qu’elles doivent régler pacifiquement leurs différends. « Lorsque ce Conseil n’est pas uni, nos efforts de médiation en pâtissent », a-t-il constaté. Il a appelé le Conseil à s’engager « davantage en faveur d’une utilisation plus efficace de la médiation ». (Extrait de french.xinhuanet.com du 29/08/018)

En savoir plus sur http://french.xinhuanet.com/2018-08/30/c_137429977.htm

Décès de Kofi Annan, l’ancien secrétaire général des Nations unies et médiateur de l’ONU et de la Ligue arable dans la guerre en Syrie.


Le Ghanéen Kofi Annan, secrétaire général emblématique de l’ONU qui a repensé l’organisation quand il était à sa tête entre 1997 et 2006, est mort samedi, a annoncé sa fondation sur Twitter. Il avait reçu le prix Nobel de la paix en 2001.

Kofi Annan, le 15 juin dernier lors de l'une de ses dernières apparitions publiques à Oxford, au Royaume-Uni.
Kofi Annan, le 15 juin dernier lors de l’une de ses dernières apparitions publiques à Oxford, au Royaume-Uni. (Sipa)

Il incarnait la diplomatie au service de la paix, la « voix de médiation salutaire » selon l’expression de l’écrivain franco-congolais Alain Mabanckou. Le Ghanéen Kofi Annan, l’ancien secrétaire général de l’ONU de 1997 à 2006, est mort samedi à l’âge de 80 ans en Suisse, a annoncé sur Twitter sa fondation dans un communiqué. « Il s’est éteint paisiblement ce samedi 18 août après une courte maladie. Sa femme Nane et ses enfants Ama, Kojo et Nina étaient à ses côtés durant ses derniers jours », précise le texte diffusé sur les réseaux sociaux.

Septième secrétaire général des Nations unies, Kofi Annan était, comme le décrit sa fondation, un « champion ardent de la paix, du développement durable, des droits de l’Homme et de l’état de droit », mais aussi un fin négociateur qui a su, dans des dizaines de médiation, démêler les fils d’un conflit et faire aboutir à un accord entre belligérants. Une carrière de diplomate couronnée par un prix Nobel de la paix en 2001.

Un fonctionnaire des Nations unies

Kofi Annan a une formation hétéroclite, étudiant d’abord les sciences à Kumasi, au Ghana, avant de partir dans les années 60 aux Etats-Unis où il obtient un baccalauréat d’économie. Brillant élève, il est ensuite diplômé de l’Institut de hautes études internationales de l’université de Genève, en Suisse, avant de revenir au Massachusetts Institute of Technology, le fameux MIT situé près de Boston. Ce CV en poche, il commence à travailler pour l’ONU, au sein de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), dès 1962.

Le fonctionnaire qui travaille au service budgétaire de l’OMS grimpe peu à peu les échelons administratifs, passant d’une entité à une autre. Il est ainsi en poste à la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique, à la Force d’urgence des Nations unies, au Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés à Genève et enfin au Siège des Nations unies à New York, où il devient, en 1987, le sous-secrétaire général à la gestion des ressources humaines.

La guerre du Golfe, le dossier qui l’a révélé

En 1990, la guerre du Golfe éclate avec l’invasion du Koweït par l’Irak. Kofi Annan se retrouve en première ligne, ayant reçu comme mission spéciale le rapatriement de l’Irak de plus de 900 fonctionnaires internationaux et ressortissants de pays occidentaux. Fort de la réussite de cette mission, il dirige ensuite la première équipe des Nations unies chargée de négocier avec l’Irak sur la question de la vente du pétrole pour financer l’aide humanitaire – un programme « pétrole contre nourriture » qui a, en France, a débouché sur une affaire politico-judiciaire. Kofi Annan se révèle alors comme un fin négociateur.

La mondialisation, en théorie, doit nous rapprocher, mais en pratique risque de nous éloigner davantage.

Son ascension continue au sein de l’ONU : après avoir été promu sous-secrétaire général par Boutros Boutros-Ghali, il devient secrétaire général le 1er janvier 1997. A la tête de l’organisation, il promeut sans relâche le multilatéralisme et prend de nombreuses initiatives, comme en 1998, quand il parvient à renouer le dialogue entre les Etats-Unis et l’Irak de Saddam Hussein par le biais de la diplomatie, évitant ainsi une nouvelle guerre du Golfe. Il n’empêche pas pour autant la guerre d’Irak débutée en 2003, et ce, malgré ses nombreux efforts pour éviter le conflit. Lors de sa dernière conférence de presse en tant que secrétaire général en décembre 2006, il évoque avec amertume cet épisode : « Le plus mauvais moment a été la guerre en Irak qu’en tant qu’Organisation, nous n’avons pas pu l’empêcher et j’ai pourtant fait tout ce que j’ai pu pour cela. »

Reste qu’avec Kofi Annan, réélu secrétaire général en 2002, l’ONU redevient un élément moteur de la communauté internationale. Le diplomate met en garde contre la mondialisation, « qui en théorie doit nous rapprocher, mais en pratique risque de nous éloigner davantage ». Il défend la liberté de religion et s’en prend dès qu’il le peut au principe de « conflit de civilisations ». Le conflit israélo-palestinitien, la situation au Darfour, la lutte contre les talibans afghans tout comme les dérives possibles de cette lutte – Kofi Annan, pourtant considéré comme « l’homme des Américains » à sa nomination a régulièrement critiqué la prison de Guantanamo -, la lutte contre le réchauffement climatique, la bataille contre le sida… Le Ghanéen est sur tous les fronts.

C’est sans doute pour tous ces combats qu’en octobre 2001, un mois pourtant après les attentats du 11-Septembre et quelques jours après les premières frappes américaines en Afghanistan, le prix Nobel de la paix est décerné conjointement à l’Organisation des Nations unies et à Kofi Annan.

Héraut de la « responsabilité de protéger »

Après l’ONU, le Ghanéen choisit d’abord l’environnement comme domaine d’action. Il est ainsi nommé à la tête de l’Alliance pour une révolution verte en Afrique (Agra), un organisme créé en 2006 dont le but de l’alliance est d’aider les paysans africains à améliorer leur rendement. En parallèle, il devient le président de la Fondation de soutien à l’Organisation mondiale contre la torture, la plus importante coalition internationale d’ONG actives dans la protection des droits de l’homme dans le monde. Il est également membre de la Fondation Chirac et participe au prix de celle-ci pour la « prévention des conflits ».

Si un génocide, comme celui du Rwanda, ne parvenait pas à nous faire bouger, qu’est ce qui pourrait bien nous faire réagir?

Surtout, il pilote le groupe des Global Elders [« les sages mondiaux »], créé par Nelson Mandela, afin de promouvoir la paix et les droits de l’homme dans le monde. En février 2012, il reprend du service pour l’ONU en tant qu’émissaire dans la crise en Syrie. Une dernière mission qu’il ne parvient pas à conclure : en août 2012, il doit démissionner de ce poste de médiateur, constatant son échec. Mais cette mission est l’occasion pour lui de rappeler le concept juridique qu’il a érigé en règle : la « responsabilité de protéger ».(Extrait de lejdd.fr du 18/08/2018)

En savoir plus sur https://www.lejdd.fr/international/afrique/kofi-annan-lancien-secretaire-general-de-lonu-et-prix-nobel-de-la-paix-est-mort-3735560

 

Sahara Occidental : Un cinquième round de négociations directes entre le Front Polisario et le Maroc avant la fin de l’année selon l’émissaire de l’ONU


« Selon une source proche du dossier, le médiateur onusien qui s’active pour lancer ces négociations, a informé mercredi le Conseil de sécurité, lors d’un briefing tenu à New York, de sa démarche d’envoyer dans les prochaines semaines des invitations au Front Polisario et au Maroc pour reprendre les négociations directes, à l’arrêt depuis 2012. Dans ce contexte, Horst Köhler compte organiser ce nouveau round de négociations avant la fin de l’année, probablement vers la fin d’octobre ou début novembre. Aussi, l’ancien Président allemand a-t-il annoncé les prochaines démarches qu’il compte entreprendre pour la reprise du processus onusien, et ce, en dépit des pressions du Maroc pour limiter ce briefing à un simple rapport factuel afin d’éviter des recommandations sur un retour à la table des négociations.

Rabat, fidèle à sa pratique de blocage, a proposé lundi le report de ce briefing pour empêcher qu’une proposition d’agenda pour la reprise du processus politique ne soit formulée lors de cette réunion. Pour sa part, le Front Polisario a réaffirmé dans un communiqué diffusé mercredi soir, à l’issue de ce briefing, sa volonté de coopérer avec l’envoyé personnel du secrétaire général pour la reprise des négociations, tout en exprimant son soutien aux efforts déployés dans ce sens par l’émissaire onusien. Par ailleurs, rappelons qu’au cours de son premier briefing au Conseil de sécurité, tenu en mars dernier, l’ancien président allemand a défini avec clarté son mandat en tant qu’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU consistant à «trouver une voie pour l’avenir» sur la base d’une solution garantissant l’autodétermination du peuple sahraoui.
En d’autres termes, pour le représentant onusien, l’objectif étant de tenir des négociations directes et sans pré-conditions entre le Front Polisario et le Maroc dans le courant de l’année 2018 même s’il a reconnu que ces pourparlers «ne sont pas une fin en soi» car ils exigent «la bonne volonté» des parties au conflit et leur engagement à y prendre part «sans pré-conditions». «C’est ainsi que la résolution 2351 le précise, et nous n’avons pas besoin d’une nouvelle terminologie, mais d’une volonté de remplir ce langage de sens et de le suivre par l’action», a-t-il déclaré, rejetant à l’occasion les conditions du Maroc qui refuse de revenir à la table des négociations que si son plan d’autonomie est mis comme seule option pour le règlement du conflit.
Rappelons également que la dernière fois où le Front Polisario et le Maroc se sont installés à la même table de négociations remonte à mars 2012 à Manhasset aux Etats-Unis. Depuis ce temps le processus de paix lancé par l’ONU se trouve dans l’impasse en raison des entraves dressées par le Maroc pour empêcher le règlement du conflit sur la base des principes de la légitimité internationale qui garantissent le droit du peuple sahraoui l’autodétermination.

Acculé, le Maroc demeure dans l’obligation de reprendre sans tarder les négociations.
Pour sa part, le Conseil de sécurité s’est fixé, en avril, rendez-vous en octobre prochain pour évaluer l’avancée du processus, mettant le cap sur une nouvelle démarche visant à ramener les partis au conflit à la table des négociations dans un délai de six mois. Enfin, pour leur part, les Etats-Unis, porte-plume des résolutions sur le Sahara Occidental, ont déclaré juste après l’adoption de la résolution prorogeant le mandat de la Minurso qu’ils s’attendaient à une reprise des pourparlers d’ici à octobre. Le médiateur allemand compte aller de l’avant dans sa mission de médiation malgré les tentatives du Maroc de perturber ses efforts, avançant que le règlement de ce conflit est du ressort exclusif du Conseil de sécurité, où il jouit du soutien inconditionnel de la France. » – Chérif Abdedaïm – (Extrait de lnr-dz.com du

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Centrafrique: La Russie tente une médiation entre pouvoir et groupes armés


« Prévue le 12 juillet à Khartoum, la rencontre organisée par Moscou entre le gouvernement centrafricain et les représentants des milices opérant sur le territoire du pays n’a pu avoir lieu, a-t-on appris de source gouvernementale.

« Le chef de l’Etat estime qu’il n’y a pas lieu d’engager d’autres processus tant que celui de l’Union africaine est toujours en cours », a indiqué Albert Yaloké-Mokpème, porte-parole de la présidence, qui démentait une présence officielle des autorités dans la capitale soudanaise. La tentative de médiation russe intervient alors que le panel de l’Union africaine (UA) a rencontré le même jour, pour la première fois, l’ex-président François Bozizé, en Ouganda.

Selon des sources concordantes, deux groupes armés issus de l’ex-Seleka (coalition à dominante musulmane qui avait attaqué et pris Bangui en 2013) avaient préalablement annoncé qu’ils n’allaient pas prendre part à ces discussions organisées en parallèle de la médiation officielle menée par l’UA depuis juillet 2017. Il s’agit notamment du Mouvement patriotique pour la Centrafrique et l’Union pour la paix en Centrafrique.

La Russie joue un rôle majeur en Centrafrique, facilité par sa présence au Soudan voisin. En effet, Moscou forme des militaires centrafricains depuis plusieurs mois. Les autorités russes ont, par ailleurs, depuis début 2018, déployé des formateurs militaires à Bangui, livré des armes à l’armée nationale et assurent la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra.

Notons qu’outre la médiation de l’organisation panafricaine, plusieurs autres ont tenté sans succès par le passé de ramener la paix en Centrafrique, un pays rongé par un conflit meurtrier depuis 2013. » (Extrait de allafrica.com du 12/07/2018)

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