Médiation familiale : L’Association Médiation Part’Âge accompagne, par la médiation, les personnes vulnérables et leur entourage


L’Association Médiation Part’Âge a pour objet :

  • d’accompagner, par la médiation, les personnes vulnérables et leur entourage (familles, aidants, professionnels, institutions…) et de les soutenir dans l’évolution de leur vie relationnelle, sociale et ce dans le respect de la liberté de chacun.
  • de permettre à la famille et ses aidants (familiaux et professionnels) de trouver des médiateurs qualifiés et sensibilisés au contexte de vulnérabilité. La médiation est ici définie comme un processus de prévention ou de gestion des conflits fondé sur l’autonomie et la responsabilité des personnes et des institutions.

Dans le cadre de son objet, l’association :

  • organise des campagnes d’information et de sensibilisation à la médiation,
  • développe des actions de promotion auprès des institutions et structures dans le domaine médico-social et socio-judiciaire,
  • anime des réseaux de médiateurs désirant travailler avec les personnes vulnérables : échanges et réfléxion, analyse des pratiques,
  • fonctionne comme une plateforme d’orientation, en centralisant les compétences de professionnels,
  • oriente sur des médiateurs diplômés et qualifiés et des formateurs et analyseurs des pratiques formés sur la vulnérabilité… (Extrait de mediationpartage.fr)

En savoir plus sur http://www.mediationpartage.fr/equipe.html

COVID 19 : L’activité des services de médiation familiale est pris en compte par le décret n° 2020-1310 du 29 octobre 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l’épidémie de covid-19 dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire


Article 28

Les établissements relevant des types d’établissements définis par le règlement pris en application de l’article R. 123-12 du code de la construction et de l’habitation peuvent accueillir du public, dans des conditions de nature à permettre le respect des dispositions de l’article 1er, pour :
(…)
– L’activité des services de rencontre prévus à l’article D. 216-1 du code de l’action sociale et des familles ainsi que des services de médiation familiale ;
– L’organisation d’activités de soutien à la parentalité relevant notamment des dispositifs suivants : lieux d’accueil enfants parents, contrats locaux d’accompagnement scolaire et réseaux d’écoute, d’appui et d’accompagnement des parents ;
– L’activité des établissements d’information, de consultation et de conseil conjugal mentionnés à l’article R. 2311-1 du code de la santé publique.

Décret à consulter sur https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000042475143

UNAF et la CNSA : Développer la médiation familiale lors de conflits liés au handicap ou à la perte d’autonomie


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« L’Unaf et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) engagent un partenariat afin de proposer aux proches aidants et aux familles de personnes en situation de handicap ou de perte d’autonomie une offre de médiation familiale, qui peut s’avérer particulièrement utile après le confinement. Ce service est d’ores et déjà expérimenté dans 14 départements.

Être aidant d’un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie expose à des risques de conflits familiaux : entre personne aidée et personne aidante, entre aidants, par exemple au sein des fratries. Ces conflits peuvent concerner l’organisation du maintien à domicile d’un proche en difficulté pour gérer son quotidien, l’entrée en établissement d’un parent, la répartition de l’obligation alimentaire, la succession, la cohabitation avec un proche en situation de handicap, la prise de décision d’une mesure de protection…

Une expérimentation de médiation familiale au service des aidants

La médiation permet d’évoquer les tensions en toute confidentialité avec un tiers, professionnel diplômé d’Etat, afin d’apaiser les conflits et de travailler, avec l’ensemble des personnes concernées, sur des solutions durables.
La médiation au service de la résolution de conflits liés au handicap ou la perte d’autonomie sera expérimentée dans 22 départements, pendant 2 ans et demi. Cette expérimentation sera mise en œuvre par les services de médiation familiale gérés ou soutenus par le réseau Unaf-Udaf de ces territoires.

Une expérimentation soutenue par la CNAF et les CAF

La branche famille est partenaire de cette démarche via sa prestation de service médiation familiale. Ainsi, ce financement pourra être mobilisé pour financer des postes de médiateurs familiaux dans les 22 départements engagés dans l’expérimentation. Ces médiations visent à intervenir en cas de conflit familial ou de tensions intergénérationnelles, notamment en permettant le maintien des relations intra-familiales. Cette expérimentation s’inscrit dans l’objectif de la Cog Cnaf-Etat de financer 150 Etp supplémentaires de médiateurs familiaux d’ici à 2022.

Une urgence quand le confinement peut exacerber les conflits

Le confinement a pu modifier profondément les habitudes des aidants ; il a pu générer de nouvelles tensions et exacerber les conflits, par exemple en raison de l’impossibilité de contacts directs, ou, au contraire, en raison d’une promiscuité plus grande, par exemple lorsque des parents hébergent à nouveau leur enfant en situation de handicap à domicile ou lorsque des enfants cohabitent avec leur parent en perte d’autonomie. Actuellement, les actions de médiation familiale peuvent être menées à distance, par téléphone ou par visioconférence, et offrir un véritable appui pour les aidants et les familles.

Une offre déjà effective dans 14 départements

Dans le contexte épidémique actuel, cette approche innovante est particulièrement pertinente, elle est d’ores et déjà opérationnelle dans les départements des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, de Charente, de Charente-Maritime, d’Eure-et-Loir, d’Ille-et-Vilaine, du Maine-et-Loire, de la Marne, de la Haute-Marne, de la Mayenne, du Pas-de-Calais, du Haut-Rhin, de la Savoie et du Tarn-et-Garonne. D’ici la fin de l’année, le dispositif sera proposé dans les 8 autres territoires expérimentaux. A terme, cette expérimentation permettra de dégager les conditions de réussite d’un déploiement national pour l’ensemble des proches aidants [1]. « (Extrait de unaf.fr du 12/05/2020)

En savoir plus sur https://www.unaf.fr/spip.php?article26374&fbclid=IwAR1ziEUuQH1jBHB10QVOgEWzzTPIseUE00rZ7_6Xg9aHikzaDBIe_drx8MM

PUBLICATION DE LA NEWSLETTER DE L’APMF DE SEPTEMBRE 2020


Lettre à consulter sur http://hhqt.mj.am/nl2/hhqt/m6vpr.html?m=AMYAADPiOBkAAcrimwoAAAAABDEAAAAAAAIAHb2XAAgZkwBfY2aM8ySbOeeWTZ216B8hAFmrPgAAKRI&b=c615365d&e=d2f98876&x=qGL0zkY8Gdyvc5fi6xva0kyKRn2NYKbsfeLdANtTbaXbtliJarIwoGCgQXeO0DJU

AUDIO : « REGARDS CROISÉS SUR LA MÉDIATION » – ÉMISSION DE CLAIRE BOUTELOUP SUR RADIO RDB.FM DU 2/07/2020 : INVITE Marianne DEVISE


    

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Régler les conflits à l’amiable entre voisins, au sein d’une entreprise, dans une famille, entre élèves : la médiation permet aux personnes d’avancer ensemble vers des solutions gagnant-gagnant, sur un temps court (quelques semaines à quelques mois), avec 75% à 80% de réussite. Qu’est-ce qui explique ces résultats? comment cela fonctionne? quels liens avec la Justice ?

Des médiateurs de divers horizon, avocats, psychologues du travail, chercheurs, adultes ayant tenté la médiation, enfants médiateurs dans les établissements scolaires, … rencontrent Claire Bouteloup, médiatrice à Fay-sur-Lignon, pour témoigner de leur expérience.

10ème émission : Médiation familiale, avec Marianne Devise : éducatrice de métier, elle nous explique comment les outils de la médiation ont renforcé sa pratique

Extrait de /hearthis.at/radiodesboutieres

Emission à écouter sur https://hearthis.at/radiodesboutieres/2020-07-02-regards-croises-sur-la-mediation-mariane-devise/

Conflits de couple: nos neurones aiment la médiation


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« La médiation par un tiers a des effets positifs sur l’issue d’une dispute au sein d’un couple comme en témoigne l’activité accrue de régions clés du cerveau appartenant au circuit de la récompense.

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Lors d’un conflit de couple, la médiation par un tiers améliore l’issue de la confrontation. Mais ce n’est pas tout. Elle est en effet également associée à une activité accrue dans des régions clés du cerveau appartenant au circuit de la récompense. C’est ce qui ressort d’une étude parue dans la revue Cortex et menée par des scientifiques de l’Université de Genève (UNIGE). L’expérience a consisté à soumettre des couples à des questionnaires comportementaux et à de l’imagerie par résonnance magnétique fonctionnelle (IRMf), avant et après une séance durant laquelle les deux partenaires se disputent. Les couples ayant bénéficié d’une médiation active rapportent une plus grande satisfaction que les autres à l’issue du conflit. On a identifié chez ces mêmes personnes une plus grande activation dans le «noyau accumbens», une région clé du circuit de la récompense. C’est la première fois qu’une étude contrôlée et randomisée parvient à démontrer les avantages d’une médiation dans le cas de conflits de couples et à en identifier une signature biologique.

«On sait par de nombreuses études que le fait de penser à l’amour romantique et à son partenaire romantique active dans le cerveau le circuit dit de la récompense, qui est associé au sentiment de plaisir et de motivation, explique Olga Klimecki, chercheuse au Centre interfacultaire en sciences affectives (CISA) et à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’UNIGE. Cependant, on ignorait jusqu’à présent l’impact que pouvait avoir un conflit de couple ainsi que la médiation par un tiers sur cette activation. C’est précisément pour combler cette lacune que nous avons imaginé notre étude.»
Pour mener leur expérience, les chercheuses ont enrôlé 36 couples hétérosexuels (pour des raisons de statistiques et de comparaison avec des études antérieures), monogames (selon les dires des couples eux-mêmes) et ensemble depuis au moins un an. Avant de venir dans les locaux de l’UNIGE, les participants ont dû cocher, parmi une liste de 15 sujets standards (beaux-parents, sexualité, finances, tâches ménagères, temps passé ensemble, etc), lesquels alimentent le plus souvent des conflits avec leur partenaire.

Sujets conflictuels
«Nous les avons ensuite invités à lancer une discussion sur un de ces thèmes, précise Halima Rafi, doctorante à la Faculté de psychologie et des sciences de l’éducation et première auteure de l’article. Certains en ont choisi un coché par les deux partenaires. D’autre ont préféré partir sur un sujet considéré comme conflictuel par l’un mais pas par l’autre. Ça marche tout aussi bien, voire mieux. En général, les dix premières minutes sont un peu embarrassantes mais ensuite les choses s’enchaînent avec un naturel impressionnant et débouchent immanquablement sur un conflit.»
La séance, qui dure une heure, est suivie par un médiateur professionnel. Dans la moitié des cas, il intervient dans la dispute. Dans l’autre, il reste parfaitement passif. Avant et après le conflit, les participants remplissent un questionnaire comportemental visant à mesurer leur état affectif avant de passer dans un appareil de neuro-imagerie qui mesure l’activité de leur cerveau lorsqu’ils sont confrontés aux images de leur partenaire romantique ou à celles d’une personne inconnue.

Désactivation générale
Les données provenant des questionnaires indiquent que les couples ayant bénéficié de la médiation active sont plus aptes à résoudre les conflits, plus satisfaits du contenu et du déroulement de la discussion et ont moins de désaccords résiduels.
«Quant aux résultats de neuroimagerie, ceux effectués avant le conflit reproduisent des études précédentes sur l’amour romantique, montrant un schéma d’activation dans des régions du cerveau comme le striatum et le cortex orbitofrontal, poursuit Halima Rafi. Après le conflit, nous avons observé assez logiquement une désactivation générale chez les deux groupes dans les régions associées à l’amour romantique, y compris le striatum.»
En revanche, en comparant les couples ayant bénéficié d’une médiation active avec ceux qui en ont été privés, les chercheuses ont découvert que les premiers ont tendance à avoir, après le conflit, une plus grande activation dans le noyau accumbens, qui est une région clé dans le circuit de la récompense du cerveau. Par ailleurs, les participant-es qui se sentent le plus satisfait-es après la résolution du conflit sont aussi celles et ceux chez qui l’activation du noyau accumbens est la plus importante lorsqu’ils contemplent leur partenaire romantique par rapport à une personne inconnue.
«Nos résultats suggèrent, pour la première fois, que la médiation par un tiers a un impact significatif et positif sur la façon dont les couples se disputent, et ce tant au niveau comportemental que neuronal, conclut Olga Klimecki. Cette signature biologique de l’amour romantique est très intéressante car elle ne peut pas être manipulée comme pourrait l’être une réponse à un questionnaire. Nous aimerions maintenant poursuivre les recherches et voir, par exemple, si l’on peut mesurer des effets similaires dans des conflits d’une autre nature et ne concernant pas forcément l’amour.» (Extrait de unige.ch du 29/07/2020)

En savoir plus sur https://www.unige.ch/communication/communiques/?cID=1506&s=03

Médiation : LOI n° 2020-936 du 30 juillet 2020 visant à protéger les victimes de violences conjugales


Légifrance, le service public de l'accès au droit - Accueil

Chapitre II : Dispositions relatives à la médiation en cas de violences conjugales
  • Section 1 : Dispositions relatives à la médiation familiale

    Le livre Ier du code civil est ainsi modifié :
    1° L’article 255 est ainsi modifié :
    a) Au 1°, après le mot : « médiation », sont insérés les mots : «, sauf si des violences sont alléguées par l’un des époux sur l’autre époux ou sur l’enfant, ou sauf emprise manifeste de l’un des époux sur son conjoint, » ;
    b) Au 2°, après le mot : « époux », sont insérés les mots : «, sauf si des violences sont alléguées par l’un des époux sur l’autre époux ou sur l’enfant, ou sauf emprise manifeste de l’un des époux sur son conjoint, » ;
    2° L’article 373-2-10 est ainsi modifié :
    a) Au deuxième alinéa, après le mot : « médiation », il est inséré le signe : «, » et, après le mot : « enfant », sont insérés les mots : «, ou sauf emprise manifeste de l’un des parents sur l’autre parent, » ;
    b) Au dernier alinéa, après le mot : « enfant », sont insérés les mots : «, ou sauf emprise manifeste de l’un des parents sur l’autre parent ».

Belgique : COLLOQUE-ANNIVERSAIRE DE L’AMF : L’AMF A 30 ANS !!! le 16/10/2020 à Mons


LES SOUCIS D’ARGENT DANS LES FAMILLES SEPAREES ET/OU RECOMPOSEES

L’argent est source de tension dans toutes les familles riches et moins riches.   Regards croisés du sociologue, du psychologue, du juriste et du médiateur

INTERVENANTS :

  • Monsieur Willy LAHAYE, docteur en psychologie, directeur du service des Sciences de la Famille à l’Université de MONS, professeur à l’UMONS :

« L’évolution actuelle de la précarité dans les familles » ;

  • Madame Catherine GHYS, médiatrice agréée et chargée d’enseignement à l’UMONS : « L’impact de la séparation et de la recomposition familiale sur les finances de la famille » ;

 

  • Monsieur Hugues GILLIARD, assistant social et médiateur de dettes :

« La politique sociale en question » ;

  • Madame Isabelle VAN CRANENBROECK, avocate, Juge de Paix suppléant et chargée d’enseignement à l’UMONS :

« La pauvreté dans les familles, l’aide juridique et l’assistance judiciaire » ;

  • Monsieur Philippe LECOCQ, président du Tribunal du Travail de MONS et CHARLEROI – Division de MONS :

« Surendettement et médiation » ;

  • Madame Annette BRIDOUX, avocate, médiatrice agréée et chargée d’enseignement à l’UMONS :

« La loi sur la contribution alimentaire et la question de la contribution alimentaire en médiation » ;

  • Madame Françoise MAINIL, présidente du Tribunal de la Famille et de la Jeunesse du Hainaut Division de MONS :

« Les critères du calcul de la contribution alimentaire selon le Tribunal de la Famille de MONS » ;

  • Monsieur Pierre-André WUSTEFELD, magistrat à la Cour d’Appel de MONS :

« La méthode Renard et la contribution alimentaire »

  • Monsieur Jacques BASTIN, avocat, médiateur agréé et chargé d’enseignement à l’UMONS :

« La liquidation de communauté et les successions ainsi que l’approche médiation »

 

PUBLIC CIBLE :

Médiateurs, juristes, assistants sociaux, … et tous intervenants dans les familles.

LIEU :

UMONS, Place Warocqué, auditoire Drechsel, premier étage.

INSCRIPTION :

info@amf.be

La médiation familiale en question : enjeux et limites conceptuelles Revue interdisciplinaire d’études juridiques 2020/1 (Volume 84)


« L’engouement contemporain pour la médiation s’inscrit dans un processus de « déformalisation du droit » dont la manifestation est générale, ainsi que le démontre le recours croissant à divers modes alternatifs de résolution des conflits (MARC) : aujourd’hui et depuis plusieurs années, les alternatives à la procédure judiciaire ont le vent en poupe, tant pour des motifs pratiques (liés notamment au définancement de la justice) que pour des raisons substantielles (évoquées ci-après).
Dans ce dossier de la Revue interdisciplinaire d’études juridiques, nous avons voulu nous interroger sur les tenants et limites de ce succès dans le domaine des relations familiales, en confrontant pratiques, principes et idéaux de la médiation familiale sous des angles divers – et sans prétention à l’exhaustivité. Notre perspective y est interdisciplinaire, ainsi que le révèle la composition de ce dossier : c’était incontournable pour approcher de façon critique les espoirs, prétentions et prédilections, forces et failles de celles et ceux qui promeuvent, mettent en œuvre et pensent la médiation familiale.
C’est aux États-Unis qu’est né le mouvement occidental de déformalisation du droit : de là s’est déployé un modèle de justice soucieux, pour dénouer les conflits dans divers domaines de la vie sociale, de s’écarter d’une référence verticale à la loi (délégalisation ou, du moins, distanciation à l’égard de l’autorité légaliste suprême) ainsi que d’un recours au seul « juge qui tranche » (déjusticialisation)… » (Extrait de cairn.info )

En savoir plus sur https://www.cairn.info/revue-interdisciplinaire-d-etudes-juridiques-2020-1.htm