La médiation, un outil stratégique pour les entreprises : les statistiques 2019 du CMAP


La médiation, un outil stratégique pour les entreprises : les statistiques 2019 du CMAP en détail

Cet été, le CMAP a présenté la 11e édition du baromètre de la médiation, un outil de mesure unique qui permet de faire chaque année le bilan des principales tendances et évolutions en matière de médiation. Gain de temps, confidentialité, maîtrise des coûts, pérennisation des relations contractuelles, maîtrise de la solution : il semble que la médiation en France gagne de plus en plus la confiance des acteurs du monde de l’entreprise.

 Processus amiable alternatif au contentieux judiciaire, la médiation a fait son entrée dans le Code de procédure civile en 1995. Les gouvernements successifs n’ont eu de cesse d’en faire la promotion, notamment par la loi de modernisation de la Justice du XXIe siècle en novembre 2016, ou encore, plus récemment, par la loi de programmation de la Justice 2018-2022.

« Les entreprises, pour rester compétitives, doivent être réactives dans la gestion de leurs contentieux, particulièrement avec leurs partenaires commerciaux et clients pour lesquels elles souhaitent préserver leurs relations. D’où la nécessité de privilégier la voie d’une solution négociée. On note également cette année une nette augmentation des enjeux financiers dans les dossiers. Cela démontre qu’aujourd’hui, la médiation est prise en considération, au même titre que l’arbitrage, par tous les acteurs économiques pour permettre la résolution des dossiers complexes » déclare Sophie Henry, déléguée générale du CMAP, dans un document présentant les résultats du baromètre 2019 de la médiation.

 

LES AVANTAGES DE LA MÉDIATION

Pour les entreprises, la médiation constitue un outil d’avenir pour résoudre les conflits. En effet, celle-ci se prête – par nature – à la gestion des conflits en entreprise, qu’ils soient hiérarchiques ou au sein d’une équipe, car elle présente de nombreux avantages.

Un des principaux d’entre eux, a indiqué Sophie Henry à l’occasion de la présentation du baromètre du CMAP, en juillet dernier, est la durée de la médiation. En effet, alors que les délais judiciaires dans les cours d’appel et les prud’hommes sont d’environ trois ans, la durée moyenne d’une médiation au CMAP, « qui ne bouge pas au fil des ans », équivaut à une quinzaine d’heures.

Ce nombre d’heures peut se faire d’affilé, ou être étalé sur plusieurs mois. « On a prévu au CMAP qu’une médiation dure environ deux mois renouvelables » a précisé la déléguée générale. Quoi qu’il en soit, dans le processus de médiation, le médiateur doit « donner l’impulsion » tout en se calant sur le rythme des parties.

Un autre avantage a trait aux coûts de la médiation par rapport à ceux d’un contentieux judiciaire. Ainsi, le coût moyen d’une médiation est d’environ 6 000 euros, une somme tout à fait acceptable pour une entreprise qui devra verser des dizaines, voire des centaines de milliers d’euros, pour un procès.

Certes, « le coût de la médiation est proportionnel aux enjeux du litige » a admis Sophie Henry, mais « par rapport à un contentieux judiciaire, cela reste très accessible » a-t-elle ajouté, et n’empêche ainsi nullement les sociétés d’y recourir, même pour des gros litiges. D’ailleurs, globalement, les montants en litiges sont de plus en plus importants.

Ainsi, depuis 2012, année de création du baromètre, les montants en litige supérieurs à 3 millions d’euros ont gagné 13 points.

En outre, en 2018, 72 % des dossiers avaient un enjeu supérieur à 150 000 euros, contre 58 % en 2017. Quant aux dossiers aux enjeux supérieurs à 1 et 3 millions d’euros, ils ont augmenté respectivement de 5 et 7 points par rapport à l’année dernière (31 % à 36 % et 15 % à 22 %).

« Nous avons eu à traiter dernièrement un dossier à 80 millions d’euros » s’est félicité la déléguée générale de la CMAP. Preuve que la médiation n’est pas seulement réservée aux petits litiges, comme ce fut le cas pendant de nombreuses années, mais qu’elle est devenue « un outil à part entière en cas de contentieux, une vraie solution ».

Confidentialité, maîtrise des coûts, pérennisation des relations contractuelles et de la solution : « la médiation possède de nombreux atouts, contrairement au contentieux judiciaire qui, parfois, n’aboutit même pas », a estimé Sophie Henry.

 

QUI SONT LES MÉDIATEURS ?

Alors qu’il y a quelques années, l’essentiel des médiateurs désignés provenait du monde juridique, aujourd’hui, 51 % des médiateurs sont issus des professions juridiques, contre 49 % du monde de l’entreprise. Au total, 130 sont inscrits au CMAP, avec des profils très différents. « On a vraiment de tout, et c’est ça qui est passionnant et très riche » a affirmé Sophie Henry.

Il reste que la fonction de médiateur est en constante évolution. C’est pourquoi il faut sans cesse former aux techniques de la médiation. Au CMAP, la formation de médiateur est sanctionnée par un examen. Le Centre a établi un partenariat avec l’ESCP Europe. À l’issue de leur formation, les médiateurs doivent s’entraîner pendant trois jours, puis passer devant un jury. « C’est un examen assez difficile, car on a seulement 50 % de réussite. Ceux qui réussissent figurent ensuite sur nos listes » a expliqué la déléguée générale du CMAP.

Une question se pose cependant. Lors du choix d’un médiateur, celui-ci doit-il être un spécialiste du secteur dans lequel évolue l’entreprise ou bien un généraliste ?

Pour les parties, il peut être rassurant de voir qu’il s’agit d’un spécialiste, car celui-ci connaît alors leur environnement de travail. Cela est également une demande des magistrats quand ils doivent choisir un médiateur. Cependant, les médiateurs pensent de leur côté que le plus important est de bien connaître les relations entre les individus en conflit.

Plus généralement, comment s’effectue le choix d’un médiateur ? « Le CMAP propose trois noms aux parties » a expliqué Sophie Henry. En médiation judiciaire, lorsque c’est le juge qui saisit le CMAP, le Centre sélectionne également trois noms qu’il soumet au magistrat, chargé de trancher.

« Parfois, il soumet ce choix aux parties, mais la plupart du temps, il le fait lui-même » a précisé Sophie Henry. « Le choix du médiateur est en tout cas le plus important ». Certes, ce dernier n’a aucun pouvoir, « mais les parties ont besoin d’avoir confiance en la personnalité du médiateur pour lui confier des informations confidentielles » a-t-elle ajouté.

 LE RÉSULTAT DES MÉDIATIONS

Concernant l’issue des médiations, depuis dix ans, en moyenne, 70 % des dossiers aboutissent à un accord après une quinzaine d’heures, et le maintien des accords se situe à 30 %.

Cependant, « on constate une baisse des accords cette année » a déclaré Sophie Henry. Cette dernière a expliqué cette diminution par l’augmentation actuelle des médiations judiciaires.

On note en effet un taux d’accord en médiation conventionnelle supérieur de 14 points à celui de la médiation judiciaire (69 % contre 55 %), car les juges eux-mêmes « poussent de plus en plus, de manière assez incitative », les parties à recourir à la médiation judiciaire, et il est très difficile pour ces derniers de refuser. En outre, depuis mars 2019, la loi de programmation 2018-2022 et de réforme pour la Justice a étendu le pouvoir du juge d’enjoindre aux parties de rencontrer un médiateur.

Or, « Quand on pousse des gens à aller en médiation alors qu’ils n’en ont pas envie, cela fait baisser le taux d’accords, car le juge ne peut pas forcer les parties à trouver une solution » a expliqué Sophie Henry. Pour celle-ci, cette baisse des accords constatée par le CMAP plaide en faveur d’une médiation qui doit rester un processus volontaire.

 

L’AVENIR DE LA MÉDIATION

Enfin, Sophie Henry s’est exprimée sur sa vision de la pratique de la médiation. Selon elle, si l’exercice de la médiation est très enrichissant pour un professionnel du droit ou de l’entreprise, celle-ci doit rester « une fonction accessoire dans sa carrière ». D’ailleurs, la plupart des médiateurs exercent un métier en parallèle. La déléguée générale du CMAP craint en effet que si cela devient un métier à temps plein, les médiateurs perdent « leur côté neutre et indépendant ».

« En faire une profession réglementée » lui semble donc être une « très mauvaise idée ».« Nous n’aurons plus les mêmes médiateurs » a-t-elle certifié. En outre, « on risque de créer une tension chez eux et donc sur les parties », comme en Angleterre, où il existe des médiateurs notés et pratiquent des tarifs exorbitants.

Bref, pour Sophie Henry, développer la médiation sans l’accord des parties, cela équivaut à « un déni de justice. » Il n’est en effet pas question pour elle que les magistrats s’en servent pour désengorger les tribunaux : « La médiation est un outil stratégique pour une entreprise, qu’elle doit utiliser quand elle veut. » À l’occasion de la présentation du baromètre 2019 de la médiation, Sophie Henry a donc instamment demandé à ce que la loi Justice ne remette pas en cause ce pour quoi elle se bat depuis plus de 20 ans.-M-A Bailly – (Extrait de jss.fr du 15/09/2019)

En savoir plus sur www.jss.fr/La_mediation_un_outil_strategique_pour_les_entreprises__les_statistiques_2019_du_CMAP_en_detail-1739.awp?

 

« Analyse statistique des médiations pénales en France » par Marie Odile Delcourt, 2017


Résumé : A partir des différentes sources émanant du Ministère de la justice disponibles sur internet, cet article examine, sur la période 1999-2014, la place quantitative de la médiation dans la procédure pénale en France en la comparant aux autres voies dont dispose le parquet : poursuites ou procédures alternatives, la médiation étant l’une des procédures alternatives possibles. Après une croissance dynamique, un déclin marqué du nombre de médiations est observé à partir de 2004, de 40 000 médiations par an à 15 000 en 10 ans. L’analyse fait apparaître un allongement de la durée moyenne du processus de médiation au fil du temps, ainsi que la part importante des différends familiaux et des divers coups et blessures parmi les infractions qui donnent lieu à des médiations pénales. En outre il apparaît que les prescriptions de médiations sont très variables d’un TGI à l’autre. (Extrait de hal.archives-ouvertes.fr/)

Article à consulter sur https://hal.archives-ouvertes.fr/hal-01495648v2/document

 

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Médiation administrative : les débuts prometteurs de la médiation préalable


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« Introduite par la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 (encadrée par le décret n° 2018-101 du 16 février 2018 et l’arrêté du 2 mars 2018), la médiation préalable obligatoire (MPO) est expérimentée depuis avril 2018 par 42 centres de gestion (CDG), et ce, jusqu’en novembre 2020. Son principe est simple : permettre à deux parties de renouer un processus de communication pour sortir d’un désaccord sur une décision administrative individuelle prise par l’employeur. Les collectivités territoriales avaient jusqu’au 31 décembre 2018 pour adhérer à ce service facultatif et 7 716 ont signé une convention d’adhésion – 77,5 % des collectivités adhérentes étant des communes, selon le bilan de la Fédération nationale des centres de gestion (FNCDG) sur la première année de l’expérimentation. Un rapport a été transmis au Conseil d’Etat fin juin. » (Extrait de lagazettedescommunes.com du 4/09/2019)

En savoir plus sur https://www.lagazettedescommunes.com/635687/les-debuts-prometteurs-de-la-mediation-prealable/

Baromètre 2018 du CMAP : la médiation gagne, chaque année, la confiance des entreprises


« C’est un fait, et les statistiques 2018 du CMAP  le confirment, les entreprises privilégient de plus en plus la voie d’une solution négociée lorsqu’il s’agit de régler leurs contentieux intra et inter-entreprises. Les arguments sont convaincants : selon le baromètre élaboré sur la base de 260 dossiers ouverts en médiations entreprises au CMAP au cours de l’année passée, la médiation conventionnelle représente 62 % du nombre total des médiations, 70 % des dossiers aboutissent à un accord au terme d’une quinzaine d’heures (difficilement compressibles, la médiation suit une procédure en 5 étapes et la coconstruction d’une solution demande du temps) pour un coût moyen de 6 000 €. Et la médiation ne concerne plus seulement les petits litiges. Sophie Henry, déléguée générale, souligne la « nette augmentation des enjeux financiers dans les dossiers » : 72 % ont un montant supérieur à 150 000 € (contre 58 % en 2017) et 22 % supérieur à 3 millions d’euros (15 % en 2017). Dernièrement le CMAP a même contribué à la mise en place d’un accord dans le cadre d’une affaire où 80 millions d’euros étaient en jeu. De même, les parties ne sont plus uniquement d’origine francilienne (52 %). De compétence nationale, le CMAP est de plus en plus sollicité par les entreprises situées en région (37 % en 2018 contre 31 % en 2017) et à l’international (11 % en 2018 contre 9 % en 2017). Selon le Centre, il est parfois important de décoloniser le conflit et de recourir à un médiateur d’une autre région, notamment dans le cadre d’affaires médiatisées : positionnement non partisan et impartialité sont ainsi préservés.

Tous les secteurs économiques sont concernés : l’industrie et l’énergie (15 %), l’informatique et les Télécoms (12 %), l’immobilier, la construction et l’urbanisme (12 %)… y compris l’art et le sport (4%) . Si les conflits portent principalement sur l’exécution, la rupture abusive, la concurrence des contrats commerciaux (45 %), les conflits sociaux individuels ou collectifs connaissant une forte progression (13 points en 10 ans). Du fait d’un climat de plus en plus tendu au sein des entreprises et du nombre croissant de salariés souffrant de symptômes liés à des risques psychosociaux, les DRH sollicitent de plus en plus ce mode amiable qui se présente comme une solution d’avenir pour la gestion des ressources humaines et des contentieux prud’homaux. Ainsi la médiation sociale (ou intra-entreprise) représente-t-elle 14 % des dossiers traités (conflits hiérarchiques ou au sein de business unit par exemple) par le CMAP et le taux d’accord atteint les 75 %.

On l’aura compris la médiation est désormais un outil intégré à la stratégie contentieuse des entreprises, le taux d’accord en médiation conventionnelle supérieur de 14 points à celui de la médiation judiciaire (69 % contre 55 %) s’expliquant pour l’essentiel par le fait que la médiation est à l’initiative des parties. Si, les lois successives (notamment la loi 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice) assurent la promotion de ce mode amiable, il ne faut pas perdre de vue que tout recours obligatoire entre en contradiction avec l’essence même de la médiation. Selon Sophie Henry : « La médiation est un processus par nature volontaire, la médiation judiciaire obligatoire peut être perçue comme un déni de justice ».

Pour mémoire, le CMAP est à ce jour l’unique centre à délivrer des statistiques sur la médiation, ce que Sophie Henry déplore. Elle en appelle au ministère de la Justice pour disposer d’une vision nationale de la mise en œuvre de ce règlement amiable des conflits qui ne cesse d’être plébiscité. » (Extrait de efl.fr du 4/07/2019)

En savoir plus sur https://www.efl.fr/actualites/affaires/contentieux/details.html?ref=ff2683c2b-3f32-4497-a6d6-defa7e3996d2

RAPPORT ASSEMBLÉE NATIONALE n° N° 1990 – 5/06/2019 : II. LES PROCÉDURES DE MÉDIATION ET DE RÈGLEMENT AMIABLE DES CONFLITS DEVANT LES JURIDICTIONS ADMINISTRATIVES (extrait )


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(Extrait de assemblee-nationale.fr)

En savoir plus sur http://www.assemblee-nationale.fr/15/rapports/r1990-a10.asp#P200_27907

« La médiation : au confluent du droit et de la psychologie – Actes du 3ème colloque de la Société Française de Psychologie Juridique « , Psycho-Droit Revue internationale de psychologie juridique, Numéro 3 – 2018


 

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Présentation 

La médiation est un processus visant à favoriser les échanges et le dialogue entre des parties en conflit. Plus précisément, elle est un processus de communication encadré qui prend en compte l’ensemble des aspects psychologiques et émotionnels d’une relation conflictuelle. Organisée par le droit, recherchée par les justiciables, et plus largement par les personnes prises dans un différend, la médiation occupe une place croissante parmi les modes alternatifs de règlement des conflits. Ses liens étroits avec le droit, la justice et la psychologie en font un objet d’étude privilégié de la psychologie juridique. Plusieurs questions peuvent se poser s’agissant de la médiation : quelle place pour la psychologie et les psychologues dans la médiation ? Pour les juristes dans la médiation ? Pour la médiation dans le champ juridique ? Quelles méthodes, règles et ressources peuvent être disponibles pour les médiateurs ? Quels peuvent être les effets de la médiation sur la conception du droit et de la justice ? Sur la représentation qu’en ont les citoyens ? En quoi peut consister l’apport des sciences humaines dans la compréhension et la pratique de la médiation ? Quels enseignements et apports concrets peuvent être tirés de la pratique de la médiation et de l’expérience des médiateurs ? Ce 3ème colloque de la Société Française de Psychologie Juridique, en réunissant des psychologues, des juristes, des médiateurs ainsi que des spécialistes des sciences humaines, entend proposer une réflexion sur l’ensemble de ces questions et bien d’autres. Des remerciements sont adressés, d’une part, à la Faculté de droit de l’Université Paris-Sud, au CERDI (Centre d’étude de recherche en droit de l’Immatériel) des Universités Paris 1-PanthéonSorbonne et Paris-Sud), au CLIPSYD (Clinique Psychanalyse et Développement) de l’Université Paris-Nanterre et à l’ANM (Association Nationale des Médiateurs), qui ont bien voulu soutenir ce colloque ; d’autre part, à l’Institut de Médiation Guillaume-Hofnung (IMGH), à l’Association des Médiateurs diplômés de Paris II-Panthéon-Assas (MDPA) et à l’Institut de Formation à la Médiation et à la Négociation de l’Institut Catholique de Paris (IFOMENE), qui ont collaboré à l’organisation de cette réunion scientifique dédiée à la médiation.

Paris, le 27 octobre 2018

Jean-Pierre Relmy

(Extrait de psycho-droit.com avril 2019 )Capture.PNG 123.PNG

Revue à consulter sur https://psycho-droit.com/revue-psycho-droit/

BELGIQUE : « A FORCE DE CHARGER LA BARQUE DE LA MEDIATION, NE RISQUE T’ELLE PAS DE COULER ? par Rudy BADIN


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Document transmis par Paul Bourgeois [frusquin@yahoo.fr]

Document à consulter sur https://www.observatoiredesmediations.org/Documentation/Bibliographie?ID=121