Thèse : « La médiation et l’entreprise au Liban », Hoda Lteif, université Paris 11, 2015,


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Résumé

« La thèse sur la médiation et l’entreprise au Liban traite un sujet qui n’avait pas encore fait l’objet d’une étude systématique. La thèse a un double but : mettre en lumière la médiation grâce à une clarification de la notion de médiation et de son potentiel au Liban, et mettre en évidence son utilité pour l’entreprise. La problématique « La médiation : outil de gestion au service de l’entreprise et ses spécificités au Liban » m’intéressait, du fait de mon enthousiasme pour la médiation et de mon expérience professionnelle acquise au cours de plus de vingt-cinq ans de travail dans les ressources humaines, années durant lesquelles j’ai beaucoup tenu le rôle de médiateur informel sans en être consciente ni techniquement formée. Du fait aussi que ce domaine au Liban étant à ses débuts, il fallait découvrir les opinions et les points de vue des juges, médiateurs, ainsi que celles et ceux des professionnels d’autres sociétés sur le concept de la médiation. La médiation n’a pas seulement pour but de résoudre les conflits individuels ou collectifs du travail, elle agit aussi directement sur les relations de travail afin de les équilibrer. C’est un mécanisme de régulation des relations de travail. Je souhaite que ma recherche puisse fournir des explications et éclaircissements sur l’intérêt de la médiation en tant qu’outil de gestion au sein de l’Entreprise au Liban, et permette que les sociétés aient le moins possible recours aux tribunaux et services de contentieux lors de différends à résoudre et sachent favoriser le lien social pour un fonctionnement optimum. » (Extrait de www.theses.fr )

Le texte intégral de cette thèse n’est pas accessible en ligne.
Il est disponible au sein de la bibliothèque de l’établissement de soutenance :  École doctorale, Sciences de l’Homme et de la Société (Sceaux, Hauts-de-Seine)

En savoir plus sur http://www.theses.fr/2015PA111001

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Clermont-Ferrand : 12e café Médiation du Club Actumediation 21 Septembre 2017-


 

 

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Renseignement et inscription : http://www.actumediation.com/2017/05/12e-cafe-mediation-du-club-actumediation-21-septembre-2017-clermont-fd.html

Point de vue : « LA MÉDIATION EN ENTREPRISE, EFFET DE MODE OU NOUVEAU BUSINESS MODEL ? » par Fabien Eon (Officiel de la Médiation)


« La médiation en entreprise est tendance. Pas une semaine ne s’écoule sans que l’on ne voie passer un article, une conférence, un colloque, une formation sur la médiation dans les organisations.

Cet engouement révèle quelque chose.

Peut-être y a-t-il une part d’intérêts bien compris pour les dirigeants : s’épargner le coût et la lourdeur du recours judiciaire, cultiver l’image d’un modèle de management éthique (au risque parfois de confondre l’éthique et la morale), se mettre en conformité avec des lois toujours plus contraignantes sur la souffrance au travail, le harcèlement, le stress, la non-discrimination, l’égalité.

Mais à y regarder de plus près, ces raisons n’expliquent pas l’enthousiasme des salariés eux-mêmes pour la médiation. C’est l’entreprise dans son ensemble qui est animée de mouvements vers plus de dialogue et de concertation. Faut-il y voir un effet de mode ?

Une évolution sociétale portée par des aspirations nouvelles

Dans notre monde en mutation, chacun se voit offrir des occasions toujours plus nombreuses d’exprimer librement sa créativité, de s’investir dans des projets, de rechercher de la satisfaction dans toutes ses activités. C’est une évolution sociétale portée par des aspirations à plus d’autonomie, d’implication et de confiance, une évolution qui s’invite dans tous les domaines des activités humaines, la famille, l’entreprise, l’école, les loisirs, une évolution qui se traduit de multiples façons, donnant parfois naissance à des courants de pensée pas toujours exempts de représentations idéologiques comme le « Well being », le « management bienveillant », la « Psychologie positive ».

La médiation accompagne cette transformation tout en étant elle-même traversée par de multiples courants.

Une petite histoire de la médiation sous tutelle

Pour certains, la médiation se focalise sur les conflits dans une approche « gestionnaire », c’est-à-dire selon laquelle il convient de gérer le conflit comme on gère une entreprise ou un compte en banque, avec l’intention d’en tirer le meilleur parti quand ce n’est de le cultiver.

Cette démarche se fonde sur la croyance selon laquelle le conflit est nécessaire dans l’entreprise, naturel, sain voire salutaire, qu’il permet de progresser car il est une « confrontation de personnes libres ». Elle est de nature idéologique. Le médiateur ne peut alors intervenir qu’en « gestionnaire » du conflit, sous couvert de la loi, de la morale ou du règlement intérieur, conférant à son action un caractère accessoire à l’autorité.

La médiation professionnelle, une innovation culturelle

Une autre conception de la relation s’est développé au tournant du 21è siècle et n’a cessé de s’imposer depuis : la médiation professionnelle. Selon cette approche, le conflit aliène, entrave, aveugle, prive les personnes de la liberté de réfléchir, enferme les comportements dans une dynamique de surenchère. La rigueur de cette démarche professionnelle des relations a permis une définition rigoureuse du conflit : une « confrontation de personnes maladroites ». L’action du médiateur est alors toute autre, il intervient pour « résoudre » et non pour « gérer », il place les personnes dans la perspective d’un projet relationnel durable.

Au-delà du traitement des difficultés relationnelles, la médiation professionnelle est porteuse de cette ouverture à la concertation, de cette revendication, même, de la possibilité donnée à chacun d’intervenir sur le cours de son existence et de participer aux décisions le concernant. Cette discipline a un nom : l’ingénierie relationnelle.

Un modèle économique reposant sur l’ingénierie relationnelle

L’ingénierie relationnelle est une approche rigoureuse des relations, à la fois théorique et directement opérationnelle. Elle place les techniques et outils utilisés par les médiateurs professionnels à la portée de tous les acteurs de l’entreprise.

Avec l’ingénierie relationnelle, la médiation professionnelle constitue un nouveau modèle économique misant sur l’implication, l’acquisition de compétences dont les effets sont observables dans tous les rouages de l’organisation, jusque dans ses performances économiques. Il s’agit de créer de la valeur et de la différentiation, d’agir sur la compétitivité de l’entreprise, sur sa crédibilité, son attractivité pour les futurs talents.

De plus en plus d’entreprises intègrent cette dimension dans leur business model. Les plus en pointe adoptent un dispositif spécifique, le DMPI (Dispositif de Médiation Professionnelle Internalisée), conçu pour accompagner les organisations qui mettent au cœur de leur développement économique l’implication, l’autonomie, la satisfaction de ceux qui font l’entreprise.

La médiation, effet de mode ou un nouveau business model ?

Lorsqu’elle se pare des atours de la bienveillance et de l’empathique, la médiation est, dans le meilleur des cas, une manière de « justice douce » pour maintenir les tensions relationnelles dans des limites acceptable. Dans le pire des cas, elle est une instrumentation au service de l’autorité pour amener les personnes à se conformer.

Quand elle est professionnelle, la médiation accompagne la réflexion rationnelle et la liberté de décision. Elle s’érige alors en modèle économique au service de la performance de l’entreprise. Elle implique alors de revisiter le rapport à l’autorité, d’inscrire l’éthique dans les processus décisionnels, de permettre à tous, managers et salariés, de développer des relations de qualité.

La médiation professionnelle est une démarche portée au plus haut niveau de l’organisation, par la direction générale.

Vers une économie de la connaissance

L’École Professionnelle de la Médiation et de la Négociation, centre de recherche et de formation des médiateurs professionnels, initiatrice du DMPI®, accompagne depuis plus de 15 ans les dirigeants, les managers et les salariés dans l’acquisition des compétences de l’ingénierie relationnelle. Avec l’EPMN, la médiation progresse d’une économie des services vers une économie de la connaissance. » (Extrait de officieldelamediation.fr du 15/06/2017)

En savoir plus sur https://www.officieldelamediation.fr/2017/06/15/la-mediation-en-entreprise-effet-de-mode-ou-nouveau-business-model/

Etude : La médiation est de plus en plus plébiscitée par les entreprises


Les Echos

« Parmi les secteurs d’activité les plus friands de ce mode de règlement des litiges, l’immobilier, la construction et l’industrie conservent une place prépondérante (37 %) dans l’ensemble des dossiers confiés à l’institution. Si cette répartition est, en 2016, relativement stable par rapport à l’année précédente, le Centre de médiation et d’arbitrage note « une introduction majeure de la distribution et de la franchise (15 %) qui souligne l’intérêt des PME pour ce type de règlement des conflits. »

Le recours à ce mode amiable de résolution des litiges a augmenté de plus de 15 % en 2016, selon le baromètre du Centre de médiation et d’arbitrage.

L’art du compromis commencerait-il à infuser au sein des entreprises ? Longtemps perçu comme un signe de faiblesse lors des contentieux, le recours à la médiation a augmenté de plus de 15 % en 2016, selon le baromètre du Centre de médiation et d’arbitrage (CMAP) de la CCI de Paris (1). Surtout, les litiges à forts enjeux financiers – supérieurs à 1 million d’euros – constituent aujourd’hui plus de 25 % des dossiers, au détriment des litiges à faible montant – moins de 30.000 euros – qui ne représentent plus que 7 % des affaires, contre 15 % en 2015. « Ce recentrage témoigne de la confiance qu’ont dorénavant les entreprises dans la médiation, se réjouit le CMAP. Elle a désormais une vraie place dans leur panel d’outils de résolution des conflits, au même titre que l’arbitrage. 

(1) – Le baromètre CMAP mesure, depuis neuf ans, les évolutions de la médiation en termes de coût, de durée, de secteurs d’activités et de typologies de conflits notamment. Ces statistiques ont été élaborées sur la base des 350 dossiers ouverts en médiation au CMAP, entre le 1er janvier 2016 et le 31 décembre 2016. (Extrait de business.lesechos.fr du 13/07/2017)

En savoir plus sur https://business.lesechos.fr/directions-juridiques/droit-des-affaires/contentieux/030420500304-la-mediation-est-de-plus-en-plus-plebiscitee-par-les-entreprises-311739.php

Une chambre de médiation Tarbes et Hautes-Pyrénées créée pour les entreprises à la CCI


François-Xavier Brunet a présenté cette instance aux professionnels en quête d'informations./Photo A. B.

« La chambre de médiation des Hautes-Pyrénées a été officiellement lancée à la CCI. Elle permettra aux entreprises de bénéficier d’une aide dans la gestion de leurs difficultés avec leur partenaire commercial, en privilégiant la négociation au procès.

Gagner du temps, mais aussi de l’argent. Voici deux éléments qui ont guidé à l’avènement d’une chambre de médiation Tarbes et Hautes-Pyrénées, elle-même intégrée dans l’unité de médiation judiciaire de la cour d’appel de Pau, une structure pilote en France et créée en mai 2015. Auparavant, une expérience avait été conduite par la chambre commerciale depuis mars 2011.

Une dynamique judiciaire dans laquelle les Hautes-Pyrénées s’inscrivent désormais. «C’est le fruit de longs mois de travail, avec différents partenaires (ordre des avocats, CPME 65, Medef 65…), a rappelé le président de cette chambre ainsi que de la CCI, François-Xavier Brunet. Cela s’inscrit dans le soutien aux entreprises, dans leurs difficultés, en resserrant nos actions d’accompagnement et de conseil. Il s’agit aussi de favoriser un mode alternatif de règlement des litiges commerciaux, en fournissant une liste de médiateurs, pour une solution négociée, dans une culture de compromis à l’anglo-saxonne.»

Moins de trois mois

Une quête d’efficience, de confidentialité et d’économie «en complément des autres modes de règlement» et qui doit permettre d’éviter les procès. «C’est une forme moderne et efficace de résolution des litiges, un service supplémentaire auquel nous croyons», a appuyé le président Brunet. Au sein de cette chambre de médiation constituée sous la forme d’une association loi 1901, 17 médiateurs ont ainsi été formés à l’arbitrage de ces litiges, qu’il s’agisse de défauts de paiement, de problèmes de propriété intellectuelle ou encore de différends contractuels, en partenariat avec l’université de Pau et des pays de l’Adour. Ce sont vers eux que les chefs d’entreprise pourront désormais se tourner pour éviter la case «procès». Une fois saisie, la chambre de médiation recueille accords et souhaits des parties quant au profil du médiateur à désigner, qui sera validé par la commission d’agrément. À partir de là, la durée de la médiation, qu’elle soit conventionnelle ou judiciaire, ne pourra excéder trois mois.

75 % d’accords à Pau

À Pau, la chambre commerciale a ainsi ordonné 250 médiations, avec 75 % d’accords obtenus et un coût moyen de 1.800 € à partager entre les parties. «Le court délai de la mesure de médiation correspond aux besoins des parties en matière commerciale, précise Philippe Bertrand, président de la chambre commerciale de la cour d’appel de Pau. Contrairement à une décision de première instance qui peut être infirmée, une solution négociée est à la fois maîtrisée et définitive puisque c’est celle que les parties ont trouvée, à la fois conforme à leurs intérêts et à leurs besoins. Si elle ne peut pas résoudre tous les litiges, le développement de la médiation est inéluctable.» – Andy Barréjot (Extrait de ladepeche.fr du 23/05/2017)

En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2017/05/23/2580060-une-chambre-de-mediation-creee-pour-les-entreprises.html

Bénin : La confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb) a initié un forum d’échanges sur les terminologies liées à la médiation, la conciliation et à l’arbitrage.


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« La confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb) a initié un forum d’échanges qui regroupe de façon périodique les patrons d’entreprise autour d’un thème. Ce jeudi, les membres de la Coneb ont été entretenus sur le règlement des conflits.

Au cœur de la quatrième journée du patronat les terminologies liées à la médiation, la conciliation et à l’arbitrage sont passés au crible. ‘’Les chefs d’entreprise et la pratique des modes alternatifs de règlement des conflits’’. C’est le thème retenu pour cette rencontre de la confédération nationale des employeurs du Bénin (Coneb).

Pour le président de la Coneb, Albin Fèliho il y d’autres méthodes, qui ne sont pas maîtrisées des chefs d’entreprise, raison pour laquelle le bureau directeur a estimé qu’il fallait exposer ce thème à leurs mandants.

« Il est toujours nécessaire d’aller devant les juridictions étatiques dans la mesure où ce qui caractérise la relation entre les opérateurs économiques, entre les commerçants c’est cette confiance dans la solution qui peut être trouvée à leur litige » a confié Maître Claire lise Henri, première conseillère juridique de la Coneb. (Extrait de lanouvelletribune.info du 28/04/2017)

En savoir plus sur https://lanouvelletribune.info/2017/04/benin-les-patrons-dentreprise-outilles-sur-reglement-conflits/