Médiation en ligne : Décret n° 2020-1682 du 23 décembre 2020 relatif à la procédure d’accréditation des organismes certificateurs délivrant la certification des services en ligne fournissant des prestations de conciliation, de médiation et d’arbitrage


Publics concernés : les personnes physiques et morales proposant un service en ligne de conciliation, de médiation ou d’arbitrage, le Comité français d’accréditation (COFRAC), les organismes certificateurs, les personnes physiques et morales utilisatrices desdits services en ligne.
Objet : modalités d’accréditation des organismes certificateurs.
Entrée en vigueur : le décret entre en vigueur le 1er janvier 2021 .
Notice : le décret précise les modalités de l’audit d’accréditation, de la suspension et du retrait de l’accréditation ainsi que les conséquences de la cessation d’activité de l’organisme certificateur.
Références : le décret est pris pour l’application de l’article 4 de la loi n° 2019-222 du 23 mars 2019 de programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice, qui a créé les articles 4-1 à 4-7 de la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle.


Le Premier ministre,
Sur le rapport du garde des sceaux, ministre de la justice,
Vu la loi n° 2016-1547 du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle ;
Vu le décret n° 2008-1401 du 19 décembre 2008 relatif à l’accréditation et à l’évaluation de conformité pris en application de l’article 137 de la loi n° 2008-776 du 4 août 2008 de modernisation de l’économie ;
Vu le décret n° 2019-1089 du 25 octobre 2019 relatif à la certification des services en ligne de conciliation, de médiation et d’arbitrage,
Décrète :

  • Article 1
    Les organismes certificateurs candidats à l’accréditation mentionnée à l’article 2 du décret du 25 octobre 2019 susvisé déposent un dossier de demande d’accréditation auprès de l’organisme d’accréditation mentionné à ce même article.
    A compter de la notification à l’organisme certificateur de la recevabilité de sa demande d’accréditation par l’organisme d’accréditation pour la certification des services en ligne de conciliation, de médiation ou d’arbitrage, l’organisme certificateur est autorisé à délivrer des certificats pendant douze mois.
    Si l’accréditation n’est pas obtenue dans ce délai, l’organisme certificateur en informe ses clients pour qu’ils prennent contact avec un autre organisme certificateur pour obtenir un nouveau certificat.
    Les certificats émis pendant la période durant laquelle l’organisme certificateur candidat est autorisé à délivrer des certificats sont réémis sous accréditation selon les modalités définies par l’organisme d’accréditation.
    L’organisme d’accréditation réalise des évaluations régulières du fonctionnement des organismes certificateurs accrédités. Les évaluations sont constituées d’une analyse sur pièces ainsi que de l’observation d’un audit de certification pour vérifier la qualité des procédures et la façon dont elles sont appliquées.Liens relatifs
  • Article 2
    L’accréditation peut être suspendue, à l’initiative de l’organisme d’accréditation et après que l’organisme certificateur a été mis en mesure de présenter ses observations dans un délai fixé par l’organisme d’accréditation.
    L’organisme d’accréditation notifie par lettre recommandée avec demande d’avis de réception la décision de suspension à l’organisme certificateur et adresse par voie électronique une copie du courrier de suspension au ministre de la justice.
    La décision de suspension est motivée et précise la portée de la suspension de l’accréditation, ainsi que les conditions dans lesquelles l’organisme d’accréditation pourra lever la suspension de l’accréditation de l’organisme certificateur.
    Dès la réception de la décision de suspension de son accréditation, l’organisme certificateur cesse de traiter de nouvelles candidatures à la certification et de prendre toute décision relative au certificat « services en ligne de conciliation, de médiation ou d’arbitrage ». Il peut néanmoins maintenir les certifications en cours de validité. Il informe ses clients de la suspension de son accréditation et cesse toute nouvelle référence à l’accréditation.
    Si l’organisme certificateur ne transmet pas les réponses demandées par l’organisme d’accréditation dans les délais impartis dans la décision de suspension, l’accréditation est retirée pour les activités de certification des services en ligne de conciliation, de médiation ou d’arbitrage.
    La décision de levée de suspension ne peut être prise par l’organisme d’accréditation qu’à la suite d’une évaluation de l’organisme certificateur sur site ou sur la base d’un rapport d’audit interne réalisé par l’organisme certificateur. Si le rapport ne fournit pas d’éléments suffisants pour démontrer la conformité aux exigences d’accréditation, l’organisme certificateur est informé par courrier que sa suspension ne pourra être levée qu’au vu des résultats d’une évaluation sur site.
    La décision de levée de suspension est notifiée par lettre recommandée avec demande d’avis de réception par l’organisme d’accréditation à l’organisme certificateur. Une nouvelle attestation d’accréditation mentionnant la date de prise d’effet de la levée de suspension est établie et l’annexe technique définissant les activités pour lesquelles l’accréditation a été accordée est mise à jour. La date de fin de validité de l’accréditation est inchangée par rapport à l’accréditation initiale.
  • Article 3
    L’accréditation peut être retirée, à l’initiative de l’organisme d’accréditation et après que l’organisme certificateur a été mis en mesure de présenter ses observations dans un délai fixé par l’organisme d’accréditation.
    L’organisme d’accréditation notifie par lettre recommandée avec demande d’avis de réception la décision de retrait à l’organisme certificateur et adresse par voie électronique une copie du courrier de retrait de l’accréditation au ministre de la justice.
    La décision de retrait de l’accréditation est motivée. Le retrait de l’accréditation prend effet à la date de notification de la décision par l’organisme d’accréditation.
    L’organisme certificateur dont l’accréditation a été retirée cesse toute activité liée à la certification des services en ligne de conciliation, de médiation ou d’arbitrage. Il en informe sans délai les clients dont il est chargé de suivre la certification, afin que ces derniers puissent formuler une demande de transfert du suivi de leur certification à un autre organisme certificateur accrédité à cet effet.
    L’organisme certificateur qui reçoit une demande de transfert mentionnée au précédent alinéa évalue si le cycle de certification peut être repris à l’étape de certification en cours à la date de la notification du retrait de l’accréditation de l’organisme certificateur initial. A défaut, la demande de certification est traitée comme une demande de certification initiale.
    L’organisme d’accréditation a la possibilité d’intervenir sur le site de l’organisme certificateur afin de s’assurer que les activités liées à la certification des services en ligne de conciliation, médiation ou arbitrage ont cessé et que les clients ont été informés.
  • Article 4
    L’organisme certificateur qui cesse son activité est tenu d’informer sans délai l’organisme d’accréditation, ainsi que les clients concernés afin que ces derniers puissent formuler une demande de transfert du suivi de leur certification à un autre organisme certificateur accrédité.
    L’organisme certificateur qui reçoit une demande de transfert mentionnée au précédent alinéa évalue si le cycle de certification peut être repris à l’étape de certification en cours à la date de cessation de l’activité de l’organisme certificateur initial. A défaut, la demande de certification est traitée comme une demande de certification initiale.
    L’organisme d’accréditation informe sans délai le ministre de la justice de toute cessation de d’activité de l’organisme certificateur.
  • Article 5
    L’accréditation des organismes certificateurs des services en ligne de conciliation, de médiation ou d’arbitrage est délivrée sur le fondement d’un référentiel publié par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice.
  • Article 6
    Le présent décret entre en vigueur le 1er janvier 2021.
  • Article 7
    Le garde des sceaux, ministre de la justice, est chargé de l’application du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.


Fait le 23 décembre 2020.


Jean Castex
Par le Premier ministre :


Le garde des sceaux, ministre de la justice,
Éric Dupond-Moretti

« L’épanouissement latent de la médiation à distance » par James Claxton, Université Rikkyo, mediationblog.kluwer (traduction Google)


Kluwer Mediation Blog

« L’histoire et le sentiment pourraient décrire l’arc actuel de la médiation en ligne. Bien qu’il y ait longtemps eu des promoteurs et des poches limitées d’adoption, y compris des Ebay, la médiation à distance dans son ensemble est née avec la pandémie par nécessité. L’impossibilité de voyager et de se rencontrer en personne a obligé de nombreux médiateurs à mettre leurs pratiques en ligne. Cette tendance ne devrait pas être immunisée par un vaccin Covid-19.

Les médiateurs et les parties au différend en sont venus à apprécier les avantages de la réunion en ligne et sont plus à l’aise avec Équipes Microsoft Et ZoomCREK (en) Et Espaces Modron plates-formes spécifiquement ciblées sur les procédures de règlement des différends. Les collaborations inter-institutions, y compris le Protocole covid-19 conjoint JIMC-SIMC, prévoir la médiation en ligne par défaut. Ces développements font écho à un appétit croissant pour l’utilisation de la technologie dans la médiation plus généralement rapporté dans une étude de l’Académie internationale de règlement des différends de Singapour. À mesure que la médiation en ligne devient plus courante, il est instructif d’examiner diverses façons dont son utilisation pourrait améliorer la pratique de la médiation. Les possibilités ont des implications particulières pour les différends commerciaux internationaux.

Inconvénients comparatifs

Avant de spéculer sur ce qui pourrait être possible, il est utile de reconnaître les limites potentielles de la médiation en ligne. Les heures à regarder un écran peuvent être fatigantes, et trouver un moment pratique pour jouer le rôle de médiateur peut être difficile lorsque les participants se trouvent dans différents fuseaux horaires. L’établissement de relations entre le médiateur et les parties peut être plus difficile à l’écran qu’en personne, bien que de nombreux médiateurs ayant de l’expérience en ligne observent que cette préoccupation est exagérée. Il peut y avoir plus de distractions environnementales à mesure que les parties se joignent à la maison ou à leurs bureaux, et il peut y avoir moins de possibilités d’échanges spontanés pendant le déjeuner ou dans un couloir qui mènent à des percées à l’extérieur des quatre coins du processus prévu. L’acte d’assister physiquement à une médiation peut lui-même favoriser le règlement. L’investissement en temps et en ressources nécessaires pour être présent en personne peut donner lieu à un engagement plus significatif que lorsqu’une médiation peut se terminer par un clic de souris.

Avantages comparatifs

Malgré ces limitations potentielles, la médiation à distance a l’avantage d’être plus souple et plus économique et plus efficace que la médiation en personne pour des raisons évidentes. La médiation à distance, pour emprunter à Einstein, est libre de notions fixes d’espace et de temps. L’absence d’espace de médiation physique signifie que les chambres n’ont pas besoin d’être réservées et que les participants n’ont pas besoin de voyager, de loger et d’être approvisionnés en imprimantes et en sandwichs. Le temps est élastique en ce sens que les médiations peuvent être mises en place, ajournées et convoquées avec une relative facilité. Les gains de coûts et de temps inhérents à la médiation sont ainsi amplifiés dans les procédures à distance.

Une conséquence de la flexibilité comparative de la médiation en ligne est qu’il est plus possible de personnaliser les médiations. Une série de réunions plus courtes, par exemple, peut remplacer un seul événement de médiation. Des réunions peuvent être organisées avec les parties individuellement sans qu’il soit nécessaire que d’autres parties soient présentes en même temps. Les implications de ces variations et d’autres sur la pratique courante sont examinées ci-dessous. » (Extrait de mediationblog.kluwerarbitration.com du 16/12/2020)

En savoir plus sur http://mediationblog.kluwerarbitration.com/2020/12/16/the-latent-blossoming-of-remote-mediation/

Ouverture d’une nouvelle plateforme de résolution des litiges : Tele-mediation


logo Leaders League

« Tele-mediation est le dernier né en matière de résolution digitale et amiable des contentieux. La nouvelle plateforme est dédiée à la médiation conventionnelle.

La médiation conventionnelle est celle qui est initiée par les parties à un litige. Elle peut être prévue par un contrat commercial ou décidée d’un commun accord une fois le litige survenu et nécessite de désigner un médiateur. Le nouveau site Tele-mediation permet de digitaliser cette procédure de résolution des conflits, même si la liste des médiateurs n’est pas disponible sur la plateforme. Son fondateur, Bernard Cohen Solal (diplômé d’HEC et de Paris VI) est l’ancien directeur général adjoint de l’agence Lexposia. Il a précédemment évolué dans l’univers du software chez Dell et Asap avant de se lancer dans le coaching de dirigeants en prenant la tête de Saphir entre 2010 et 2018.

Tele-mediation présente deux offres : tout d’abord une étape de diagnostic juridique pour évaluer les chances de succès du procès et le montant de l’indemnisation, ensuite la réalisation de la médiation en ligne. Le diagnostic, optionnel, est au tarif de 195 euros hors taxes. La médiation coûtera un prix fixe de 495 euros hors taxes auquel s’ajoute une part variable en fonction du montant du litige. Chaque partie paie 50 % des frais. » -P. D’Amore-(Extrait de magazine-decideurs.com du 20/11/2020)

En savoir plus sur https://www.magazine-decideurs.com/news/ouverture-d-une-nouvelle-plateforme-de-resolution-des-litiges-tele-mediation?RelatedContentIds=Article-BB1bemG7,Video-BB1bh2Oj,Article-BB1bgMmE,Article-BB1b3xel,Article-BB1bg9zV,Article-BB1beBlb

COVID19 : À Lorient, l’association de médiation Ambo reste mobilisée mais à distance


Les médiateurs de l’association Ambo restent mobilisés en cette période de confinement. Leurs permanences au tribunal judiciaire de Lorient sont provisoirement suspendues mais leur activité continue à distance.

Comme cela avait déjà été le cas lors du premier confinement, l’Association des médiateurs de Bretagne ouest (Ambo) continue à se mobiliser pour aller dans le sens d’une voie alternative pour le règlement des conflits, afin d’éviter une judiciarisation de ceux-ci.

Depuis cette semaine, les permanences physiques au tribunal judiciaire de Lorient n’étant plus assurées, Ambo a remis en place des permanences téléphoniques. Pas question, en effet, pour le secrétaire de l’association, Thierry Noëllec, de laisser les gens sans réponse face à des difficultés auxquelles ils peuvent se trouver confrontés dans leur quotidien.

Le confinement peut attiser les conflits

« Avec le retour du confinement, les tensions peuvent se révéler génératrices de différends conflictuels, c’est pourquoi l’Association des médiateurs de Bretagne Ouest (Morbihan, Finistère) va proposer un entretien à distance, avec l’une ou l’un de ses médiateurs, de façon à aider quiconque le souhaite au sein des familles, entreprises ou associations », souligne Thierry Noëllec.

Ces rendez-vous d’écoute s’effectueront à raison d’une durée d’une heure, par téléphone ou en visioconférence. « L’objectif est de permettre de soulager les tensions et d’accompagner les personnes dans la clarification de leurs besoins et de leurs attentes », précise le secrétaire d’Ambo. L’association intervient aussi bien dans la sphère familiale, (modalités de garde d’enfants au sein du couple ou de maintien d’un lien avec les grands-parents…), que dans les conflits dans le monde du travail (difficultés avec l’employeur ou entre salariés…), différends de voisinage ou liés à la consommation, l’urbanisme, la santé… (Extrait de letelegramme.fr du 3/11/2020)

En savoir plus sur https://www.letelegramme.fr/morbihan/lorient/a-lorient-l-association-de-mediation-ambo-reste-mobilisee-mais-a-distance-03-11-2020-12650771.php?RelatedContentIds=Video-BB1as1Qf,Article-BB1ar292,Article-BB1aqcZt,Article-BB1apOLx,Article-BB1andLm,Article-BB1alYn2,Article-BB1afPIB

Québec – « Régler des différends en ligne, qu’est-ce que ça change? » par Camille Laurin-Desjardins (droit-inc.com)


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« Avant même le début de la pandémie, Sèdjro Hountohotegbè, professeur adjoint à la Faculté de droit de l’Université de Sherbrooke, et son équipe avaient commencé à réfléchir à des modes de règlement des différends en ligne, pour des conflits internationaux, par exemple. Il va sans dire que cette avenue est devenue primordiale, avec la crise sanitaire.

Pourtant, très peu de plateformes de prévention et de règlement amiable des différends en ligne (PRADL) existent, actuellement.

Celui qui est aussi directeur des programmes en prévention et règlement de différends à l’UdeS vient d’obtenir cinq subventions pour étudier la question. Il se voit notamment décerner une chaire conjointe sur le sujet avec l’Université Lyon 2, en France, et créera la première Clinique de PRADL dans le monde francophone.

Droit-inc a discuté avec le professeur Hountohotegbè de cette avenue, rendue incontournable par la crise sanitaire.

Droit-inc : Quel est l’objectif de cette nouvelle chaire conjointe?

Sèdjro Hountohotegbè : C’est d’abord de repenser, compte tenu des différents contextes et de l’évolution de la société, des interventions en ligne.

Quand on parle de mode de règlement amiable de différends, la base, c’est qu’on est en présentiel, dans une même salle, et on a un intervenant, par exemple un médiateur.

Nous, avant même la pandémie, on a commencé à réfléchir à un penchant à des différends internationaux, extraterritoriaux. Ou encore un différend qui opposerait un consommateur ici et Amazon… On a commencé à réfléchir : aujourd’hui, le monde est pas mal dématérialisé. Donc les acteurs ne sont pas tous situés au même endroit. Si on veut régler un différend, négocier quelque chose, est-ce qu’il faut toujours penser à se réunir dans le même local, au même endroit?

On a vu qu’il y avait clairement, notamment dans le monde anglo-saxon, cette idée qui se développait : aux États-Unis, en Australie. Il se créait des plateformes qui utilisaient des technologies pour régler ce qu’ils appellent des conflit de masse.

Nous, on s’est dit : dans le monde francophone, il n’y a rien de tel.

Et la pandémie est venue accélérer vos démarches…?

Oui! La pandémie nous a mis le vent dans les voiles… ç’a rajouté l’urgence au projet. On espérait faire ce projet en trois ans, mais aujourd’hui, on est plutôt à un an. Parce que même dans le programme, l’essentiel de nos cours, aujourd’hui dans la maîtrise, est à distance.

Donc même notre clinique de médiation en présentiel a dû assez rapidement se retourner, parce que les interventions ne pouvaient plus se faire en présence, à cause des règles sanitaires.

La crise a ajouté une couche de pertinence et une couche d’accélération dans l’avancement des étapes.

Et finalement, on se rend compte que la question de l’intervention pour des médiateurs à distance n’est plus comme on le pensait au départ une sorte de compétence supplémentaire, mais peut même devenir une sorte de compétence principale. » (Extrait de droit-inc.com du 22/09/2020)

En savoir plus sur https://www.droit-inc.com/article27412-Regler-des-differends-en-ligne-qu-est-ce-que-ca-change

« LES PLATEFORMES DE RÉSOLUTION AMIABLE DES DIFFÉRENDS » par Nathalie Hantz (Village de la Justice.com)


retour accueil village

Nom de la plateforme de la plateforme Edité par MARD utilisés Public Payant Litiges spécifiques
Mediation.avocatparis.org Barreau de Paris Médiation Avocats Non Non
Mediation.avocats.paris/ Barreau de Paris Médiation Particuliers Non Non
Procédure participative.avocatparis.org Barreau de Paris procédure participative de mise en état (PPME) Avocats Non Non
Monconflit-quellessolutions.com Centre de Justice Amiable des Avocats (CJ2A) du Barreau de Lyon conciliation, médiation, processus collaboratif, procédure participative, arbitrage. Particuliers Non Non
Madecision.com Réseau d’ huissiers et avocats Eurojuris en collaboration avec E-just Médiation et arbitrage Particuliers Oui Non
Medicys-consommation.fr Chambre nationale des commissaires de justice Médiation Particuliers Non Litiges entre consommateur et professionnel
Medicys-conventionnel.fr Chambre nationale des commissaires de justice Médiation Particuliers Oui Litiges contentieux et du quotidien pour les particuliers comme pour les entreprises
Mcca-mediation.fr Fédération du Commerce Coopératif et Associé (FCA) Médiation Particuliers Non Litiges de la consommation avec les enseignes adhérentes
Tiers-conciliateurs.fr Cercle Montesquieu, AFJE [3], et Barreau de Paris (sous l’égide du tribunal de commerce de Paris) Conciliation Particuliers Oui (frais d’enregistrement) Situations commerciales liées à la crise sanitaire
Arbitrage-familial.fr l’Institut digital d’arbitrage et de médiation pour la résolution des différends en matière familiale Arbitrage Avocats et Particuliers Oui Litiges familiaux
Cessez le feu.com « V pour Verdict » Médiation collective Particuliers Service de dépôt de demande de médiation gratuit. Inscription et Participation à la médiation payantes en cas de succès. Litiges de la consommation
Conciliateurs.fr Fédération nationale des Conciliateurs de France Conciliation Particuliers Non Relations entre bailleurs et locataires, litige de la consommation, litiges entre personnes, litiges entre commerçants, problème de copropriété, litiges et troubles du voisinage
Fast-arbitre.com Institut digital d’arbitrage et de médiation (privé) Arbitrage Professionnels et créanciers Oui. Litiges professionnels
Justice.cool Europe Mediation SAS Médiation Particuliers Oui (forfait) « Petits litiges » et litiges liés à la crise sanitaire
Imel-mediation.fr Institut de la Médiation en Ligne (IMEL) Médiation Particuliers et professionnels (espace dédié) Oui Familiale, civile, au travail, commerciale, administrative et assurance.
Justicity.fr Legalcity S.A.S Médiation et arbitrage Particuliers Oui Généraliste
Marcel-mediation.com Société DSL Médiation Particuliers et entreprises Oui. Litiges de la consommation
Plumebycoda.frl Cabinet d’avocats Coda « Convention parentale collaborative » Particuliers Oui Litiges familiaux
Youstice.com Youstice SK « Aide à la résolution des litiges » Particuliers et commerçants Oui Litiges liés à la consommation

Extrait de village-justice.com du 16/06/2020

En savoir plus sur  https://www.village-justice.com/articles/plateformes-resolution-amiable-des-differends-ligne,35629.html?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter&utm_campaign=RSS

« 5e technologie clé: exploitez pleinement le potentiel de l’ODR » par Ana Gonçalves, Daniel Rainey et Jeremy Lack (Mediate.com – 07/2020) (traduction Google)


« La résolution des litiges en ligne («ODR») est désormais universelle, surtout depuis le début de la pandémie de coronavirus. Ce qui a été rejeté comme un simple concept théorique par de nombreux médiateurs expérimentés il y a quelques semaines a maintenant été complètement intégré dans leurs propres pratiques. Mais ce que nous entendons par ODR est quelque peu fluide. En raison de ses origines dans le commerce électronique, ODR était considéré comme un système global, détournant la médiation face à face et déplaçant tout en ligne. En fait, ODR s’était glissé dans la pratique de la médiation avant même cette date. Il est maintenant prêt à atteindre son plein potentiel.

ODR se produisait déjà lentement et inconsciemment

La médiation est un exercice de communication. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) ont été intégrées dans les pratiques des médiateurs pour faciliter les communications: téléphone, e-mails et, plus récemment, vidéoconférence. Certains médiateurs ont déjà partagé des fichiers ou des dossiers par courrier électronique ou ont utilisé un dossier en ligne partagé. Peu de médiateurs arrivent aujourd’hui à une médiation pour rencontrer pour la première fois les parties ou leurs conseillers. Ils ont généralement communiqué avec eux au préalable, au moins par téléphone ou par courrier électronique, et ont reçu des documents électroniques qui peuvent être annotés et lus ou recherchés numériquement. S’il peut y avoir des préférences générationnelles ou culturelles qui influencent l’adoption ou la mesure dans laquelle les TIC peuvent être utilisées, l’utilisation des applications électroniques quotidiennes n’était généralement pas considérée comme un «ODR», ni comme un moyen de mener une médiation, mais comme outils de communication auxiliaires. Tout cela change.

De nouvelles plateformes ODR existent, mais les applications grand public existantes sont une première étape

Alors que certaines organisations développent des plateformes ODR sur mesure pour gérer et mener des médiations du début à la fin [4] , beaucoup se concentrent sur des types spécifiques de différends ou traitent de certaines préférences culturelles ou styles de médiation, qui peuvent ne pas plaire à tous les médiateurs, parties ou leurs conseillers. . Il n’est toutefois pas nécessaire d’adopter l’une de ces plates-formes pour pratiquer pleinement l’ODR.

Les systèmes de visioconférence généraux offrent déjà d’énormes améliorations qui permettent à tous les médiateurs de profiter de l’ODR. Le plus simple est de commencer à utiliser des applications grand public déjà largement accessibles au grand public et de les intégrer pleinement dans les pratiques de médiation. Il y a beaucoup de choix [5]. La plupart permettent le partage d’informations et de données derrière des pare-feu de confidentialité, où les participants peuvent se voir en temps réel et discuter hors ligne. Des sites Web simples tels que http://www.doodle.com permettent aux parties contestantes et aux médiateurs de planifier plus efficacement les conférences et autres appels entre les fuseaux horaires et d’impliquer plus de participants. La plupart permettent de prendre des notes et de faciliter les discussions en ligne, en utilisant des cartes mentales pour remplacer les paperboards. ZOOM est particulièrement populaire, car il permet aux médiateurs de caucus en ligne avec les partis, ainsi que de prendre des sondages anonymes. Bien que cette plateforme ait récemment soulevé de nombreuses questions sur sa confidentialité, sa sécurité s’est grandement améliorée, et il est possible d’ajouter des mots de passe et de limiter l’accès via les salles d’attente et les préinscriptions. KUDOWAY, une autre plateforme en ligne, permet également la vidéoconférence multilingue en fournissant des canaux de langue différents pour permettre l’interprétation simultanée. L’utilisation de telles plates-formes réduit considérablement les coûts de voyage et permet une préparation efficace et un suivi différent des progrès. » (Extrait de mediate.com de juiilet 2020)

En savoir plus sur https://www.mediate.com/articles/goncalves-key5-ODR.cfm#

« Médiation et confinement : bas les masques et hauts les cœurs ! » Interview de Danièle Ganancia et d’Isabelle Copé-Bessis (AJ famille-Dalloz, mai 220)


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Article à consulter sur https://www.boutique-dalloz.fr/aj-famille-p.html?campaign=732601&campaign=732601&gclid=CjwKCAjw_qb3BRAVEiwAvwq6Vm_-9AoP-YqTlRu-ao5TsGBeB4WZ88Y8ceBKjCJnD1ugYQfR6dX-4xoC6dIQAvD_BwE

Webinaire du CEMA : « La médiation par téléphone et visioconférence : expériences réussies au Canada ! » avec Serge Roy, le 27/06/2020 de 18h à 19h30


 

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Inscription sur https://cemaphores.org/actualites/

« La Médiation avec Zoom » par Clare Fowler (Mediation.com) traduction Google


« Dans notre environnement social actuel très stressant, il est facile pour les conflits de susciter. Lorsque les clients communiquent avec les médiateurs pour obtenir de l’aide, nous avons besoin d’une solution rapide et efficace.

Pour beaucoup d’entre nous, cela signifie la médiation en ligne. Cela se fait maintenant couramment par vidéoconférence (Skype, Zoom et autres). D’autres options incluent le texte seulement (comme CREK) ou le chat en ligne. Certains médiateurs se sont déplacés pour téléphoner à la conciliation, où les médiateurs ont mis en place une conférence téléphonique avec tous les participants ou séparément. La technologie la plus courante et la plus efficace, de notre propre expérience et ce que nous entendons des médiateurs à Mediate.com, semble être d’utiliser Zoom pour accueillir une vidéoconférence. Cet article passe en revue le processus de base pour la médiation avec Zoom en ligne.

  1. Logiciel: Si vous avez déjà une application que vous êtes à l’aise avec, comme WebEx, GoToMeeting ou Skype, vous pouvez sûrement continuer avec cela. Cependant, assurez-vous que vous ne manquez pas les capacités nécessaires, pour être décrit plus tard. Il semble que la plate-forme vidéo la plus commune est Zoom, et nous avons également hâte d’entendre d’autres suggestions de professionnels.
  1. Plan : Si c’est la première fois que vous utilisez un logiciel de vidéoconférence, vous devriez essayer la version gratuite pour vous assurer que vous l’aimez. Toutefois, avant votre première réunion client, vous voudrez probablement passer à la version «pro». Les limites communes avec une version de base comprennent qu’une réunion se limite après 30 ou 40 minutes, il ya un maximum de 2 participants, les clients doivent regarder une annonce avant qu’ils puissent rejoindre, et / ou une expérience utilisateur plus « clunky » (plus de clics, inscription difficile, etc.). Tous ces obstacles entravent l’établissement d’un sentiment de sécurité et de relations avec vos clients et votre apparence professionnelle.
  1. Paramètres: Bien sûr, passez du temps à passer par les paramètres logiciels pour identifier ce que vous êtes le plus à l’aise avec. Voici quelques suggestions par défaut qui aident à appuyer une médiation :
    1. Commencez l’appelavec la vidéo de tout le monde et le micro sur , tout comme s’ils étaient dans la salle.
    2. Avoir toutes les vidéos sur l’écran en même temps (par opposition à seulement mettre en évidence le haut-parleur). Cela vous permettra d’observer toutes les micro-réactions des participants à l’écoute.
    3. Activez le partage d’écran pour tout le monde. Si un client a une modification suggérée à un document, permettez-lui de partager son écran, au lieu qu’il ait besoin de vous envoyer le document.
    4. Activez les salles d’évasion. Cela vous permet de déplacer vos clients dans des salles d’évasion et un caucus séparés avec chaque client. Cela peut être activé dans vos paramètres, puis utilisé avec souplesse lors de votre réunion en ligne.
    5. Créer une pièce d’identité de réunion privée (PMI). Cela permet au lien pour les participants de se joindre à toujours être le même.
        1. Avantage : Vous pouvez créer des modèles d’invitation qui s’envoient automatiquement avec votre lien (par CaseloadManager.com, votre Outlook ou votre calendrier Google, ou dans Thunderbird ou MacMail.). Une fois que vos clients ont le lien, ils sont également préparés pour leur prochaine réunion avec vous.
        2. Inconvénient: Si tout le monde a le même lien, cela signifie que n’importe qui peut cliquer dessus à tout moment. Ainsi, votre client prévu pour demain pourrait cliquer sur le lien aujourd’hui et planter votre médiation actuelle. FIX: dès que toutes les parties ont rejoint votre médiation, cliquez sur participants -gt;Plus gt;Lock réunion. Cela empêchera toute personne inattendue de tomber, comme si vous fermiez la porte de votre bureau.
  1. Processus : Le processus d’utilisation d’un logiciel de vidéoconférence devrait, à temps, se sentir naturel (une fois que vous avez travaillé sur les plis).
    1. Créez une invitation (e-mail ou invitation au calendrier). Découvrez ce que l’ID de réunion et l’ID de conférence sont dans vos paramètres, puis utilisez-le pour créer une invitation conviviale et chaleureuse qui indique clairement aux participants où cliquer.
    2. Envoyez cette invitation aux participants tôt et un rappel à l’avance. Rappelez-vous, pour de nombreux clients, il s’agit d’un nouveau processus, il est donc bon de surpartage de l’information pour les rassurer et pour plus de commodité. Dès que la réunion est prévue, envoyez-leur le lien d’information, puis encore environ 15 minutes avant votre réunion.
    3. Début de votre réunion : Joignez-vous à la réunion 5-10 minutes avant qu’il ne soit prévu de commencer à apporter des changements à votre éclairage, son, etc. TOUJOURS avoir une option de back-up pour le son. Si les haut-parleurs semblent étranges sur votre ordinateur ou un participant, sachez comment appeler avec votre téléphone. Certains médiateurs partagent un écran d’éclaboussure qui ressemble à une salle d’attente invitante pour les participants à voir quand ils se connectent. Pendant que vous jouez la médiation, assurez-vous que personne n’enregistre (généralement indiqué par un feu rouge clignotant en haut à gauche de l’écran). Vos paramètres doivent limiter cela de sorte que vous êtes le seul autorisé à enregistrer, mais c’est toujours sage à vérifier.
  2. (Extrait de mediate.com mars 2020)
  3. En savoir plus sur https://www.mediate.com/articles/online-mediating-zoom.cfm