Côte d’Ivoire : « LES ACADEMICIENS IVOIRIENS ONT DECOUVERT LA MEDIATION PROFESSIONNELLE ET L’INGENIERIE RELATIONNELLE » par EPMN (Officiel de la médiation)


 

Source : Abidjan.net : A l’initiative du Domaine des Sciences juridiques politiques économiques et de gestion, de l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines (ASCAD), une conférence sur la médiation sociale s’est tenue mercredi 26 septembre 2018, au siège de ladite institution.

Venu de France, Jean Louis Lascoux, président de l’école professionnelle de la médiation et de la négociation a présenté la médiation professionnelle – EPMN – et les techniques de la technologie de l’ingénierie relationnelle qu’il a élaborées, aux professeurs curieux de savoir comment intégrer ce nouveau mode d’intervention dans la pratique culturelle dans l’objectif de favoriser une meilleure entente au sein de la société ivoirienne.

« Il s’agit d’intégrer cela dans leurs réflexions et ils sont très motivés pour faire une démarche de recherche dans leurs académies en partenariat avec le centre de recherche de l’EPMN, le CREISIR qui a ses représentants en Côte d’Ivoire. » s’est réjoui M. Lascoux.

Pour lui, l’Entente Sociale, nouveau paradigme qu’il a identifié et qui fonde la relation, conduit à une démarche qui n’a pas pour but de faire fi des lois : « C’est la relation entre les personnes qui tissent le modèle social dans lequel nous évoluons » a-t-il poursuivi rappelant que « désormais, à notre époque, c’est le médiateur professionnel qui a pour rôle dans la société de développer l’entente sociale. Si des formes de médiation consistent à intervenir au regard des systèmes juridiques issus du modèle du Contrat Social avec toutes les instrumentations de morale, de droit et de normalisation, la médiation professionnelle est une pratique instrumentée de l’ingénierie relationnelle qui accompagne la recherche de l’entente et de l’entente sociale. Dans toutes les sociétés, ce qui fonde une relation, c’est l’entente, l’identification de ce paradigme fondateur relance une réflexion qui s’est figée dans les institutions au XVIII° siècle.»

M. Jean-Louis Lascoux a rappelé que« Le Contrat Social repose sur une fiction (nul n’est censé l’ignorer), tandis que l’Entente repose sur la réalité des relations qui va avec la nécessité d’apprendre à être en relation. Il a ainsi défini les champs de compétences : le monde du droit va avec le Contrat social, celui de la médiation professionnelle est celui de l’Entente sociale. »

Le président de l’ASCAD, Pr. Aïdara Daouda a quant à lui souligné «l’intérêt d’une telle rencontre » durant laquelle le conférencier a présenté « une voie qui n’est pas la seule mais qui permet d’obtenir des résultats

« La médiation est un concept difficile à cerner et c’est une pratique extrêmement difficile. Mais elle est naturelle à la culture africaine. C’est d’un intérêt important, nous avons réagi, nous allons travailler et cela va enrichir nos champs de vision et nos pratiques » a-t-il promis. (Extrait de officieldelamediation.fr du 6/10/2018)

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Côte d’Ivoire: l’arbre à palabres mué en centre de médiation et d’arbitrage


En Côte d’Ivoire, l’arbre à palabres, jadis un lieu traditionnel de rassemblement, à l’ombre duquel on s’exprime sur la vie en société, les problèmes du village, la politique, voire un lieu de règlement des conflits, se modernise avec le début de l’inauguration des centres multiethniques de médiation et d’arbitrage, a constaté APA sur place.

La ministre ivoirienne de la solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté, Pr Mariatou Koné, a inauguré samedi, à Tengréla dans l’extrême Nord ivoirien,  un « centre multiethnique de médiation et d’arbitraire», un instrument de prévention et de gestion des conflits mis à la disposition des autorités traditionnelles de ce département situé dans la région de la Bagoué.

Selon la ministre qui a livré cet outil de cohésion sociale,  « cette maison des chefs est un centre de prévention, d’arbitrage, de médiation et de gestion des conflits mise à la disposition des chefs pour faire en sorte qu’il y ait moins de conflits dans nos régions, surtout dans celles du Nord avec des conflits agriculteurs-éleveurs».

«C’est la schématisation de l’arbre à palabres qui se modernise pour devenir le centre multiethnique de médiation et d’arbitraire», a expliqué Pr Mariatou Koné.

Financé et équipé grâce au Fonds national de solidarité (FNS) réactivé par le président ivoirien Alassane Ouattara en 2016, ce centre est composé de quatre bâtiments dont une salle d’audience, un réfectoire, des logements et des bureaux  pour les chefs traditionnels.

 « Le FNS est un Fonds qui a été réactivé en 2016 par le président Ouattara pour rallonger la main de l’État, c’est-à-dire, aller dans les endroits où l’État n’a pas l’habitude d’aller», a expliqué la ministre, annonçant que «bientôt», son département ministériel ira dans plusieurs localités du pays pour offrir des infrastructures sociales similaires aux populations.

En plus de cette institution, plusieurs autres infrastructures sociales ont été livrées par Pr Mariatou Koné dans des villages de cette région de la Bagoué (Boundiali), le tout pour un montant d’environ 200 millions FCFA. Il s’agit du foyer polyvalent de Débété, une Sous-préfecture distante d’une trentaine de kilomètres de Tengréla.

Dans le département de Boundiali, les villages jumelés de Tombougou-Samogosso ont bénéficié d’un foyer polyvalent et d’une pompe hydraulique à motricité solaire. Le village de Nianion a également bénéficié d’une pompe hydraulique à motricité solaire, et enfin les femmes du village de Nondara ont obtenu une broyeuse.

« Nous avons commencé il y a deux semaines dans le centre du pays où nous avons offert des pompes hydrauliques et des foyers dans des villages de Sakassou, de Toumodi et Dabakala», a rappelé Mme Koné ajoutant que, « nous allons continuer et livrer très bientôt la maison des chefs de Biankouma (Ouest) et nous irons à Gbéléban ( Nord-ouest) où nous avons construit un foyer et une chambre froide pour les femmes».

Poursuivant, Pr Mariatou Koné s’est satisfaite de ce que « nous lisons la joie sur le visage des populations », soulignant que l’objectif du FNS créé en 1999, « c’est d’apporter du baume au cœur des populations dans toute leur composante ». -LB/ls/APA – (Extrait de apanews.net du 19/09/2018)

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Côte d’Ivoire : L’institution de médiation veut désormais se rendre plus « visible et performante »


« Le médiateur de la République, Adama Toungara a déclaré, lundi, à Yamoussoukro, à l’occasion des journées de réflexion que l’Institution « est méconnue » et doit faire preuve d’imagination et d’innovation pour rendre plus visibles et plus performantes ses actions et ses missions. Après 23 ans d’existence, « l’Institution est pourtant méconnue tant par ses missions que par la presse, le public, et même par la plupart des responsables administratifs et politiques de notre pays », a fait remarquer le patron de l’organe de médiation. M. Toungara a exhorté ses collaborateurs à revisiter les missions, le cadre organisationnel et fonctionnel de l’organe de médiation ainsi que ses performances afin de les faire correspondre aux besoins. » (Extrait de aip.ci du 11/09/2018)

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Côte d’Ivoire : Adama Toungara nommé Médiateur de la République


« L’ancien ministre du Pétrole et de l’Energie, Adama Toungara a été nommé mercredi Médiateur de la République de Côte d’Ivoire par le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara à l’issue du Conseil des ministres. Remplacé lors du remaniement ministériel  de janvier 2017 par Thierry Tanoh, Adama Toungara occupait les fonctions de ministre conseiller auprès de la Présidence de la République. Depuis la nomination de N’Golo Fatogoma Coulibaly en juillet 2017 à la Haute autorité de la bonne gouvernance (HABG), l’institution attendait la nomination de son nouveau responsable. (AIP) bsp/kam » (Extrait de aip.ci/cote-divoire du 4/04/2018)

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Côte d’Ivoire : La réouverture du marché du corridor d’Azaguié préoccupe le Médiateur de la République


Abidjan.net

« Le marché du corridor d’Azaguié situé sur l’axe Abidjan-Adzopé, demeure fermé depuis le conflit intercommunautaire qui a secoué la commune d’Azaguié dans le courant du mois de mars 2017, faisant un mort et de nombreux blessés.

Ce conflit né d’une rixe entre jeunes abbey et malinké s’est étendu aux femmes de ces deux groupes communautaires, entraînant du coup la fermeture du marché fruitier du corridor par un arrêté préfectoral compte tenu de la dégradation du tissu social.

Le Médiateur de la République qui a pesé de tout son poids dans la résolution de ce conflit à l’instar des autorités administratives et politiques, y a dépêché une mission de bons offices conduite par le médiateur délégué des Lagunes 1, Kokora François N’goly, pour sensibiliser les populations au pardon, à la tolérance et à la nécessité d’une bonne cohabitation.

A l’issue de cette mission qui a vu la volonté de la grande majorité des populations d’entamer un processus de réconciliation vraie, des recommandations ont été formulées dans le sens du retour de la paix. Mais après plusieurs mois et au regard de la non ouverture du marché du corridor, constituant un réel manque à gagner des femmes commerçantes, il est apparu nécessaire à la même délégation du Médiateur de la République de revenir dans la localité avec une mission d’évaluation de la mise en œuvre des recommandations formulées. » (Extrait de abidjan.net/ du 25/10/2017)

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Côte d’Ivoire : Le délégué du Médiateur de la République à Séguéla a été installé.


Abidjan.net

« Le délégué du Médiateur de la République à Séguéla, Fofana Ibrahima, va officiellement prendre fonction au cours d’une cérémonie qui se déroulera mercredi à la préfecture, a appris l’AIP auprès d’une équipe de l’institution présente dans la ville pour la circonstance.

« Bien que comptant près d’une vingtaine d’années d’existence, le Médiateur de la République reste peu connu voire mal connu des populations, malgré les services disponibles. L’éloignement et parfois l’enclavement des régions par rapport à la capitale, siège de l’institution, limitent l’accès au Médiateur de la République aux citoyens vivant à l’intérieur du pays. Pour y remédier, l’organe de médiation a décidé, conformément aux dispositions du décret 2014-737 du 25 novembre 2014, de mettre en œuvre le déconcentration de ses services par la mise en place de délégations dans 10 grandes régions du pays », lit-on dans le document remis à l’AIP.

Le Médiateur délégué qui aura compétence dans les régions du Worodougou, du Béré et du Bafing, sera présenté aux populations, avant la remise de son véhicule de fonction, la coupure de ruban et la visite des bureaux de la délégation sis au quartier Soukrougban, a-t-on relevé.

Autorité administrative indépendante, le Médiateur de la République a pour missions de rechercher un règlement à l’amiable des différends entre les administrés et les administrations de l’Etat, les collectivités territoriales, les établissements publics et les organismes investis d’une mission de service public, en plus de contribuer au renforcement de la cohésion sociale.

Avant l’étape de Man, le 6 septembre, et celle de Dimbokro plus tard, ce sont donc les délégations de Daloa, d’Odienné et de San Pedro qui sont déjà installées, note-t-on. » (Extrait de news.abidjan.net du 29/09/2017)

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