RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE : PROTOCOLE D’ACCORD SUR LA SITUATION SÉCURITAIRE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE, ENTRE LES COMMUNAUTÉS PEULS ET ARABES, AGRICULTEURS ET ELEVEURS.


Protocole d’accord sur la situation sécuritaire en République Centrafricaine, entre les communautés Peuls et Arabes, Agriculteurs et Eleveurs.

Considérant les dispositions pertinentes de la charte de nations unies, de l’acte de l’Afrique Centrale.

Considérant les résolutions relatives au règlement pacifique des conflits.

Considérant de la nécessité du Dialogue pour l’instauration d’une durable et de la sécurité sur l’ensemble du territoire, condition essentielle à la reconstruction du pays et à l’édification de la démocratie.

Considérant la volonté constante de son Excellence Général ABDOULAYE ISSENE  président du CNDS.

Considérant la volonté de la coalition Séléka pour la restauration de la démocratie, de prendre part à la négociation et de signer un accord.

Répondant à la médiation du Général du Corps d’Armé ALI DARRASSA MAHAMAT  de l’UPC.

Répondant à la médiation du Général ALKATIM MAHAMAT du MPC.

Démontrons la tolérance, le dialogue et la réconciliation de tous les fils et filles de la Centrafrique.

La cessation de tous les actes des violences contre les populations civiles et le respect de la protection des droits humains.

Ces actes de violence incluent les exécutions sommaire, la torture, l’harcèlement, la détention et l’exécution des civiles à base de l’origine ethnique ainsi que la violence sexuelle, , non a la détention et l’exécution des prisonniers.

Les parties communiqueront la cessation des hostilités par leurs chaînes de commandements respectives ainsi qu’à la population civile par voie presse. Dés l’entre en vigueur du présent  accord, les parties faciliteront l’acheminement de l’aide humanitaires grâce à l’ouverture du couloir d’aide humanitaires et la création des conditions favorables a la fourniture des secours et d’urgence aux personnes déplacés et tout autre personne concernées.

Ont signés :

Excellence ABDOULAYE  ISSENE  président du CNDS

Général ALKATIM MAHAMAT chef d’état-major du mouvement MPC

Le coordinateur militaire, Chef d’état-major de l’UPC Général du corps d’armées  ALI DARASSA.

Fait à batangafo le 17/08/2018

Le coordonnateur du mouvement MPC

(Extrait de corbeaunews.ca du 17/08/2018)

En savoir plus sur http://www.corbeaunews.ca/protocole-daccord-sur-la-situation-securitaire-en-republique-centrafricaine-entre-les-communautes-peuls-et-arabes-agriculteurs-et-eleveurs/

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Centrafrique: La Russie tente une médiation entre pouvoir et groupes armés


« Prévue le 12 juillet à Khartoum, la rencontre organisée par Moscou entre le gouvernement centrafricain et les représentants des milices opérant sur le territoire du pays n’a pu avoir lieu, a-t-on appris de source gouvernementale.

« Le chef de l’Etat estime qu’il n’y a pas lieu d’engager d’autres processus tant que celui de l’Union africaine est toujours en cours », a indiqué Albert Yaloké-Mokpème, porte-parole de la présidence, qui démentait une présence officielle des autorités dans la capitale soudanaise. La tentative de médiation russe intervient alors que le panel de l’Union africaine (UA) a rencontré le même jour, pour la première fois, l’ex-président François Bozizé, en Ouganda.

Selon des sources concordantes, deux groupes armés issus de l’ex-Seleka (coalition à dominante musulmane qui avait attaqué et pris Bangui en 2013) avaient préalablement annoncé qu’ils n’allaient pas prendre part à ces discussions organisées en parallèle de la médiation officielle menée par l’UA depuis juillet 2017. Il s’agit notamment du Mouvement patriotique pour la Centrafrique et l’Union pour la paix en Centrafrique.

La Russie joue un rôle majeur en Centrafrique, facilité par sa présence au Soudan voisin. En effet, Moscou forme des militaires centrafricains depuis plusieurs mois. Les autorités russes ont, par ailleurs, depuis début 2018, déployé des formateurs militaires à Bangui, livré des armes à l’armée nationale et assurent la sécurité du président Faustin-Archange Touadéra.

Notons qu’outre la médiation de l’organisation panafricaine, plusieurs autres ont tenté sans succès par le passé de ramener la paix en Centrafrique, un pays rongé par un conflit meurtrier depuis 2013. » (Extrait de allafrica.com du 12/07/2018)

En savoir plus sur https://fr.allafrica.com/stories/201807130083.html

Article : « À la recherche de la paix en Centrafrique. Médiations communautaires, religieuses et politiques » par Thierry Vircoulon, Notes de l’Ifri, juin 2017


 

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Article à consulter sur https://www.ifri.org/sites/default/files/atoms/files/vircoulon_recherche_paix_centrafrique_2017.pdf

Centrafrique : Accord de cessation des hostilités entre deux groupes armés


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« Le Centre pour le dialogue humanitaire (HD) salue la signature, le 15 décembre 2017, d’un accord de cessation des hostilités entre le groupe armé des Anti-Balakas et celui des 3R à Bouar dans la province de Nana-Mambéré, au nord-ouest de la République centrafricaine (RCA).

Cet Accord, signé en présence du Ministre Conseiller, représentant la Présidence de la République, des Députés de Bouar, de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), et des citoyens de la localité, est le fruit d’une médiation menée ces 11 derniers mois par HD. Il engage les deux groupes à observer conjointement un ordre inconditionnel de cessez-le-feu ainsi qu’une cessation des hostilités et de toute agression contre les combattants armés de chacune des deux parties.

Il proscrit également l’usage des armes, ainsi que tout acte offensif tel que les incendies de villages et de greniers, le vol de bétail, le lancement de nouvelles attaques contre les civils, ainsi que tout autre acte pouvant constituer ou faciliter une violation de l’Accord.

Le pacte prévoit en outre:

  • La libre circulation des personnes et des biens y compris des organisations humanitaires dans la province de Nana-Mambéré;
  • Le libre accès aux établissements de santé, tels que les hôpitaux et les postes médicaux;
  • Le libre accès aux établissements scolaires et à tout autre édifice public;
  • L’engagement en faveur du retour de tous les déplacés qui ont fui la province suite aux hostilités entre les parties;
  • L’interdiction de toute atteinte aux biens et propriétés privés (maisons, motos, parcelles agricoles, bétails, etc.);
  • L’interdiction à toute personne de circuler dans la province en étant armé.

« Cet accord ne règle pas le conflit centrafricain. Il démontre néanmoins que des efforts de médiation entre groupes armés peuvent contribuer à pacifier des portions du territoire. Il aura des conséquences positives sur la sécurité des populations civiles et la reprise de l’activité économique de la province de la Nana-Mambéré.» a expliqué Alexandre Liebeskind, Directeur Régional pour l’Afrique francophone du Centre pour le dialogue humanitaire (HD). « Notre organisation est engagée aux côtés de toutes les parties au conflit en RCA pour multiplier ce genre d’accords afin de créer les conditions nécessaires au désarmement des groupes armés, au redéploiement de l’Etat, et au processus de réconciliation nationale.» a-t-il ajouté.

HD jouera un rôle central dans le suivi et la mise en œuvre de l’Accord. Ce dernier prévoit notamment que, dans les trente jours suivant sa date d’entrée en vigueur le 15 décembre 2017, HD appuiera la mise en place:

  • D’un réseau d’échange d’informations composé de chefs communautaires et impliquant des chefs des deux groupes armés. Ce réseau sera accompagné de la production de certificats d’origine pour les animaux en convoyage à l’intérieur de la province ou entre cette dernière et d’autres localités de la RCA. Ceci permettra de mieux contrôler le mouvement du bétail et d’éviter les cas de vol.
  • D’une cartographie détaillée qui définira les zones desquelles ou vers lesquelles les groupes armés devront se retirer. Les zones démilitarisées devront servir de zones tampons entre les combattants armés de chacun des deux groupes.

La province de la Nana-Mambéré est depuis 2015 le théâtre d’affrontements entre les groupes 3R et Anti-Balaka, chacun affirmant défendre les communautés dont ils sont issus. Cette violence a provoqué des milliers de morts, l’effondrement des structures sociales et la désorganisation profonde de l’économie locale de cette province frontalière du Cameroun, où résident environ 230,000 personnes.

Dans le cadre des efforts actuels de réconciliation et de paix à l’échelle nationale, HD a engagé, en février 2017, une série de négociations avec les deux groupes rivaux afin de les encourager à trouver une solution négociée à leurs différends.

Cette initiative de médiation menée par HD a suscité l’attention des autorités nationales au plus haut niveau ainsi que celle de la communauté internationale à travers la MINUSCA. Cette médiation est en effet apparue comme une alternative viable et crédible pour ramener la paix dans la région de Nana-Mambéré. C’est dans cette optique que la Présidence de la République et la MINUSCA se sont associées au travail de médiation de HD, qui a finalement abouti le 15 décembre 2017 à la signature de l’Accord de cessation des hostilités.

HD souhaite exprimer sa gratitude aux autorités de la RCA, à la MINUSCA, et aux négociateurs des deux parties pour leur confiance et leur collaboration qui ont permis l’aboutissement de cette médiation. HD demeure à la disposition des parties signataires dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord, et plus largement de l’ensemble des parties au conflit en RCA pour la mise en place d’initiatives similaires dans d’autres régions troublées du pays.

Cet Accord s’inscrit dans les efforts de médiation déployés par HD en RCA depuis 2008. L’organisation souhaite exprimer sa gratitude à  l’Union européenne pour son soutien à ses activités en RCA depuis 2014. » (Extrait de hdcentre.org du 23/12/2017)

En savoir plus sur https://www.hdcentre.org/updates/rival-armed-groups-sign-a-cessation-of-hostilities-agreement-in-the-central-african-republic/

Centrafrique: les discrètes médiations de l’Angola et de Sant’Egidio


« Depuis plusieurs mois, la Centrafrique a renoué avec la guerre. Dans les provinces orientales de la Haute-Kotto et de la Ouaka, une alliance entre deux factions issues de l’ex-Seleka, le FPRC de Noureddine Adam et le MPC d’Al Katim affrontent violemment l’UPC d’Ali Darass pour le déloger de la ville de Bambari, où il a établi son QG, il y a 4 ans. Dans le nord-ouest, un groupe baptisé « 3R » multiplie les exactions et les affrontements avec les milices anti-balaka. Alors que les violences ont repris et que plusieurs groupes refusent de participer au programme DDR, plusieurs initiatives diplomatiques discrètes ont été enclenchées.

La semaine dernière, des représentants de l’UPC, de la branche politique du MPC, et d’une mouvance des anti-balaka ont fait le voyage de Rome à l’invitation de la discrète communauté Sant’Egidio, pour exprimer leur vision de la situation et leurs revendications. « C’était une mission exploratoire, une prise de contact. On était conviés pour examiner les conditions d’un dialogue », commente un participant.

Auparavant, l’Angola a elle aussi entamé une médiation pour tenter de ramener les groupes armés réfractaires au programme DDR à de meilleurs sentiments. Début décembre, Noureddine Adam, le chef du FPRC, et d’autres cadres du mouvement ont été conviés à Luanda. Fin décembre, les anti-balaka de Maxime Mocome ont a leur tour été reçus dans la capitale angolaise. » (Extrait de rfi.fr du 8/02/2017)

En savoir plus sur http://www.rfi.fr/afrique/20170208-centrafrique-discretes-mediations-angola-sant-egidio