Burkina Faso : Le Centre de commerce international et ses partenaires forment des médiateurs professionnels


Le Centre de commerce international a procédé à la remise de parchemins, ce jeudi 4 octobre 2018, aux nouveaux médiateurs professionnels formés par ses soins. Les impétrants viennent du Niger, du Bénin et du Burkina Faso. L’activité de formation s’est faite en collaboration avec l’Association des centres africains d’arbitrage et de médiation (ACAAM) et le Centre de médiation et de conciliation de Ouagadougou (CAMC-O). La remise des diplômes entre dans le cadre des journées de certification des médiateurs professionnels au Burkina.

Au terme de neuf mois de cours en ligne et de quatre jours de présentiel à Ouagadougou, quinze apprenants ont été jugés aptes à porter le statut de médiateur professionnel. Ce jeudi 4 octobre 2018, le Centre de commerce international et ses partenaires ont procédé à la remise des parchemins aux impétrants. Ces nouveaux médiateurs professionnels vont donc, dans leurs pays respectifs, renforcer les compétences des centres de médiation et d’arbitrage. Selon la présidente de l’ACAAM, Bintou Boli/Djibo, ces nouveaux médiateurs professionnels seront en mesure d’accompagner les litigants dans la recherche de solutions.Pour le président du conseil d’administration du CAMC-O, Poulma Marcel Zoma, son centre, qui est un cadre d’émulation de jeunes médiateurs, espère compter sur les impétrants pour relever le défi de la sécurisation de l’environnement des affaires. Pour cela, il prône la promotion de la médiation tant au plan national que dans l’espace OHADA. Il les a exhortés à travailler pour la vulgarisation de ce mode extraordinaire de règlement des litiges qui met les médiés au centre du processus.

La médiation, rappelle-t-il, prend en compte dans ce cas toutes les dimensions du litige. Il a insisté sur le fait qu’ils doivent être des médiateurs professionnels et éthiques qui auront pour leitmotiv les quatre principes qui gouvernent le processus de médiation. Il s’agit de l’indépendance, la neutralité, l’impartialité et la confidentialité.

La formation a été rendue possible grâce au soutien financier de l’Union européenne. Les impétrants ont salué l’engagement des différents acteurs qui leur a permis d’avoir la présente formation. Ils ont pris l’engagement, une fois dans leurs pays respectifs, de mettre leurs savoirs au profit des entreprises.

Dimitri OUEDRAOGO – (Extrait de lefaso.net du 4/10/2018)

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Burkina Faso – « Rentrée scolaire et académique 2018-2019 : Donner à la médiation toute son importance comme outil de soutien à l’œuvre pédagogique » par Dr Poussi Sawadogo, Coach-formateur en médiation de crises


Rentrée scolaire et académique 2018-2019 : Donner à la médiation toute son importance comme outil de soutien à l’œuvre pédagogique (Dr Poussi Sawadogo)

« Les élèves et les étudiants reprennent le chemin de l’école et du campus avec la reprise des activités pédagogiques. En plus, la médiation à l’école est à l’ordre du jour de la rencontre des médiateurs des pays membres de l’UEMOA qui se réunissent à Ouagadougou du 1er au 3 octobre 2018.

Face à cette double actualité, l’auteur, en tant que parent et éducateur, se sent interpelé par la nécessité de préserver la paix entre les acteurs de l’éducation au niveau de tous les ordres d’enseignement. Faisant sienne la posture d’anticipation de l’américain William Ury, l’auteur interpelle les acteurs du système éducatif burkinabè : « On a vite raison d’un début d’incendie ; mais qu’on le laisse progresser, et des fleuves entiers ne pourront l’éteindre. (…). Car le conflit n’est pas le produit d’une génération spontanée ; il découle d’une tension latente, se développe en un affrontement ouvert, explose en véritable combat pour, enfin passer le seuil de la violence destructrice. »

Il importe d’aider les responsables administratifs, les enseignants, des élèves, les parents et les syndicats et associations à dialoguer et à cultiver le compromis pour surmonter leurs différends au cours de l’année scolaire et académique qui démarre. A tous les niveaux, préscolaire, primaire, secondaire et supérieur, il faut prévenir les crises et pendre en charge les conflits qui surgissent entre les acteurs du système éducatif. Il importe d’instituer des mécanismes de médiation des crises scolaires et académiques pour répondre aux attentes de pacification de l’espace éducatif au Burkina Faso.

La présente réflexion porte, dans un premier temps, sur la finalité de la médiation, dans un deuxième temps, elle aborde les responsabilités des acteurs du système éducatif et, en troisième lieu, elle traite de la médiation comme un mécanisme alternatif de pacification de l’espace éducatif.

La finalité de la médiation

La médiation est une fonction qui consiste à résoudre par des bons offices et par voie de recommandation les différends qui opposent des protagonistes dans un environnement social donné. Elle peut être formelle ou informelle. Elle vise à maintenir un dialogue permanent, sincère et constructif entre les acteurs d’une sphère donnée au service de la paix et de la prospérité.

Le médiateur est une tierce personne qui aide des protagonistes à trouver une troisième plus bénéfique que la voie qui arrangerait chaque partie prise individuellement. Il se place dans l’entre-deux pour faciliter le dialogue et la compréhension. Il refuse d’être indifférent au problème qui divise les protagonistes mais demeure impartial vis-à-vis de leurs positions respectives.

Dans le milieu scolaire ou académique, le médiateur est à la fois une force de proposition par la formulation de recommandations pertinentes pour un règlement rapide et à l’amiable des conflits entre les acteurs du système éducatif aux niveaux micro, méso et macro. Il se présente comme un acteur professionnel qui œuvre à l’amélioration des services éducatifs et à toute activité de facilitation du dialogue entre les acteurs. Comme énoncé plus haut, la vie éducative est animée par une diversité d’acteurs avec des responsabilités différentes.

Les responsabilités des acteurs du système éducatif

Selon la loi n° 013/2007/AN portant loi d’orientation de l’éducation au Burkina Faso du 30 juillet 2007, l’éducation est « l’ensemble des activités visant à développer chez l’être humain l’ensemble de ses potentialités physiques, intellectuelles, morales, spirituelles, psychologiques et sociales, en vue d’assurer sa socialisation, son autonomie, son épanouissement et sa participation au développement économique, social et culturel. » Elle est une priorité nationale et un droit pour tout Burkinabè.

Selon la loi (art. 13), le système éducatif burkinabè a pour finalité de transformer le jeune burkinabè en un citoyen responsable, producteur et créatif. Pour en faire un acteur du développement, elle stimule l’esprit d’initiative et d’entreprise de l’apprenant. Pour en faire un promoteur de la bonne gouvernance, elle cultive chez l’apprenant l’esprit de citoyenneté responsable, le sens de la démocratie, de l’unité nationale et de la justice sociale. Pour en faire un artisan de la paix, elle développement chez l’apprenant l’esprit de solidarité, d’intégrité, d’équité, de justice, de loyauté, de tolérance et de paix.

L’éducation au Burkina Faso est structurée en quatre niveaux : formel, non formel, informel et l’éducation spécialisée.
Pour la présente étude, il sera question du niveau formel qui comprend l’éducation de base formelle, l’enseignement secondaire, l’enseignement supérieur et la formation technique et professionnelle.
Au regard de la loi, les acteurs du système éducatif ont des devoirs et des droits.

Les responsables des structures éducatives publiques et privées ont droit à des moyens humains, matériels et financiers conséquents pour accomplir leurs missions. Ils doivent en retour respecter et faire respecter les libertés d’expression, de conscience et de culte. Ils doivent également assumer les responsabilités civiles des faits et dommages commis par les élèves durant leur séjour à l’école.

Les personnels de l’éducation jouissent de droits et de libertés liés à leur statut, notamment la liberté de créer des syndicats ou de former des associations. En retour, ils doivent assurer et évaluer les activités pédagogiques. Ils doivent aussi exercer leurs fonctions en toute objectivité, neutralité et impartialité.

Les apprenant-e-s ont la liberté de conscience, de culte et d’expression. Ils peuvent créer des associations pour défendre leurs droits et intérêts matériels et moraux. Ils ont l’obligation d’accomplir des tâches inhérentes à leurs études et formations. Ils doivent être assidu-e-s et respecter les règles de fonctionnement et la vie collective des établissements. Ils doivent également se soumettre au principe de pluralisme et de neutralité.

Les associations et les organisations non gouvernementales reconnues peuvent participer à l’élaboration et à la mise en œuvre des programmes et projets en éducation à condition de signer des conventions avec le ministère de tutelle.

Il est reconnu aux communautés le droit de participer aux prises de décision sur le fonctionnement, l’organisation et la gestion des structures éducatives. Elles doivent en contrepartie assumer leurs responsabilités de bénéficiaires des actions éducatives.

Les relations entre les acteurs dépendent de la connaissance et du respect des droits et devoirs de chaque composante. Il doit s’instaurer un dialogue permanent entre les différents acteurs pour favoriser un climat favorable à l’accomplissement des missions éducatives. Il existe souvent des conflits entre les acteurs du système éducatif à l’image de la crise qui a secoué l’école burkinabè d’octobre 2017 à janvier 2018 et qui s’est soldée par la signature, le 27 janvier 2018 à Ouagadougou, du protocole d’accord entre le gouvernement et la coordination nationale des syndicats de l’éducation (CNSE).

Les points clés du protocole porte sur l’adoption d’un statut valorisant au profit des personnels de l’éducation et de la recherche, l’amélioration de l’accès à l’éducation, l’amélioration des conditions de travail pour une efficacité du système éducatif, la revalorisation de la fonction enseignante. Un tel accord mérite d’être accompagné par des médiateurs scolaires et académiques afin d’aider les protagonistes à une meilleure mise en œuvre des engagements.

Une éducation de qualité, inclusive et accessible, pourrait être possible grâce à la facilitation du processus de dialogue pour la mise en œuvre des engagements contenu dans le protocole d’accord du 27 janvier 2018. Une telle intervention, portée par un médiateur externe, pourrait contribuer à une consolidation du dialogue et à apaiser l’espace éducatif pour permettre la conduite normale des activités pédagogiques au cours de l’année scolaire et académique 2018-2019.

Au Burkina Faso, le Médiateur du Faso, s’est très tôt impliqué dans le jeu des acteurs du système éducatif. En 1997, à sa troisième année d’existence, l’institution, à travers l’intervention de son premier président, le Général Tiémoko Marc Garango, a permis de mettre fin à la grève de sept semaines de l’Association nationale des étudiants du Burkina (ANEB), rapporte Pascal Bianchini (2004) dans son ouvrage intitulé Ecole et politique en Afrique Noire : sociologie des crises et des réformes au Sénégal et au Burkina Faso.

Au-delà de ces crises majeures, il existe des crises moyennes ou mineures qui touchent des établissements scolaires isolés ou un ensemble. Ces conflits ne doivent pas être négligés. En effet, des médiateurs internes ou externes devraient offrir leurs bons offices pour faciliter le retour à la paix.

La médiation, un mécanisme alternatif de pacification de l’espace éducatif

L’éducation est un support du développement et de la paix de tout pays. Au Burkina Faso, des écoles, des établissements secondaires, des institutions d’enseignement supérieur, aussi bien du public que du privé, individuellement ou collectivement, connaissent souvent des crises.
L’effet de contagion menace souvent une commune, une région ou tout le pays. L’intervention d’un médiateur peut jouer un rôle essentiel dans la pacification du milieu de l’éducation par la proposition de recommandations et par l’offre de services de facilitation des processus de dialogue entre les acteurs de l’éducation.
A l’interne comme à l’externe, les acteurs du système éducatif ont besoin de médiateurs pour les aider à conduire leur dialogue. De là découlent la triple mission de la médiation scolaire.

La première mission, préventive, consiste à conduire des campagnes de sensibilisation et de plaidoyer pour l’intégration de la médiation dans les curricula de l’éducation formelle. Du primaire au supérieur en passant par le secondaire, il est possible d’instituer des modules sur la médiation de crises. L’appropriation de ces contenus permettra aux élèves, aux étudiants et aux apprenants des écoles professionnelles de disposer d’éléments utiles dans le cadre de la défense de leurs intérêts.

Dans le cadre du renforcement des capacités des responsables des structures éducatives et des personnels de l’éducation, des thématiques sur la médiation de crises devraient être intégrées aux programmes.

A l’image des gouvernements scolaires et des clubs de paix initiés et installés par des organisations de la société civile comme Plan International et le Réseau Ouest Africain d’Edification de la Paix (WANEP), il serait utile d’appuyer des initiatives de création de cellule de médiation au sein des écoles et des universités.
La cellule de médiation devrait être un organe inclusif et représentatif des composantes de la structure concernée. Elle devrait être avant tout sensible au genre afin de permettre aux hommes et aux femmes, aux garçons et aux filles d’agir pour prévenir les conflits au sein de la structure et entre la structure et son environnement.

Il serait aussi utile de mettre en place des points focaux assumant les missions de médiateurs scolaires dans les circonscriptions, dans les écoles, dans les lycées, dans les universités et dans les écoles professionnelles pour s’autosaisir les conflits entre les acteurs du système éducatif pour une médiation.

La deuxième mission est curative et consiste à accompagner les acteurs du système éducatif à prendre en charge leurs crises, le médiateur devrait être en mesure d’analyser les situations conflictuelles et d’assurer des actions de facilitation des processus de dialogue. Rappelons que l’analyse des conflits fait recours aux théories des causes des conflits.

En effet, tout conflit peut être justifié par au moins une des causes suivantes : l’insatisfaction des besoins humains, la perception manichéenne des relations humaines, le jeu pour le maintien ou l’accès au pouvoir politique et l’antagonisme entre la volonté de changer et la résistance au changement. Des outils comme l’arbre (causes), la carte (acteurs) et l’iceberg (positions et motivations) permettent de comprendre et de prendre en charge les conflits dans tout milieu social.

La dernière mission est réparatrice et concerne la période post-conflit. Le médiateur peut développer un mécanisme d’assistance afin de permettre aux acteurs du système éducatif d’assurer une meilleure mise en œuvre des consensus issus de leurs dialogues. Ce mécanisme fondé sur le principe du suivi-évaluation devrait être porté par les cellules de médiation et par les points focaux de médiateurs scolaires.

L’exécution efficace des différentes missions du médiateur interne ou externe permettront aux acteurs du système éducatif de disposer d’une forte résilience dans la mitigation des situations de crises. On assistera à la réconciliation et à normalisation de l’espace éducatif.

En somme, le médiateur interne ou externe occupe une place importante pour le monde de l’éducation. Son rôle est prééminent dans la facilitation des processus de dialogue entre les différents acteurs du système éducatif. Son indépendance lui confère une position impartiale pour rapprocher les protagonistes et proposer des pistes de sortie de crise.
Ses missions de promotion de la paix et de prévention des crises, ses missions de résolution des conflits et celles de consolidation de la paix lui confère une dimension d’acteur social au service de l’intérêt général. La médiation est une interaction sociale au service de la synergie d’action. Il s’agit d’une activité humaine qui se lit à travers des comportements, des habitudes et des attitudes. Elle est un mécanisme de promotion de la paix à la disposition des artisans de l’entente de la concorde. »Poussi Sawadogo – (Extrait de lefaso.net du 29/09/2018)

 

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Burkina-Faso : Conflit inter-communautaire de solenzo : Le médiateur du Faso réconcilie les populations sur une crise qui perdure depuis plus de 20 ans


« Le Médiateur du Faso, Saran SEREME SERE a séjourné dans la Région de la Boucle du Mouhoun du 28 au 29 mai 2018. Objectif, trouver une solution à la crise qui sévit depuis plusieurs années à Solenzo, dans la province des Banwa, entre les populations autochtones et celles allogènes Mosses.

Conflit inter-communautaire de solenzo : Le médiateur du Faso réconcilie les populations sur une crise qui perdure depuis plus de 20 ans

Cette crise s’est vue accentuée ces derniers mois avec un risque considérable d’affrontement entre deux camps Bwaba et Mossi.
En rappel, une crise de même nature avait fait deux (2) morts et plusieurs dizaines de blessés en 2010 – 2011 à SOLENZO et KOUKA en 2012 – 2013…

Informée du risque d’affrontement entre les communautés, madame le Médiateur du Faso, alors en tournée dans la région du Nord, a effectué le déplacement de SOLENZO.
Elle était accompagnée de monsieur Aboubacar SANOU, Président du Conseil Régional de la Boucle du Mouhoun, le Chef de Canton de Dédougou et ses ministres, monsieur Boubacar KOTE, Représentant Régional du Médiateur du Faso dans la Région, J M Coulibaly, du Haut-commissaire des Banwas…
Les deux camps, réunis à la résidence du Haut-Commissaire de la Province, ont été reçus tour à tour par madame le Médiateur du Faso, pendant plus de 8 heures d’horloge afin de trouver une solution consensuelle.

Madame Saran SEREME SERE a exhorté les deux parties à éviter tout conflit communautaire et fraternel, source de désastre pour l’ensemble du pays où le déclin du civisme est de plus en plus patent et gravissime.

Elle a donc proposé comme conseils et solutions :

- le respect des valeurs de bienséance, d’accueil et d’intégration traditionnelle, spirituel et moderne du nouveau venu appelé « étranger  » car dit elle « nous sommes tous venus de quelque part et l’on est soi-même ou son proche est étranger quelque part » ;

- le respect des valeurs communautaires, traditionnelles et administratives existantes, qui s’imposent à tout nouveau venu, visiteur et tout résidant ;
- le respect de l’autorité coutumière et administrative et des normes sociétales ;
- la promotion du respect mutuel entre tous les citoyens et la responsabilité des actes qui peuvent en découler ;

- la possibilité d’organisation reconnue à toute communauté selon leur desiderata dans le respect des normes et valeurs sociétales existantes et sous la coupe de l’autorité traditionnelle et celle administrative existante, à qui elles doivent le respect.
En l’occurrence pour la communauté cité, elle peut avoir un représentant qui va travailler et répondre d’eux auprès de l’autorité traditionnelle existante afin d’être ainsi le garant des valeurs traditionnelles inhérentes à cette communauté dans un esprit d’ouverture et d’intégration.

Cela peut faciliter, par une communication plus fluide, les échanges fraternels, l’intégration communautaire et développer le sentiment d’appartenance.
Par anticipation, des conflits du foncier rural et autre conflit pourraient être évité et résolus plus facilement.

Satisfecit général pour les deux camps

A la surprise générale lors de la sortie des discussions car cette crise était tellement profonde qu’elle perdure depuis plusieurs années. Du reste, elle a toujours été souvent instrumentalisée pour des fins inavouées.

Réunis autour d’une même table, la communauté autochtone dont la délégation était dirigée par le Chef de Canton de Solenzo et la communauté allogène Mossi dirigé par son Représentant non reconnu auparavant se sont pardonné et donné la main.
Des excuses profondes ont été présentés au Chef de Canton de Solenzo qui les a acceptées et qui a donné l’assurance que ses portes leurs étaient ouvertes à jamais.
Des prières et des coutumes été effectuées pour marquer l’évènement, effacer les maux qui minaient la communauté et cimenter et renforcer les nouveaux liens fraternels.

Ce sont des poignées de mains, des accolades, qui ont mis fin à plusieurs années de mésententes et de discordes profondes puisque l’on pouvait être excommunié si l’on se présentait même à l’enterrement d’un proche d’un des deux camps selon son appartenance.

Les deux parties ont pris l’engagement devant madame le Médiateur du Faso d’œuvrer ensemble pour le développement de Solenzo.
Madame le Médiateur comptent réunir l’ensemble des fils et filles de la localité pour marquer cette union sacrée et cohésion retrouvée, faire œuvre utile et travailler pour que Solenzo soit un modèle de cohésion sociale et de paix.

Depuis lors, les deux camps frères se sont rendus mutuellement visite et le Chef du Canton de SOLENZO est très ému d’avoir retrouvé la cohésion d’antan depuis le règne de son Père (où les populations avaient cotisé pour acheter une voiture pour le Préfet, construire l’école, le Centre médical, le CEG, le Poste de police…).

Il existait néanmoins des serpents de mer à SOLENZO et dans le but de renforcer la baisse de la tension sociale constatée lors de la tournée régionale du Médiateur à Solenzo en fin février 2018, Madame le Médiateur du Faso a rassuré les leaders d’opinions présents, qu’elle a déjà saisi le Premier Ministre, le Ministre en charge des Infrastructures, celui en charge de l’Energie et le Directeur Général de la Sonabel (qui étaient déjà sensibles sur les problématiques) à propos des questions épineuses de la route Dedougou – Solenzo et Solenzo – Bobo Dioulasso afin de désenclaver ce grand bassin de production agricole ; (Extrait de lefaso.net du 20/06/2018)

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Burkina-Faso : Saran Sérémé, Médiateur du Faso, présente son institution dans l’Est du Burkina.


Médiateur du Faso : Saran Sérémé « démocratise » son institution dans l’Est du Burkina

« Dans le souci de mieux faire connaitre son institution, le Médiateur du Faso, Saran Seremé a rendu visite aux populations de la cité de Yendabli, capitale de la région de l’Est, le mardi 6 février 2018 où elle a animé une audience foraine, assistée de ses plus proches collaborateurs et des autorités régionales.

D’emblée, le Médiateur du Faso a tenu a exprimer sa profonde gratitude aux autorités régionales, coutumières, religieuses et à toute la population de la cité de yendabli pour la forte mobilisation et les moyens déployés en vue de la réussite de l’organisation de cette conférence/audience foraine. S’inclinant devant « l’immensité de la sagesse », la majesté des différents rois successifs du gulmu de Diaba Lompo jusqu’à l’actuel roi, son oncle et époux de sa tante, la reine, sa majesté Kupiendieli, Saran Sérémé a demandé leurs bénédictions pour l’atteinte de la mission à elle confiée.

Saran Sérémé a confié à la population de Fada N’Gourma que, créée le 17 mai 1994, son institution est une autorité indépendante et dans la limite de ses attributions qui ne reçoit d’instructions d’aucune autre autorité. Elle a expliqué qu’en tant qu’intercesseur gracieux et interface entre l’administration publique et les citoyens, le Médiateur du Faso a pour mission de défendre et de protéger les droits et intérêts des citoyens contre les fautes, les négligences, les lenteurs ou lourdeurs, les abus et tout dysfonctionnement de la puissance publique des structures administratives, en vue de garantir à chaque citoyen burkinabè ou groupe de citoyens un traitement responsable, juste et équitable digne d’une administration moderne.

Mme Sérémé a par ailleurs expliqué que le Médiateur du Faso travaille par anticipation à prévenir d’éventuelles contestations, litiges, conflits et crises diverses entre l’administration publique, les collectivités territoriales ou tout autre organisme, investi d’une mission de service public. Elle a poursuivi qu’il œuvre ainsi par des approches et solutions conciliantes et non-conflictuelles à l’implémentation de la justice, de l’équité de la cohésion, de la paix sociale et l’unité nationale. Selon Saran Sérémé, le Médiateur du Faso peut être saisi par toute personne physique ou morale ou groupe de personnes, qui estiment avoir été lésée dans ses droits.

Un « instrument gracieux »

Le Médiateur du Faso, lui-même, peut s’autosaisir sur toute question relevant de sa compétence, chaque fois qu’il a des motifs de croire qu’une personne ou un groupe de personnes a été lésé par l’acte ou l’omission d’un organe public. En outre sur demande du président du Faso, du gouvernement, des élus ou d’une organisation de la société civile, le Médiateur du Faso peut être saisi pour mener toute action tendant à l’amélioration du service ou à toute activité de conciliation entre l’administration publique et les forces sociales et professionnelles, ce, en vue du rétablissement d’un climat apaisé, socle du développement du pays, a expliqué le Médiateur du Faso.

L’ancienne candidate aux élections présidentielles passés a soutenu qu’en outre le Médiateur du Faso peut proposer des reformes administratives et règlementaires, qu’il juge nécessaire à l’amélioration des services publics, dans l’intérêt général des populations. Elle toutefois précisé que le Médiateur du Faso enregistre trois domaines d’incompétences : les litiges entre les personnes physiques et morales privées, les questions politiques d’ordre général et les procédures engagées devant la justice.

Le Médiateur du Faso a rappelé qu’il est légitime, voir impérieux de défendre ses droits. « Mais cela reste indéniable que nous avons également des devoirs envers notre mère patrie qu’est le Burkina Faso. Tout en défendant nos droits de manière objective, responsable, nous avons des lignes rouges ou Dead line à ne pas franchir en sachant toujours privilégier l’intérêt supérieur de la nation que nos ainés ont préservé », a-t-elle indiqué.

C’est donc dans le souci d’une bonne appropriation de cet « instrument gracieux » par les populations, a dit la « médiatrice » qu’il est paru essentiel, d’œuvrer à la visibilité et au rapprochement de l’institution de toutes les composantes de la société afin qu’elles se l’approprient, toute chose qui justifie cette campagne d’informations, de communication, de sensibilisation en direction de toutes les régions du Burkina. Cette volonté, a-t-elle conclu, exige de renforcer les délégations régionales, d’instituer des représentants provinciaux et de redynamiser l’action des correspondants du Médiateur du Faso dans les administrations publiques. » – S. SANA – (Extrait de lefaso.net du 8/02/2017)

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Burkina-Faso : Journées nationales de la médiation du 9 au 11 janvier 2018.


« Un différend peut surgir à tout moment dans le milieu des affaires, comme dans bien d’autres secteurs. Le règlement apaisé s’impose en solution idéale pour les parties prenantes au litige. Et ce règlement doit tenir compte des circonstances de la mésentente, mais également de la préservation des intérêts des parties tout en sauvegardant leurs relations d’affaires. Ce mode amiable est aussi appelé médiation commerciale. Le thème réunit, à Ouagadougou du 9 au 11 janvier 2018, des professionnels favorables à l’amélioration du climat des affaires.

La médiation commerciale se veut une justice à part entière, une justice des opérateurs économiques. Des journées nationales lui sont dédiées en Afrique. Leur objectif premier est d’améliorer le climat des affaires notamment dans l’espace UEMOA.

Au cours des Journées nationales de la médiation et des contrats internationaux, des ateliers sont animés autour des standards internationaux, de la rédaction des contrats commerciaux, des mécanismes de paiement internationaux ainsi que des modes alternatifs de règlement des conflits.

La culture de la médiation commerciale, c’est l’évènement qui fait le joli cœur à Ouagadougou. Après le Niger et le Bénin en 2017, le Burkina Faso accueille en effet les Journées nationales de la médiation du 9 au 11 janvier 2018. L’évènement regroupe des responsables de petites et moyennes entreprises, des travailleurs du secteur public et du privé et des experts de la médiation.

Bintou Boli/Djibo est Négociateur international au Centre d’arbitrage, de médiation et de conciliation de Ouagadougou (CAMC-O). Elle est par ailleurs Présidente de l’Association des centres africains d’arbitrage et de médiation (ACAM). Pour elle, tout opérateur économique peut se fier à la médiation qui est gérée au Centre CAMC-O.

« L’arbitrage est un mode juridictionnel. La médiation est un mode amiable. Le législateur OHADA (Ndlr : Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires) a pris un acte spécifique sur la médiation commerciale pour donner un signal fort aux opérateurs économiques. Au CAMC-0, les médiateurs hautement formés accompagnent les parties en litige pour les aider à aller vers une solution », a-t-elle expliqué.

Plusieurs dossiers d’affaires d’ordre contractuel sont traités dans ce centre de médiation. Selon Bintou Boli, le CAMC-O, à travers ses activités, a pu jusque-là sensibiliser plus de 2.000 entreprises.

« Chaque fois qu’un contrat est bien rédigé, s’il y a un litige, il sera également bien réglé. Mais le contraire entraîne toujours des difficultés. Etant donné que le Burkina Faso évolue dans la mondialisation, il est de bon ton que ses spécialistes soient mieux outillés en termes de contrats suivant les normes internationales », a souligné l’experte internationale.

Le formateur principal, Pr Hugues Kenfack communiquera sur les différents types de contrats et la gestion des contentieux du commerce international. Les organisateurs des journées nationales de la médiation ont annoncé la tenue prochaine d’un atelier de certification des futurs médiateurs à Ouagadougou.

Il faut noter que l’organisation de ce séminaire de trois jours est le fruit d’une collaboration entre divers partenaires dont la Commission de l’UEMOA, l’ACAM, la Chambre de médiation et d’arbitrage de Ouagadougou (CMAC-O), la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina, le Centre du commerce international (ITC).

Ces journées de réflexion s’inscrivent dans le cadre du projet d’appui à la compétitivité du commerce et à l’intégration régionale (PACCIR) dans l’espace UEMOA. Le projet est financé à hauteur de trois millions d’euros par l’Union européenne. » – N. KINDO – (Extrait de lesaffairesbf.com du 09/01/2018)

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Burkina-Faso : Médiateur du Faso/Syndicats du Burkina : Ensemble pour renforcer la paix sociale


« Le Médiateur du Faso, Saran Sérémé, a reçu en audience, le vendredi 22 décembre 2017, une délégation de la Confédération syndicale burkinabè (CSB).
« Le Médiateur du Faso, Saran Sérémé, veut collaborer avec le monde syndical. Elle a échangé, à cet effet, le vendredi 22 décembre 2017 à Ouagadougou, avec des responsables de la Confédération syndicale burkinabè (CSB). «Mme Sérémé nous a présenté son institution, ses perspectives et surtout la collaboration qu’elle souhaite avoir avec le mouvement syndical », a expliqué le secrétaire général de la CSB, Guy Olivier Ouédraogo, à l’issue de l’audience. Ce travail en commun dans la vision du Médiateur, a-t-il précisé, ambitionne renforcer la paix sociale au Burkina Faso en vue de l’avènement d’un développement profitable à tous. Une conception partagée par la structure syndicale, du moins selon son SG, M. Ouédraogo. «Notre organisation est aussi engagée à ce que notre pays aille de l’avant. Car, nous savons que c’est par le développement qu’on peut produire les fruits de la croissance pour pouvoir les répartir entre tous les fils et filles de ce pays», a-t-il affirmé. Il a toutefois souligné que la justice sociale, la bonne gouvernance, la démocratie, etc., demeurent des valeurs chères au CSB. «Ce sont des valeurs fondamentales qui peuvent nous conduire rapidement vers des lendemains meilleurs», a estimé M. Ouédraogo. Le Médiateur du Faso a, pour sa part, soutenu que les syndicats et son institution poursuivent les mêmes objectifs de défense des intérêts  et de réparation des injustices faites aux citoyens. Sur la même lancée, elle a salué le rôle des syndicats du Burkina tout en les encourageant à œuvrer au maintien de la paix à travers l’éthique qui les a toujours guidés. A son avis, cette responsabilité nécessite, par ailleurs, que chaque Burkinabè mette l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de ses revendications personnelles. -A. W. NANA- » (Extrait de sidwaya.bf du 25/12/2017)

Burkina Faso: nomination de Saran Sérémé – Médiateur du Faso


Nomination de Saran Séré Sérémé comme Médiateur du Faso au conseil des ministres du 17 septembre 2017. La présidente du Parti pour le développement et le changement (PDC), remplace ainsi Alima Déborah Traoré/Diallo, dont le mandat est arrivé à expiration.

– Sérémé Saran Sérémé naît à Ouagadougou. Son père, Tombo Sérémé, est gendarme. Elle est aussi la cousine de Mariam Sankara Sérémé, la femme de Thomas Sankara.
– Titulaire d’un BAC série D, elle commence des études de médecine, abandonnées à cause de ses activités militantes.
– En 1983, elle manifeste pour la libération du premier ministre Thomas Sankara qui a été mis aux arrêts. Sankara accède à la présidence après la première révolution burkinabè et est assassiné durant le coup d’État organisé en octobre 1987 par Blaise Compaoré. – Sérémé fait partie des manifestants demandant à ce qu’il soit élevé au rang de héros et reçoive une sépulture digne, ce qui lui coûte arrestation et torture. Elle s’exile ensuite au Mali, où elle effectue des études de sciences économiques à l’école nationale d’administration.
– De retour au Burkina, Sérémé fonde une entreprise de travaux publics

– Saran Sérémé est élue députée de la Boucle du Mouhoun en 2002. Elle siège au bureau politique du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), le principal parti burkinabè fondé en 1996.
– Depuis le début des années 2000, elle fait la promotion du Festival international de lutte africaine, danse et chants au Sourou (FESTILADC).
– En 2012, le parti lui refuse son soutien en vue des prochaines élections législatives.
Confrontée à un système qu’elle estime corrompu, elle démissionne et fonde le Parti pour le développement et le changement (PDC). – – — Opposée au projet de Blaise Compaoré, qui souhaite amender l’article 37 de la Constitution limitant le nombre de mandats présidentiels, elle organise spatule à la main le 29 octobre 2014 une marche de femmes dans la capitale du pays, Ouagadougou. La marche est suivie d’autres manifestations, qui aboutissent à la chute du président burkinabè.
– En juillet 2015, à l’issue du congrès du PDC, elle obtient l’investiture de son parti pour l’élection présidentielle de 2015. Elle arrive 6eme sur 14 candidats en lice avec 1,73% des voix. » – A. Azonhandé – (Extrait de fasozine.com du 27/09/2017)

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