Algérie : ABDELKDAER MESSAHEL EN MÉDIATEUR AU MOYEN-ORIENT


#TITRE

« Dès le début du différend entre Riyad et ses alliés contre Doha, Alger s’est empressée d’agir dans sa voie traditionnelle, qui privilégie le dialogue en toute circonstance et d’éviter les dérapages verbaux. On assista rapidement à un chassé-croisé diplomatique où la capitale algérienne a reçu tour à tour des émissaires et des officiels, iranien, qatari et émirati. Tout le monde priait l’Algérie de jouer les bons offices et d’actionner les leviers qu’elle connaît le mieux, la diplomatie secrète et la médiation. Pour certains, c’est du pain bénit pour notre pays, qui ne jouissait pas d’une bonne presse dans les régions du Golfe, au moins depuis l’épisode du wahhabisme radical au début des années 1990.

Gagner quelques points et de la confiance était primordial pour Alger, qui avait subi depuis l’émergence du mythe du « printemps arabe » des critiques acerbes et des remontrances sur ses positions « avant-gardistes » sur la Syrie et ses glissements meurtriers, sur la question yéménite et ses tragédies et sur le dossier palestinien et ses concessions. Alger n’était guère appréciée par les puissances régionales du Golfe, notamment lorsqu’il s’agissait de faire passer des résolutions par la Ligue arabe. Comment oublier que ce sont les « déplorables » résolutions votées à la va-vite au Caire par cette Ligue qui ont ouvert des brèches et autorisé les armées occidentales à bombarder, détruire les villes et soudoyer les populations de ces contrées. Faut-il rappeler que les mises en garde de l’Algérie et ses avertissements sur ces ingérences étaient même des objets de railleries par des officiels et des médias moyen-orientaux ?

Aujourd’hui, il paraît clair que la crise au Golfe vient de prendre une autre tournure, avec l’alignement de deux autres puissances régionales dans la région et leur propension à soutenir militairement et politiquement le petit poucet qatari. L’intrusion dans cette crise d’Ankara et de Téhéran lui a donné une nouvelle dimension, et pourrait bien créer d’autres foyers de tension dans la péninsule arabique, désormais assise sur une poudrière.

La médiation koweitienne vient de tomber à l’eau suite aux récentes accusations de ce pays contre les agissements d’un groupuscule chiite rallié à l’Iran. Les Américains, avec le style à la hussarde de Trump, ne semblent point être efficaces et leurs déclarations, pourtant soignées, cachent mal des contradictions. Déjà, des analystes avaient estimé qu’il existait une maigre chance d’une réconciliation arabe, au moins au sein du CCG (Conseil de coopération du Golfe). Ni la Ligue arabe n’a la crédibilité pour le faire, ni l’OCI (Organisation de la Conférence islamique) devenue appareil satellite Saoudien, ni encore l’ONU, affaiblie et complètement « out » sur les questions moyen-orientales depuis bien longtemps. On avait également spéculé, récemment, sur de possibles médiations lancées par des membres influents de l’organisation de l’Union africaine.

Or, il semble bien que les concernés par le conflit eux-mêmes viennent de solliciter Alger pour une médiation. Fidèle à son principe de non-ingérence et rompue aux crises les plus complexes et les plus rudes, Alger s’implique officiellement dans cette entreprise délicate. Messahel, le ministre des Affaires étrangères, sait qu’il ne prêche pas dans le désert.

Il a déjà pris le pouls et entrepris récemment une virée dans la région (Emirats unis), avant d’entamer une nouvelle tournée qui va le conduire de l’Arabie saoudite à Oman, à l’Egypte, à la Jordanie, à l’Irak, au Koweït, à Bahreïn et au Qatar. Il est porteur de huit messages du président Bouteflika aux souverains et chefs d’Etat de ces pays. Reste à savoir si ce ballet diplomatique algérien va mettre sur la table des pourparlers les enjeux du dossier palestinien et les agressions israéliennes contre le Lieu Saint d’El Aqsa. -Mohamed Kouini- (Extrait de jeune-independant.net du 2/08/2017)

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Algérie : Le Centre de Conciliation, de Médiation et d’Arbitrage de la Chambre Algérienne de Commerce et d’Indus​trie (CACI)


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 « Le Centre de Conciliation, de Médiation et d’Arbitrage (Le Centre)  a été créé depuis septembre 2003 par décision du directeur générale de la Chambre Algérienne de Commerce et d’Industrie (CACI), de ses missions et de ses activités. (Extrait de caci.dz )

En savoir plus sur http://www.caci.dz/fr/Arbitrage/Pr%C3%A9sentation%20du%20Centre%20de%20Conciliation%20et%20de%20l%27Arbitrage/Pages/Centre-de-Conciliation-M%C3%A9diation-Arbitrage-CACI.aspx

MÉDIATION INTERNATIONALE : L’expertise de la diplomatie algérienne


:L'expertise de la diplomatie algérienne

« Bruxelles a accueilli, hier, la Conférence internationale sur la médiation. L’Algérie, représentée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Ramtane Lamamra, passe parmi les pays les plus sollicités pour des missions de médiation diplomatique. L’Algérie a brillé dans le règlement du différend irako-iranien, sa diplomatie a dénoué la crise des otages américains détenus à Téhéran, réussi à faire taire les armes entre l’Ethiopie et l’Erythrée, réconcilié les factions maliennes et contribué à l’accord sur le nucléaire iranien. Toutes ces missions menées à leur terme ne sont en fait qu’un échantillon de ce qu’a réalisé l’Algérie depuis son accession à l’indépendance. Ce qui fait dire à Ramtane Lamamra que la diplomatie algérienne «accumule une expérience considérable en matière de médiations». Le secret de la réussite de l’Algérie tient principalement à son attachement à «des principes, à des idéaux et non pas à des agendas nationaux étroits», affirme celui qui a pris part à l’épopée de la diplomatie algérienne. «Les médiations de l’Algérie réussissent à allier la crédibilité de l’expérience avec la détermination, de la volonté et aussi, évidemment, la confiance que toutes les parties investissent dans l’Algérie», a-t-il fait remarquer.

De fait, la présence de l’Algérie à la Conférence internationale sur la médiation est un juste retour des choses, en ce sens que le monde a beaucoup à apprendre de l’expertise algérienne. Celle-ci, souligne le ministre des Affaires étrangères, «a sauvé de précieuses vies humaines après un détournement d’avion ou encore d’autres médiations menées dans des situations autrement plus compliquées (qui) impliquaient des ressources considérables d’imagination et de créativité».

Pour Lamamra, 1975 aura été une année exceptionnelle où l’Algérie sous la direction de Houari Boumediene et son ministre des Affaires étrangères de l’époque, Abdelaziz Bouteflika, a réussi avec brio deux mega évènements internationaux. «Deux grands sommets se sont simultanément tenus à Alger. Avec le génie de nos dirigeants, nous avons, à la fois, resserré la trame de solidarité entre les pays exportateurs de pétrole et réglé un problème majeur entre deux pays clés de l’organisation», rappellera le ministre.
Ramtane Lamamra représente l’Algérie à cette conférence qui s’est penchée sur «les nouveaux défis auxquels font face les initiatives en matière de médiation, notamment en ce qui concerne les opportunités et les limites de la médiation dans des circonstances extrêmes», selon les organisateurs. Les participants devraient également se pencher sur la question de la coexistence, la complémentarité et l’éventuelle division des tâches entre les divers types de médiations, ainsi que sur le suivi après l’obtention d’un accord. Chose qu’a admirablement réussi l’Algérie sur le dossier erythrio-éthiopien et plus récemment sur la question malienne. » (Extrait de expressiondz.com du 15/02/2017)

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Algérie : La médiation familiale à partir de cette année pour certains conflits familiaux


La médiation familiale à partir de cette année pour certains conflits familiaux

« La ministre de la solidarité nationale, de la famille et de la condition de la femme, Mounia Meslem a annoncé jeudi à Alger l’entrée en application à partir de l’année en cours des mesures de la médiation familiale.

        Le ministère a mobilisé des équipes composées notamment de sociologues, de psychologues et de juristes en prévision de l’entrée en application à partir de l’année en cours des mesures de la médiation familiale pour résoudre des conflits familiaux et garantir la cohésion familiale et sociale, a indiqué Mme Meslem lors d’une rencontre avec les directeurs des établissements spécialisés de son secteur.

        En 2016, un service de médiation familiale et sociale a été ouvert au niveau de chaque direction de l’action sociale (DAS) à travers les différentes wilayas pour contribuer à la réduction du nombre des divorces et pour la protection des personnes âgées en les maintenant dans leur environnement familial, a rappelé la ministre.

        La médiation familiale est une mesure préventive visant à régler les conflits pouvant survenir en milieu familial et éviter le recours à la justice, a expliqué Mme Meslem, annonçant des campagnes de sensibilisation en vue d’expliquer cette procédure et son rôle dans le règlement des conflits familiaux. » (Extrait de aps.dz du 27/1/2017)

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Algérie : baisse de 40% des affaires jugées en correctionnelle grâce notamment à la médiation


Algerie presse service

« Le nombre d’affaires jugées en correctionnelle a baissé de 40% en 2016 grâce aux décisions pénales et à la médiation, selon un document du ministère de la Justice dont l’APS a reçu une copie.

« Grâce aux décisions pénales et à la médiation, le nombre d’affaires jugées en correctionnelle a été réduit de 40%, enregistrant une baisse de plus de 50% dans certains tribunaux de la cour d’Alger », précise le document. (Extrait de aps.dz du 12/01/2017)

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Algérie : plaidoyer de l’Association nationale des médiateurs judiciaires pour une formation de qualité au standard académique de type européen


« Aujourd’hui, le maître-mot de l’Association nationale des médiateurs judiciaires est la formation. Seule celle-ci peut permettre aux médiateurs agréés l’acquisition de véritables compétences professionnelles et, pour une large part, reposer sur l’analyse des pratiques et l’intégration d’éléments relatifs à la déontologie et à l’éthique”, a estimé notre interlocuteur pour qui “le volet de la formation occupe une place importante dans la stratégie menée par le bureau national”.
Pour cela, le bureau des médiateurs judiciaires de la wilaya de Béjaïa a, depuis plusieurs mois déjà, entamé les préparatifs de cette formation qui tend à donner au médiateur un standard académique de type européen, notamment belge et français, où un cursus de 40 heures au minimum est requis pour devenir médiateur professionnel, a souligné M. Khimoum.
Enfin, il faut noter que la formation des médiateurs a débuté depuis six ans déjà, à l’initiative du ministère de la Justice et avec l’aide de l’Union européenne. C’est ainsi qu’une première session de formation d’un groupe de 14 médiateurs judiciaires et de 4 magistrats chercheurs du Centre de recherche juridique et judiciaire s’est déroulée en 2010. Un deuxième cycle de formation aux techniques de la médiation a regroupé 17 médiateurs issus des différentes régions du pays, et a eu lieu en 2013, sous la houlette de l’ANMJ. » (Extrait de liberte-algerie.com du 27/12/2016)

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Algérie : La médiation judiciaire peine à se développer


Capture.PNG« Huit ans après l’instauration de la médiation judiciaire – une nouvelle forme de règlement des litiges en Algérie, instituée par la loi du 25 février 2008 portant code de procédure civile et administrative – l’objectif assigné à ce nouveau concept ne semble pas encore atteint. C’est le constat fait par les organisateurs du séminaire national sur la médiation judiciaire, tenu le 17 décembre 2016 dernier, au Centre culturel islamique (CCI) Mouloud-Kacem-Naït-Belkacem de Béjaïa.
“La pratique de ce mode de règlement des conflits n’a pas rencontré le succès escompté dans les tribunaux et sa mise en œuvre s’est très peu développée”, lit-on dans le document de synthèse ayant sanctionné les travaux de cette rencontre nationale des médiateurs judiciaires, placée sous le thème générique “la médiation judiciaire en Algérie : un défi à relever”.  En effet, selon M. Mohamed Khimoum, chef de bureau des médiateurs judiciaires à la cour de Béjaïa et néanmoins membre de la Conférence internationale de médiation pour la justice, “nos compatriotes ont de plus en plus recours à la justice pour le règlement des problèmes qu’ils rencontrent dans leur vie de tous les jours. La demande judiciaire est en telle augmentation que les tribunaux sont aujourd’hui surchargés et les magistrats débordés”.  La réalité c’est que la justice est complètement asphyxiée par le volume important de dossiers qui ne cessent d’augmenter au fil des années, expliquera encore notre interlocuteur, avant de rappeler que “jadis, nos concitoyens réglaient eux-mêmes les conflits à travers les assemblées de sages, notamment chez nous en Kabylie et au M’zab (tajemaât). Aujourd’hui, le législateur algérien a décidé le retour à une prise en charge plus responsable des conflits, par les individus eux-mêmes, à travers l’initiation de la médiation judiciaire instaurée par la loi. Celle-ci apparaît ainsi comme un lieu inattendu de son application mais encore peu répandue et méconnue du public, malgré les quelques années de pratique”. À noter que les participants à ce séminaire de Béjaïa ont tenu à émettre une série de recommandations incitant à développer davantage cette pratique de médiation à travers les différentes juridictions du pays. Parmi ces recommandations, on peut citer “la multiplication des sessions de formation pour les courtiers judiciaires et la valorisation du travail de ce forum”, “le renforcement de la médiation judiciaire en tous moyens nécessaires, matériels et moraux”, “l’unification des documents de travail pour les courtiers magistrats au niveau national”, “donner la priorité à la médiation amicale judiciaire pour résoudre les différends avant qu’ils ne soient soumis aux tribunaux judiciaires”, “obligation de se soumettre à la médiation judiciaire pour le règlement de tout différend avant le recours à la justice”…KAMAL OUHNIA » (Extrait de iberte-algerie.com du 20/12/2016

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