Le ministre de l’Agriculture a proposé de saisir le médiateur des relations commerciales pour le problème relatif à la pénurie de beurre


 

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« Selon Dominique Chargé, président des coopératives laitières, la rigidité des grandes surfaces en France empêche de repercuter la hausse du prix du beurre en rayon, contrairement à ce qui a eu lieu dans d’autres pays. Certaines enseignes ont pourtant accepté plusieurs hausses de prix depuis février.

«Il faut se servir de l’exemple du beurre pour faire changer les comportements», lance Dominique Chargé, président des coopératives laitières. Alors que le monde est confronté à une pénurie de beurre, le représentant des coopératives souligne que la situation en France est symptomatique des négociations difficiles avec les distributeurs.

Pour faire avancer les négociations, le ministre de l’Agriculture a proposé de «saisir le médiateur des relations commerciales pour que les distributeurs et les transformateurs s’entendent. Il y a urgence», a reconnu le ministre de l’Agriculture, selon qui la pénurie de beurre «ne va pas durer». Dominique Chargé qui table sur «encore quelques mois de tension sur le marché du beurre» accueille l’intervention d’un médiateur avec prudence. «Sans modification des comportements de la grande distribution, il sera difficile de trouver une solution», indique le représentant du secteur avant d’ajouter «cette initiative traduit les difficultés qu’on aura, au-delà des évolutions réglementaires, à aboutir à une évolution des comportements des différents acteurs». -M. Golla- (Extrait de lefigaro.fr du 24/10/2017)

En savoir plus sur http://www.lefigaro.fr/conso/2017/10/24/20010-20171024ARTFIG00285-la-crise-du-beurre-illustre-les-dysfonctionnements-de-la-grande-distribution.php

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Cameroun : Tensions entre éleveurs et nomades au village Botombo


« Pour éviter le pire, des mécanismes mutuels de résolutions des conflits ont vu le jour, sous les auspices d’un médiateur, en la personne de Souley Lakoudi.

A gauche, Souley Lakoudi médiateur entre éleveurs et agriculteurs, à droite, Michel Amata, chef traditionnel de Botombo, au Cameroun, le 15 septembre 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

A gauche, Souley Lakoudi médiateur entre éleveurs et agriculteurs, à droite, Michel Amata, chef traditionnel de Botombo, au Cameroun, le 15 septembre 2017. (VOA/Emmanuel Jules Ntap)

« Depuis 5 ans , j’ai résolu plusieurs litiges entre les différents protagonistes », reconnait-il. Sa méthode est simple.

« Lorsque les boeufs ont commis des gaffes dans un champ, nous parlons d’homme à homme et parvenons à trouver un terrain d’entente, en réparant financièrement le préjudice causé, si l’agriculteur est d’avis », explique t-il à VOA Afrique.

« En cas d’échec de la médiation, le chef traditionnel est saisit du dossier et convoque les parties en conflit », ajoute t-il. » -Emmanuel Jules Ntap- (Extrait de voaafrique du 18/09/2017)

En savoir plus sur https://www.voaafrique.com/a/tentions-entre-eleveurs-et-nomades-au-cameroun/4033455.html

Agriculture : Francis Amand, médiateur des relations commerciales agricoles : son combat, des contrats équitables


Crédit ci-après
« Créé en 2010 par la loi de modernisation agricole pour faciliter la conclusion de contrats, le « médiateur des contrats » devenu « médiateur des relations commerciales agricoles » peut être saisi par tout opérateur d’un des maillons de la filière agricole en cas de litige, ou pour donner un avis sur toute question relative aux relations contractuelles entre les acteurs d’une filière. D’une manière générale, il a pour mission de faciliter le dialogue au sein de la chaîne alimentaire. Connaissance des marchés, droit des contrats, droit de la concurrence, mais aussi écoute, empathie et bon sens… Portrait d’un passionné, un équilibriste ajustant les règles de droit au réel, pour une plus juste répartition de la valeur au sein des filières agricoles.

Derrière de larges fenêtres où trois drapeaux français flottent et claquent dans le vent, Francis Amand et ses médiateurs délégués reçoivent. Nommé à la fois par les Ministres de l’Agriculture et de l’Alimentation et de l’Economie et des Finances, fin connaisseur du monde agricole et des rouages économiques et législatifs, il est rompu aux négociations et a été de toutes les crises agricoles. C’est lui qui a permis aux éleveurs laitiers de gagner 4 centimes par litre lors de la crise du lait en 2013 ou c’est encore grâce à lui que 20 millions d’euros sont remontés dans la filière viande en 2015 !

Entre ces murs et sols feutrés du Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, on aide les professionnels de l’agroalimentaire à améliorer leurs relations commerciales. On essaie d’obtenir des uns et des autres la plus juste répartition de la valeur dans le respect des droits et obligations de chacun. C’est ce fragile équilibre, inscrit dans l’économie réelle et la réalité humaine et contraint par les règles de la concurrence, que Francis Amand ajuste depuis son arrivée en 2012 au poste de médiateur des relations commerciales agricoles.

Il ne dispose pour cela que du seul pouvoir de la conviction. Et « de celui de nommer ceux qui refusent le dialogue. Cela conduit tout le monde autour de la table où les parties s’aperçoivent alors qu’elles ont des intérêts communs ».

Le contrat, un ajustement permanent

Pour cet orfèvre de la relation commerciale, « le contrat peut être la meilleure comme la pire des choses, selon qu’il est équilibré ou pas! Il faut pouvoir réajuster les nombreuses clauses chaque fois que c’est nécessaire ». Son contrat idéal ? « Un contrat qui scelle un partenariat économique équilibré et prévoit les conditions dans lesquelles ses clauses peuvent être aménagées, notamment quant à la détermination du prix… Le contrat parfait n’existe qu’à un moment : il ne peut prévoir de manière ferme et intangible les événements extérieurs à la filière et la juste répartition de leurs effets entre les co-contractants. Il faut un dispositif de suivi et d’adaptation aux circonstances, et la médiation est là pour aider à cela ».

C’est ainsi que son équipe gère au quotidien une vingtaine de dossiers « complexes » avec les acteurs du lait, des oeufs, du porc, des fruits et légumes, du bœuf, du vin… ; seconde les organisations professionnelles dans la négociation des accords-cadres prévus par la loi Sapin2 ; explique en continu comment se saisir des outils juridiques mis à disposition des filières.

Pour lui, les États généraux de l’alimentation sont également une occasion rare de parler au consommateur de la valeur créée dans les filières alimentaires. « Nous devons sensibiliser le consommateur à la valeur du travail de l’agriculteur. Avec l’ image erronée d’une terre généreuse, le consommateur a oublié les efforts entrepris pour en extraire les fruits en en garantissant la qualité. Il doit prendre conscience que pour avoir des produits de qualité, il faut également les payer à un prix rémunérateur pour chaque acteur de la filière ! » (Extrait de agriculture.gouv.fr du 13/09/2017)

En savoir plus sur http://agriculture.gouv.fr/mediateur-des-relations-commerciales-agricoles-son-combat-des-contrats-equitables

Le médiateur des relations commerciales saisi par la Confédération paysanne sur la question laitière


« Alors que débute l’atelier des États-généraux de l’alimentation consacré aux relations commerciales et contractuelles, la Confédération paysanne indique, ce jeudi 31 août, avoir saisi le médiateur des relations commerciales agricoles au sujet des contrats laitiers.

« Nous espérons que le médiateur et la Commission d’examen des pratiques contractuelles s’y penchent avec attention et fassent des propositions concrètes lors des États-généraux de l’alimentation pour sortir de la dépendance économique subie par les paysans », explique-t-elle dans un communiqué du 31 août.

Le syndicat compte surtout sur cette saisine pour donner plus d’écho aux positions qu’il défend, parmi lesquelles : « Une loi interdisant l’achat de la production agricole en dessous du prix de revient, l’encadrement puis l’interdiction des instruments promotionnels, l’établissement de contrats tripartites producteurs-transformateurs-distributeurs sur les volumes produits destinés au marché intérieur avec une garantie de rémunération pour les paysans, le renforcement du rôle du collège des producteurs de l’interprofession, le réengagement des pouvoirs publics comme arbitre en dernier « recours. » – Alain Cardinaux -(Extrait de lafranceagricole.fr du 31/08/2017)

En savoir plus sur http://www.lafranceagricole.fr/actualites/etats-generaux-de-lalimentation-le-mediateur-des-relations-commerciales-interpelle-1,2,122553158.html

Agriculture : le ministre va faire appel au médiateur des relations agricoles dans le conflit sur le prix du lait


Les producteurs de lait français continuent à voir leur lait rémunéré en-dessous de leurs coûts de production, car l'Europe détient un stock de 350.000 tonnes de poudre de lait, ce qui pèse sur les prix.

« Le ministre va faire appel au médiateur des relations agricoles pour prendre contact avec chacune des enseignes de la grande distribution pour les inciter à tenir compte de l’évolution de la conjoncture dans les négociations en cours », peut-on également lire.

Les éleveurs, qui vendent en moyenne les 1.000 litres de lait entre 300 et 310 euros, réclament une revalorisation de 20 à 30 euros afin de couvrir leurs prix de revient et de dégager une rémunération minimale.

« Nous demandons une meilleure répartition des marges »

Pointant la difficulté de travailler avec des trésoreries depuis des mois dans le rouge, Régis Louazon, producteur d’Ille-et-Vilaine, venu avec une quarantaine d’autres éleveurs bloquer le site industriel de la coopérative Agrial, à Cesson-Sévigné, près de Rennes, explique ainsi à Reuters :

« Nous demandons une meilleure répartition des marges pour que tout le monde y gagne, les grandes surfaces, les transformateurs, mais aussi les paysans qui sont toujours en bout de chaîne. »

Lors d’une conférence commune, mardi matin, Serge Papin, Pdg de l’enseigne de grande distribution Système U, et Thierry Roquefeuil, de la FNPL, dénonçaient ensemble « la loi du plus fort » pour mettre la pression sur les autres distributeurs, les coopératives et les pouvoirs publics:

« Il faut modifier la loi LME (qui régit les négociations commerciales entre distributeurs et industriels, Ndlr) », ont-ils réclamé. » (Extrait de latribune.fr du 14/06/2017)

En savoir plus sur http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/agroalimentaire-biens-de-consommation-luxe/lait-face-a-la-mobilisation-le-gouvernement-veut-traiter-la-question-du-juste-prix-739121.html

Agriculture : un médiateur chez Lidl France pour traiter les différends commerciaux avec les fournisseurs de produits alimentaires.


« Le Médiateur des relations commerciales agricoles se félicite ce 2 mars 2017 dans un communiqué de presse de la nomination par Lidl France d’un médiateur interne chargé de traiter les différends commerciaux avec les fournisseurs de produits alimentaires.

Dans son communiqué, le médiateur précise que « le médiateur interne est un cadre de l’enseigne de distribution, indépendant des services achats du distributeur, et placé directement auprès de la direction générale. Son rôle est de rechercher une solution amiable aux litiges survenus à l’occasion de la fourniture d’un produit agricole ou alimentaire au distributeur […]. Le médiateur interne s’engage à donner une réponse écrite (courrier ou mail) au fournisseur l’ayant sollicité dans un délai de 15 jours. Passé ce délai, chaque partie peut, à sa seule initiative, saisir le Médiateur des relations commerciales agricoles du litige en cause. »

Cette « procédure de médiation interne n’a ni caractère obligatoire, ni contraignant pour les parties au contrat ». » (Extrait de lafranceagricole.fr du 2/03/2017)

En savoir plus http://www.lafranceagricole.fr/actualites/gestion-et-droit/relations-commerciales-un-mediateur-chez-lidl-france-1%2c1%2c992637299.html

La médiation dans les sociétés agricoles : retour d’expériences


Terra - le journal hebdomadaire agricole et rural

« Depuis 2003, dans le Morbihan, il existe un relais départemental médiation, créé par treize organisations agricoles et animé par la chambre d’agriculture. Quatorze médiateurs agriculteurs formés à la médiation interviennent en binôme pour réaliser ces médiations. L’un d’entre eux répond à nos questions sur ce service apporté aux exploitants qui rencontrent des difficultés relationnelles.

Dans quelles situations intervenez-vous ?

Les situations sont diverses. Par exemple, un associé ne trouve pas sa place sur l’exploitation, il a le sentiment que son avis pèse moins que celui des autres associés, il ressent la pression du leader. Il peut s’agir aussi de désaccords ur l’organisation du travail et sur les remplacements des week-ends, des vacances, sur le choix des investissements. On peut intervenir également lorsqu’un associé veut se retirer en étant en désaccord sur la valeur des parts sociales.

Quelles conséquences ont ces conflits dans la vie des sociétés ?

Lorsque les associés ont du mal à se parler, faire la traite ensemble matin et soir peut être l’enfer. Dans le cas des Gaec familiaux, en se disant qu’on s’entend forcément bien en famille, on met moins les choses à plat. Là, les conséquences de ces conflits sur les relations familiales sont encore plus graves. Par exemple des frères qui ne se parlent plus, des parents et des enfants qui ne se voient que pour « s’engueuler ». Les conflits mettent aussi en jeu la pérennité des exploitations dans le cas où ils aboutissent à la dissolution de la société ou à la disparition de l’exploitation.

Comment voyez-vous le rôle des médiateurs ?

Pour être médiateur, il faut savoir rester neutre, ne pas donner son avis, ne pas juger, respecter la confidentialité. On s’engage à respecter une charte de médiation et de conciliation. Les médiateurs facilitent l’expression des difficultés en particulier lors des entretiens individuels mais aussi font comprendre celles vécues par les autres associés. On favorise la formulation de solutions par les associés eux-mêmes. Nous prenons le temps et privilégions l’écoute. Nous reformulons ce que nous avons entendu, nous questionnons.

Vous, vous êtes-vous formé pour exercer ce rôle ?

Oui, pour être médiateur il est important de se former sur les conflits, la conduite de médiation, les aspects juridiques. Analyser ses pratiques au sein du groupe de médiateurs est aussi très formateur.

Quels sont les résultats des médiations que vous réalisez ?

Dans 90 % des situations, les associés prennent des décisions et s’y engagent, nous faisons un bilan à trois mois. Les médiations permettent de recréer du lien et du dialogue entre associés, d’apaiser les tensions. Quant aux clés de réussite d’une médiation, nous retenons l’importance de la réaliser le plus tôt possible suite aux premières difficultés, tensions rencontrées. Plus le conflit sera pris tôt, moins les griefs seront accumulés, et plus il sera facile de gérer le conflit et de repartir sur de nouvelles bases. (Extrait de terra.reussir.fr du 17/02/2017)

En savoir plus sur http://terra.reussir.fr/actualites/la-mediation-dans-les-societes-agricoles-retour-d-experiences:4787N3ZT.html

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