COLLOQUE : « LA JUSTICE RESTAURATIVE : DES FRONTIÈRES PLURIELLES ET MOUVANTES », ENAP, Agen, 2 et 3 décembre 2020


Colloque : La justice restaurative : Des frontières plurielles et mouvantes. Enap, décembre 2020

Ce colloque se déroulera autour de quatre axes principaux. Le premier axe interroge la construction socio-historique et paradigmatique de la Justice restaurative, en France et au-delà de nos frontières. Le deuxième axe propose une cartographie des pratiques de la justice restaurative en France afin de mieux comprendre son appropriation, son intégration, son développement et ses répercussions. Le troisième axe interroge les enjeux de formation en justice restaurative et les processus de professionnalisation qu’elle sous-tend. Enfin, en questionnant ses perspectives et ses évolutions possibles dans différents contextes, le quatrième axe sera l’occasion de penser la justice restaurative de demain. (Extrait de enap.justice.fr)

Programme et inscription sur https://www.enap.justice.fr/colloque-la-justice-restaurative-des-frontieres-plurielles-et-mouvantes?fbclid=IwAR0da9dHq_-BGBDZwjlu2UmND1kSSJGOoqOGTYP5n-CpJKsO54pKbGb-jQg

« La régulation sociale : Au-delà du cadre de référence pénal ? » par Véronique Strimelle, chapitre de l’ouvrage « JUSTICE ! » Entre pénalité et socialité vindicatoire, 2011


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Résumé
Dans les sociétés occidentales, quand on évoque la question de la régulation des conflits ou plus largement des troubles, ce sont surtout les modes de régulation pénale qui sont considérés comme les plus aptes à gérer la plupart de ces situations et à assurer la cohésion de la vie collective. Or, plusieurs recherches ont souligné que le système juridico-pénal réglait en fait très peu de situations conflictuelles. Malgré cela, la société continue à « tenir ensemble » en dépit des conflits qui la traversent. Partant de ce double constat, le présent chapitre s’interroge sur la permanence et les conditions d’existence d’autres modes de définition et de régulation des troubles qui contribueraient à maintenir la cohésion sociale sans en appeler nécessairement à une intervention extérieure ou institutionnelle. Ces modes de régulation continueraient à fonctionner dans la société mais resteraient largement occultés par la force du discours pénal.

MOTS CLEFS : troubles ; conflits ; régulation sociale ; régulation pénale ; force aveuglante du droit pénal ; pluralisme juridique

Ouvrage à consulter sur https://www.erudit.org/fr/livres/hors-collection/justice-entre-penalite-socialite-vindicatoire–978-2-9813073-0-9/003004co/

Projection du film « Je ne te voyais pas » Un long métrage documentaire autour de la justice restaurative, UCLY, 19 mars 2020


 

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L’Institut des Sciences de la Famille en partenariat avec l’Association National des Médiateurs et la Faculté de Droit Julie-Victoire Daubié vous propose d’assister à la projection du film « Je ne te voyais pas » qui sera suivie d’une conférence-débat sur la justice restaurative.
En présence de François KOHLER, juriste-cinéaste et membre du comité de l’Association pour la Justice Restaurative en Suisse.
Le long métrage documentaire « Je ne te voyais pas » explore le difficile rapprochement entre victimes cherchant à se reconstruire et auteurs enclins à se responsabiliser. Ce film intimiste et émotionnel où les barrières entre réalité et fiction s’estompent sera diffusé le jeudi 19 mars 2020 à l’UCLy, sur le campus St Paul, à 17h30 en amphi Mérieux (A029)

(Extrait de ucly.fr)

En savoir plus sur https://www.ucly.fr/l-ucly/agenda/projection-du-film-je-ne-te-voyais-pas/

Vidéo : Compte-rendu de la journée sur la Justice Restaurative du 22/11/19 organisée par Citoyens et Justice à Bordeaux


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Vidéo et compte-rendu à consulter sur https://www.citoyens-justice.fr/news-fr/2019/12/20/dossier-special-justice-restaurative-comprendre-le-concept-e.html

Suisse : La médiation pénale et la justice restaurative : Regards croisés de deux procureurs généraux, 28/11/2019, Genève


Capture.PNG1284.PNGProgramme et inscription sur https://www.anm-mediation.com/documents/Regards-croises-de-deux-procureurs-generaux.pdf

Lyon : « Au-delà des murs », le musée des Confluences explore la prison


"Au-delà des murs", le musée des Confluences explore la prison

Lyon (AFP) – « C’est nous qui punissons. » La nouvelle exposition du Musée des Confluences, à Lyon, place volontairement le visiteur face à ses responsabilités avant de l’immerger dans l’univers carcéral.

C’est la première fois que l’institution, ouverte fin 2014 à l’extrémité de la presqu’île lyonnaise, « aborde de front pareil sujet de société », souligne Marianne Rigaud-Roy, responsable du projet.

Inspiré par la proximité géographique des anciennes geôles de Perrache, l’exposition a été coproduite avec le Musée international de la Croix-Rouge de Genève et le Deutsches Hygiene-Museum de Dresde.

Pourquoi enferme-t-on ? Comment (sur)vivre entre quatre murs ? Isoler pour réinsérer, un paradoxe ? Autant de questions auxquelles l’exposition, prévue jusqu’au 26 juillet, tente de répondre avec la rigueur scientifique et l’approche transversale qui font l’ADN du musée.

Une vingtaine d’experts ont été consultés et 160 objets, issus de collections pénitentiaires en France et en Europe, se mêlent à des peintures, dessins, photos, vidéos et installations.

La scénographie, signée du Suisse Tristan Kobler, s’articule autour de trois grandes cellules aux barreaux oranges mais aux portes sans serrure.

On entre dans la première par un sas où résonnent les bruits de la prison: un enregistrement de voix qui se perdent au milieu des claquements, des cliquetis, des cris, des sifflets, des huées.

Des photos du Français Grégoire Korganow, de l’Italien Valerio Bispuri ou une peinture de Chamizo (lui-même ancien « taulard ») montrent ensuite des fragments de vie de détenus, entre promiscuité et solitude, selon que l’on partage une cellule ou que l’on est à l’isolement.

Le quotidien carcéral est fait aussi d’angoisses, d’addictions, de violences. Dans une vitrine, des armes de fortune – une fourchette détournée en griffe, une poignée de placard transformée en poing américain, un poignard dissimulé dans un crucifix – entourent le trousseau de clés du surveillant et l’œilleton du cachot.

Plus loin, ce sont des pipes à eau bricolées dans un bidon en plastique ou une canette de soda. Dans le « carcéroscope » de l’artiste Marion Lachaise, des femmes racontent leurs existences claquemurées. « Il faut vivre, même enfermé », dit l’une d’elles.

– Dire « non! » – (Extrait de nouvelobs.com du 19/10/2019)

En savoir plus sur https://www.nouvelobs.com/societe/20191019.AFP6933/au-dela-des-murs-le-musee-des-confluences-explore-la-prison.amp?__twitter_impression=true

Article : « L’emprunt aux « justices de l’invisible » Réflexions sur les modèles de justice restauratrice à l’épreuve de la socialité vindicatoire », Véronique Strimelle, Champ Pénal , VOL. XII/2015


Champ pénal/Penal field

Résumé : Cet article vise à explorer et questionner les modèles de justice restauratrice et, pour ce faire, à les analyser en recourant au modèle de socialité vindicatoire. Ce modèle est vu ici à titre heuristique, comme un modèle de régulation actif dans les rapports sociaux, uniquement perceptible au niveau de l’action et adapté aux caractéristiques d’une société étatisée, centralisée et organique. Procéder à une telle analyse aide à faire ressortir et à réaffirmer certaines valeurs fondamentales de l’approche restauratrice, valeurs qui, selon plusieurs études empiriques, sont quelquefois édulcorées ou passées sous silence lors de leur mise en application. Poser un regard différent sur l’approche restauratrice et en faire ressortir les facettes vindicatoires conduit au final à interroger la place occupée par la justice restauratrice dans les modes de régulation contemporains. (Extrait de journals.openedition.org)

Atrcile à consulter sur https://journals.openedition.org/champpenal/9193

Mémoire: La justice réparatrice telle que conçue par les victimes et les adolescents contrevenants, Jean-PhiNppe St-Louis École de criminologie Faculté des arts et des sciences, Université de Montréal, 2007, 202p.


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SOMMAIRE
Il existe une ambiguïté au plan de la terminologie et une absence de cohérence
dans la littérature autour du concept de justice réparatrice. Les auteurs ne
s’entendent pas sur une définition commune de la justice réparatrice. De plus,
nous en savons peu sur la façon dont les participants directement concernés,
c’est-à-dire les victimes et les contrevenants, définissent ce que veut dire la
réparation. Ce mémoire vise donc à mieux comprendre la façon suivant laquelle
les participants définissent la justice réparatrice et comment ils expérimentent la
réparation. Pour ce faire, une approche qualitative a été privilégiée. Vingt
entrevues ont été menées avec des individus ayant participé à un programme de
médiation, dix victimes d’actes criminels et dix adolescents contrevenants.
L’analyse des entrevues nous a permis d’apprendre que la victime et le jeune
contrevenant définissent la réparation de différentes façons. Bien que la notion
de réparation soit nouvelle pour l’ensemble des victimes et des adolescents
contrevenants, sa signification est différente pour les deux parties. Les victimes
et les adolescents contrevenants ont de la difficulté à définir de façon générale
ce que signifie le concept de réparation. Leur définition est intimement reliée à la
situation qui les amène à participer à la rencontre de médiation. Les victimes et
les contrevenants définissent la réparation de façon bien personnelle, en fonction
de leurs valeurs, de leurs motivations et de leurs besoins.
Les adolescents contrevenants voient la réparation sous un angle plus
égocentrique que les victimes, se souciant avant tout des répercussions sur leur
vie personnelle. Les adolescents contrevenants définissent la réparation comme
une punition qu’ils reçoivent et non comme un geste qu’ils posent en vue de
réparer les torts causés à la victime et à la communauté. Par contre, leur point de
vue sur la réparation se modifie en cours de processus. Au moment où les
jeunes sont confrontés à la victime réelle, ils deviennent plus enclins à réparer
les conséquences du crime et moins centrés sur leurs propres besoins. Le désir
de compenser les dommages qu’ils ont causés ne leur vient pas naturellement.
Instinctivement, pour eux, la réparation revêt une signification de conséquence
vi
qu’ils sont contraints d’assumer, au même titre que les sanctions propres au
système de justice pénale.
Les victimes définissent la réparation sous un angle à la fois plus altruiste et
personnel. Elles désirent s’exprimer, répondre à leurs besoins, tout en ayant la
ferme intention d’aider et de responsabiliser le jeune en difficulté.
Cette étude vise à identifier les éléments qui font en sorte que les victimes et les
adolescents contrevenants ont l’impression qu’une forme de réparation s’opère
au cours du programme de médiation. Les victimes accordent une grande valeur
réparatrice à la réparation émotionnelle et symbolique. D’ailleurs, les deux
parties n’accordent pas une même valeur au processus et au résultat de la
médiation. Les victimes vivent un sentiment de réparation à travers leur
participation au processus tandis que les adolescents contrevenants ne
saisissent pas bien la valeur réparatrice des actions qui s’opèrent au cours de la
rencontre. Les adolescents contrevenants ont le sentiment de réparer lorsqu’ils
sont amenés à poser une action concrète à la suite de la rencontre.
Ce mémoire nous permet d’adhérer à certains résultats des écrits scientifiques.
La définition de la réparation par les victimes rejoint sur plusieurs points les écrits
sur le sujet. Par contre, nous constatons que la définition de la réparation par les
adolescents contrevenants s’éloigne des définitions proposées dans les écrits
sur la justice réparatrice. Les adolescents contrevenants font mal la distinction
entre la justice réparatrice et le système de justice pénale. Malgré leurs visions
différentes de la réparation, les participants rencontrés se disent satisfaits de leur
participation au programme de médiation. En comparant les points de vue des
deux parties, cette étude permet de comprendre un peu mieux la dynamique
vécue entre la victime et le jeune contrevenant au cours du programme de
médiation et de proposer quelques recommandations en vue d’adapter le
programme de médiation au vécu des participants (Extrait de papyrus.bib.umontreal.ca )

Mémoire à consulter sur https://papyrus.bib.umontreal.ca/xmlui/bitstream/handle/1866/18174/St-Louis_Jean-Philippe_2007_memoire.pdf?sequence=1&isAllowed=y

Vidéo sur la Justice Restaurative : « Rencontre avec mon agresseur » réalisée par Maiana Bidegain, Sébastien Koegler (France.tv)


 

Capture.PNG 1248.PNG« Ce mardi à 20.50, Le monde en face, présenté par Marina Carrère d’Encausse, propose le documentaire « Rencontre avec mon agresseur » produit par Mélissa Theuriau : une femme victime de viol se retrouve à dialoguer avec son agresseur, 33 ans après les faits. Cette femme c’est Maiana Bidegain réalisatrice de ce documentaire. Une rencontre rendue possible grâce à la mise en place de la justice restaurative entrée dans la loi française en 2014.   « Ce documentaire présente un témoignage inédit, vécu de l’intérieur, car la jeune femme, la petite fille qui a été violée et qui décide de témoigner aujourd’hui, c’est moi, Maiana, la réalisatrice du film. 

J’ai retrouvé mon agresseur au détour d’un article de journal, quand celui-ci comparaissait au tribunal pour d’autres agressions sexuelles sur mineur.
Ce jour-là, en 2013, ma vie a basculé. J’ai décidé d’aller à sa rencontre pour avoir enfin des réponses à des questions qui m’ont hantée toute ma vie. Et aussi, peut-être, pour essayer de réduire la probabilité que cet homme récidive.
Cette rencontre directe est l’une des toutes premières en France.
Ce voyage et les échanges avec toutes ces personnes vont me pousser à m’interroger sur ma propre vision de la justice, sur notre système français, ainsi que sur ce que j’attends de ma propre démarche.
Ne jamais laisser qui que ce soit de côté, même ceux que la société qualifie de monstres, précisément, pour mieux protéger la communauté : est-ce réellement possible, réalisable, souhaitable ?
Aurais-je la force moi-même d’aller au bout d’une démarche, qui pour le moment me trouble ? Saurai-je à mon niveau donner une autre chance à celui qui se révélera face à moi ?
Au bout de ce cheminement, je serai alors en mesure de faire mon choix : continuer et aboutir peut être à une deuxième rencontre avec mon agresseur, ou bien arrêter là ».    (Extrait de france.tv du 04/06/2019))

Vidéo à consulter sur https://www.france.tv/france-5/le-monde-en-face/995607-rencontre-avec-mon-agresseur.html

Journée d’études du Master Médiation 2 ème édition : « La justice restaurative » Université Lyon II, 22/05/2019


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Capture.PNG 5698.PNGCONTACT/INSCRIPTION : Nathalie RIVIER
nathalie.rivier@univ-lyon2.fr