Belgique : Conditions d’agrément pour la formation de médiateur


Wolters Kluwer

Décision , modifiée par les décisions des 11 mars 2010, 23 septembre 2010, 14 et 28 mars 2019, déterminant les conditions et les procédures d’agrément des instances de formation des médiateurs et les formations qu’elles organisent, ainsi que les programmes minimaux de formation pour médiateurs agréés et les évaluations en vue de la délivrance d’un agrément

La médiation est un mode alternatif de règlement des litiges. Dans la procédure de médiation, un rôle primordial est confié au médiateur. Il est dès lors très important qu’il ait suivi une bonne formation. Les règles légales concernant la formation ayant changé. Depuis le 1er janvier 2019, la Commission fédérale de médiation impose de nouvelles conditions pour l’agrément des formations organisées.

Médiation

La médiation est une procédure structurée dans le cadre de laquelle les parties tentent de régler elles-mêmes leur litige avec l’aide d’un médiateur. Celui-ci est un tiers indépendant et neutre qui ne se prononce pas sur le litige même. Il informe les parties du déroulement de la procédure et des règles de conduite. Il tente d’instaurer entre les parties un dialogue qui doit déboucher sur un accord. Le médiateur doit suivre une formation spécifique en médiation et, une fois qu’il est agréé, il doit suivre des formations permanentes.

Formation de médiateur

La formation de médiateur comporte au moins 130 heures. Elle comprend une partie commune d’au moins 100 heures et un cursus spécialisé dans un domaine particulier de médiation : médiation familiale, médiation civile, médiation relative au droit de l’entreprise, médiation relative aux relations de travail et à la sécurité sociale et médiation avec les pouvoirs publics. Le cursus spécialisé comporte au moins 30 heures (60 heures pour la formation en médiation familiale).
La partie commune comporte au moins 40 heures de pratique et au moins 40 heures de théorie.
Les cours théoriques portent entre autres sur les conflits et le processus de médiation. Des notions de droit, de sociologie, de psychologie, de communication ainsi que de déontologie et d’éthique sont également abordées, toujours sous l’angle de la médiation.
Les cours pratiques consistent en des exercices portant sur les compétences en matière de communication, de négociation et de médiation ainsi que sur les étapes du processus de médiation.
La formation comprend si possible un stage de 20 heures auprès d’un médiateur agréé.

Formation permanente

L’agrément des formations permanentes est également soumis à certaines conditions. La formation permanente peut comporter une formation théorique (congrès, conférences, suivi de cours…) ou une formation pratique (études de cas, supervision, jeux de rôles ou intervision).

2 septembre 2019

Les instituts de formations sont tenus d’appliquer leurs programmes de formation adaptés à partir du 2 septembre 2019.
Source: Décision du 1 février 20017, modifiée par les décisions des 11 mars 2010, 23 septembre 2010, 14 et 28 mars 2019, déterminant les conditions et les procédures d’agrément des instances de formation des médiateurs et les formations qu’elles organisent, ainsi que les programmes minimaux de formation pour médiateurs agréés et les évaluations en vue de la délivrance d’un agrément, M.B. 30 août 2019
Voir aussi:
Code judiciaire (art. 1726)
Ilse Vogelaere
(Extrait delegalworld.wolterskluwer.be 9/09/2019)

Formation : « Perfectionnement de ses pratiques de médiation par les mises en situation » par Médiation Aveyron les 27, 28 et 29 août 2019


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En savoir plus sur https://twitter.com/ANMmediation/status/1160828007612846080

Le Mans Université : ouverture d’un DU en Médiation à la rentrée 2019


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Cette nouvelle formation pluridisciplinaire proposée par Le Mans Université enseigne comment conduire une médiation et va proposer une approche complète ainsi que des outils à toutes les personnes qui peuvent être amenées à gérer des conflits.

Face à la judiciarisation croissante de la société et à l’explosion des contentieux, la médiation est de plus en plus répandue et elle participe à la démocratisation de l’accès au droit.

La médiation repose sur l’autonomie des parties, leur volonté et responsabilité, mais aussi sur la qualité du médiateur. C’est le médiateur qui va créer un climat de confiance et de collaboration permettant aux parties de recréer un lien rompu entre elles et de trouver ensemble des solutions sur mesure mutuellement satisfaisantes et équitables.

Un DU pour professionnaliser la médiation

Le Diplôme Universitaire « Médiation » propose de former des médiateurs, mais aussi de renforcer les compétences de personnes pouvant être amenées à gérer des conflits : avocats, médiateurs judiciaires ou non judiciaires, prescripteur de la médiation, directeurs d’établissement, managers, DRH, juristes, notaires, travailleurs sociaux …

Une équipe pédagogique pluridisciplinaire

Les intervenants sont des praticiens (avocats, médiateurs, psychologues…) et des universitaires spécialisés. A l’issue de la formation, les participants seront capables de mener un processus de médiation du début jusqu’à la fin (analyse des enjeux, accompagnement des personnes en conflit et l’aide à la négociation, tout ceci dans le cadre juridique et non juridique).

Organisation de la formation

Elle repose sur 160 heures de formation en présentiel, soit 104 heures de tronc commun… (Extrait de planet.fr du 12/06/2019)

 

En savoir plus sur https://www.planet.fr/emploi-retraite-le-mans-universite-ouverture-dun-du-en-mediation-a-la-rentree-2019.1780854.1401.html?RelatedContentIds=Article-AACxPyf,Article-AACxzij,Article-AACx1rg,Article-AACAsEx,

Liban : La 3e Compétition interuniversitaire de médiation pour apprendre l’écoute et le dialogue


Photo souvenir rassemblant les étudiants finalistes et les membres du jury.

« Trente candidats, 20 équipes, neuf universités et un seul objectif : trouver une solution à l’amiable pour un litige opposant deux parties en conflit.

Pour la troisième année consécutive, le Centre professionnel de médiation de l’Université Saint-Joseph (CPM), la Direction régionale de l’Agence universitaire de la francophonie (AUF) au Moyen-Orient et le Bureau régional de l’Unesco au Moyen-Orient ont organisé du 2 au 6 mai à l’USJ, en partenariat avec l’Agence de coopération internationale GIZ-ZFD, la Compétition interuniversitaire de médiation qui s’est déroulée en deux parties, l’une en français, l’autre en arabe.

Trente candidats, 20 équipes sélectionnées, neuf universités différentes, 8 étudiants francophones et 12 arabophones. Un seul objectif : trouver une solution à l’amiable pour un litige opposant deux parties en conflit, avec la médiation comme seul moyen de solution au problème. « Le but de ces compétitions est de permettre aux étudiants de découvrir le vrai processus d’une médiation telle qu’elle se présente en réalité », a expliqué Nathalie Sabbagh, chargée de l’organisation de la compétition au CPM, précisant que les étudiants ont été préalablement préparés à ces compétitions par des médiateurs professionnels du CPM, qui les ont « aidés à élaborer une bonne stratégie de médiation, en leur donnant tous les outils de communication, d’écoute, qu’ils devront appliquer au cours de la compétition ».

Rétablir la communication

Lors de la séance d’ouverture, la directrice du Centre professionnel de médiation de l’USJ, Johanna Hawari Bourjeily, a mis l’accent sur la créativité, « outil indispensable du médiateur auquel il devra avoir recours tout au long de la médiation pour rassurer les parties, parfois dubitatives, instaurer un cadre de confiance pour recréer une autre forme de relation entre elles et, à la dernière étape, permettre au médiateur d’agir comme un coach créatif pour penser autrement l’issue du litige ». Les représentantes de GIZ-ZFD, Urte Luetzen et Justine Abi Saad, ont choisi, par le biais d’une représentation théâtrale mettant en scène une femme et sa fille en train de se disputer, de dire que «  dans un conflit l’attaque est la plus visible, alors pourquoi ne pas essayer quelque chose de différent ? ».

De son côté, le directeur régional du bureau de l’AUF, Hervé Sabourin, a insisté sur la « dimension symbolique incontestable de cette compétition qui rassemble de jeunes compétiteurs autour de valeurs qui sont chères à l’espace francophone que l’AUF représente, à savoir celles du dialogue, de la tolérance et du vivre-ensemble ».

Au bout de quatre jours de compétitions et 34 sessions de médiation, quatre universités ont été sélectionnées pour la finale : l’USJ et l’USEK pour les universités francophones ; l’Université islamique de Beyrouth et l’Université libanaise, pour la compétition arabophone.

En présence des membres du jury composé de Johanna Hawari Bourjeily, Hervé Sabourin, Meysoun Chehab, représentante du directeur de l’Unesco à Beyrouth, Justine Abi Saad, responsable de coordination de l’ONG allemande GIZ, et de Camille Menassa, les deux équipes ont exposé leur litige, défendu leurs propres intérêts, écouté la partie adverse et proposé une solution à l’amiable, en présence d’un professionnel du CPM dans le rôle du médiateur.

Et c’est l’Université Saint-Esprit de Kaslik, représentée par Elena Hawat, Karen Hajj et Léa Laoun, coachées par Paule Chiha, qui a remporté le 1er prix de la compétition en langue française.

L’Université libanaise, représentée par Jana Abdallah Bassil, Nelly Akiki et Alondra Féghali et coachée par Bernadette Rehayem, a remporté le 1er prix de la compétition en langue arabe.

La fondation Fathallah Sioufi, la société Foodstuff, la librairie Antoine et le cabinet d’avocats Younes et Mikkaoui, sponsors de la compétition, ont offert des prix aux équipes finalistes. Et c’est sur les paroles du recteur de l’USJ, le Pr Salim Daccache, qui a souligné que « dans un monde qui ne cesse de générer des conflits, il est bien nécessaire de cultiver cet art de négocier et de pratiquer la médiation entre des parties en conflit, surtout lorsqu’il s’agit de conflits dans un même camp ou dans un même pays », qu’a pris fin cette troisième compétition interuniversitaire de médiation.

Résultats de l’équipe francophone :

1er prix : l’Université Saint-Esprit de Kaslik

2e prix : l’Université Saint-Joseph

3e prix : l’Université libano-allemande.

Résultats de l’équipe arabophone :

1er prix : l’Université libanaise

2e prix : l’Université islamique

3e prix : l’Université Jinan.

Lamia SFEIR DAROUNI – (Extrait de lorientlejour.com du 11/05/2019)

 

En savoir plus sur https://www.lorientlejour.com/article/1169944/la-3e-competition-interuniversitaire-de-mediation-pour-apprendre-lecoute-et-le-dialogue.html

Formation : LA MÉDIATION ADMINISTRATIVE, 7-8/6/2019, ANM, Paris


Capture.PNG21358.PNGEn savoir plus surhttp://www.anm-mediation.com/images/anm/documents/trame_programme_de_formation_ANM_MEDIATION_ADMINISTRATIVE.pdf 

Formation à la médiation collective: du nouveau dans les méthodes et outils (mediation-alagybret.com Lyon)


Capture.PNG 12487.PNGEn savoir plus sur https://mediation.alagybret.com/details-formation+a+la+mediation+collective+du+nouveau+dans+les+methodes+et+outils-2291.html