Rapport : « Les rapports des citoyens à la justice : expériences et représentations » Vigour Cécile (dir), Bartolomeo Cappellina, Laurence Dumoulin, Virginie Gautron, Mision de Recherche Droit et Justice, 2021, 384p.


« Cette recherche porte sur les représentations et expériences des citoyen·nes à l’égard de la justice et du système judiciaire. Elle rend compte de la pluralité des expériences, des représentations de la justice, et des rapports au droit et à la justice – que cette diversité relève des caractéristiques des enquêté·es ou des types de contentieux, de juridiction et de professionnel·les ou intermédiaires auxquel·les les personnes ont été confrontées.
Conçu par une équipe pluridisciplinaire associant politistes, sociologues et juristes pratiquant les sciences sociales, le cadre théorique s’appuie sur la sociologie de la réception de l’action publique, la sociologie des représentations, ainsi que les recherches sur les legal consciousness studies. Le protocole de recherche, quant à lui, articule des méthodes d’enquête qualitatives et quantitatives : la réalisation d’entretiens collectifs (80 personnes ayant eu ou non affaire à la justice réparties en 17 groupes de discussion menés entre 2015 et 2017) d’une part et l’administration d’un questionnaire auprès d’un échantillon de 2 800 personnes représentatives de la population française, d’autre part. Alors que les focus groups permettent d’établir certaines des modalités d’élaboration et d’expression d’un jugement public sur la justice, les réponses au questionnaire permettent de préciser les facteurs qui influencent les jugements portés sur celle-ci, et d’identifier des rapports au droit et à la justice, ainsi que des variables explicatives de ces derniers.
Les résultats issus du croisement de ces méthodes portent à la fois sur les rapports de confiance et de défiance à la justice et à l’ordre institutionnel ; les finalités attribuées à la justice et aux peines, la place de cette institution dans nos sociétés, les attentes à l’égard du système judiciaire et des personnes, professionnel·les ou pas, qui rendent la justice ; le rôle des images et de l’expression des émotions dans la réception de la justice ; le sentiment de justice et d’injustice, les inégalités ressenties dans l’accès au droit et au système judiciaire, les traitements policiers et les décisions judiciaires ; ce qui met en tension et transforme les rapports au droit, qu’il s’agisse des inflexions ou ruptures dans les parcours biographiques ou des expériences judiciaires. Au-delà des résultats empiriquement fondés sur ces thématiques, ce travail apporte des contributions théoriques qui dépassent les sociologies spécialisées de la justice ou de la police pour s’intéresser aux rapports entre gouvernants et gouverné·es. » (Extrait)

Note de synthèse à télécharger sur http://www.gip-recherche-justice.fr/wp-content/uploads/2021/08/Version-de%CC%81f-NS-17.48-Justice-et-citoyen-1.pdf

Rapport à télécharger sur http://www.gip-recherche-justice.fr/wp-content/uploads/2021/09/17.48-VIGOUR-JustiR%C3%A9p-RF-2.pdf

Vidéo (youtube) : Entretien avec Brigitte Kehrer autour de son livre « La médiation, un nouveau projet de société – Se réconcilier avec ses contraires »; et aussi un peu autour de sa vie. », réalisé par Médiation, diversité – Gemperli Consulting


Vidéo à visionner sur https://www.youtube.com/watch?v=y9qPwkzi6D4

Médiation : Le compagnon violent à l’égard de sa femme lors d’une médiation à Nantes


Ouest-France

« Il sera jugé en janvier 2022. Vendredi 9 juillet, il a donné un coup de poing à sa femme alors qu’il était convoqué pour une médiation, à Nantes.

Ce devait être un rendez-vous pour une médiation à la Protection maternelle infantile de la Beaujoire, à Nantes. Avec son ex-compagne et ses deux enfants. De médiation, il n’y eut point. Car, vendredi 9 juillet, cet homme né en 1989 a donné un coup de poing à son ancienne compagne, qui a perdu connaissance.

Interdiction d’entrer en contact avec son ex-compagne et enfants

Plutôt que faire profil bas lorsque les policiers sont venus l’interpeller, il s’est rebellé. Il a notamment mordu l’un d’eux. Conséquences, entre un et six jours d’Incapacité totale de travail pour les trois agents. » (Extrait de nantes.maville.com du 11/07/2021)

En savoir plus sur https://nantes.maville.com/actu/actudet_-nantes.-le-compagnon-violent-lors-d-une-mediation-sous-controle-judiciaire-_loc-4729978_actu.Htm

WEBINAIRE : « L’éducation au Vivre ensemble en Paix » avec le Cheikh Khaled BENTOUNES le 03 juillet 2021 – 18h30 – 20h ORGANISE PAR LE CEMA et l’AMH


D’un côté la peur de l’autre nourrit l’intolérance et la réduction de chacun à des « identités meurtrières » qui alimentent les conflits culturels, politiques, économiques, sociaux et environnementaux nuisibles à la Paix..

De l’autre, des milliards de femmes et d’hommes vivent déjà ensemble, en bonne intelligence en se référant aux valeurs de Non-ViolenceDialogueRespectJusticeEcouteEmpathieNégociationReconnaissance et Pardon.

En réalité, par-delà les antagonismes, nous sommes interdépendants les uns des autres, quels que soient nos origines, nos croyances, notre culture, notre statut social, nos lieux et nos modes de vie, et tous désireux de vivre en Paix.Or, « la Paix est un choix » ; c’est dire qu’il est de notre devoir d’humanité d’agir ensemble en vue de créer les conditions de réconciliation et de solidarité en éduquant les jeunes générations à la Culture de Paix afin que les adultes de demain construisent leur avenir, non plus l’un contre l’autre, mais l’un avec l’autre. Reste à savoir comment passer de la culture du « Je / Tu » à une culture du « Nous » ?

Cheikh Khaled BENTOUNES

Pour répondre à cette question, le Cheikh BENTOUNES nous partagera son expérience afin que nous puissions, tous, devenir Artisans de Paix en dessinant un Monde uni et respectueux de nos diversités

Homme de Paix et de dialogueLeader spirituel de la Voie soufie Alâwiyya, il est le créateur de l’association Terre d’Europe (1999) ‑ trait d’union entre l’islam et le monde occidental afin de favoriser un dialogue de paix et de réconciliation, l’initiateur du colloque international pour un islam de paix (Unesco, 2000), Fondateur de l’association AISA ONGI (2014) qui a pour vocation principale d’œuvrer à l’émergence d’une société du mieux vivre ensemble à travers la réconciliation de la famille humaine.S’appuyant sur un héritage spirituel et humaniste millénaire qui éclaire notre vision, réconcilie la famille humaine et favorise la fraternité mondiale, le Cheikh Khaled BENTOUNES a créé la Journée Internationale du Vivre Ensemble en Paix (ONU, 2017), laquelle vient de voir éclore la Déclaration Universelle du Vivre ensemble en Paix (ONU, 16 mai 2021).

Homme de médiation, écrivain, pédagogue, conférencier, acteur du dialogue interreligieux et de l’égalité homme-femme, il parcourt le monde en messager de Paix : ses avis sont recherchés par les décideurs politiques et les leaders spirituels ; il se fait le témoin d’une culture de la fraternité soucieuse d’unir les efforts des uns des autres afin de dégager un dénominateur commun nourri par des valeurs universelles partagées.

Appel à participation à une enquête européenne sur la médiation sociale dans le cadre du projet LIMEdiat – Eramus+


Le projet LIMEdiat vise à consolider la formation à la médiation aux niveaux national et européen par la création d’un diplôme de 1er cycle à travers la réalisation de projets conjoints d’enseignement, de recherche et d’impact social répondant aux normes de qualité internationales et aux besoins de la société contemporaine. Ce projet est mené en France sous la direction de Sylvie Rouxel, Maîtresse de Conférences en sociologie au CNAM, Conservatoire National des Arts et Métiers à Paris

Questionnaire à remplir sur https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfn1YIIYQKF-p7QUz5FDKTC3ByhfylTNfav0amm5tJbWef3Mw/viewform

Pour en savoir plus sur l’enquête et le questionnaire, écrire à sylvie.rouxel@lecnam.net

Arrêté du 23 mars 2021 relatif à la fonction juridique des ministères sociaux : La sous-direction du contentieux est chargée de la médiation


Article 4


La sous-direction du contentieux est chargée :


– des défenses et des droits de l’homme ;
– de la médiation et de l’indemnisation ;
– des questions judiciaires et du droit privé ;
– du greffe et de l’exécution.

PETITION : « Face aux faits de violences entre jeunes, privilégions l’action sociale, l’éducation et la médiation ! »


Les rixes qui ont eu lieu ces dernières semaines nous choquent, nous attristent, car elles provoquent la mort d’adolescent.e.s, créent des situations de douleurs et de souffrances chez les jeunes, au sein de leurs familles, et dans leurs entourages.

Passé le temps de la sidération, de l’incompréhension et de la colère, il nous faut réfléchir ensemble aux solutions pour prévenir leurs renouvellements et tenter d’éviter des drames terribles.

Car en tant que citoyens, parents, professionnels de l’éducation et du social, acteurs de la justice des mineurs, enseignants, animateurs sociaux, médiateurs, représentants du monde associatif, nous tenons à rappeler que l’on parle d’enfants et jeunes adultes pour qui notre société à un devoir d’éducation et de protection. Nous ne pouvons pas rester sans réagir et nous pouvons apporter nos analyses et propositions de solutions.

Premier constat, le phénomène des bandes existe depuis toujours ; même s’il ne constitue pas le quotidien de la justice des mineur.e.s et que des désaccords font jour entre ministère de la justice et ministère de l’intérieur sur son importance et notamment sur son augmentation. Depuis quelques années, il prend une forme nouvelle par le canal des réseaux sociaux et une importance plus grande du fait de sa médiatisation.

Les regroupements violents des adolescent.e.s et jeunes majeur.e.s viennent signifier aux adultes et aux institutions leurs difficultés à vivre dans certains de nos quartiers et de nos villes.

Loin des propos hâtifs, sécuritaires et des « brèves de comptoir », échangés largement par des chroniqueurs et des politiques dans certains médias, nous disons que la plupart de ces jeunes, parfois en situation de délinquance, parfois violents, sont avant tout des jeunes en souffrance, en difficultés sociales, scolaires, personnelles.

Les réponses simplistes seront une fois de plus insuffisantes à régler un problème de fond et n’apporteront que quelques satisfactions médiatiques à des citoyens inquiets.

Les trois rixes qui ont eu lieu dans le département de l’Essonne et Seine Saint Denis ces derniers jours, occasionnant décès et blessures graves, questionnent plus largement sur l’existence, l’insuffisance voire l’absence de moyens pour les services publics d’éducation et de protection de l’enfance, de prévention spécialisée et de médiation.

Comme ont pu le rappeler des médiateurs intervenant dans les quartiers, pour les jeunes, se regrouper en bande « c’est une façon de se protéger », face à un monde dangereux parfois relégué, où la confrontation sociale avec les pairs peut rapidement survenir, entraînant des réactions violentes désastreuses et dramatiques, souvent regrettées quelques instants après, mais hélas trop tard….

Pourquoi de telles situations ?

Un double constat : l’absence de dialogue avec la jeunesse et une prévention spécialisée absente ou en recul dans beaucoup de territoires de notre pays.

Aujourd’hui, dans beaucoup de quartiers, les jeunes peuvent être livrés à eux-mêmes. La plupart des services publics sont menacés et fonctionnent avec des moyens ne leurs permettant pas d’offrir un service de qualité à la population avec des horaires adaptés pour tous les âges notamment les jeunes. Quant à la prévention spécialisée, celle-ci fait cruellement défaut sur certains territoires, ne disposant pas des moyens suffisants pour mettre en place des actions d’envergure à la hauteur des besoins et des enjeux.

Le monde associatif est présent, de plus en plus investi, porteur d’idées novatrices.

Mais si son intervention repose sur des bonnes volontés incontestables et une énergie notable de ses membres, elle ne saurait combler le vide, trop souvent constaté, laissé par la disparition des services publics. Le manque de locaux pour l’accueil des publics jeunes et la baisse des subventions vers ces associations rendent leur action de plus en plus fragile.

Ennui, désœuvrement, frustration, phénomènes d’errance : certains jeunes se créent des espaces qu’ils et elles investissent avec parfois des conséquences sociales et judiciaires qu’ils ne mesurent pas.

Face à une telle situation, il est plus qu’urgent de rompre avec les politiques sociales, éducatives, économiques en vigueur depuis ces trente dernières années.

Cela passe par un réinvestissement public des espaces, notamment dans les territoires urbains et ruraux touchés par la désertification des services publics !

Pour cela, nous proposons que soient mis en débat et en action les propositions suivantes :

– mise en place d’une éducation à la non-violence en direction des enfants et des adultes avec l’ensemble des acteurs de l’éducation et de la protection de l’enfance, dans laquelle l’Éducation Nationale devra avoir un rôle, majeur, à jouer ;

– renforcement des services de la prévention et de la protection de l’enfance ;

– renforcement de la place et du rôle des familles, loin des paroles et mesures stigmatisantes ;

– création de postes supplémentaires de médiateurs sociaux, bien formés, disponibles sur l’espace public et à des horaires adaptés ;

– soutien des associations locales en terme de moyens au regard de leur rôle essentiel et complémentaire dans les solidarités et la prévention quotidienne;

– développement d’une politique de soins à l’adresse de certains jeunes en grande souffrance psychologique notamment par la mise en place de services de pédopsychiatrie et de CMP en nombre suffisant et accessibles, permettant de détecter les difficultés le plus tôt possible, si besoin en lien avec les écoles et les associations, pour les prévenir le plus en amont ;

– accroissement de la place des adultes auprès des jeunes en établissant une politique où chacun peut par son action participer à la co-éducation, ceci afin d’intervenir avant qu’il ne soit trop tard.

Ces mesures ou axes de réflexion ne peuvent avoir de sens que si l’on remet de manière substantielle les moyens vers l’éducation, la prévention spécialisée, la médiation et l’ensemble des services publics notamment dans les départements les plus pauvres et sous dotés budgétairement. Ces jeunes ont avant tout besoin d’être écouté.e.s, valorisé.e.s, accompagné.e.s de percevoir qu’un avenir est possible pour elles et eux dans la société et ceci grâce à un étayage par des adultes rassurant et repérés.

Depuis trop longtemps, les politiques libérales ont déconstruit l’état social au profit de politiques sécuritaires renforçant les mesures pénales et leur mise en œuvre, au détriment d’un travail de fond, en amont. Aujourd’hui, il faut faire le choix de la prévention et de l’éducation.

794 ont signé. Prochain objectif : 1 000 !

Pétition à signer sur https://www.change.org/p/le-premier-ministre-face-aux-faits-de-violences-entre-jeunes-privil%C3%A9gions-l-action-sociale-et-l-%C3%A9ducation

Concours de la Médiation Commerciale 2021 organisé par le CMAP et l’Institut 131


Concours de la Médiation commerciale 2021 / CMAP Institut 131Lun. 15 mars 2021, 09:00 – Ven. 19 mars 2021, 20:00Organisé par le CMAP et l’Institut 131 et réunissant chaque année une centaine d’étudiants, le Concours de la Médiation Commerciale est l’occasion unique de développer ses qualités de médiateur aux côtés de professionnels (Extrait de site.evenium.net/)

En savoir plus sur https://site.evenium.net/1bwub9my/registration