Vidéo – « Harcèlement scolaire : 15 collégiens de Sommières plaident devant l’ONU, à Genève » par Isabelle Bris ( France 3- Occitanie)


Créé en 2017 à l’initiative d’un groupe de collégiens gardois, cette délégation de médiateurs est composée cette année de 15 adolescents. Leur mission : intervenir auprès de leurs camarades en difficultés. / © F3 Occitanie

Quinze élèves du collège Gaston Doumergue de Sommières (Gard), vont à Genève au siège de l’ONU pour présenter un plaidoyer contre les violences scolaires et les cyberviolences. Une première dans le genre.

Le harcèlement scolaire, Laurent Bonnet sait ce que cela veut dire. Il en a souffert très tôt, dès l’école primaire.

En CM2, par exemple, il y avait douze CP ( élèves de cours préparatoire) qui venaient sur moi en bande et qui me donnait des coups de pied !

raconte ce jeune gardois désormais scolarisé en 3ème.

Voilà deux ans, Laurent a décidé de s’unir avec d’autres camarades pour fonder une association contre les violences scolaires.

Ces 15 élèves, devenus des médiateurs, ont mis en place un dispositif pour repérer les élèves isolés.

Leurs missions principales :

– accompagner les élèves arrivés en cours d’année pour les aider à créer du lien ;
– repèrer les élèves isolés, seuls, tristes afin de les amener à rencontrer un adulte ;
– intervenir dans les classes en début d’année scolaire dans chaque classe pour se présenter, expliquer leur rôle et le dispositif ;
-aider à faire respecter les différents espaces de la cour de récréation.

En fait, c’est dur d’en parler…Peut être qu’ils ne vivront pas la même situation que nous grâce à nous. On va pouvoir les aider et ils seront bien dans leur vies.

explique Axel Portugues, médiateur et élève de 4ème.

Objectif : faire bouger les autorités

Ce groupe de collégiens s’est associé avec une ONG engagée contre les violences scolaires.

Accompagnés dans leurs missions par les conseillers principaux d’éducation (CPE), chaque jeune médiateur a suivi une formation dispensée par «Campus Education », Organisation Non Gouvernementale qui intervient aussi pendant l’année scolaire auprès de toutes les classes du collège.

Ensemble, ils ont rédigé un plaidoyer. C’est ce texte qu’ils présenteront ce jeudi devant le conseil économique et social de l’ONU à Genève, lors d’une conférence sur le harcèlement

Ils auront cinq heures pour convaincre les représentants des différents Etats membres de l’ONU.
C’est la première fois que des enfants interviennent sur ce thème.

Gaston Doumergue,  collège engagé

Depuis plusieurs années, le collège Gaston Doumergue a mis en place ce dispositif de « médiateurs volontaires ».

L’établissement et les médiateurs se sont engagés dans un projet de répartition des lieux de vie.
Dans la cour de récréation, par exemple, différents espaces ont été identifiés :

– des espaces calmes réservés à la lecture, la discussion ;
– des espaces réservés aux sportifs ou à des activités plus mobiles, bruyantes, animées,
– des espaces réservés à des activités plus pédagogiques. (Extrait de france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie du 17/04/2019)

Vidéo à consulter sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/gard/sommieres/harcelement-scolaire-15-collegiens-sommieres-plaident-devant-onu-geneve-1656240.html

Rémilly (57) : Désamorcer les conflits par la médiation, ça s’apprend au collège


Désamorcer les conflits par la médiation, ça s’apprend au collège

« La médiation ? Une technique d’écoute et de résolution des conflits du quotidien, qui marche au travail, à la maison et à l’école. L’Education nationale y croit, elle l’encourage au collège de Rémilly. » (Extrait de republicain-lorrain.fr du 08/02/2019)

En savoir plus sur https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-agglo-et-orne/2019/02/08/desamorcer-les-conflits-par-la-mediation-ca-s-apprend-au-college?RelatedContentIds=Article-BBTdlSS,Article-BBTaboE,Article-BBTbB6X,Article-BBTaBdu,Article-BBTcprO,Article-BBT9jSq,Article-BBT9tBR,Article-BBT2zZ0,Article-BBSQkAn,Article-BBSL0m4,Article-BBT09rE

Médiation scolaire : la médiation au collège à Tourcoing pour désamorcer conflits et violence


« Le collège Notre-Dame Immaculée compte près de 680 élèves et, depuis sept ans, un pôle médiation. Celui-ci permet aux élèves de se confier, de régler leurs différends ou d’apprendre à identifier leurs émotions afin d’éviter l’escalade de la violence. Un dispositif atypique qui fait ses preuves. » (Extrait denordeclair.fr du 31/01/2019)

En savoir plus sur http://www.nordeclair.fr/216252/article/2019-01-31/la-mediation-au-college-pour-desamorcer-conflits-et-violence

Médiation sociale : Questions à Geoffroy Deleval, président du PIMMS de Dijon


Geoffroy Deleval, président du PIMMS de Dijon. Photo N. H.

Président du PIMMS (Point d’information et de médiation multi-services) de Dijon depuis septembre 2018, Geoffroy Deleval est par ailleurs directeur de l’agence SUEZ Dijon Métropole. Créé en 2000, le PIMMS a employé 32 personnes en 2017 dont 24 en contrat d’insertion pour faciliter les relations entre le public et les opérateurs de service public.

Rappelez-nous la mission du PIMMS ?
« Elle est multiple mais, historiquement, le PIMMS simplifie l’accès au service public pour le grand public en employant des médiateurs en contrat d’insertion. Nous aidons les personnes dans leurs démarches à travers des permanences dans les mairies annexes. »

Réunit-il également les opérateurs de service public en ce sens ?
« En effet, SUEZ, EDF, ENEDIS, SNCF Réseau, La Poste et Keolis, nos adhérents, font appel au PIMMS pour des missions de médiation. Nos médiateurs, avec leurs gilets verts, interviennent pour faire de l’information auprès des riverains en amont de travaux perturbateurs mais aussi pour orienter les clients quand il y a de l’affluence à La Poste ou pour assurer une présence dans les transports en commun. Mais le PIMMS intervient aussi en prestation tant sur des chantiers que sur des missions d’accueil pour les acteurs du service public. »

Pour quelles raisons les opérateurs font-ils appel au PIMMS ?
« Chacun a des attentes différentes. Ils font appel au PIMMS pour ses compétences et sa réactivité. Ils veulent faciliter la communication des services et la médiation autour des chantiers qu’ils mènent dans la métropole. En tant qu’employeurs locaux et opérateurs de service public, ils prennent leur responsabilité sociale et sont fiers de contribuer à l’insertion professionnelle des publics que nous accompagnons et de voir aboutir leurs projets personnels. L’intervention du PIMMS dans les missions des opérateurs facilite aussi le travail de leurs collaborateurs et contribue à valoriser leur image et à renforcer l’écoute client dans des situations où ils sont amenés à perturber un environnement avec un chantier par exemple. »

Quels sont vos projets ?
« Il y a une bonne dynamique et les opérateurs ont envie de tester de nouvelles choses pour aller plus loin dans l’action de nos médiateurs, nous y réfléchissons ensemble. Nous aimerions aussi faire connaître notre action auprès du grand public pour valoriser l’engagement de nos partenaires ainsi que le travail de nos médiateurs sur le terrain. En faisant connaître et reconnaître ce travail, nous voulons les aider dans la réalisation de leur parcours professionnel et créer un cercle vertueux. » -N. H. – (Extrait de bienpublic.com du 11/01/2019)

En savoir plus sur https://www.bienpublic.com/ecodocs-21/2019/01/11/questions-a-geoffroy-deleval-president-du-pimms-de-dijon

Maroc : quelles seront les missions de Mohamed Benalilou, le nouveau médiateur du royaume ?


« La nomination du nouveau médiateur du royaume, Mohamed Benalilou, jeudi 13 décembre, a donné un nouveau souffle à une institution chargée de promouvoir l’intermédiation entre les citoyens et l’administration. Zoom sur son fonctionnement.

Wilayat Almadalim, Wizarat Achikayate, Bureau de recherche et d’orientation, puis Diwan Al Madalim… L’Institution du médiateur du royaume (IMR) a connu plusieurs vies avant sa nouvelle version de 2011, qui a élargi ses prérogatives aux entreprises et aux organismes soumis au contrôle financier de l’État. » (Extrait de jeuneafrique.com du 19/12/2018)

En savoir plus sur https://www.jeuneafrique.com/691964/politique/maroc-quelles-seront-les-missions-de-mohamed-benalilou-le-nouveau-mediateur-du-royaume/

Médiation scolaire : Hérouville veut éviter les gros conflits et le harcèlement avec de la médiation à l’école primaire


Enseignants et personnels travaillant dans les écoles primaires d’Hérouville ont reçu une formation sur un nouveau dispositif : la médiation des conflits entre élèves.

Une cinquantaine d'enseignants, de directeurs d'école, de personnels de la Ville et d'animateurs de l'UNCMT étaient réunis lundi, à l'école Varignon d'Hérouville, pour une formation sur la médiation des conflits entre élèves.
Une cinquantaine d’enseignants, de directeurs d’école, de personnels de la Ville et d’animateurs de l’UNCMT étaient réunis lundi, à l’école Varignon d’Hérouville, pour une formation sur la médiation des conflits entre élèves.

Un nouveau dispositif est en cours de mise en place à Hérouville Saint-Clair, près de Caen (Calvados) : la médiation des conflits entre élèves.

Durant une matinée, lundi 3 décembre 2018, acteurs de la commune, directeurs d’école, enseignants de CM1 et CM2, responsables de restauration et animateurs de l’UNCMT étaient réunis à l’école primaire Varignon d’Hérouville Saint-Clair pour se former.

« Apaiser les conflits dans les cours d’école »

C’est une initiative de la Ville pour apaiser les conflits dans les cours d’école. L’idée est de faire société à l’école, précise Caroline Boisset, la maire-adjointe en charge de l’éducation à la municipalité d’Hérouville. Cela concerne les 10 écoles primaires d’Hérouville, dont cinq sont situées en zone éducative prioritaire.

A Hérouville, le dispositif existe déjà depuis trois ans au collège Nelson-Mandela. « Cela fonctionne bien, les élèves sont autonomes », souligne Laure Jourdaneau, responsable de formation à l’Aroéven, spécialisé dans la médiation.

L’objectif de ce projet est d’instaurer la parole entre pairs comme mode alternatif de résolution de conflits.

Cela ne concerne pas tous les conflits, mais les bousculades, les vols de petits matériels ou les insultes. Pour de plus gros conflits, c’est l’adulte qui gérera.

« Un climat serein améliore de 20 % les résultats scolaires »

La médiation des conflits entre élèves permet de prévenir les gros conflits et les situations de harcèlement, de responsabiliser les élèves et de bonifier les relations entre jeunes et adultes.

Désamorcer les conflits au fur et à mesure assainit le climat scolaire général.

Et selon l’inspectrice académique Christiane Palain, « un climat scolaire serein permet d’avoir une amélioration de 20 % des résultats scolaires ».

Une sensibilisation du personnel scolaire et une formation de 6h des adultes bénévoles seront nécessaires, avant la formation à proprement parler des élèves médiateurs qui seront choisis ou retenus après lettres de motivation ou entretiens. Ces derniers recevront ensuite une formation de 9h sur notamment la notion de conflits, les attitudes à adopter, les règles de la médiation…

C’est sûr que c’est chronophage au départ, car un adulte doit rester à proximité de la salle de médiation, mais plus on met en place tôt ce dispositif, plus on assainit les relations.

Charente-Maritime : un ancien préfet devient médiateur du conseil départemental


Christian Leyrit aux côtés de Dominique Bussereau

« Ce serait le premier poste de médiateur créé par un Département en Nouvelle-Aquitaine, et le 11e en France. Le 26 octobre dernier, le conseil départemental de la Charente-Maritime avait acté la création d’un poste de médiateur pour régler les conflits d’usage entre le Département et les citoyens, avant d’en arriver aux recours juridiques. C’est Christian Leyrit, ingénieur des ponts , des eaux et forêts, préfet de Région honoraire et ancien préfet de la Charente-Maritime (1999-2004), qui en occupe les fonctions depuis quelques semaines.

Pourquoi créer un poste de médiateur ? « Nous avons un certain nombre de réclamations de la part des particuliers, notamment sur le volet social », explique le président du Département Dominique Bussereau, « nombre d’entre elles peuvent se régler à l’amiable plutôt que de partir au contentieux ». D’où l’intérêt d’avoir une personne dédiée pour expliquer les décisions et/ou trouver des solutions en faisant de la conciliation entre les deux parties. Citoyens, associations, entreprises ou administrations peuvent ainsi saisir le médiateur concernant les domaines de compétences du Département, « et uniquement ses compétences », insiste Dominique Bussereau.

Les problématiques peuvent  inclure l’aide sociale à l’enfance, à la famille, aux personnes âgées ou handicapées. « Ca peut par exemple concerner une réclamation concernant un montant ou un refus d’allocations », explique Christian Leyrit. Le médiateur peut aussi bien être saisi suite à une absence de réponse d’un service du Département, un refus d’agrément pour une assistante maternelle ou encore pour un litige estimé par une activité commerciale dans le cadre de travaux effectués par le Département. Bref, le champ d’actions est vaste, mais il ne s’agit pas non plus de saisir le médiateur à tous propos. « Avant, il faut être passé par toutes les autres tentatives de recours possibles, sans succès », prévient Christian Leyrit. Des pièces justifiants des démarches préalables seront bien évidemment demandées.

Christian Leyrit a identifié plus de 1000 types de recours au contentieux possibles parmi toutes les compétences du Département, sans compter les motifs de procédures juridiques allant au procès. « Ils sont sources de tension et de perte de temps pour tout le monde », constate-t-il. Mais au-delà des enjeux juridiques et financiers pour l’institution, l’enjeu majeur de cette fonction est surtout moral : « Il y a un malaise de plus en plus grand dans la société que je constate déjà depuis quelque temps et qui s’est traduit très concrètement dernièrement ces dernières semaines [ notamment par le mouvement des gilets jaunes] », explique Christian Leyrit, « Il est important aujourd’hui de développer une nouvelle qualité d’écoute, de confiance et de service auprès de nos concitoyens », en « favorisant l’accès au droit » et en « travaillant sur l’équité ». Bref, « remettre de l’humain » et du « lien social » au cœur du service public. » (Extrait de aqui.fr/politiques

En savoir plus sur http://www.aqui.fr/politiques/la-charente-maritime-la-mediation-pour-eviter-les-contentieux,17785.html