Maroc : quelles seront les missions de Mohamed Benalilou, le nouveau médiateur du royaume ?


« La nomination du nouveau médiateur du royaume, Mohamed Benalilou, jeudi 13 décembre, a donné un nouveau souffle à une institution chargée de promouvoir l’intermédiation entre les citoyens et l’administration. Zoom sur son fonctionnement.

Wilayat Almadalim, Wizarat Achikayate, Bureau de recherche et d’orientation, puis Diwan Al Madalim… L’Institution du médiateur du royaume (IMR) a connu plusieurs vies avant sa nouvelle version de 2011, qui a élargi ses prérogatives aux entreprises et aux organismes soumis au contrôle financier de l’État. » (Extrait de jeuneafrique.com du 19/12/2018)

En savoir plus sur https://www.jeuneafrique.com/691964/politique/maroc-quelles-seront-les-missions-de-mohamed-benalilou-le-nouveau-mediateur-du-royaume/

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Médiation scolaire : Hérouville veut éviter les gros conflits et le harcèlement avec de la médiation à l’école primaire


Enseignants et personnels travaillant dans les écoles primaires d’Hérouville ont reçu une formation sur un nouveau dispositif : la médiation des conflits entre élèves.

Une cinquantaine d'enseignants, de directeurs d'école, de personnels de la Ville et d'animateurs de l'UNCMT étaient réunis lundi, à l'école Varignon d'Hérouville, pour une formation sur la médiation des conflits entre élèves.
Une cinquantaine d’enseignants, de directeurs d’école, de personnels de la Ville et d’animateurs de l’UNCMT étaient réunis lundi, à l’école Varignon d’Hérouville, pour une formation sur la médiation des conflits entre élèves.

Un nouveau dispositif est en cours de mise en place à Hérouville Saint-Clair, près de Caen (Calvados) : la médiation des conflits entre élèves.

Durant une matinée, lundi 3 décembre 2018, acteurs de la commune, directeurs d’école, enseignants de CM1 et CM2, responsables de restauration et animateurs de l’UNCMT étaient réunis à l’école primaire Varignon d’Hérouville Saint-Clair pour se former.

« Apaiser les conflits dans les cours d’école »

C’est une initiative de la Ville pour apaiser les conflits dans les cours d’école. L’idée est de faire société à l’école, précise Caroline Boisset, la maire-adjointe en charge de l’éducation à la municipalité d’Hérouville. Cela concerne les 10 écoles primaires d’Hérouville, dont cinq sont situées en zone éducative prioritaire.

A Hérouville, le dispositif existe déjà depuis trois ans au collège Nelson-Mandela. « Cela fonctionne bien, les élèves sont autonomes », souligne Laure Jourdaneau, responsable de formation à l’Aroéven, spécialisé dans la médiation.

L’objectif de ce projet est d’instaurer la parole entre pairs comme mode alternatif de résolution de conflits.

Cela ne concerne pas tous les conflits, mais les bousculades, les vols de petits matériels ou les insultes. Pour de plus gros conflits, c’est l’adulte qui gérera.

« Un climat serein améliore de 20 % les résultats scolaires »

La médiation des conflits entre élèves permet de prévenir les gros conflits et les situations de harcèlement, de responsabiliser les élèves et de bonifier les relations entre jeunes et adultes.

Désamorcer les conflits au fur et à mesure assainit le climat scolaire général.

Et selon l’inspectrice académique Christiane Palain, « un climat scolaire serein permet d’avoir une amélioration de 20 % des résultats scolaires ».

Une sensibilisation du personnel scolaire et une formation de 6h des adultes bénévoles seront nécessaires, avant la formation à proprement parler des élèves médiateurs qui seront choisis ou retenus après lettres de motivation ou entretiens. Ces derniers recevront ensuite une formation de 9h sur notamment la notion de conflits, les attitudes à adopter, les règles de la médiation…

C’est sûr que c’est chronophage au départ, car un adulte doit rester à proximité de la salle de médiation, mais plus on met en place tôt ce dispositif, plus on assainit les relations.

Charente-Maritime : un ancien préfet devient médiateur du conseil départemental


Christian Leyrit aux côtés de Dominique Bussereau

« Ce serait le premier poste de médiateur créé par un Département en Nouvelle-Aquitaine, et le 11e en France. Le 26 octobre dernier, le conseil départemental de la Charente-Maritime avait acté la création d’un poste de médiateur pour régler les conflits d’usage entre le Département et les citoyens, avant d’en arriver aux recours juridiques. C’est Christian Leyrit, ingénieur des ponts , des eaux et forêts, préfet de Région honoraire et ancien préfet de la Charente-Maritime (1999-2004), qui en occupe les fonctions depuis quelques semaines.

Pourquoi créer un poste de médiateur ? « Nous avons un certain nombre de réclamations de la part des particuliers, notamment sur le volet social », explique le président du Département Dominique Bussereau, « nombre d’entre elles peuvent se régler à l’amiable plutôt que de partir au contentieux ». D’où l’intérêt d’avoir une personne dédiée pour expliquer les décisions et/ou trouver des solutions en faisant de la conciliation entre les deux parties. Citoyens, associations, entreprises ou administrations peuvent ainsi saisir le médiateur concernant les domaines de compétences du Département, « et uniquement ses compétences », insiste Dominique Bussereau.

Les problématiques peuvent  inclure l’aide sociale à l’enfance, à la famille, aux personnes âgées ou handicapées. « Ca peut par exemple concerner une réclamation concernant un montant ou un refus d’allocations », explique Christian Leyrit. Le médiateur peut aussi bien être saisi suite à une absence de réponse d’un service du Département, un refus d’agrément pour une assistante maternelle ou encore pour un litige estimé par une activité commerciale dans le cadre de travaux effectués par le Département. Bref, le champ d’actions est vaste, mais il ne s’agit pas non plus de saisir le médiateur à tous propos. « Avant, il faut être passé par toutes les autres tentatives de recours possibles, sans succès », prévient Christian Leyrit. Des pièces justifiants des démarches préalables seront bien évidemment demandées.

Christian Leyrit a identifié plus de 1000 types de recours au contentieux possibles parmi toutes les compétences du Département, sans compter les motifs de procédures juridiques allant au procès. « Ils sont sources de tension et de perte de temps pour tout le monde », constate-t-il. Mais au-delà des enjeux juridiques et financiers pour l’institution, l’enjeu majeur de cette fonction est surtout moral : « Il y a un malaise de plus en plus grand dans la société que je constate déjà depuis quelque temps et qui s’est traduit très concrètement dernièrement ces dernières semaines [ notamment par le mouvement des gilets jaunes] », explique Christian Leyrit, « Il est important aujourd’hui de développer une nouvelle qualité d’écoute, de confiance et de service auprès de nos concitoyens », en « favorisant l’accès au droit » et en « travaillant sur l’équité ». Bref, « remettre de l’humain » et du « lien social » au cœur du service public. » (Extrait de aqui.fr/politiques

En savoir plus sur http://www.aqui.fr/politiques/la-charente-maritime-la-mediation-pour-eviter-les-contentieux,17785.html

Médiation scolaire : les écoliers luttent eux-mêmes contre le harcèlement scolaire à Lille


Médiation scolaire : de nouveaux élèves médiateurs au collège Quéral de Pontchâteau.


 

Les élèves nouvellement formés à la médiation avec leur diplôme et les élèves formateurs : Sébastien, Gary, Maria, Jean, Ewan, Lana, Calista, Thomas, Elouan, Jade, Maewenn et Maël Cariou, coordinateur du projet, à gauche.

Dans le cadre du projet d’établissement, un dispositif appelé Médiation par les pairs a été mis en place, en 2014. Sept nouveaux collégiens viennent d’être formés. (Extrait de ouest-france.fr du 01/12/2018)

En savoir plus sur https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/pontchateau-44160/de-nouveaux-eleves-mediateurs-au-college-queral-6102539

Médiation scolaire : des élèves médiateurs du collège de Gien témoignent


« Des mots pour apaiser des maux. C’est l’objectif du collège Ernest-Bildstein, à Gien. Depuis cinq ans, l’équipe éducative de l’établissement, qui compte 400 élèves, forme des médiateurs parmi ses classes de 4e.

« Ils le restent l’année suivante, précise Anne Galisson, conseillère principale d’éducation (CPE). Nous en avons donc une trentaine par an. En 2018-­2019, il s’agit de la quatrième génération. »

Objectif pour ces « facilitateurs de communication » : être à l’écoute, empathiques, rester neutres, ne pas juger, savoir se contrôler. À chaque fois qu’une guerre interne éclate, les éducateurs choisissent les médiateurs opportuns pour gérer la crise.

Anne Galisson, conseillère principale d’éducation, forme les élèves pour leur faire comprendreles enjeux de la médiation.Ces derniers s’enferment dans une salle avec les élèves concernés. Aucun adulte n’intervient. « Ils ne nous racontent pas ce qu’il s’est passé mais remplissent une fiche, ce qui nous permet de savoir si le problème est résolu », détaille la conseillère principale d’éducation.

Des problématiques autres que le harcèlement scolaire

Et le harcèlement scolaire ? « C’est trop grave pour qu’on gère. » Voilà ce que répondent les élèves médiateurs lorsqu’on leur pose la question. D’après plusieurs enquêtes, depuis 2011, 14 % des élèves du primaire, 12 % des collégiens et 2 à 3 % des lycéens expliquent être harcelés.

Selon les adolescents et l’équipe éducative, l’établissement scolaire giennois est relativement épargné. Mais, si cela arrive, « c’est à nous, adultes, de régler ça », affirme Anne Galisson.

« Un collégien sur dix est victime de harcèlement »

Disputes, insultes…

Au sein du collège Bildstein, les conflits les plus fréquents concernent des disputes entre amis, des insultes, des moqueries qui durent dans le temps…

Les principaux conflits concernent des disputes entre amis, des moqueries, des insultes. Les élèves médiateurs ne gèrent pas les problématiques de harcèlement scolaire. »Nous, on doit éviter la violence, faire en sorte que ça ne dégénère pas, explique Lison, 14 ans, médiatrice depuis l’an dernier. De manière générale, ça fonctionne. »

Là où les enseignants font figure d’autorité, les collégiens, eux, deviennent des confidents. « C’est plus facile de parler à des gens de notre âge, indiquent-­ils. Ils nous comprennent. On vit dans le même monde. Quand on dit “screenshot” (capture d’écran), ils savent de quoi on parle ! »

Attention aux réseaux sociaux !

« Aujourd’hui, le conflit qui se passe au collège perdure à la maison, il ne s’arrête pas aux portes de l’école. » Anne Galisson pointe du doigt un problème délicat, celui des réseaux sociaux.

Facebook, Instagram… Les moqueries et les insultes continuent le soir, sur Internet, ne laissant aucun répit aux adolescents.

Les élèves le confirment. Souvent, lors des médiations, le sujet revient sur la table : « Le problème, c’est qu’on se dispute par messages mais, comme on ne voit pas l’autre, on ne sait pas exactement ce qu’il veut dire ». A-L Le Jan (Extrait de msn.com du 23/11/2018)

En savoir plus sur https://www.msn.com/fr-fr/actualite/local/conflits-au-coll%C3%A8ge-%C3%A0-gien-des-%C3%A9l%C3%A8ves-m%C3%A9diateurs-t%C3%A9moignent/ar-BBQ0JAs

Agriculture : Agrimédiation étend son réseau


 

« En Bretagne, les situations de conflit entre associés peuvent être résolues par la médiation par les pairs. Suite à l’expérience du Morbihan depuis 2003, les chambres d’agriculture de Bretagne élargissent le dispositif à l’ensemble de la région. La médiation est réalisée par des agriculteurs et des agricultrices en activité ou retraités, formés (formation initiale et continue). Elle est appuyée par l’animatrice du relais médiation.

Une enquête menée auprès de 17 agriculteurs ayant bénéficié de ce service a permis d’identifier les atouts d’une médiation par des pairs : un langage commun, la compréhension… Même si elle ne résout pas tout, elle aide à mieux comprendre ses associés et la nature du conflit. Pour 60 % des enquêtés, elle a amélioré le dialogue, abouti à des compromis… Et dans 65 % des cas, des changements d’organisation du travail et de nouveaux moments de convivialité ont été mis en place. Des accords entre les personnes en conflit ont été formalisés dans 82 % des cas : recours à de la main-d’œuvre, nouvelle organisation, séparation… Le principal point de vigilance pour une médiation réussie est que le médiateur reste neutre et garde de la distance vis-à-vis de ceux qu’il rencontre. Il doit savoir écouter, laisser l’expression libre, et ne doit pas donner son avis. Le code de déontologie du médiateur impose la confidentialité absolue. » (Extrait de reussir.fr du 26/11/2018)

En savoir plus sur https://www.reussir.fr/lait/actualites/agrimediation-etend-son-reseau:O99JT3TV.html