Togo : Crise à l’Eglise évangélique presbytérienne du Togo (EEPT) : La médiation appelle à la prudence, à la retenue, à la tolérance…


« La crise qui secoue l’Eglise évangélique presbytérienne du Togo (EEPT), « découlant de la vente de l’immeuble de l’EEPT sis à Hanoukopé /Lomé et de son prolongement à d’autres problématiques majeures de notre Eglise », peine à connaître un dénouement. La médiation mise en place pour une sortie de crise exhorte tous « fidèles en particulier les parties prenantes à cette crise, qu’au-delà de tous les désagréments et amertumes qui affectent les uns et les autres, d’apporter au stade actuel, des contributions concrètes sur des problématiques précises ».

COMMUNIQUÉ DE LA MEDIATTION

– Au Comité Synodal de l’EEPT,

– Au Bureau Exécutif du Comité Synodal,

– Au Groupe de Réflexion pour une Gestion Saine et Evangélique des Ressources de l’Eglise Evangélique Presbytérienne du Togo,

– Aux organes, aux corps et aux groupes organisés,

 – A tous les fidèles de l’EEPT Frères et sœurs fidèles de l’EEPT

Que la grâce de notre Seigneur soit avec vous. Dans le cadre du processus de médiation pour un règlement serein et digne de la gloire du Seigneur de la crise découlant de la vente de l’immeuble de l’EEPT sis à Hanoukopé /Lomé et de son prolongement à d’autres problématiques majeures de notre Eglise, le Comité de Médiation mis en place par le Comité Synodal de l’Eglise Evangélique Presbytérienne du Togo se fait le devoir de :

 1. remercier toutes les bonnes volontés qui ne cessent de manifester leur amour pour notre Eglise à travers leurs contributions aux travaux du Comité de Médiation par des prières, des encouragements, des conseils, de la documentation et des rencontres.

2. tenir informés tous et toutes les fidèles que malgré les entraves de tous genres, les membres sont à l’œuvre avec cet enseignement de Luc 9, 62 : celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n’est pas fait pour le royaume de Dieu.

3. prier tous et toutes les fidèles en particulier les parties prenantes à cette crise, qu’au-delà de tous les désagréments et amertumes qui affectent les uns et les autres, d’apporter au stade actuel, des contributions concrètes sur des problématiques précises.

4. solliciter de la part des uns et des autres concernés ou intéressés par la crise à des degrés divers, à limiter l’utilisation des médias en particulier les réseaux sociaux qui ne fait que nuire davantage à l’image de l’Eglise et même fragiliser la foi de bon nombre de fidèles et dont les effets à la sortie de crise seront contreproductifs pour la vie de l’Eglise et les relations interpersonnelles.

5. lancer un appel aux parties en présence de faire preuve dans leur communication sociale et leurs relations réciproques, de courage, de tolérance, d’une grande humilité, bref de l’amour comme nous le recommande le Seigneur dans Matthieu 5, 44-45.

Biens aimés(es) frères et sœurs, le chantier est grand tout comme le sont vos attentes justifiées à plusieurs égards. La médiation sait toutefois compter sur votre indulgence et prières ferventes pour la réalisation de la mission à lui confiée par le Seigneur, selon le rythme et la méthode que lui-même inspire.

Avec la foi des enfants de Dieu, la médiation augure positivement que l’EEPT se relèvera et survivra à cette crise pour la gloire du Seigneur.

Chers frères et sœurs fidèles de l’EEPT, c’est l’occasion pour le Comité de Médiation de vous souhaiter de bonnes fêtes de la Nativité et vous présenter les vœux les meilleures pour l’année 2022, Joie, Amour et Paix du CHRIST à tous et à toutes.

 Lomé le 16 Décembre 2021

Pour le Comité de Médiation,

 La Présidente

Professeur Kafui KPEGBA

(Extrait de Adjogblé HAKAicilome.com du 23/12/2021)

Article à consulter sur https://icilome.com/2021/12/togo-crise-a-leept-la-mediation-appelle-a-la-prudence-a-la-retenue-a-la-tolerance/

Médiation : un accord enfin trouvé pour indemniser les victimes de la rue de Trévise


Trois ans après l’explosion de gaz de la rue de Trévise (9e arrondissement), l’un des pires accidents de ce type jamais intervenus à Paris, les nombreuses victimes peuvent espérer être enfin indemnisées entièrement… et Anne Hidalgo peut espérer régler un dossier très symbolique qui risquait de peser sur sa campagne présidentielle déjà difficile.

Un accord-cadre en ce sens a été entériné par les différentes parties prenantes lors d’une ultime réunion de médiation lundi 10 janvier. La maire socialiste de Paris tenait à ce que l’accord soit conclu et officialisé avant la commémoration du troisième anniversaire de l’accident, mercredi matin.

L’objectif de l’accord, négocié depuis des mois ? Créer un fonds, financé notamment par la Ville, GRDF (Engie) et les assureurs. Il prendra en charge toutes les indemnisations, sans attendre le procès pénal qui doit établir les responsabilités de chacun dans l’explosion, peut-être en 2023 ou 2024. » – D. Cosnard -(Extrait de lemonde.fr du 11/01/2022)

En savoir plus sur https://www.lemonde.fr/societe/article/2022/01/11/un-accord-enfin-trouve-pour-indemniser-les-victimes-de-la-rue-de-trevise_6108950_3224.html

Québec : Les limites de la confidentialité en médiation familiale selon le jugement de la cour Suprême du Canada « Association de médiation familiale du Québec c. Isabelle Bisaillon, et al. »


« Les communications entre les conjoints durant des séances de médiation familiale peuvent être utilisées pour prouver l’existence d’une entente de règlement entre ceux-ci, juge la Cour suprême. 

Il s’agit d’une affaire québécoise de droit de la famille concernant des conjoints ayant participé à des séances de médiation familiale afin de régler les modalités de leur séparation. Au Québec, des séances de médiation familiale assurées par des médiateurs accrédités sont mises à la disposition des conjoints mariés, unis civilement ou vivant en union de fait, que ces conjoints aient ou non des enfants. Ce processus est subventionné par le gouvernement provincial.

Madame Isabelle Bisaillon et Monsieur Michel Bouvier ont été conjoints de fait pendant plus de trois ans, période au cours de laquelle ils ont eu deux enfants. Après la fin de leur relation, ils ont participé en 2012 à plusieurs séances de médiation familiale auprès d’un médiateur accrédité en vue de leurs différends concernant le soin des enfants, la résidence familiale et d’autres questions. Au terme de ce processus, le médiateur a préparé un document appelé « résumé des ententes » qui expliquait la manière dont les parties avaient convenu de régler leurs différends.   

En 2014, Mme Bisaillon a intenté en Cour supérieure du Québec une poursuite visant à obtenir plus d’argent que ce qui était prévu dans le résumé. Monsieur Bouvier estimait pour sa part que les conjoints devaient s’en tenir aux modalités prévues par le contrat conclu lors de la médiation et exposées dans le résumé. Madame Bisaillon a nié l’existence du contrat et s’est opposée à ce que le résumé soit admis en preuve, affirmant qu’il était protégé par une règle de confidentialité absolue.

La Cour supérieure a rejeté l’argument de Mme Bisaillon. Dans ses motifs, la cour s’est appuyée sur une décision rendue en 2014 en matière de médiation commerciale et intitulée Union Carbide Inc. c. Bombardier Inc. Dans cette affaire, la Cour suprême a confirmé la confidentialité du processus de médiation, mais reconnu l’application de l’« exception relative aux règlements ». Cette exception permet aux parties à un règlement de prouver l’existence de celui-ci. Sur cette base, la Cour supérieure a conclu que Mme Bisaillon et M. Bouvier avaient conclu un contrat l’un avec l’autre. Madame Bisaillon a fait appel à la Cour d’appel du Québec, qui a elle aussi donné raison à M. Bouvier. Bien que Mme Bisaillon ait décidé de ne pas porter cette décision en appel, l’Association de médiation familiale du Québec a été autorisée à porter la cause de Mme Bisaillon devant la Cour suprême.

La Cour suprême a donné raison à M. Bouvier.

L’exception relative aux règlements s’applique également aux affaires de médiation familiale.

Rédigeant les motifs de jugement de la majorité, le juge Nicholas Kasirer a dit que l’exception relative aux règlements décrite dans Union Carbide peut également s’appliquer aux affaires de médiation familiale. Il a écrit ce qui suit : « Certes, la confidentialité est nécessaire dans toute médiation pour permettre des échanges francs entre les parties en vue d’encourager les règlements. Il est également vrai que, contrairement à ce qui est le cas lors d’une médiation civile ou commerciale, les négociations qui suivent une rupture ont souvent lieu dans une période de bouleversements personnels qui peuvent accentuer la vulnérabilité de l’un ou l’autre des conjoints. »  

Toutefois, le juge Kasirer a expliqué que le processus de médiation familiale offre, en plus de la confidentialité, d’autres garanties afin d’assurer la protection des parties vulnérables. Parmi ces garanties additionnelles, mentionnons le médiateur accrédité et impartial choisi par les parties et le juge qui confirme toute entente découlant de la médiation.

Vu la présence de ces garanties importantes, une règle de confidentialité absolue n’est pas nécessaire. Cela signifie que les gens peuvent recourir à l’exception relative aux règlements pour prouver l’existence et les modalités de ce dont ils ont convenu durant la médiation. » (Extrait de scc-csc.ca du 17/12/2021)

En savoir plus sur https://www.scc-csc.ca/case-dossier/cb/2021/39155-fra.aspx

Jugement de la cour Suprême du Canada à consulter sur https://decisions.scc-csc.ca/scc-csc/scc-csc/fr/item/19119/index.do

« La médiation et l’exécution de l’accord trouvé » par Me Sophie Prestail, avocat et médiateur (affiches.fr)


(…) HOMOLOGATION DE L’ACCORD DE MÉDIATION

Aujourd’hui, la seule solution pour rendre cet accord exécutoire, au sens légal du terme, est de le soumettre à l’homologation du juge. La médiation rejoint alors le monde judiciaire.
Cette homologation par un tribunal est toujours facultative. Elle peut se faire, qu’il s’agisse d’une mesure de médiation judiciaire ou conventionnelle.
Si elle présente d’indéniables avantages, (tels ceux ci-dessus rappelés dont la sécurité et la confiance en la mesure), l’homologation de l’accord par le juge peut néanmoins présenter, dans certains cas notamment, quelques inconvénients.

Le premier bémol est le retour devant les tribunaux, alors précisément que la médiation est en principe considérée comme un mode alternatif de résolution du conflit, et se situe donc hors prétoires.
L’homologation peut également, et plus concrètement, poser un problème de confidentialité.
Confidentialité qui est un des principaux piliers de la médiation. L’accord de médiation, tout comme les échanges durant tout le process, est par principe soumis à une stricte confidentialité (sauf accord express des parties).

Or, l’homologation suppose que l’on communique au juge le contenu de l’accord trouvé, qui ne sera ainsi plus tout à fait confidentiel.

Sa diffusion est ainsi certes limitée, auprès de professionnels de confiance, pour autant, les médiés peuvent conserver à l’esprit la crainte que ce même magistrat garde, même malgré lui, cet accord à l’esprit dans d’autres procès de nature similaire, voir concernant l’un, ou les, signataire(s).

AUTRES PISTES ENVISAGEABLES

Dans le projet de loi Dupond-Moretti, de mars 2021, le garde des Sceaux envisageait de remplacer l’homologation des accords de médiation par le juge, par un simple visa du greffe leur donnant force exécutoire, sans passer par un juge. Il ne s’agirait plus d’une homologation, mais d’une simple délivrance de formule exécutoire. L’autre voie qui a été envisagée, ou à tout le moins proposée, est de donner à l’accord de médiation, la forme d’un acte d’avocat, lorsqu’il est rédigé et contresigné par les conseils des médiés.

La loi française n° 2011-331 du 28 mars 2011 de modernisation des professions judiciaires ou juridiques et certaines professions réglementées a créé l’acte d’avocat (ou l’acte contresigné par avocat). Il s’agit d’un acte, rédigé et signé par les avocats aux côtés de leurs clients, dont les termes font foi, rendant sa remise en cause bien plus compliquée que pour un simple contrat conclu entre les parties.

L’accord de médiation peut, aujourd’hui déjà, parfaitement être formalisé par un acte d’avocat. Pour autant, à ce jour, cet acte ne dispose pas de la valeur d’un titre exécutoire. Il faudrait donc que l’acte d’avocat, à tout le moins lorsqu’il recueillerait un accord de médiation, soit revêtu de la force exécutoire, qui éviterait ainsi d’en confier les termes aux tribunaux, les désengorgeant ainsi bien plus concrètement par la même occasion. » (Extrait de affiches.fr du 8/12/2021)

En savoir plus sur https://www.affiches.fr/infos/droit-et-chiffre/la-mediation-et-lexecution-de-laccord-trouve/

En Nouvelle-Calédonie, la médiation comme « une volonté de comprendre l’autre », entretien avec Jean-Edouard Grésy (ouest-france-fr)


(….) En quoi ces accords vous semblent-ils uniques ?

Parce que dans une médiation, le plus difficile n’est pas de trouver un accord, mais de faire asseoir les deux parties autour d’une même table. Après la violence, les morts, chacun redoute de se retrouver tant la peur de l’agression est forte. Ce que la mission de dialogue accomplit alors pour réunir, à Paris, les deux camps et leurs leaders, l’indépendantiste kanak (1) Jean-Marie Tjibaou et le loyaliste caldoche (2) Jacques Lafleur, est un modèle du genre. Rappelons que deux ans après, en 1990, il y aura la signature de la fin de l’apartheid entre Mandela et De Klerk, en Afrique du Sud. Pour moi, il y a une même intensité et vérité, rarement égalées dans l’histoire des grands conflits.

Tout comme la méthode de négociation…

C’était une méthode ou plutôt un état d’esprit très propre à Michel Rocard. Avec lui, c’était clair : j’enferme tout le monde à Matignon, dans la plus stricte confidentialité, et personne ne sort avant la signature d’un accord. Et avec une volonté essentielle : pour négocier, il faut d’abord une volonté de comprendre l’autre avant de vouloir le convaincre. Comprendre, c’est entendre ses besoins, ses valeurs, s’approcher de lui. Car, plus il y a de la distance, plus il y a de la violence. Plus il y a de la proximité, plus il y a de la tranquillité. C’est le gage d’une sortie honorable du conflit, où personne ne perd la face.

« Cette médiation dit beaucoup sur l’ouverture à l’autre »

Comme anthropologue, qu’est-ce qui vous fascine dans ce conflit ?

Appréhender cette histoire, c’est avant tout découvrir la richesse de la culture kanak. C’est plonger nécessairement dans le rapport à la colonisation dans ce territoire. Qui, il faut le rappeler, subit la violence constitutionnelle du pouvoir des colons, l’accaparement des terres dès le XIXe siècle. Raconter ces accords demande de comprendre toute une histoire pas apaisée, une relation douloureuse entre un peuple présent depuis 3 000 ans et ceux venus occuper leur île. Pour moi qui suis issu d’une famille de pieds-noirs algériens, cela avait de la résonance. Cette médiation dit beaucoup de choses sur l’ouverture à l’altérité, le respect des cultures et des coutumes, la reconnaissance de la souffrance, la capacité de pardon, le refus de la vengeance… Des questions qui reviennent souvent dans le lien de la France avec les territoires d’Outre-mer, comme aux Antilles actuellement. » -V. Parlan -(Extrait de ouest–france-fr du 5/12/2021)

En savoir plus sur https://amp-ouest–france-fr.cdn.ampproject.org/c/s/amp.ouest-france.fr/monde/nouvelle-caledonie/entretien-en-nouvelle-caledonie-la-mediation-comme-une-volonte-de-comprendre-l-autre-c249f6d0-5449-11ec-b168-f1d68b3a49db

Obligation vaccinale en Martinique : la mission de médiation est terminée, un rapport de préconisation sera remis au gouvernement


martiniqueLa 1ère

« Quelques jours après la rencontre avec l’intersyndicale (8 novembre 2021), la mission de médiation s’est clôturée le vendredi 12 novembre 2021. Les médiateurs ont dressé le contenu du rapport de préconisation qui sera remis au gouvernement, au cours d’une conférence de presse ce samedi 13 novembre 2021.

Prévue entre le 3 et le 12 novembre 2021, l’heure est au bilan pour la mission de médiation composée de la médiatrice nationale Danielle Toupillier, du Docteur Emmanuel Gordien, virologue à l’Hôpital Avicenne, et de Léandre Beauroy, directeur du travail à la Préfecture de Martinique.

Les membres de la mission constatent que la médiation n’a pas pu se tenir dans des conditions idéales. Il n’y a pas eu de débats ni de rencontres avec l’ensemble des organisations syndicales.

À l’issue de ces deux semaines sur place, un rapport de préconisation a été dressé. Il sera remis aux ministres en demandant la poursuite de la mission. 

Des propositions… 

Dans ce document, les médiateurs préconisent un assouplissement des mesures, sans déroger au respect des règles sanitaires. Ainsi, ils proposent de repousser l’obligation vaccinale avec un étalement de la mise en place au 6 décembre pour la première dose et fin décembre pour la 2e. Des tests PCR sont proposés pour contrôler entre les deux injections.
Ils suggèrent aussi de prolonger la gratuité des tests antigéniques et PCR jusqu’au 31 décembre 2021.

Concernant l’aspect humain, ils encouragent un accompagnement social des personnels qui ne veulent pas se faire vacciner et un assouplissement des mesures contre les non-vaccinés jusqu’au 31 décembre 2021. Ils proposent également des mesures de reclassement pour les professionnels de santé, un accompagnement et un soutien psychologique et social pour les personnels soignants.

Les médiateurs ont relevé une baisse de l’attractivité professionnelle du milieu de la santé en Martinique et proposent d’aménager des « faveurs », même salariales, pour les médecins afin de diminuer les rotations.  » – P. Pinel-Féréol – F. Théodose- (Extrait de la1ere.francetvinfo.fr du 13/11/2021=

En savoir plus sur https://la1ere.francetvinfo.fr/martinique/la-mission-de-mediation-est-terminee-un-rapport-de-preconisation-sera-remis-au-gouvernement-1153687.amp

La Métropole de Lyon a annoncé la signature d’un accord de médiation garantissant l’occupation d’un bâtiment métropolitain


« Mardi 6 juillet, la Métropole de Lyon a annoncé la signature d’un accord de médiation garantissant l’occupation d’un bâtiment métropolitain cours Lafayette, dans le 3e arrondissement. Accouché dans la douleur, cet accord ne soulève pas l’enthousiasme ni des habitants du squat, ni des soutiens.

Autre lieu, autre contexte. La Métropole de Lyon a annoncé la signature d’un accord de médiation avec les occupants du squat « Lafayette », dans le 3e arrondissement de Lyon. Après une première convention signée avec un squat à Vaise en mai dernier, la collectivité autorise l’occupation d’un bâtiment métropolitain et va effectuer des travaux pour le confort de vie des habitants. En échange : les squatteurs s’engagent à quitter les lieux le 30 juin 2022. Ce faisant, la Métropole acte ainsi la naissance d’un second squat « officiel » à Lyon.

(…)

Avant cette signature, la Métropole était dans une procédure judiciaire visant à faire expulser les occupants du squat Lafayette. La collectivité avait fait appel à la suite d’une victoire des squatteurs en première instance, le tribunal judiciaire leur ayant laissé deux ans de délai. La Métropole, comme elle le reconnaît dans son communiqué de presse, a finalement accepté la mise en place d’une médiation pour arriver à la signature du dit accord. C’est la Cour d’appel qui a nommé comme médiateur, André Gachet – ancien responsable de l’Alpil (action pour l’insertion par le logement) et membre du même mouvement politique que le vice-président Renaud Payre. C’est par son biais que se sont fait les négociations. » (Extrait de rue89lyon.fr du 8/07/2021)

En savoir plus sur https://www.rue89lyon.fr/2021/07/08/lyon-un-nouveau-squat-officiel-cours-lafayette/

MALI: ACCORD POUR LA PAIX ET LA RÉCONCILIATION : LE CHEF DE LA SECTION MÉDIATION DE LA MINUSMA FAIT LE POINT


« AU COURS DE SA PRÉSENTATION, DANILSON LOPES DA ROSA A INDIQUÉ QUE LA DATE ANNIVERSAIRE DE LA SIGNATURE DE L’ACCORD EST UNE OCCASION RENOUVELÉE DE REVENIR SUR LE CHEMIN PARCOURU DANS LA MISE EN ŒUVRE DES ENGAGEMENTS SOUSCRITS PAR LES MALIENS AVEC L’APPUI DE LEURS PARTENAIRES ET SUR CE QUI RESTE À FAIRE POUR LE PARACHÈVEMENT DES OBJECTIFS DE L’ACCORD.

Selon lui, malgré certaines lenteurs, l’accord pour la paix a enregistré d’importants progrès dans sa mise en œuvre, grâce à la volonté des filles et fils du Mali qui ont choisi la voie du dialogue pour résoudre les problèmes auxquels leur pays était confronté. Parmi ces progrès, l’on peut noter la cessation des hostilités entre les belligérants ; l’amélioration du climat de travail au sein de la partie malienne ayant facilité l’opérationnalisation ou le parachèvement de la mise en œuvre de plusieurs actions prioritaires en prenant en compte les préoccupations légitimes des populations locales. Par ailleurs, dans le but de rapprocher le processus de paix des populations locales, le chef de Section a mentionné la délocalisation de la 5e réunion de haut niveau et de 42è session ordinaire du Comité de suivi de l’Accord (CSA), tenues respectivement à Kidal en février et à Kayes en mars 2021.

Poursuivant, Danilson Lopes Da Rosa a laissé entendre que l’accord a permis d’ouvrir la voie au lancement de chantiers divers pour le rétablissement de la paix et de l’autorité de l’état dans les zones concernées, le renforcement de la cohésion sociale. Ainsi, des avancées ont été enregistrées avec la mise en place et l’opérationnalisation des autorités intérimaires dans les régions concernées. à cela, s’ajoutent les progrès réalisés sur le plan réforme du secteur de la défense et de sécurité avec la création des institutions devant piloter ce processus, tels que la CNDD, la CNRSS, etc. Sur le plan pratique, le DDR-Accéléré portant 3.000 ex combattants a été lancé. 1.840 ex-combattants ont déjà été concernés et, le redéploiement vers Kidal de la 3è compagnie du bataillon de l’armée reconstituée commencé le mercredi 22 juin.

Parlant des objectifs de l’Accord, le chef de la section Médiation a indiqué que ceux-ci progressent de manière significative avec, notamment l’adoption des textes relatifs à la mise en place de la stratégie spécifique de développement des régions du Nord et de la Zone y afférente. Le Fonds de développement durable, outil de financement indispensable pour répondre aux attentes de la population en la matière, a déjà validé 16 projets pilotes pour un coût estimé à 38,450 milliards de Fcfa. Ces projets devraient être lancés dans bientôt.

Le volet réconciliation, justice et questions humanitaires de l’accord n’a pas été occulté par le conférencier, car, à l’en croire, l’on peut noter avec satisfaction la mise en œuvre des engagements souscrits qui sont en cours avec la tenue de la Conférence d’entente nationale et l’adoption de la Loi sur l’entente nationale y afférente. L’opérationnalisation de la Commission vérité justice réconciliation (CVJR) et l’adoption du document de Politique nationale de justice transitionnelle a facilité la tenue de trois auditions publiques des victimes. La Commission d’enquête internationale établie en vertu de l’Accord a déjà remis son rapport final; ce qui complète l’effort consenti en vue de jeter la lumière sur les atrocités subies par les victimes.

Il faut noter qu’après plusieurs efforts consentis par les parties signataires et la Médiation internationale, les femmes sont désormais présentes dans tous les mécanismes de l’accord toute chose qui en élargira la base et renforcera la participation des femmes. Danilson Lopes Da Rosa a salué la mémoire des personnalités disparues et qui se sont investies pour le retour de la paix au Mali. » – Source : secrétariat du CSA -(Extrait de maliactu.net du 25/06/2021)

En savoir plus sur https://maliactu.net/mali-accord-pour-la-paix-et-la-reconciliation-le-chef-de-la-section-mediation-de-la-minusma-fait-le-point/amp/?__cf_chl_jschl_tk__=1b3f01e54318218be2f46a4bc5b5457b29948f86-1625175988-0-AWxJxxClmgoI-IkoxjJq-b9SFYd6SWUTsWCU83pRH9dPYOfihsQD-NPk3o2sAusjHKJfb431ySPSyg-zkwnfxbWuYTSK2VKbgd8L0ke2GsvvqAa8PfIbAcGmawD1RnWbrBGh8yya1-84uoghTCd5nCSQd9zC-Rs9IfgyuLSLxK6Eb6bI5YY4Cqm5dqCihPrauWU7MXoSDpXkOElFZfeim7trC6dDG3iQHTHkjILFl13kWXMggyAi9tHIR0mVZXgI7Xu2zCXFnJu68Jk9Enr5DE4dkbLmXO9covBJkLMNwNLtwMTtaaBS7zSIxRfHWRIGkfbDCDA9O0RbTnbQ-qVjMAIn5ZvVDFkQygXxR6i1tC75q8kHULhX_zBT71VJfCZAzK0GTJUTNLZipxROIj_101BXxR7cPM2ZLVgy_jW7JKowpvlb-S62CmpVfQLOxZWkhG54W-33EPkxqmUXKyHOVJicS3VEGRiXQJE-4gxDOyp0pA9dntvDWh5Fc0IQ4XOPW928OFCbeNNNblI95YY84cHygCgVbncbHt0rMrLbi2eWpAgdJL17upVu3lethpNlnkrgU9jTg_YE0CpBo5_Xb6h2lZjOMv2eniCt0mEHZRJt

Fin de grève à la suite d’une médiation pour les salariés du nettoyage de l’hôtel Ibis Batignolles


« Une médiation, après vingt-deux mois de lutte, a permis à ces femmes de chambre du sous-traitant STN d’obtenir l’amélioration de leurs conditions de travail.

« C’est la joie ! » Après vingt-deux mois de lutte – dont huit de grève et quatorze mois d’activité partielle –, la « victoire » est au rendez-vous pour Sylvie Kimissa, femme de chambre à l’hôtel Ibis Batignolles de Paris, et dix-neuf de ses collègues. Un protocole d’accord, qui sera finalisé mardi 25 mai, a été négocié entre la CGT des hôtels de prestige et économiques (CGT-HPE), AccorInvest, la foncière immobilière d’Accor, et STN, le sous-traitant du nettoyage employeur des salariés. Selon la CGT-HPE, la direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités (Dreets, anciennement Direccte), également signataire, avait mis en place en février une médiation à la demande du syndicat » -F. Aizicovici -(Extrait de lemonde.fr du 24/05/2021)

En savoir plus sur https://www.lemonde.fr/economie/article/2021/05/24/fin-de-greve-victorieuse-pour-les-salaries-du-nettoyage-de-l-hotel-ibis-batignolles_6081279_3234.html?utm_medium=Social&utm_source=Twitter#Echobox=1621884458

Grand Café de la Médiation à Lyon – Thème : les accords en médiation, le 2 juin 2021 à 17h30


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Une table ronde de professionnels du droit et de la médiation.
Organisé par l’Association Nationale des Médiateurs ANM, Médiation du Rhône, l’Université Lyon 2 et le Barreau de Lyon.

Inscriptions : https://lnkd.in/ea2JtyX