« L’écoute empathique » par Catherine EMMANUEL (intermedies-mediation.com)


INTER-médiés La revue de la Médiation

« Combien de discussions stériles où chacun défend âprement son point de vue pour s’apercevoir, in fine, qu’ils ne parlaient pas de la même chose, voire même qu’ils étaient d’accord mais ne s’exprimaient pas de la même façon. Au mieux, on pratique une écoute projective en n’entendant que ce qui résonne dans notre propre cadre de référence, ou adhésive en n’entendant que ce avec quoi l’on est d’accord ; au pire, on pratique une écoute passive du cause toujours ou évaluative propre aux attitudes de Porter (évaluation, interprétation, investigation, solution, consolation). En d’autres termes, au lieu de prendre le temps d’écouter l’autre on cherche surtout à s’en faire entendre : la communication dégénère et le conflit apparaît.

Or, il existe une manière d’écouter qui favorise l’entente dans tous les sens du terme : l’écoute empathique, conceptualisée par Carl Rogers, psychologue américain humaniste (1902–1987) dont s’est inspiré Marshall Rosenberg en modélisant la Communication non violente (CNV). Initialement technique d’accompagnement thérapeutique (1), l’écoute empathique offre un intérêt majeur pour tous ceux qui souhaitent bien communiquer et gérer au mieux les conflits. De quoi s’agit-il exactement ?

L’empathie

Du grec en-pathéia, l’écoute empathique désigne la capacité de s’inscrire dans le monde subjectif d’autrui avec sensibilité, acuité, douceur, respect, neutralité et bienveillance pour le comprendre de l’intérieur en laissant de côté ses propres valeurs, croyances et besoins : la compréhension empathique est une « compréhension avec une personne et non à son sujet » (2). Précisons que, loin de toute contagion sentimentale, l’empathie ne saurait être confondue avec la sympathie, la compassion ou la pitié : « Sentir le monde privé du client comme s’il était le vôtre, mais sans jamais oublier la qualité du comme si – telle est l’empathie » (3).

Une écoute active

Ingrédient majeur dans le processus de communication non violent, l’écoute empathique est aussi appelée écoute active et implique huit comportements :

  1. être dans une posture d’ouverture, accueil, disponibilité et attention
  2. Faire silence pour pouvoir accueillir les mots de l’autre
  3. Donner des signes d’intérêt pour encourager la personne à poursuivre
  4. Regarder la personne et se mettre au diapason de son attitude
  5. écouter les mots clefs de la personne et les reprendre
  6. Se synchroniser avec son état émotionnel
  7. Poser des questions ouvertes de clarification
  8. Reformuler

Les vertus de l’écoute empathique

Se connecter à l’autre d’un point de vue émotionnel
Se connecter à ce qui est vivant en lui.(4)

Comprendre l’autre dans son propre cadre de référence
Entrer dans le monde personnel et intérieur de l’autre tel qu’il le perçoit. (5)

Montrer à l’autre qu’on l’a compris
Quand une personne souffre trop pour entendre les besoins de l’autre, nous lui donnons de l’empathie, en prenant tout le temps nécessaire pour qu’elle sache que sa douleur a été entendue.(6)

Clarifier les besoins profonds derrière les positions affichées
écouter le message qui se cache derrière le non nous aide à comprendre les besoins de l’autre. Quand il dit non, il dit qu’il a un besoin qui l’empêche de dire oui à ce que nous demandons. (7)

Gagner en tolérance
Ma compréhension de ces individus leur permet (…) d’accepter leurs propres craintes, leurs idées bizarres, leur sentiment du tragique de la vie et leur découragement ainsi que leurs moments de courage, de bonté, d’amour et de sensibilité. (8)

Gagner en conscience
C’est comme si la carte de l’expression des sentiments en était venue à correspondre de plus près au territoire de l’expérience émotionnelle réelle. (9)

Favoriser l’intercompréhension
Tout être est une île, au sens le plus réel du mot, et il ne peut construire un pont pour communiquer avec d’autres îles que s’il est prêt à être lui-même et s’il lui est permis de l’être. (10)

Favoriser l’auto-empathie
Mon intervention est plus efficace quand j’arrive à m’écouter et à m’accepter et que je peux être moi-même. (11)

Favoriser le changement
Quand j’ai été écouté et entendu, je deviens capable de percevoir d’un œil nouveau mon monde intérieur et d’aller de l’avant. (12)

Sortir d’une logique binaire
Lorsque les participants à une discussion se rendent compte qu’ils sont compris (…) il n’est plus nécessaire de conserver l’attitude de celui qui déclare : J’ai raison à 100 %, tu as tort à 100 %. (13)

Favoriser une solution amiable
La solution est obtenue en créant une situation dans laquelle chacune des différentes parties arrive à comprendre l’autre du point de vue de l’autre. (14)

Point de départ de toute communication réussie, l’écoute empathique est un « art de la présence » par lequel chacun peut s’inscrire dans une relation pacifiée de personne à personne : « Il n’est en aucune manière plus facile d’accepter vraiment une autre personne que de la comprendre. » (15)

Nulle surprise à ce que l’écoute empathique soit au cœur de la médiation, comme le montre le témoignage suivant : « Je voulais vous remercier pour l’importante séance de ce jour (…) parce qu’elle m’a permis de retrouver une voix, d’exprimer et de faire entendre ce qui ne l’était plus. (…) Vous avez remis en route quelque chose qui, bloqué chez moi, bloquait aussi la relation et la communication, et va redonner de la vitalité, là où je m’épuisais littéralement. Je vais pouvoir me remettre debout. »  (Extrait de intermedies-mediation du 17/01/2021)

En savoir plus sur https://intermedies-mediation.com/lecoute-empathique/

Retraite complémentaire Agirc-Arrco : un médiateur pour régler les contentieux


Capital

« La retraite complémentaire des salariés du privé Agirc-Arrco, s’est dotée, au 1er janvier 2021, d’un médiateur. Nommé à ce poste, Jean-Louis Deroussen de la CFTC explique comment il veut dénouer les situations d’incompréhension qui peuvent parfois exister entre les ressortissants du régime et les groupes de protection sociale qui composent l’Agirc-Arrco.

Capital : Pour quelles raisons l’Agirc-Arrco a décidé de mettre en place un médiateur ?

Jean-Louis Deroussen : Il existe déjà au sein de notre fédération une direction juridique qui est l’interlocuteur des retraités, des salariés, mais aussi des groupes de protection sociale et des entreprises qui estiment avoir un désaccord avec le régime de retraite complémentaire Agirc-Arrco. Chaque groupe de protection sociale dispose aussi de conciliateurs. Pour humaniser davantage la relation avec les assurés du régime, les partenaires sociaux ont décidé, dans le cadre de l’accord national interprofessionnel de 2017, de mettre en place un médiateur indépendant, qui soit extérieur à la fédération Agirc-Arrco mais aussi aux groupes de protection sociale. Ce dispositif existe déjà par exemple à la Caisse nationale d’assurance vieillesse ou encore à Pôle emploi.

Capital : Quel sera votre rôle ?

Jean-Louis Deroussen : Ces derniers mois nous avons travaillé avec les collaborateurs de la direction juridique de l’Agirc-Arrco pour construire ce nouveau dispositif. Nous avons mis en place une charte de la médiation qui précise que tout ressortissant du régime qui est en désaccord avec une décision qui le concerne peut saisir la médiation. Il peut s’agir de décisions concernant le montant des cotisations encaissées, d’un désaccord sur le montant de la pension pour un retraité qui vient de liquider sa retraite ou encore d’une entreprise qui est en désaccord avec les cotisations qui lui sont appelées. Le ressortissant doit d’abord prendre contact avec l’interlocuteur direct de son institution ou caisse de retraite complémentaire Agirc-Arrco gérée par les groupes de protection sociale (Malakoff-Humanis, Ag2r La Mondiale, Apicil, Klesia…, ndlr). Mais si le désaccord persiste ou en cas d’absence de réponse au-delà de trois mois, il peut alors faire appel au médiateur, via par exemple une adresse mail.

Capital : Quels sont vos moyens d’action ?

Jean-Louis Deroussen : Le service médiation de la fédération, composé aujourd’hui de 4 personnes, prend contact avec l’institution pour récupérer tous les éléments qui l’ont amenée à prendre sa décision. Il pèse alors le pour et le contre, regarde s’il y a un oubli, une erreur. Il ne s’agit pas de détourner ou de ne pas appliquer la législation. Le médiateur rend un avis. Il est définitif et l’institution doit mettre en œuvre la décision du médiateur. Ce n’est pas une décision unilatérale mais qui résulte d’un échange avec les juristes, l’institution elle-même. C’est un partage de compréhension. La médiation s’engage à notifier sa réponse dans un délai de deux mois après sa saisie. Il a toujours la possibilité de pourvoi juridique, mais dans ce cas, la médiation se retire. » (Extrait msn.com du 26/01/2021)

En savoir plus sur https://www.msn.com/fr-fr/actualite/other/retraite-compl%c3%a9mentaire-agirc-arrco-un-m%c3%a9diateur-pour-r%c3%a9gler-les-contentieux/ar-BB1d6qDI

Colloque en ligne/webinaire : le temps des MARCs organisé par le jeune barreau de Bruxelles, le 10/2/2021 (14:00 – 18:30)


En savoir plus sur https://www.cjbb.be/event/colloque-en-ligne-le-temps-des-marcs-2021-02-10-154/register

Création en 2020 du Centre International pour la Médiation dans les Forces Armées (CIFMA) à Genève


« Le Centre International pour la Médiation dans les Forces Armées (CIMFA) est une association non-gouvernementale sans but lucratif créée en 2020. Située à Genève, en Suisse, elle cherche à promouvoir et à développer la médiation dans les Forces armées en conformité avec les droits de l’Homme portés par les institutions internationales telles que l’ONU et la Croix-Rouge. Depuis cinquante ans, la médiation s’est développée et étendue à tous les champs de l’activité humaine. La vie militaire a échappé, longtemps, à ce phénomène en raison de sa spécificité par rapport à la vie civile. Le but poursuivi par le CIMFA est de proposer, par l’élaboration d’un guide de bonnes pratiques, un modèle répondant au plus près aux exigences du modèle idéal de médiation, adapté aux impératifs du commandement et aux droits des militaires. L’Association propose aussi la mise en œuvre de programmes de formation destinés aux représentants des Etats souhaitant développer la médiation dans leurs Forces armées. » (Extrait de icmaf.ch )

En savoir plus sur https://www.icmaf.ch/statutes/

« Pour la qualité de la médiation: la formation avant toute chose » par Michèle Guillaume-Hofnung, Professeure émérite des Facultés de Droit, Directrice de l’Institut de médiation IMGH (Cercle K2)


Pour la qualité de la médiation : la formation avant toute chose - publication Cercle K2

« Cet article complète deux vidéos du Cercle K2 (lien de la première vidéolien de la seconde vidéo) présentant la médiation « comme un processus de communication éthique reposant sur la responsabilité et l’autonomie des participants, dans lequel un tiers – impartial, indépendant, neutre, avec la seule autorité que lui reconnaissent les médieurs – favorise par des entretiens confidentiels l’établissement, le rétablissement du lien social, la prévention ou le règlement de la situation en cause ».

À un moment où la nécessité de développer la médiation fait l’objet d’une prise de conscience grandissante, la question de la démarche-qualité qui doit l’entourer s’impose. La formation des médiateurs, mais aussi l’initiation des prescripteurs, au premier rang desquels les magistrats des deux ordres, les acteurs publics de sa diffusion méritent une attention particulière.

Les lacunes actuelles

La formation des médiateurs et l’initiation de leurs partenaires seraient gages de sérieux et de sincérité des promoteurs de la médiation. Elles témoigneraient d’une réflexion préalable, là où prévaut encore trop souvent le réflexe de facilité qui n’apporte qu’une réponse de façade. L’action combinée du syndrome de Monsieur Jourdain, qui conduisait certains professionnels ou certains élus à croire qu’ils avaient toujours fait de la médiation sans le savoir, et du syndrome du médiateur naturel, qui conduisait les mêmes à croire que leur métier ou leur position socio-professionnelle les désignait naturellement  comme médiateurs a beaucoup retardé la conscience de la nécessité d’une formation.

Les pouvoirs publics, tant nationaux qu’européens, commencent à prendre conscience de sa nécessité. La résolution du Parlement européen du 13 septembre 2011 sur la mise en œuvre de la directive relative à la médiation dans les États membres y prête attention.

L’exigence primordiale de formation

Primordiale aux deux sens du terme, de première importance et qui doit venir en premier chronologiquement. On pense bien sûr à la formation des médiateurs qui garantit la qualité de leur intervention, mais aussi à l’initiation de leurs partenaires, tout aussi décisive pour ne pas créer de rupture dans sa mise en œuvre. Au stade où en est le développement de la médiation contemporaine, c’est-à-dire à ses débuts, n’est-il pas vital de former ou au moins d’initier les décideurs publics et privés  à ce qu’elle est avant qu’ils ne légifèrent ou tentent de l’instaurer et de la normaliser ? La médiation est fragile car convoitée pour des raisons souvent contradictoires. Les responsables économiques, politiques, nationaux, locaux et européens ont-ils la même  médiation en tête lorsqu’ils propagent le mot ? Pire est-on sûr que ce ne soit pas en réalité de la conciliation ou de la régulation ou du traitement massif de réclamations ? Chacun s’en fait sa propre idée mais, faute de formation ou d’initiation, ils ne perçoivent même pas qu’ils confondent médiation, conciliation et arbitrage. Ils dotent ainsi la médiation d’un régime juridique inadapté et placent les médiateurs dans l’incapacité de mettre en œuvre un authentique processus de médiation. Ils ne les mettent  pas non plus en position de tiers, vraiment extérieurs indépendants, impartiaux et sans pouvoir. Ils privent ainsi la société d’une véritable innovation.

La formation préalable est une exigence éthique qui fonde la légitimité des médiateurs et de leurs formateurs ainsi que la fiabilité de ses promoteurs

La perception de l’importance de la formation ouvre un vaste chantier. Des enjeux de pouvoirs et financiers troublent la réflexion. Il faut traiter le thème sans naïveté en mesurant bien les conséquences des choix entre options apparemment anodines, comme par exemple la question de savoir s’il faut traiter de la formation à la médiation ou de celle des médiateurs. Ce n’est pas tout à fait pareil. On peut se former ou s’initier à la médiation sans pour autant vouloir exercer le métier de médiateur. Le souci louable de savoir ce qu’on ordonne, ce qu’on finance, de quoi il s’agit lorsqu’on légifère constitue en soi une justification suffisante pour s’initier. Lorsque le législateur adopte une loi, rendant selon un oxymore létal la médiation obligatoire, n’apporte-t-il pas involontairement et a contrario la preuve que l’onction du suffrage ne vaut pas initiation, encore moins formation. Le singulier qui prévaut, lorsqu’on forme à la médiation, insiste à la fois sur l’identité singulière de la médiation et sur son unité fondamentale. Au contraire, le pluriel inscrit dans la formation des médiateurs ouvre la voix à l’atomisation de la médiation par des formations spécialisées et au risque de perte de sens commun. Ces considérations valent aussi bien pour les initiations que pour la formation à la médiation.

Qu’est-ce qu’une formation à la médiation ?

Pour que la formation constitue une garantie fondamentale, elle doit répondre à des critères essentiels et, pour commencer, être une formation. Elle doit porter sur la médiation et rien que la médiation. La formation avant toute chose mais par sur n’importe quelle base, à  n’importe quoi, n’importe comment et par n’importe qui.

La formation des médiateurs doit être une formation. Il faut beaucoup de lucidité et de détermination pour résister à la tentation de diplômes ou de certificats obtenus rapidement. Les médiateurs qui acceptent l’effort d’une formation consistante sont de plus en plus nombreux. La formation requiert un étalement dans le temps pour permettre les transformations, les mises en perspectives des formations précédentes, l’assimilation en profondeur de données nouvelles et l’établissement de liens entre les membres du groupe. Il faut se départir des déformations professionnelles initiales pour se recomposer une identité de médiateur. La médiation n’étant ni une branche du travail social ni une variante de la thérapie ni une province du travail juridictionnel, elle requiert un travail personnel approfondi pour trouver et construire la posture juste.  » (Extrait de cercle-k2.fr/etudes

En savoir plus sur https://www.cercle-k2.fr/etudes/pour-la-qualite-de-la-mediation-la-formation-avant-toute-chose-477?s=03

FORMATION initiale à la MEDIATION de l’IEAM Mediation Expertise Arbitrage


« Une formation de 10 jours, répartie sur 10 journées (5 fois 2 jours), étalée sur 3 à 4 mois.
=> Avec une formation théorique (processus, textes en vigueur, …)
=> Avec l’étude d’une dizaine de cas, jeux de rôle en situation de médiation

OBJECTIFS DE LA FORMATION :
– Une première sensibilisation, formation à la pratique de la Médiation.
– La découverte du processus de Médiation, des « outils » de la Médiation.
– L’approche du conflit, le déroulement d’une médiation et la posture du médiateur.

MODALITES PEDAGOGIQUES :
– Une alternance d’exposés théoriques et de mises en situation de Médiation.
– Des Débriefings et apports développés.

ATOUTS de la FORMATION IEAM :
– Des formateurs, praticiens très expérimentés en Médiation, de profils différents pour une large vision de la Médiation.
– Un nombre restreint de participants, environ 15, pour une participation et une relation plus approfondie. Ceci permet un meilleur suivi individuel.
– L’absence de redondances inutiles puisqu’un formateur est présent tout au long de la formation.
– L’aspect extrêmement pratique de la formation avec de nombreuses mises en situation et des débriefings étayés.
– Le pragmatisme de l’enseignement.
– La possibilité d’échanger avec des médiateurs qui se proposent de venir partager avec vous leurs expériences.

LIEU de la FORMATION :
– PARIS (début de la formation à 10 h pour accueillir les participants de province), ou en Région, selon la demande.

FORMAT de la FORMATION :
– Dix jours sur cinq fois deux jours
– Prochaine session les 4 et 5 février, 4 et 5 mars, 8 et 9 avril, 6 et 7 mai, 10 et 11 juin 2021

PARTICIPANTS :
– Chefs d’Entreprise, Avocats, Notaires, Experts, Architectes, DRH, …….

PRIX :
– 3 900 € pour la formation initiale de 10 jours soit 70 heures
– 4 600 € pour la formation initiale de 70 heures et la formation complémentaire.
– Formation Datadockée » (Extrait de ieam.eu)

En savoir plus sur https://www.ieam.eu/presentation-formations/formation-initiale-a-la-mediation

Webinaire : « La médiation à distance dans ses aspects pratiques » par Céline Vallières, médiatrice et formatrice (Québec) , le 2/02/2021 de 11h30 à 12h30 (Québec) de 17h30 à 18h30 (Paris)


                                           

La médiation à distance dans ses aspects pratiques

En savoir plus sur https://celinevallieres.com/tc-evenements/la-mediation-a-distance-dans-ses-aspects-pratiques/

Appel à manifestations d’intérêt de l’AUF ; initiation à la médiation dans les universités


« Dans le cadre de la mise en œuvre de son projet « Dialogue interculturel au Moyen-Orient », l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF) au Moyen-Orient considère les actions de sensibilisation et de formation à la médiation comme pertinentes pour restaurer le dialogue et créer une dynamique de renforcement de capacités dans ce domaine au sein des établissements universitaires.

Dans cette perspective, l’AUF Moyen-Orient s’associe au Centre professionnel de Médiation (CPM) de l’Université Saint-Joseph de Beyrouth (USJ), premier centre universitaire de médiation au Liban, pour offrir aux étudiants, enseignants ou cadres administratifs de ses universités membres des activités de sensibilisation à la médiation, en mode virtuel en raison de la crise sanitaire mondiale.

L’objectif principal de cette action d’initiation à la médiation est de développer chez le public universitaire une écoute active et une capacité à mieux communiquer, mais aussi de diffuser une culture de paix et de dialogue dans les universités.

L’AUF Moyen-Orient publie cet appel à candidatures, qui a pour finalité d’identifier les établissements intéressés à co-organiser ce type d’atelier en ligne au profit de leur public estudiantin et académique.

Les demandes d’appui doivent être présentées dans le cadre d’un dossier rempli conformément au calendrier de l’appel à manifestations d’intérêt, téléchargeable depuis le site internet de l’AUF Moyen-Orient (www.auf.org/moyen-orient).

Calendrier

  • 20 janvier 2021 : Lancement, mise en ligne et diffusion de l’appel à candidatures par l’AUF
  • 25 février 2021 : Clôture de l’appel à candidatures
  • mi-mars 2021 : Sélection des demandes, publication des résultats
  • À partir de fin mars 2021 : Mise en œuvre des ateliers de formation jusqu’à fin 2021 (Extrait de auf.org/nouvelles du 20/01/2021)

En savoir plus sur https://www.auf.org/nouvelles/appels-a-candidatures/appel-manifestations-dinteret-initiation-la-mediation-dans-les-universites-2/

Résolution en ligne des litiges : obtenir la marque Certilis


« Qu’est-ce que la marque Certilis  ?

Certilis est la marque de garantie des services en ligne de conciliation, de médiation ou d’arbitrage. Elle garantit que le processus de résolution amiable des différends ou d’arbitrage fourni par le service en ligne respecte les obligations fixées par la loi.

Seuls les services en ligne certifiés sont autorisés à utiliser la marque Certilis.

Qui peut être certifié  ?

La certification concerne les personnes physiques ou morales qui fournissent un service en ligne de conciliation, de médiation ou d’arbitrage.

Quels sont les critères à respecter pour être certifié  ?

Les critères à respecter sont définis par les articles 4-1 à 4-3, 4-5 et 4-6 de la loi n°2016-1547 de modernisation de la justice du XXIème siècle. Il s’agit notamment des obligations suivantes :

  • Réaliser sa mission avec compétence, diligence, impartialité, indépendance et dans le respect de la confidentialité ;
  • Respecter les obligations relatives à la protection des données à caractère personnel  ;
  • Ne pas avoir pour seul fondement un traitement algorithmique ou automatisé de données à caractère personnel ;
  • Informer l’usager de façon compréhensible, détaillée et personnalisée sur les modalités selon lesquelles la résolution amiable est réalisée ou l’arbitrage est rendu.

Les critères sont détaillés dans le référentiel de certification du ministère de la justice, approuvé par arrêté du 23 décembre 2020.

Comment faire pour être certifié  et obtenir le droit d’utiliser la marque  ?

Si vous souhaitez utiliser la marque, vous devrez déposer une demande de certification auprès d’un organisme certificateur accrédité. La liste de ces organismes sera mise à disposition sur le site du COFRAC.

L’ouverture des candidatures à la certification est prévue pour la fin du 1er trimestre 2021.

Le processus de certification est détaillé dans le décret n° 2019-1089 du 25 octobre 2019 . Il repose sur un audit permettant de vérifier que les conditions déclinées dans le référentiel de certification des services en ligne de conciliation, de médiation et d’arbitrage approuvé par arrêté du garde des sceaux du 23 décembre 2020 sont remplies.

La certification est valable 3 ans.

Par exception, les conciliateurs de justice, les médiateurs inscrits sur la liste des médiateurs prévue à l’article 22-1 A de la loi n° 95-125 du 8 février 1995 et les médiateurs inscrits sur la liste prévue à l’article L. 615-1 du code de la consommation au titre de leur activité de médiation de consommation, bénéficient, lorsqu’ils fournissent leurs prestations en ligne, de la certification de plein droit. La marque est mise à leur disposition par leur autorité de tutelle, à savoir la cour d’appel s’agissant des conciliateurs de justice et des médiateurs inscrits sur les listes de la cour d’appel et la commission d’évaluation et de contrôle des médiateurs de la consommation s’agissant des médiateurs de la consommation.

Comment utiliser la marque Certilis  ?

Les services en ligne certifiés bénéficient du droit d’usage de la marque Certilis. Ils reçoivent un kit comprenant :

  • le règlement d’usage et la charte d’usage de la marque ;
  • le logo et la charte graphique.

Ils s’engagent à les respecter. (Extrait de justice.gouv.fr/le-ministere-de-la-justice du 20/01/2021)

En savoir plus sur http://www.justice.gouv.fr/le-ministere-de-la-justice-10017/direction-des-services-judiciaires-10022/resolution-en-ligne-des-litiges-obtenir-la-marque-certilis-33717.html

Visio-médiation: « PARAMÈTRES ZOOM RECOMMANDÉS » par la Conférence des Arbitres du Québec


Les recommandations qui suivent sont basées sur la dernière mise à jour des paramètres de Zoom
pour les détenteurs d’une licence en date du 18 avril 2020. Le présent document est issu des
recommandations de MM. Chris Albertyn et Keith Greenberg, arbitres pratiquant en Ontario et
membres de la National Academy of Arbitrators et constituent nos préférences dans
l’organisation des paramètres de Zoom pour la conduite d’une audience d’arbitrage ou la tenue
d’une séance de médiation en droit du travail. Ces recommandations sont formulées en fonction
de nos connaissances des fonctions, des paramètres de confidentialité et de sécurité de la
plate-forme Zoom. Cependant, le présent document ne contient justement que des
recommandations du Comité sur l’arbitrage et la médiation par visioconférence et autres
méthodes alternatives, et les utilisateurs sont donc libres de configurer la plate-forme Zoom selon
leurs préférences personnelles.
Nous tenons à remercier la National Academy of Arbitrators de nous avoir permis de traduire et
de reproduire en partie leur document et surtout, de nous avoir autorisés à nous inspirer
largement de leurs recommandations.
Le Comité sur l’arbitrage et la médiation par visioconférence et autres méthodes alternatives,
Par Me Johanne Cavé, Me Francine Lamy, Me Éric Lévesque, Me Joëlle L’Heureux et Me Nancy
Ménard-Chen

En savoir plus sur https://www.barreau.qc.ca/media/2412/20200423-conference-arbitres-parametres-techniques-videoconference.pdf