Médiation du crédit: plus de 5.000 entreprises aidées depuis le début de la crise sanitaire


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« La médiation du crédit, dispositif pour venir en aide aux PME, a aidé 5.119 entreprises entre début avril et fin septembre, soit plus de huit fois plus que sur toute l’année 2019, a annoncé mardi la Banque de France.À LIRE AUSSI : Les PME françaises toujours pénalisées par les retards de paiement des factures

Au total, 10.539 entreprises ont été éligibles à la médiation du crédit, «essentiellement à la suite d’un refus initial d’octroi d’un prêt garanti par l’État (PGE)», et une solution a été apportée dans 51,4% des cas, préservant ainsi 61.157 emplois, a détaillé la banque centrale française dans un communiqué.

À titre de comparaison, en 2019, la médiation du crédit avait aidé plus de 600 entreprises pour environ 1.000 dossiers éligibles.

Forte demande des TPE

Plus des trois quarts des demandes en 2020 ont eu lieu au deuxième trimestre, au plus fort de la crise du Covid-19 et lorsqu’un confinement strict a été mis en place dans le pays. Parmi les saisines effectuées depuis avril, une forte majorité de très petites entreprises de moins de dix salariés (83,8%), dont une part importante dans les secteurs des services (54%) et du commerce (23,3%).

La médiation du crédit est un processus par lequel la Banque de France intervient pour les PME auprès des banques commerciales ou des assureurs crédit.

Le montant des crédits demandés s’est élevé à 2,3 milliards d’euros, un montant relativement faible par rapport aux 120 milliards accordés par les PGE, «en raison du faible taux de refus des banques», estimé à 2,7%, explique la Banque de France. » (Extrait de lefigaro.fr du 20/10/2020)

En savoir plus sur https://www.lefigaro.fr/flash-eco/mediation-du-credit-plus-de-5-000-entreprises-aidees-depuis-le-debut-de-la-crise-sanitaire-20201020?RelatedContentIds=Article-BB1a8SK3,Article-BB1a9ey5,Article-BB1a8TSS

Vidéo : Pour les litiges du quotidien inférieurs à 5 000 euros, le recours à un conciliateur de justice est devenu obligatoire. (« Envoyé spécial »)


Voisins bruyants, haie mal taillée, conflit avec un entrepreneur, une compagnie aérienne ou un fournisseur internet : depuis le 1er janvier 2020, pour les litiges du quotidien inférieurs à 5 000 euros, il n’est plus possible d’aller directement au tribunal, le recours à un conciliateur de justice est devenu obligatoire. Objectif : désengorger les tribunaux, où le traitement de ces affaires peut parfois prendre des années.     

L’indemnité de 400 euros par an ne couvre pas tous les frais des conciliateurs

A Moulins, François, retraité, tente au quotidien de renouer les fils du dialogue, avant que les situations ne dégénèrent. Près de Bordeaux, Marie-Claire, traite 120 dossiers par an et se déplace deux jours par mois dans les mairies et sur le terrain. A Perpignan, Jean-Marc souhaite lui aussi aider les gens à régler leurs problèmes sans aller au tribunal. Seulement, il souffre d’un certain manque de reconnaissance : l’Etat ne lui verse qu’une indemnité forfaitaire d’environ 400 euros par an, bien loin de couvrir tous ses frais…

Un reportage d’Olivier Sibille, Guillaume Marque et Benoit Sauvage diffusé dans « Envoyé spécial » le 8 octobre 2020. (Extrait de rancetvinfo.fr du 8/10/2020)

Video à consulter sur https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/droit-et-justice/video-querelles-de-voisinage_4131801.html#xtor=CS2-765-[twitter]-

UNAF et la CNSA : Développer la médiation familiale lors de conflits liés au handicap ou à la perte d’autonomie


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« L’Unaf et la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) engagent un partenariat afin de proposer aux proches aidants et aux familles de personnes en situation de handicap ou de perte d’autonomie une offre de médiation familiale, qui peut s’avérer particulièrement utile après le confinement. Ce service est d’ores et déjà expérimenté dans 14 départements.

Être aidant d’un proche en situation de handicap ou de perte d’autonomie expose à des risques de conflits familiaux : entre personne aidée et personne aidante, entre aidants, par exemple au sein des fratries. Ces conflits peuvent concerner l’organisation du maintien à domicile d’un proche en difficulté pour gérer son quotidien, l’entrée en établissement d’un parent, la répartition de l’obligation alimentaire, la succession, la cohabitation avec un proche en situation de handicap, la prise de décision d’une mesure de protection…

Une expérimentation de médiation familiale au service des aidants

La médiation permet d’évoquer les tensions en toute confidentialité avec un tiers, professionnel diplômé d’Etat, afin d’apaiser les conflits et de travailler, avec l’ensemble des personnes concernées, sur des solutions durables.
La médiation au service de la résolution de conflits liés au handicap ou la perte d’autonomie sera expérimentée dans 22 départements, pendant 2 ans et demi. Cette expérimentation sera mise en œuvre par les services de médiation familiale gérés ou soutenus par le réseau Unaf-Udaf de ces territoires.

Une expérimentation soutenue par la CNAF et les CAF

La branche famille est partenaire de cette démarche via sa prestation de service médiation familiale. Ainsi, ce financement pourra être mobilisé pour financer des postes de médiateurs familiaux dans les 22 départements engagés dans l’expérimentation. Ces médiations visent à intervenir en cas de conflit familial ou de tensions intergénérationnelles, notamment en permettant le maintien des relations intra-familiales. Cette expérimentation s’inscrit dans l’objectif de la Cog Cnaf-Etat de financer 150 Etp supplémentaires de médiateurs familiaux d’ici à 2022.

Une urgence quand le confinement peut exacerber les conflits

Le confinement a pu modifier profondément les habitudes des aidants ; il a pu générer de nouvelles tensions et exacerber les conflits, par exemple en raison de l’impossibilité de contacts directs, ou, au contraire, en raison d’une promiscuité plus grande, par exemple lorsque des parents hébergent à nouveau leur enfant en situation de handicap à domicile ou lorsque des enfants cohabitent avec leur parent en perte d’autonomie. Actuellement, les actions de médiation familiale peuvent être menées à distance, par téléphone ou par visioconférence, et offrir un véritable appui pour les aidants et les familles.

Une offre déjà effective dans 14 départements

Dans le contexte épidémique actuel, cette approche innovante est particulièrement pertinente, elle est d’ores et déjà opérationnelle dans les départements des Alpes-Maritimes, des Bouches-du-Rhône, de Charente, de Charente-Maritime, d’Eure-et-Loir, d’Ille-et-Vilaine, du Maine-et-Loire, de la Marne, de la Haute-Marne, de la Mayenne, du Pas-de-Calais, du Haut-Rhin, de la Savoie et du Tarn-et-Garonne. D’ici la fin de l’année, le dispositif sera proposé dans les 8 autres territoires expérimentaux. A terme, cette expérimentation permettra de dégager les conditions de réussite d’un déploiement national pour l’ensemble des proches aidants [1]. « (Extrait de unaf.fr du 12/05/2020)

En savoir plus sur https://www.unaf.fr/spip.php?article26374&fbclid=IwAR1ziEUuQH1jBHB10QVOgEWzzTPIseUE00rZ7_6Xg9aHikzaDBIe_drx8MM