Lettre APMF 12 Mai 2020


Durant le confinement, depuis le 17 mars, le Conseil d’Administration, les Délégués Régionaux sont restés attentifs aux préoccupations des médiateurs et médiatrices familiales et des structures pour les accompagner dans la traversée de cette crise sanitaire inédite et survenue de manière soudaine.

Les Lettres de l’APMF ont eu vocation à vous donner des informations et à relayer vos questions et celles des personnes que vous avez soutenues, tout en veillant, chacun et chacune au sens et à l’éthique de notre pratique de médiation familiale.

Penser la médiation familiale, prendre en considération les inquiétudes et les besoins des personnes qui nous ont sollicités, être conscients aussi des limites de la pratique de la médiation familiale à distance, faire preuve d’innovation et de créativité, continuer de faire valoir la liberté et l’indépendance, s’appuyer sur notre cadre spécifique indispensable aux processus que nous accompagnons, maintenir une activité même partielle, choisir de fermer parce que les conditions n’étaient pas requises pour exercer notre métier… Telles ont été nos priorités durant ces deux mois de confinement.

La réflexion partagée a toujours été à l’œuvre. Elle nous permettra de poursuivre nos aventures personnelles et professionnelles et de continuer de faire vivre et reconnaitre toutes ces compétences. Nous pouvons en être fiers, fières.

L’APMF a régulièrement relayé ces savoir-faire auprès des pouvoirs publics.

Ces compétences ont été aussi reconnues dans les diverses correspondances de la CNAF, la DGCS, le SADJAV et la DACS. Le SADJAV a ainsi été très intéressé par la liste, constituée par l’APMF, des structures conventionnées et libérales, qui ont maintenu leur activité.

La CNAF a aussi décidé de maintenir les financements et de considérer l’activité des mois confinés comme réalisée. Communiqué du 7 avril 2020 

Le 22 avril, l’Instance Nationale MF-ER, coordonnée par la DGCS, conviait l’APMF, la FENAMEF, la FFER et l’UNAF à une réunion destinée à organiser la prochaine sortie de confinement. Lors de cette audioconférence, le 28 avril, l’APMF a transmis un avis et des propositions relayant les préoccupations et les attentes des médiateurs et médiatrices familiales et des structures. Avis et propositions APMF Crise Covid

Il nous est apparu que nous, les association et fédérations nationales, avions beaucoup réfléchi aux conditions de la sortie de ce confinement, et que, finalement, la DGCS, notamment, attendait beaucoup de nos réflexions pour élaborer un « Guide de déconfinement ».

A l’issue de cette audioconférence, nous, l’APMF, la FFER, l’UNAF et la Fenamef avons décidé ensemble de rédiger un document de soutien pour les structures et les praticien.ne.s ; pour continuer de montrer notre savoir-faire aussi.  Document APMF Fenamef FFER UNAF

Le 6 mai, ce document a été adressé à la DGCS, ainsi qu’aux autres membres de l’Instance Nationale.

Nous attendions notamment :

  • Une décision claire sur la possible réouverture des structures.
  • Une date quant à la diffusion de ce guide auprès de toutes les structures, dont le projet nous a été adressé le 7 mai.
  • Des informations sur l’octroi du matériel de sécurisation de l’accueil présentiel (masques, gel, gants…).
  • Une clarification sur les conséquences de la répartition du pays en départements rouges / verts.
  • Des engagements sur le financement après la sortie de confinement.

L’enjeu pour les structures de Médiation familiale et des Espaces de Rencontres est simple :

  • Nous avons un conventionnement et nous sommes tenus à des obligations.
  • En cas de procédure liée à une contamination du public ou d’un salarié, l’autorisation administrative de réouverture est indispensable pour être protégé pénalement.

Et nous savons tous combien le cadre est une condition de notre liberté.

L’APMF, la FENAMEF, la FFER, et l’UNAF se sont informées mutuellement chaque jour depuis le 7 mai pour connaitre la date à laquelle le Décret nous autorisant à rouvrir sortirait.

Nous avons écrit à plusieurs reprises aux membres de l’Instance Nationale pour connaitre leur décision.

Le 11 mai est arrivé, nous n’avons eu aucune réponse à notre demande de décision relative à la réouverture des structures.

Ce 12 mai, nous avons de nouveau interpelé la DGCS en urgence.

Voici les réponses :

  • Le « Guide de déconfinement » attend encore des arbitrages pour être diffusé.
  • Le maintien autant que faire se peut d’une activité à distance est préconisée car le virus est toujours actif.
  • Les CAF vont être informées d’ici la fin de semaine des conditions du maintien des financements.
  • Le décret qui prévoit notre possible réouverture est sur le point d’être présenté au Conseil d’État. Il pourrait être promulgué en fin de semaine ou en tout début de semaine prochaine.

Nous avons précisé que les structures ont préparé les conditions et des protocoles sécures d’accueil.

Certaines personnes n’ont pas accès aux plateformes de rencontre à distance et d’autres ont besoin de rencontres en présence.

Nous savons prioriser les demandes, tant en fonction des situations qu’en fonction de nos conditions d’accueil.

Nous attendons ensemble ce décret qui nous permettra la réouverture de nos structures, dans des conditions légales et nous ne manquerons pas de vous tenir informé.e.s. dès sa parution. (Extrait lettre de l’APMF)

Lettre a conculter sur http_hhqt.mj.am/?url=http%3A%2F%2Fhhqt.mj.am%2Fnl2%2Fhhqt%2Fm65y3.html%3Fm%3DAMUAAHNKJHYAAcrHfEQAAAAABDEAAAAAAAIAHb2XAAgZkwBeu60uD1TRqHpRSXuhzQnJNyDRnAAAKRI%26b%3D9a2a190a%26e%3D15363105%26x%3DqGL0zkY8Gdyvc5fi6xva0kyKRn2NYKbsfeLdANtTbaXbtliJarIwoGCgQXeO0DJU

Publication du Guide du CNB n°8 mai 2020 : GUIDE DE RÉSOLUTION AMIABLE DES BRUITS DE VOISINAGE À L’USAGE DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES, ASSOCIATIONS, GESTIONNAIRES IMMOBILIERS…


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PRÉAMBULE
La lutte contre les bruits de voisinage est un enjeu majeur de santé publique et de lien
social relevant des pouvoirs de police du maire.
Les maires ont en effet l’obligation en application du Code général des collectivités
territoriales d’assurer la tranquillité publique des habitants de leur commune au
moyen des dispositions du Code de la santé publique, du Code de l’environnement
ainsi que d’arrêtés municipaux.
Pour autant le dispositif réglementaire peut se révéler insuffisant lorsque le conflit de
bruit entre le plaignant et le fauteur persiste, ou semblerait pouvoir subsister encore
en dépit d’un constat et d’une sanction.
Les moyens alternatifs de règlement des conflits (MARC) ou, plus ouvertement,
les moyens amiables de règlement des différends (MARD) ont pour objet de tenter
de lever ces difficultés en mettant en place des stratégies, distinctes des dispositifs
réglementaires et judiciaires, permettant aux voisins de construire ensemble à l’aide
d’un tiers une solution aux problèmes sonores qui les opposent et d’établir de nouvelles
relations sociales pacifiées.
Les initiatives de médiation conduites en milieu scolaire participent du même objectif
de résolution concertée des conflits et également d’éducation à la citoyenneté en
responsabilisant les élèves.
Ce guide a pour objet d’aider notamment les collectivités territoriales, les associations
et les gestionnaires immobiliers à développer les possibilités de recours à ces moyens
amiables en cas de bruit de voisinage. (Extrait de

Cuide à conulter sur https://www.ecologique-solidaire.gouv.fr/sites/default/files/CNB-Guide_8-Resolution_amiable-Web_Mail-20_04_27-ALR.pdf

« Les ONG et la médiation de la paix : l’exemple de la communauté de Sant’Egidio », MARRET Jean-Luc, AFRI 2000, volume I, 18p.


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Résumé La diplomatie est réputée avoir peu à peu connu, ces dernières années, des incarnations et des initiatives nouvelles qui paraissent déposséder les États d’une de leurs fonctions les plus traditionnelles, en particulier en matière de règlement des différends ou de prévention des conflits. La fin de la guerre froide pourrait d’abord être banalement invoquée pour l’expliquer : « l’effondrement » de certains États, des belligérants indéfinis et incontrôlés, dans des lieux peu aisés d’accès, paraissent relativiser les possibilités de succès de toute médiation diplomatique traditionnelle. À problèmes nouveaux, remèdes nouveaux? D’une façon plus théorique, c’est la question des « nouveaux acteurs des relations internationales » qui pourrait être mise en exergue ici : acteurs étatiques d’un côté, acteurs privés de l’autre.

Article à consulter sur https://www.afri-ct.org/wp-content/uploads/2016/12/Marret-mel2000.pdf