Publication de la LETTRE APMF avril 2020


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Lettre à consulter sur http://hhqt.mj.am/nl2/hhqt/m6wyg.html?m=AM8AAG4hrXUAAcjx6twAAAAABDEAAAAAAAIAHb2XAAgZkwBekbKW_TNXVyZASWKwUHrNWaNz5wAAKRI&b=a1e80d98&e=01603c50&x=qGL0zkY8Gdyvc5fi6xva0kyKRn2NYKbsfeLdANtTbaXbtliJarIwoGCgQXeO0DJU

Québec : Un « tsunami » à venir pour les couples, prédit un médiateur


 

Me Miville Tremblay, médiateur et avocat en résolution des conflits, est catégorique. La crise de la COVID-19 aura un impact sur plusieurs couples. « Les couples plus unis vont rester ensemble et ceux qui le sont moins auront des décisions à prendre », croit-il.

« Me Miville Tremblay, médiateur et avocat en résolution des conflits, est catégorique. La crise de la COVID-19 aura un impact sur plusieurs couples. Habitués de passer quelques heures par jour ensemble, bien des couples doivent maintenant cohabiter en permanence en raison du confinement. C’est comme une retraite, mais sans planification !

« On dort huit heures, on travaille huit heures, plus le transport. Il ne reste que quelques heures dans la journée. Là, on est confinés ensemble toute la journée. Ça bouillonne, les gens trouvent ça difficile. À la fin du confinement, bien des décisions devront être prises », assure-t-il.

« Mais attention ! Il ne faut pas penser que tout le monde va se séparer. Les couples plus unis vont rester ensemble et ceux qui le sont moins auront des décisions à prendre. »

Des risques et des opportunités
La situation actuelle entraîne bien des risques, admet Me Tremblay, mais il faut aussi profiter des opportunités, suggère-t-il.

Les risques associés à la COVID-19 résident notamment dans le changement de routine puisque les individus ont besoin d’une stabilité. Oui, il est beaucoup question des enfants, entre autres depuis l’arrêt des classes, mais les adultes en ont aussi besoin.

« Le risque est de ne pas accepter la situation, d’être en réaction négative, alors qu’il y a une opportunité de découvrir de nouvelles choses. Il faut essayer, ne pas rester négatifs. Il y a des découvertes à faire », explique Me Tremblay.

Ce dernier admet que des personnes pourraient avoir de la difficulté à confronter la réalité du couple. Souvent, ces personnes fuient dans le travail, dans les sports, dans les activités, alors que tout est présentement sur pause.

« On ne peut pas faire l’autruche, sinon il va y avoir une tension à trancher au couteau. Le confinement nous offre l’opportunité de faire le ménage alors que la fuite et l’évitement étaient la solution auparavant. »

Le temps d’arrêt permet au couple de faire une introspection, « de se sortir la tête du sable », croit Me Tremblay, dont les bureaux sont situés sur le boulevard Martel, à Saint-Honoré.

« Il faut se rendre à l’évidence qu’on est peut-être rendus ailleurs. Mais d’un autre côté, il y a l’opportunité de se découvrir différemment. On peut se dire “on s’est perdus, on va se retrouver”. »

Me Tremblay propose l’idée de s’offrir des moments de qualité, des moments qui ne sont pas toujours possibles lorsque la routine est bien en place en dehors du confinement. Il suggère notamment des soupers en tête-à-tête lorsque les enfants sont couchés, écouter de la musique, aller marcher.

« Pourquoi ne pas se rappeler pourquoi notre histoire a débuté ? », suggère-t-il.

Toi, moi, nous

Me Miville Tremblay rappelle que le couple, c’est un nous, bien sûr, mais il ne faut jamais oublier le toi et le moi. Il est primordial de favoriser du temps pour chacun, de trouver un dosage pour tout le monde.

« Il faut retrouver notre “je” dans le nous. Il faut se créer des espaces de respect, lire, marcher seul. Il ne faut pas juste être sur Facebook. Il faut être proactifs. Oui, il faut se dire que c’est “l’fun” d’être ensemble, mais il faut se permettre des moments individuels. »

Me Tremblay admet que la crise sera une longue traversée du désert, mais on va s’en sortir, assure-t-il. « Faisons de cette crise quelque chose de constructif, suggère-t-il. À Noël, ça va être agréable d’être tous ensemble. Ça ne sera pas juste les cadeaux. J’ai l’impression que ça va changer des choses dans nos relations interpersonnelles », croit-il. -MÉLANIE CÔTÉ – (Extrait de lequotidien.com du 12/04/2020)

En savoir plus sur https://www.lequotidien.com/actualites/un–tsunami–a-venir-pour-les-couples-predit-un-mediateur-3ff72b5bae6a914ab2c893d61a6682d0

« COVID, FORCE MAJEURE ET CHACHACHA » par Miss Utopie Médiation


 

« Covid, force majeure et chachacha (ça marche aussi avec la salsa, la rumba ou la bachata)

Le bal de la « force majeure » est déclaré « ouvert ».

Sur la liste des invités, on peut y apercevoir des clients, des fournisseurs, des prestataires, des collectivités locales…

Tous s’observent, paradent, reculent ou tentent une estocade.

Ils se disent que le prochain mouvement sera, peut-être, celui qui déclenchera un nouveau ballet, une nouvelle négociation acceptable ou, dans le pire des cas, une fracture sans espoir de consolidation.

1, 2 et 3… pas de deux ou pas chassé.

Cette danse de la « force majeure » qui est devenue une action populaire (à défaut d’un bal), est bien solitaire.

Le partenaire (le client, le fournisseur, le prestataire, la collectivité) ne connait pas la nouvelle chorégraphie, comment alors, rejoindre la danse et reprendre le bon tempo ?

La clause de force majeure est légale et, tristement, hautement d’actualité.

Elle laisse, chacun des partenaires, isolé face aux conséquences liées à la non-exécution des contrats dans cette période de confinement alors que nous avons tous, pour objectif commun, la remontée de l’économie.

Bien que cette clause ait pour objet de protéger légalement en cas de « non-exécution d’un contrat », elle ne facilite pas la reprise économique et la renégociation rapide des clauses.

Les tribunaux sont aujourd’hui à l’arrêt. Le temps judiciaire ne pourra pas répondre à l’urgence économique du post-confinement.

La médiation apporte une réponse non seulement sur-mesure mais surtout quasi-immédiate, même pendant cette période de confinement.

En réunions plénières ou en entretiens individuels, par visio-conférence, nous pouvons entrer, dès maintenant, en renégociation de vos contrats, dans l’intérêt de chacun.

Et si vous repreniez la danse tant qu’il est encore temps, en vous laissant guider par un médiateur ?

Cécile (Extrait de missutopie.wordpress.com du 10/04/2020)

En savoir plus sur https://missutopie.wordpress.com/2020/04/10/covid-force-majeure-et-chachacha/