« Les médiateurs sociaux : limites et enjeux d’un dispositif  » par Henri Vieille-Grosjean et Rachel Solomon Tsehay, Sociétés et jeunesses en difficulté, N° 12 -Automne 2011


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« Un regard sur l’histoire de nos sociétés occidentales (Fourquin, 1972 ; Paugam, 1993) peut laisser penser que ces sociétés, même sous l’ancien régime, n’ont jamais bénéficié de stabilité immuable dans la répartition des richesses, des pouvoirs et des symboles. Depuis 40 ans, certains rapports sociaux s’inscrivent dans une situation conflictuelle qui s’extériorise ponctuellement par des crises paroxystiques. Cette situation est entretenue par une double pression. Celle provoquée par l’inégalité de l’accès aux droits et à l’information, qui met en question les principes fondateurs de la démocratie, et celle relevant de la volonté revendicative d’une frange de la population, d’accéder aux différentes formes de la visibilité sociale et de la réussite (Beauvois, Doise & Dubois, 2006). 2 C’est ainsi que depuis les opérations « été chauds » des années 80, la société française tente d’apporter des réponses par des expertises qui viennent expliquer ce qui ne fonctionne pas dans notre organisation sociale. Ces dernières ne suffisent pas à résoudre des problèmes dont la complexité résiste aux analyses. Dès lors, une catégorie de spécialistes du malaise social va apparaître, censée faire le pont entre la société valorisée et celle qui est en déshérence (Fassin, 2004), et se concrétisant par « la construction de la figure de médiateur en tant que professionnel « social » expert en conflits » (Gaddi, 2006). 3 La recherche, présentée ici,  procède d’une série d’entretiens individuels et collectifs menés en 2007 et 2008 durant la formation des individus désireux de devenir médiateurs sociaux. Elle interroge le processus de mise en place d’un dispositif de médiation sociale par les élus locaux dans le cadre de l’implémentation de politiques locales qui visent, dans leur intention1, à mieux gérer certaines situations sociales inédites et non maîtrisées. Nous nous attacherons à expliciter les enjeux relatifs à ces intentions en analysant les attendus et les perspectives offertes aux personnes employées dans le cadre de la mise en acte de ces politiques. Nous commencerons par faire connaissance avec eux : la description de notre panel, selon la méthode qualitative de l’entretien collectif focalisé (ou focus group), libère un espace de parole stimulé par l’interaction. Le traitement des entretiens permettra d’analyser les motivations des médiateurs, les perceptions qu’ils ont de leurs interventions. Nous les confronterons à celle des politiques locales, dans le but d’évaluer les enjeux liés au dispositif et aux pratiques de médiation sociale. » (Extrait de journals.openedition.org)

Article à consulter sur https://journals.openedition.org/sejed/7320

Référence électronique Henri Vieille-Grosjean et Rachel Solomon Tsehay, « Les médiateurs sociaux : limites et enjeux d’un dispositif », Sociétés et jeunesses en difficulté [En ligne], n°12 | Automne 2011, mis en ligne le 20 décembre 2012, consulté le 04 février 2016. URL : http://sejed.revues.org/7320

Lyon : Le Cima se lance dans la formation à la médiation


article tribune de lyon (1).jpg(Extrait de tribunedelyon.fr du 14/11/2019)

En savoir plus sur  https://tribunedelyon.fr/2019/11/14/mediation-le-cima-se-lance-dans-la-formation/

1er concours de médiation organisé par les étudiants du Master de médiation de l’Université Lumière Lyon II.


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« Etudiantes en Master 1 «Justice, Procès et Procédures» parcours médiation, notre souhait a été d’organiser un concours de médiation dans le cadre de notre initiative étudiante au sein même de l’Université Lumière Lyon II. Ce projet a été réalisé sous la tutelle d’Adrien Bascoulergue, responsable pédagogique du Master dans lequel nous sommes inscrites.

La décision de mettre en place un concours de médiation à l’échelle de notre Université a été conjointe. En effet, notre objectif principal était de faire connaitre, promouvoir mais également célébrer la médiation. Le désir d’instaurer une dynamique afin de favoriser les futurs étudiants du Master en médiation à reprendre le flambeau était extrêmement fort.

Le concours de médiation, ouvert aux étudiants inscrits en Master « Justice, Procès et Procédures » ainsi qu’aux étudiants du Diplôme Universitaire parcours médiation, a été organisé sur deux soirées durant lesquelles les candidats ont été évalués en qualité de médiateur. Six candidats se sont soumis volontairement à l’exercice et se sont produits devant un public comprenant des novices de la médiation mais également de nombreux professionnels de la discipline. Les candidats ont eu pour mission de se mettre dans la peau d’un médiateur en se confrontant à une situation conflictuelle fictive en compagnie de médiés joués par des médiateurs professionnels ainsi que d’étudiants de l’Université Lumière Lyon II. L’objectif principal était de mettre à profit les nombreux outils et conseils transmis tout au long de notre formation. En fin de soirée, trois candidats ont été sélectionnés par un jury selon des critères bien précis. Le jury était composé d’un universitaire ainsi que de deux médiateurs professionnels.

La finale opposant les candidats sélectionnés en première partie de concours se sont de nouveau affrontés, cette fois-ci sur le thème de la médiation familiale. Les finalistes se sont accrochés et ont délivré une performance incroyable. Par ailleurs, nous remercions tous les candidats pour leur courage et la confiance portée en notre projet. Toutefois, une candidate s’est démarquée : Madame Aline Delaigue. Nous la félicitons pour sa victoire !

Nous avons été extrêmement heureuses de proposer un tel projet que nous souhaitons sincèrement faire perdurer dans le temps.

Lia Crespo et Alexia Molay »

Contact : concoursmediationlyon2@gmail.com