Audio – Médiateur scolaire : déconstruire la violence du quotidien (France Culture – 55mn)


Début octobre, un adolescent de 15 ans a été poignardé à mort aux Lilas en Seine-Saint-Denis, en marge d’un cours de sport. Pour tenter d’éviter ces drames, des médiateurs travaillent au quotidien à déconstruire la violence dans des collèges du réseau d’éducation prioritaire.

Bangaly Bamba, médiateur au collège à Bagnolet, tente de développer les comportements citoyens et de prévenir les conflits
Bangaly Bamba, médiateur au collège à Bagnolet, tente de développer les comportements citoyens et de prévenir les conflits Crédits : Rosalie LafargeRadio France

Il y a tout juste deux semaines, Kewi, un adolescent de 15 ans a été tué lors d’une rixe aux Lilas, en Seine-Saint-Denis, en marge d’un cours de sport. Un drame qui survient un an après la mort d’un autre jeune garçon, Aboubakar, 13 ans, lui aussi tué aux Lilas dans une rixe entre bandes. Pour tenter d’éviter ces drames, 72 médiateurs sont déployés dans les collèges du réseau d’éducation prioritaire et les écoles élémentaires qui y sont rattachées. Leur mission : développer les comportements citoyens et prévenir les violences.

Le calme règne en ce début d’après-midi au collège Jean Jaurès de Pantin. Mais ce n’est pas le cas tous les jours dans cet établissement classé REP+, réseau d’éducation prioritaire. On est ici dans un quartier où se concentrent les difficultés sociales, où la violence fait partie du quotidien et s’invite jusque dans les cours de récréation et les salles de classe. Ce lundi d’octobre, dans son petit bureau aux canapés gris répartis autour d’une table ronde, Marie Cotte, la médiatrice, a choisi de travailler avec des élèves de 5e sur la communication non-violente.

Autour de sa table ronde, Marie Cotte, médiatrice au collège à Pantin, fait réfléchir les élèves à la communication non violente
Autour de sa table ronde, Marie Cotte, médiatrice au collège à Pantin, fait réfléchir les élèves à la communication non violente Crédits : Rosalie LafargeRadio France

Une personne de confiance

« Dans ces séances là, on aide les autres et les autres nous aident, cela permet d’avoir moins de conflit avec les camarades« , expliquent des élèves. « Si je ne me sens pas bien, je sais que je peux aller la voir et lui faire confiance, elle est plus concentrée sur nous que sur les études, elle fait attention à nous, c’est un peu comme un psy, on peut lui parler de tout ce qu’on a au fond de nous« , poursuivent-ils. « _Il y a beaucoup moins de bagarre depuis qu’elle est là, parce qu’_elle a su donner des conseils sur le fait qu’il ne faut pas se taper, mais plutôt discuter« , ajoutent encore deux garçons.

J’ai observé des jeux assez violents.
Marie Cotte, médiatrice

Elle, c’est donc Marie Cotte. Diplômée de médiation sociale, à 46 ans, cette ancienne assistante d’éducation au franc-parler naturel est devenue médiatrice en milieu scolaire. Elle est arrivée au collège Jean Jaurès fin mai. Et son travail a commencé par un mois d’observation. « J’ai observé des jeux assez violents, ils sont assez violents dans leurs interactions. On a l’impression que c’est naturel pour eux. Et pourquoi ils sont violents, ils ne savent pas répondre« , explique la médiatrice.

Une place particulière qui libère la parole

Elle a donc choisi d’axer son travail sur la prévention. Et sa place particulière lui a permis de gagner rapidement la confiance des élèves. « Je suis souvent dans la cour, dans les couloirs, je ne suis pas l’institution, et le fait d’être impartiale, neutre, tenue à la confidentialité, de ne pas sanctionner, cela libère la parole« , souligne Marie Cotte. Mais la confidentialité a ses limites : quand les problèmes dépassent son cadre déontologique et que l’élève est en danger, elle est tenue de répéter certaines informations.

Selon la médiatrice, son travail porte ses fruits :

Quand j’ai en médiation des élèves qui se sont battus et quand je leur explique quelle est la solution et comment on peut arriver à interagir différemment, ils comprennent. Ils ne deviennent pas forcément les meilleurs amis du monde mais ils arrivent à se respecter en sortant du bureau et ça tient. Je les amène vraiment à la réflexion, en leur demandant comment tu aurais pu agir différemment, quelle est la conséquence de ton acte maintenant, que va-t-il arriver après. Et cela les fait réfléchir. C’est beaucoup un travail de réflexion sur eux-mêmes et la solution finit par venir d’eux-mêmes.

Des établissements ciblés en fonction du climat scolaire

Aujourd’hui en France, entre 40 000 et 60 000 élèves sont concernés par ce dispositif. Des Hauts-de-France à la Guyane, en passant par Rennes, Nantes, ou la région parisienne. Un réseau chapeauté, au niveau national, par l’association France Médiation dont Laurent Giraud est le directeur. « On est _obligatoirement dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville et dans des établissements qui sont en REP+ ou en REP_, assure Laurent Giraud. Dans le développement actuel, on est aussi sur des sites qui sont en cité éducative. Les établissements sont choisis en fonction du climat scolaire et sur proposition des structures associatives. Evidemment, l’établissement doit être volontaire, sinon il n’y aura pas de projet« .

Le projet de la médiation à l’école est né de la question du climat scolaire, selon Laurent Giraud : « Quand on a commencé des expérimentations en 2012, c’était vraiment le cœur du projet. Mais aujourd’hui, si on veut sortir de cette médiation réparatrice et être sur une médiation plus éducative, je pense que la place qui va être donnée au développement des compétences psychosociales des enfants, leur redonner confiance, savoir être dans un collectif, c’est aussi important. Parce que quand vous allez travailler sur ces compétences chez l’enfant, sur les questions de respect, de citoyenneté, de confiance en soi, de fait vous travaillez sur la question du climat scolaire, des violences et du harcèlement« .

Laurent Giraud, directeur du réseau France Médiation
Laurent Giraud, directeur du réseau France Médiation Crédits : Rosalie LafargeRadio France
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Écouter « Si on arrive à faire en sorte que les enfants conscientisent que l’autre peut être une source de richesse, je pense qu’on aura gagné ». Laurent Giraud

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« Si on arrive à faire en sorte que les enfants conscientisent que l’autre peut être une source de richesse, je pense qu’on aura gagné ». Laurent Giraud

Quand vous faites comprendre à un enfant qu’il peut faire du mal à un autre enfant rien que par la parole parce que la parole peut tuer, vous travaillez de manière beaucoup plus forte parce qu’il conscientise ces questions là et vous travaillez forcément sur le climat scolaire.
Laurent Giraud, France Médiation

Éviter les conflits en développant les comportements citoyens et la culture du dialogue : voilà donc le premier axe de la médiation en milieu scolaire. Gérer ces conflits quand ils naissent malgré tout, c’est l’autre volet du travail des médiateurs. Et l’intérêt de leur action, de ce côté-là, est qu’elle dépasse les murs du collège. Le médiateur n’intervient pas seulement dans la cour ou les couloirs. Il est aussi présent aux abords de l’établissement.

La médiation dépasse les murs du collège

Nous voici désormais à Bagnolet, devant le collège Travail Langevin. Un grand bâtiment de briques rouges où sont scolarisés un peu plus de 500 élèves et où l’on retrouve le médiateur, Bangaly Bamba, à l’heure de la sortie. « C’est une heure de grande affluence et mon but est d’accompagner les élèves vers le chemin qui les mène à leur domicile« , raconte celui qui préfère se faire appeler Bamba. Il essaie de faire évacuer les lieux pour éviter les attroupements qui peuvent « aboutir à des chamailleries ou des bagarres« .

Le collège Travail Langevin de Bagnolet
Le collège Travail Langevin de Bagnolet Crédits : Rosalie LafargeRadio France

Plusieurs petits groupes se sont formés, et l’un d’entre eux attire l’œil du médiateur. Il a repéré des élèves d’un autre établissement de Bagnolet, le collège Pulitzer et notamment un adolescent connu pour être « un dur, très influent sur les autres gamins de Bagnolet« . Cela l’interpelle. « Quand il y a des élèves qui ne font pas partie du collège, j’ai tout de suite ce réflexe de comprendre pourquoi ils sont là. Parce qu’il y a des rivalités, ce ne sont pas les mêmes quartiers et ce sont des conflits de quartier qui arrivent jusqu’aux portes de l’établissement« , justifie-t-il. À juste titre. Un peu plus tard et un peu plus loin, au coin de la rue, la situation se tend.

Le médiateur peut raccompagner des élèves chez eux

Le médiateur extrait rapidement un jeune élève d’un début de bagarre et le raccompagne à l’intérieur du collège. Il le ramènera chez lui. « J’ai senti le truc, explique Bamba, cet élève allait se faire frapper, les autres allaient filmer, c’est comme ça. Donc je vais le ramener chez lui et demain, il y aura un suivi, je vais essayer de comprendre ce qui s’est passé« .

Bangaly Bamba, médiateur au collège Travail Langevin de Bagnolet
Bangaly Bamba, médiateur au collège Travail Langevin de Bagnolet Crédits : Rosalie LafargeRadio France
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Écouter Bangaly Bamba surveille les abords du collège Travail Langevin de Bagnolet pour désamorcer les conflits.

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Bangaly Bamba surveille les abords du collège Travail Langevin de Bagnolet pour désamorcer les conflits.

Son sourire le quitte rarement, Bangaly Bamba. Mais quand on évoque avec lui, dans son bureau, la mort de l’adolescent poignardé aux Lilas, son visage s’assombrit. « La situation aux Lilas me désole. Ce sont des choses qui peuvent arriver dans n’importe quel collège. C’est pour ça qu’il est hyper important qu’on puisse être aux abords de l’établissement. Et quand on a ce sentiment d’avoir réussi à désamorcer une bagarre, on se dit ouf quel soulagement. Finalement, _une seule information peut amener à désamorcer un conflit qui peut amener jusqu’à la mort_« .

Un complément précieux pour l’équipe éducative

Tendre l’oreille, dans les couloirs, à la cantine, devant le collège. Écouter, surveiller. Sa situation particulière au sein du collège donne l’occasion à Bangaly Bamba d’entendre et de voir des choses qui permettent de prévenir des situations compliquées et qui parfois, échappent au reste de l’équipe éducative. Sa présence est donc la bienvenue pour la principale du collège, Mathilde Soilleux.

La place du médiateur est différente de la nôtre.
Mathilde Soilleux, principale

« Sa présence est importante, note la directrice, elle est repérée par les élèves et il apporte un complément de ce que peuvent apporter les autres personnels de l’établissement. Sa place est différente de la nôtre, on utilise son savoir-faire, sa connaissance du territoire, sa connaissance des jeunes car il a travaillé comme entraîneur sportif et comme surveillant, donc il connaît les deux côtés des élèves. Il faut qu’on travaille à bien garder cette posture privilégiée et qu’on puisse la développer et s’en servir sur le territoire. C’est pour cela qu’on le fait travailler avec le médiateur de l’autre collège de la ville. On veut qu’ils soient repérés pas tous les élèves difficiles pour pouvoir mener des actions de territoire et pouvoir limiter les risques de rixe qui sont un vrai phénomène chez nous« .

Mathilde Soilleux, principale du collège Travail Langevin de Bagnolet
Mathilde Soilleux, principale du collège Travail Langevin de Bagnolet Crédits : Rosalie LafargeRadio France
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Écouter « Le médiateur apporte un complément au travail des autres personnels de l’établissement », Mathilde Soilleux.

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« Le médiateur apporte un complément au travail des autres personnels de l’établissement », Mathilde Soilleux.

Le besoin de bâtir un cadre pour les élèves

Et Mathilde Soilleux l’assure : « On sent des effets dans l’attitude des élèves, on est tous sur le pont pour apaiser la situation, rappeler le cadre. Parce qu’on se rend compte que _ces élèves ne connaissent pas le cadre_. Ils ont un ensemble de règles qu’il tirent de leur vie familiale ou de leur vie dans la ville, mais pas tellement de la loi. Et l’idée est de leur rappeler la loi, de leur rappeler ce à quoi ils s’exposent. Mais aussi de développer leurs compétences psychosociales, de les faire réfléchir sur ce qu’ils font sans qu’ils aient la menace de la sanction. Ici, on est dans des situations sociales qui sont difficiles, précaires, tendues. Les enfants ont besoin qu’on adapte le cadre, qu’on leur explique bien les choses et qu’on prenne le temps« .

Ce qui est arrivé au jeune Kewi aux Lilas met de nouveau l’accent sur l’urgence à agir. Ce drame a d’ailleurs largement occupé la réunion hebdomadaire des médiateurs franciliens de l’association Citéo la semaine dernière. À l’issue de cette réunion, ensemble, ils ont décidé de tenter quelque chose avec les clubs de foot des différentes villes concernées, une façon de décloisonner les projets des uns et des autres.

La nécessité d’un projet partagé

« La logique de médiation est de mettre autour d’une table l’ensemble des acteurs de la vie du gamin« , met en avant Antonio Furtado, le directeur adjoint de Citéo. « Parfois, on a un mille-feuilles d’actions sur les territoires qui ne sont pas toujours partagées, coordonnées. Là, l’idée est d’avoir un jeu d’acteurs qui soit en permanence dynamique et qu’il y ait des espaces de rencontre, d’échanges et un projet partagé. Le rôle du médiateur est de favoriser cette rencontre pour co-construire des solutions. C’est collectivement qu’on aura des solutions« , assure ce professionnel de la médiation.

Les actions menées sur le territoire ne sont pas toujours coordonnées.
Antonio Furtado, Citéo

Ce partage des informations entre acteurs du terrain « permet de ne pas se tromper« , selon Antonio Furtado pour qui « _se tromper dans le diagnostic, c’est déjà pratiquement se tromper sur le projet_, et comprendre les projets des uns et des autres, c’est pouvoir proposer ou faire évoluer les actions dans le sens d’un projet global et territorial. Il ne faut pas que chacun fasse son truc dans son coin« .

Baisse de la violence, du harcèlement et de l’absentéisme

Cette approche globale, qui dépasse l’enceinte du collège, semble porter ses fruits. C’est en tout cas ce que montre une équipe de chercheurs du Laboratoire d’évaluation des politiques publiques de Sciences Po. Nina Guyon, chercheur à l’université nationale de Singapour, nous en livre les principaux résultats. « On a trouvé une diminution du taux de violence verbale, physique et psychologique, et du taux de harcèlement. Et on la trouve en particulier pour les enfants qui sont les plus sujets à la violence : au collège ce sont les garçons de 6e. C’est pour eux qu’on trouve la diminution de harcèlement la plus forte. La probabilité de se sentir harcelé baisse de 46% pour les garçons de 6e, donc c’est vraiment un effet très fort« .

Les effets de la présence d'un médiateur sur le harcèlement ressenti par les élèves, selon l'étude de Sciences Po.
Les effets de la présence d’un médiateur sur le harcèlement ressenti par les élèves, selon l’étude de Sciences Po. Crédits : Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques
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Écouter « La probabilité de se sentir harcelé baisse de 46% pour les garçons de 6e, donc c’est vraiment un effet très fort ». Nina Guyon

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« La probabilité de se sentir harcelé baisse de 46% pour les garçons de 6e, donc c’est vraiment un effet très fort ». Nina Guyon

Mais ce n’est pas tout : « on trouve des effets sur l’amélioration de la relation entre la famille et l’École, il semble que ce médiateur permet de rapprocher les familles et l’École, de renforcer ce lien, et de manière vraiment intéressante. On trouve enfin une diminution de l’absentéisme à la fois pour les élèves (la proportion d’élèves qui disent sécher les cours diminue de 30%) et _on trouve aussi une très forte diminution de l’absentéisme chez les enseignants_, ce qui est assez crucial car la violence dont les enseignants souffrent du fait des problèmes sociaux dans les zones urbaines sensibles est un problème important. Le pourcentage d’enseignants absents par jour diminue drastiquement : de 52% à 18%. C’est vraiment une baisse très très forte qui, je pense, peut être un élément clé pour améliorer le climat scolaire de l’école dans les quartiers les plus difficiles« , poursuit Nina Guyon.

Les limites du modèle économique de la médiation

Les effets désirables du médiateur s’accompagnent malgré tout d’une difficulté principale : le modèle économique de la médiation à l’école.  Elle repose aujourd’hui sur des financements publics, notamment les fonds de la politique de la ville et dépend donc des choix et des orientations politiques. Et puis, les médiateurs ne sont pas payés des mille et des cents : 1 300 euros net par mois. Cela engendre un certain turnover, un certain roulement dans les effectifs. Mais il en faudrait plus pour décourager les défenseurs du dispositif.

Parmi ces défenseurs, Fadela Benrabia, préfète déléguée pour l’égalité des chances de la Seine-Saint-Denis. « Je crois beaucoup à la question de la médiation, affirme-t-elle d’emblée. Parce que je pense que dans un pays extrêmement clivé, la culture de la médiation, c’est-à-dire de l’apaisement, est quelque chose que nous devons construire. Cela veut dire qu’il faut que, chaque fois qu’on le peut, on intègre des techniques de médiation comme méthode de relation, qu’on ne laisse pas des parties qui s’opposent s’opposer durablement. Evidemment, s’agissant d’élèves, de jeunes, c’est là que nous pouvoir avoir le poids le plus important en terme de résultats« .

Dans un pays extrêmement clivé, il nous faut construire cette culture de l’apaisement.
Fadela Benrabia, préfète à l’égalité des changes

Une approche globale pour diminuer la violence sur un territoire

La médiation en milieu scolaire est un levier pour diminuer la violence sur un territoire, Fadela Benrabia en est persuadée. Mais elle est également convaincue que la médiation seule ne réglera pas tout. « _Il faut une vraie politique de prévention de la délinquance_. Il faut aussi s’attaquer aux trafics de stupéfiants qui entourent les établissements et qui sont souvent à l’origine de règlements de comptes d’une violence terrible. Il faut aussi travailler avec les familles, on peut travailler avec elles grâce aux médiations, mais pas seulement, il faut que l’institution scolaire poursuive son travail là-dessus ». 

« La médiation est un élément important pour irriguer une culture de l’apaisement et du dialogue. Mais pour y arriver, il faut qu’on soit dans des actions coordonnées, qu’on y travaille ensemble. Cet effort d’articulation des uns et des autres est absolument essentiel. Le pari aujourd’hui, c’est la bonne coordination des acteurs« , conclut la préfète déléguée à l’égalité des chances. (Extrait de franceculture.fr du 18/10/2019)

Document audio a écouter sur https://www.franceculture.fr/emissions/grand-reportage/mediateur-scolaire-deconstruire-la-violence-du-quotidien

Premières assises nationales de la médiation administrative – le 18/12/ 2019 Maison de la Chimie , Paris 7e


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Durant cette journée, une trentaine d’acteurs de la médiation administrative (administrateurs nationaux et locaux, avocats, juges administratifs, médiateurs) feront partager leur retour d’expérience concret à un public de plus de 400 grands décideurs publics et privés.

L’objectif : identifier les clés de la réussite des médiations dans les litiges administratifs et diffuser les bonnes pratiques.

Programme et inscription sur https://jcicuw5y.sibpages.com/

Audio : RSA, APL : une médiation obligatoire en cas de litige testée en Maine-et-Loire et en Loire-Atlantique


Jacques Toubon, le Défenseur des droits, était à Angers, le 15 octobre 2019, pour faire le point sur un dispositif testé depuis avril 2018 en Maine-et-Loire et en Loire-Atlantique. Il s’agit d’une médiation obligatoire, avant de saisir le juge administratif, pour des litiges concernant le RSA, les APL ou la prime de fin d’année. Jean-Paul Guilloteau, délégué du Défenseur des droits à Angers et animateur pour les Pays de la Loire, fait le point sur cette expérimentation. 254 demandes de médiation ont été déposées en 18 mois. (Extrait de rcf.fr/

A écouter sur https://rcf.fr/la-matinale/rsa-apl-une-mediation-obligatoire-en-cas-de-litige-testee-dans-la-region

 

Béziers : à la Maison René-Cassin, l’accès au droit et à la médiation à la portée de tous


Sabrina Cabanes, coordinatrice de la Maison, Philippe Barrère, vice-président et médiateur, Brigitte Séguier, présidente et médiatrice.
En cette Semaine de la médiation, gros plan sur la Maison René-Cassin. Située à La Devèze depuis 1995, et labellisée par le ministère de la Justice en 2002, ses salariés, ses bénévoles et les professionnels partenaires sont, gratuitement, à l’écoute du public.

La structure est idéalement placée dans le quartier de La Devèze. En pied de bâtiment, à l’angle de l’avenue Louis-Lachenal et de la rue Serge-Gousseault, au début du marché, la Maison René-Cassin est desservie par la ligne B des transports urbains communautaires. Ce point d’accès au droit et de médiation propose gratuitement, à tous les publics, ses services. Et ils sont bien définis.

L’accueil est primordial. « La personne qui occupe ce poste, soit physiquement, soit au téléphone, analyse la demande pour une orientation adéquate, détaille Brigitte Séguier, présidente de l’association Maison René-Cassin. Cela permet d’éviter le nomadisme, de service en service, et l’abandon de ses droits. »

Le rôle du médiateur 

« Une autre patte de la médiation, complémentaire avec la médiation sociale, est celle dite conventionnelle. C’est une démarche personnelle. Elle intervient avant toutes démarches juridiques pour des problèmes avec un voisin, un commerçant, entre un parent et un enfant, développe Brigitte Séguier. Souvent, il n’y a pas d’infraction caractérisée. C’est un manque de communication. »

Entre dix et quinze professionnels bénévoles sont formés, avec des périodes d’apprentissage et de formation continue. « Nous remettons du lien entre les protagonistes. Il faut qu’ils soient satisfaits tous les deux. Ils participent et construisent leur solution. C’est de leur responsabilité. » (Extrait de midilibre.fr 15/10/2019)

En savoir plus sur https://www.midilibre.fr/2019/10/15/beziers-a-la-maison-rene-cassin-lacces-au-droit-et-a-la-mediation-a-la-portee-de-tous,8479852.php