Lyon : « Au-delà des murs », le musée des Confluences explore la prison


"Au-delà des murs", le musée des Confluences explore la prison

Lyon (AFP) – « C’est nous qui punissons. » La nouvelle exposition du Musée des Confluences, à Lyon, place volontairement le visiteur face à ses responsabilités avant de l’immerger dans l’univers carcéral.

C’est la première fois que l’institution, ouverte fin 2014 à l’extrémité de la presqu’île lyonnaise, « aborde de front pareil sujet de société », souligne Marianne Rigaud-Roy, responsable du projet.

Inspiré par la proximité géographique des anciennes geôles de Perrache, l’exposition a été coproduite avec le Musée international de la Croix-Rouge de Genève et le Deutsches Hygiene-Museum de Dresde.

Pourquoi enferme-t-on ? Comment (sur)vivre entre quatre murs ? Isoler pour réinsérer, un paradoxe ? Autant de questions auxquelles l’exposition, prévue jusqu’au 26 juillet, tente de répondre avec la rigueur scientifique et l’approche transversale qui font l’ADN du musée.

Une vingtaine d’experts ont été consultés et 160 objets, issus de collections pénitentiaires en France et en Europe, se mêlent à des peintures, dessins, photos, vidéos et installations.

La scénographie, signée du Suisse Tristan Kobler, s’articule autour de trois grandes cellules aux barreaux oranges mais aux portes sans serrure.

On entre dans la première par un sas où résonnent les bruits de la prison: un enregistrement de voix qui se perdent au milieu des claquements, des cliquetis, des cris, des sifflets, des huées.

Des photos du Français Grégoire Korganow, de l’Italien Valerio Bispuri ou une peinture de Chamizo (lui-même ancien « taulard ») montrent ensuite des fragments de vie de détenus, entre promiscuité et solitude, selon que l’on partage une cellule ou que l’on est à l’isolement.

Le quotidien carcéral est fait aussi d’angoisses, d’addictions, de violences. Dans une vitrine, des armes de fortune – une fourchette détournée en griffe, une poignée de placard transformée en poing américain, un poignard dissimulé dans un crucifix – entourent le trousseau de clés du surveillant et l’œilleton du cachot.

Plus loin, ce sont des pipes à eau bricolées dans un bidon en plastique ou une canette de soda. Dans le « carcéroscope » de l’artiste Marion Lachaise, des femmes racontent leurs existences claquemurées. « Il faut vivre, même enfermé », dit l’une d’elles.

– Dire « non! » – (Extrait de nouvelobs.com du 19/10/2019)

En savoir plus sur https://www.nouvelobs.com/societe/20191019.AFP6933/au-dela-des-murs-le-musee-des-confluences-explore-la-prison.amp?__twitter_impression=true

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