Médiation scolaire : les conflits se règlent par la médiation au collège de Beauce-la-Romaine (41)


["Les nouveaux médiateurs au collège"]

« Au collège de Beauce-la-Romaine, un travail est mené sur la prévention des sanctions. Des médiateurs interviennent auprès de leurs pairs en cas de conflit.

Avec l’avènement des réseaux sociaux, les violences (notamment psychologiques) et les conflits entre adolescents sont devenus plus insidieux qu’ils ne l’étaient voilà quelques années. En quête de reconnaissance sur Internet, les jeunes mesurent l’affection qui leur est portée à leur popularité sur la toile, et les moqueries, les comportements de rejet s’y exercent, à l’inverse, au vu de tous. A leur arrivée au collège René-Cassin de Beauce-la-Romaine, voilà quatre ans, Sylvia Simon-Gavinet, principale, et Virginie Souverain, conseillère principale d’éducation (CPE), ont constaté que l’établissement était le théâtre de situations de harcèlement. « Tout s’y joue, expliquent-elles. Les élèves, presque tous transportés [en car], ne se voient pas forcément à l’extérieur. »
Pour les deux femmes, il s’est agi de chercher un moyen à la fois d’épauler les enfants en souffrance et d’éviter d’aboutir à des sanctions pouvant aller jusqu’à l’exclusion. L’établissement a fait intervenir l’association Médiacteurs, afin de faire naître chez les jeunes des compétences psychosociales. Dans un premier temps, la formation, à raison de dix ou onze séances de deux heures, a concerné les cinquièmes ; désormais, les sixièmes en bénéficient également. En fin de deuxième année de collège, des volontaires peuvent solliciter un apprentissage plus poussé de la médiation par les pairs, d’une durée d’une demi-journée. Ce processus, très réglementé, consiste, pour deux adolescents, à permettre à deux de leurs camarades ayant un différend d’exprimer leurs besoins, leurs émotions et d’analyser les valeurs qui, en eux, sont heurtées par le comportement de leur adversaire. L’objectif est d’aboutir à une solution – sans perdant ni gagnant, insistent Sylvia Simon-Gavinet et Virginie Souverain.
Les équipes pédagogiques ont été sensibilisées. Une initiative intéressante aux yeux de la principale, en raison de l’évolution du lien entre les enseignants et les élèves qu’elle a provoquée. Ces derniers sont, à présent, « davantage perçus dans leur globalité ». En outre, avec le concours de l’inspecteur de l’Éducation nationale de la circonscription, Philippe Bagot, qui a permis aux professeurs des écoles du secteur de bénéficier de temps, le collège a entrepris l’an passé de financer une formation pour les personnes ayant en charge des classes de CM1-CM2.
L’existence du dispositif de médiation – pour lequel une salle spécifique, équipée de fauteuils et de documentation, a été aménagée – n’a pas mis fin à l’existence de la sanction, qui s’efforce cependant d’être « pleinement comprise », après déconstruction et analyse du problème qui l’a générée, précise Sylvia Simon-Gavinet. « Parfois, la nécessité de poser un cadre » est manifeste – lorsqu’une difficulté persiste ou se reproduit, par exemple.
Diminution du nombre d’exclusions Le travail mené a néanmoins permis la réduction du nombre d’exclusions et a conduit certains élèves-médiateurs – le collège en compte actuellement près d’une trentaine – à gagner en maturité et en assurance. « Ils portent un regard différent sur la cour de récréation et investissent davantage la sphère collective », remarque l’équipe pédagogique. » (Extrait ms-settings du 24/09/2019)

En savoir plus sur ms-settings:privacy-location

Cameroun : La Suisse répond à la presse camerounaise au sujet de son rôle dans la résolution de la crise anglophone


« Le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) de la Confédération Suisse a publié un communiqué le 25 septembre pour répondre aux médias camerounais. Dans le document, le DFAE dit avoir pris note «avec surprise et inquiétude» de certains articles récemment parus dans la presse camerounaise concernant le processus de facilitation conduit par la Suisse, dans la cadre de la résolution de la crise dans les deux régions anglophones (Nord-Ouest et Sud-Ouest) du Cameroun.

 

La Suisse répond à la presse camerounaise au sujet de son rôle dans la résolution de la crise anglophone

« Le DFAE écrit à cet effet: «Dans le cadre de la crise au Nord-Ouest et au Sud-Ouest, une majorité des parties a chargé la Suisse de faciliter un processus de négociation inclusif. En tant que médiateur, le DFAE, en collaboration avec le Centre pour le dialogue humanitaire (HD), offre sa contribution afin de trouver une solution négociée et pacifique à la crise. Dans ce rôle, la Suisse peut établir des contacts et fournir des canaux de communication. Les bons offices de la Suisse sont motivés par des considérations humanitaires. Dans son action, la Suisse adhère aux principes de stricte neutralité et de discrétion».

La Suisse dit avoir pris note de l’annonce de la part du président de la République, Paul Biya, du «grand dialogue national» prévu du 30 septembre au 04 octobre 2019. Il s’agit là, selon la Confédération helvétique, de deux processus distincts dont les interactions font l’objet de discussions confidentielles en cours avec toutes les parties. «L’engagement de la Suisse n’est motivé par aucun intérêt autre qu’une résolution pacifique des conflits et la Suisse ne s’engage dans des processus de facilitation que dans la mesure où les parties le jugent utile», conclut le DFAE. » (Extrait de investiraucameroun.com du 26/09/2019)

En savoir plus sur https://www.investiraucameroun.com/politique/2609-13277-la-suisse-repond-a-la-presse-camerounaise-au-sujet-de-son-role-dans-la-resolution-de-la-crise-anglophone

Médiation 21 publie le Livre blanc de la Médiation


Médiation 21 publie le Livre blanc de la Médiation

« Médiation 21 est un collectif réunissant des organisations représentatives des médiateurs (associations, centres, fédérations, instituts, sociétés et syndicat de médiateurs…). Depuis 2016, il œuvre activement pour :

  • Promouvoir la culture de la médiation
  • Agir pour une médiation de qualité
  • Être un interlocuteur reconnu des pouvoirs publics.

Le 15 juin 2018, à l’Assemblée nationale, Médiation 21 a organisé les États Généraux de la Médiation. Plus de 1 500 contributions ont été recueillies. Elles portent sur le statut, l’éthique, la déontologie et la formation du médiateur. Fort de cette participation, le collectif Médiation 21 a réalisé un Livre blanc de la médiation.

Élaboré d’une voix commune par le « peuple des médiateurs », ce Livre blanc propose, pour accompagner le développement de la médiation en France :

  • La création d’un organe représentatif : le Conseil National de la Médiation
  • La création d’un Comité National d’Éthique et de Déontologie de la Médiation
  • L’adoption d’un Code Unique de Déontologie
  • L’obligation d’une formation initiale à la médiation d’au moins deux cents heures suivie d’une formation continue et de séances d’analyse de la pratique obligatoires.

Alors que les lois du 18 novembre 2016 de Modernisation de la justice et du 23 mars 2019 de Programmation 2018-2022 et de réforme pour la justice, consacrent la médiation comme un préalable à la saisine du juge pour de nombreux contentieux, il nous apparaît aujourd’hui d’une impérieuse nécessité de garantir, partout en France, le bon exercice de la médiation, favorisant ainsi la paix sociale. » (Extrait de syme.eu )

Livre blanc à consulter sur https://www.syme.eu/articles/43965-mediation-21-publie-le-livre-blanc-de-la-mediation