Médiation scolaire : A Colombes, des « petits médiateurs » pour régler les conflits à l’école


Le Parisien: Colombes, école Victor-Hugo, ce lundi. Formée pendant 25 heures, une nouvelle promotion de « petits médiateurs » va pouvoir œuvrer à la résolution des conflits de leurs camarades en cour de récréation.

« On est dans la cour de récré, deux enfants vont être en conflit, on observe la situation », introduit Chrystelle Cambon, l’enseignante de CM2. « Ô, elle est amoureuse de Gudule ! » entame Eugène devant Ombeline, qui mime la colère devant la trahison de son secret. Et les deux enfants d’aller trouver Noah et Inass pour une simulation de médiation.

Depuis plusieurs années, l’école Victor-Hugo de Colombes a mis en place des « petits médiateurs ». Mini chasuble jaune fluo sur le dos, deux élèves sont désignés à chaque récréation pour aider leurs camarades à régler leurs différends. Ce lundi midi, tous les médiateurs se retrouvaient pour faire le point au cours d’un « pique-nique mensuel de régulation ».

Ils sont une cinquantaine, filles et garçons, du CP au CM2. Le rendez-vous de cette semaine est d’autant plus important que les nouveaux petits médiateurs de CP et CE1, fraîchement diplômés, s’apprêtent à se lancer à la récréation. En binôme avec un ancien pendant deux semaines, puis en autonomie dès la rentrée de septembre.

« On leur demande s’ils ont une solution à proposer et s’ils l’acceptent tous les deux, c’est une bonne médiation »

« Avez-vous effectué des médiations depuis que l’on s’est vus ? » interroge Marie Boyer, professeur de CP. « J’ai eu deux amies. L’une boudait l’autre sans qu’elle sache pourquoi. Elles ont parlé et ça s’est réglé », raconte Feroudja, en CE2. « Que se passe-t-il si un médiateur perd son sang-froid pendant une médiation ? » interroge l’une de nouvelles. « Vous avez le droit d’avoir des conflits, vous n’êtes pas des super-héros », relativise Chrystelle Cambon.

Les enfants ont été formés pendant 25 séances d’une heure, le mardi soir après l’école. « On doit essayer de se mettre à leur place et comprendre leurs émotions : la colère, la tristesse », se rappelle Aboubacar, en CE2. « La joie et la peur aussi », complète Joffrey Tisseron, le troisième enseignant qui accompagne les petits médiateurs. « On leur demande s’ils ont une solution à proposer et s’ils l’acceptent tous les deux, c’est une bonne médiation », conclut Noah, jeune recrue de CP.

Devant leurs camarades médiateurs, Ombeline et Eugène (en bleu) simulent une situation de conflit que tentent de dénouer Noah et Inass (en chasuble jaune). LP/A.D.

Selon les professeurs, la médiation a clairement fait baisser la violence à l’école Victor-Hugo. « Ça marche tellement bien que les médiateurs n’ont plus beaucoup de travail dans la cour, sourit Marie Boyer. Ce n’est pas grave, ils ont droit de jouer avec leurs copains du moment qu’ils portent le gilet et sont disponibles en cas de problème. »

« La médiation par ses pairs facilite le dialogue »

L’initiative est née « une année où nous avions constaté beaucoup de conflits dans les cours, se souvient Marie Boyer. Avec une collègue aujourd’hui à la retraite, nous avons été formées par l’association Médiacteurs. Nous avions dans l’idée de transmettre la médiation aux enfants. » Joffrey Tisseron constate : « La médiation par ses pairs facilite le dialogue. Et les enfants vont voir d’autres enfants pour des conflits qu’ils ne confieraient pas aux adultes. »

Chaque année, une nouvelle promo de médiateurs est formée. « Pendant la semaine de la médiation fin septembre, nous sensibilisons toutes les classes à leur rôle, explique Kamel Essaied, le directeur. Et les élèves intéressés peuvent postuler. » -A. DABOVAL (Extrait de .msn.com/fr-fr du 17/06/2019)

En savoir plus sur https://www.msn.com/fr-fr/actualite/france/a-colombes-des-%C2%AB-petits-m%C3%A9diateurs-%C2%BB-pour-r%C3%A9gler-les-conflits-%C3%A0-l%C3%A9cole/ar-AAD0PzR

Emploi : Juriste au sein du service Médiation de la Fédération Bancaire Française


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  • Recruteur : Fédération Bancaire Française
  • Publié : 11/06/2019
  • Région : Paris 9ème (Ile de France)
  • Type de contrat : C.D.D.

Description de l’annonce :

Le service de médiation reçoit les demandes de médiation émanant des clients des 130 banques adhérentes à ce service (banques de réseaux, banques en ligne, banques privées, banques spécialisées, banques étrangères).

Au sein d’une équipe de 5 juristes, le ou la juriste se verra confier un portefeuille de dossiers dont elle aura la charge.

Pour ces dossiers, la personne devra:

  • collecter auprès des banques et le cas échéant des clients demandeurs, les informations qu’il/elle estime nécessaire pour la compréhension du dossier,
  • faire une analyse juridique de la situation,
  • préparer une synthèse du dossier,
  • rédiger un projet de proposition de solution qui sera soumis à la médiatrice.

Le ou la juriste aura une relation directe avec la médiatrice. Cette personne sera complètement autonome sur son portefeuille.

Formation demandée: Master 2 droit bancaire et droit privé de préférence.

Les qualités requises pour le poste sont :

  • bonne analyse juridique et excellente qualité rédactionnelle,
  • capacité à travailler en équipe et de façon autonome,
  • être force de propositions susceptibles d’apaiser la situation entre les parties.

Informations complémentaires :

  • Années d’expérience professionnelle : 1 à moins de 3 ans
  • Durée de contrat (si CDD ou intérim ou stage) : 6 mois renouvelable
  • Date d’entrée en poste : Dès que possible
  • Revenu proposé : 30-35 keuros
  • Niveau d’anglais demandé : Courant
  • Adresse web du Recruteur : http://www.lemediateur.fbf.fr
  • Fonction : Juristes

(Extrait de village-justice.com du 11/06/2019)

En savoir plus sur https://www.village-justice.com/annonces/juriste-au-sein-du-service-m%C3%A9diation-de-la-f%C3%A9d%C3%A9ration-bancaire-fran%C3%A7aise/offres/223871#lz0cRW5yE1bBDGVL.99

Morbihan. Un médiateur nommé dans le conflit des pompiers, reprise des négociations


photo le conflit qui oppose les sapeurs-pompiers professionnels à leur direction est entré dans une nouvelle phase de négociations. © ouest-france

« Ce vendredi 7 juin 2019 s’est ouvert une nouvelle phase de négociations entre les sapeurs-pompiers professionnels et le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis). Un médiateur a été présenté aux personnels de l’intersyndicale.

Le conflit social entre les pompiers du Morbihan et leur direction prend un nouveau tournant. Les représentants de l’intersyndicale et la direction du Service départemental d’incendie et de secours(Sdis) ont entamé une nouvelle phase de négociations.

Calendrier des réunions

Ce vendredi 7 juin, ils étaient réunis, pour la première fois, autour d’un médiateur extérieur, au centre départemental à Vannes. « Le médiateur extérieur nous a été présenté lors de cette première réunion et le calendrier des réunions a été calé », a précisé un représentant syndical.

Objectif : apaiser les tensions

Après plus de trois mois de bras de fer entre les sapeurs-pompiers professionnels et leur direction, le président du conseil d’administration Gilles Dufeigneux avait annoncé l’intervention d’un intervenant extérieur pour apaiser les tensions. » M. BÉCOGNÉE. (Extrait de lorient.maville.com du 7/06/2019)

En savoir plus sur https://lorient.maville.com/actu/actudet_-morbihan.-un-mediateur-nomme-dans-le-conflit-des-pompiers-reprise-des-negociations_fil-3742181_actu.Htm

Suisse : la médiation peut jouer son rôle dans les transmissions d’entreprises


« Management «Rosset Péclard, Médiateurs en entreprise» comptent développer cette spécialisation dans la gestion des conflits liés aux successions dans les sociétés

C’est l’une des préoccupations majeures des patrons: ces prochaines années, sous l’effet du baby-boom, des dizaines de milliers de PME devront faire face au départ de leur dirigeant. Beaucoup s’y préparent. Mais les successions ne sont pas qu’une affaire financière et juridique. La société Rosset Péclard, médiateurs en entreprise, dont le siège est à Yverdon, ne le sait que trop bien, elle qui s’occupe de conflits et de problèmes internes aux entreprises. Face aux besoins de l’économie, elle veut donner de l’ampleur, à l’échelle de la Suisse romande, à cette activité de transmission.

«Transmettre son entreprise, ce n’est pas juste passer les clés à quelqu’un, observe Marc Rosset, psychologue, médiateur professionnel et diplômé en management des affaires. C’est un processus qui s’amorce longtemps avant la décision finale. Au-delà des problématiques financières et juridiques, la transmission est trop souvent bloquée dans une impasse par des facteurs d’ordre émotionnels, affectifs, personnels ou historiques.»

Souffrances au travail

Ancien directeur de ressources humaines, Marc Rosset est actif comme médiateur professionnel et formateur depuis 1999. Avec son associée Christine Péclard, également médiatrice professionnelle et forte d’une expérience de management et finance, ils sont tous deux spécialisés dans les questions de souffrances dans le monde du travail, de conflits non réglés, de discriminations et de harcèlement. Ils tiennent une permanence indépendante des RH.

«On fait appel à nous pour traiter de problèmes résultant de la transmission d’entreprises depuis une dizaine d’années, explique Marc Rosset. C’est un champ de la médiation qui se développe car c’est au carrefour entre le domaine familial et stratégique de l’entreprise. Nous avons souvent des conflits intergénérationnels. Les enfants n’ont pas la même vision.» Par exemple, quand le fondateur vient tous les jours au bureau et ne peut s’empêcher d’interférer dans les affaires ou les relations avec les collaborateurs. Des entretiens individuels permettent de mettre les choses à plat et de trouver des solutions. «Les outils de la médiation aident à résoudre de tels problèmes», selon les deux professionnels. Il peut s’agir simplement d’aménager un bureau pour l’ex-patron devenu conseiller et prévoir des heures de présence. Dans le cas d’une reprise par un employé, des questions de confiance se posent.

Le duo, qui peut recourir à un réseau d’experts, explique que la médiation est parfaitement appropriée pour régler ce genre de conflits sans faire figure de «bisounours». (Extrait de 24heures.ch du 13/05/2019)

En savoir plus sur https://www.24heures.ch/economie/entreprises/mediation-peut-jouer-role-transmissions-entreprises/story/30563974

RAPPORT ASSEMBLÉE NATIONALE n° N° 1990 – 5/06/2019 : II. LES PROCÉDURES DE MÉDIATION ET DE RÈGLEMENT AMIABLE DES CONFLITS DEVANT LES JURIDICTIONS ADMINISTRATIVES (extrait )


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(Extrait de assemblee-nationale.fr)

En savoir plus sur http://www.assemblee-nationale.fr/15/rapports/r1990-a10.asp#P200_27907

Belgique : Les avocats veulent promouvoir le règlement des litiges en dehors des tribunaux


Les avocats veulent promouvoir le règlement des litiges en dehors des tribunaux

« Les avocats lance lundi une campagne de promotion du règlement des litiges en dehors des tribunaux, annonce Avocats.be, l’Ordre des barreaux francophones et germanophone. Les parties en conflit peuvent en effet, toujours avec l’aide d’avocats, dégager un accord pour dénouer leur différend sans passer devant un juge, via d’autres voies, parfois plus rapides, efficaces, confidentielles et consensuelles, met en avant l’organisation.

La plupart des Belges sont un jour ou l’autre soumis à un conflit, que ce soit une séparation, un problème de mitoyenneté ou une rupture de contrat. Les cours et tribunaux ne sont plus toujours adéquats pour régler ces litiges et surtout prennent parfois beaucoup de temps pour rendre un verdict, comme l’explique Jean-Pierre Buyl, président d’avocats.be. « Il faut rechercher des modes plus appropriés et alternatifs de règlement de conflits. Et lorsqu’on a un conflit, il n’y a plus moyen de trouver une solution à deux, il faut passer par un tiers qui soit formé, qui soit indépendant et qui soit impartial et les avocats ont été spécialement formés à ces modes alternatifs de règlement de conflits. »

310 avocats volontaires

Ces alternatives seront mises en avant via l’action « Réglez votre litige en dehors du tribunal » du 17 juin au 30 septembre. Le but est de promouvoir les autres formes de règlement de ces conflits et le rôle de l’avocat dans ce cadre. Nastassia Jelic suit actuellement une formation en médiation. Elle fait partie des 310 avocats qui se sont portés volontaires pour informer les citoyens. « J’estime que la plupart des conflits peuvent être résolus juste en discutant. On va donc essayer de regarder ensemble quels sont vos besoins, quels sont vos intérêts, qu’est-ce qui vous a poussé à venir me voir, qu’est-ce que vous attendez de la partie adverse, et pas directement l’affaire en justice. »

Durant l’action, chacun pourra rencontrer gratuitement un avocat qui s’est porté volontaire pour participer à l’action, à son cabinet, dans le cadre d’un premier entretien uniquement verbal, afin d’obtenir un premier avis sur la forme alternative de règlement des conflits qui convient le mieux au problème posé.

Si la personne le souhaite, l’avocat lui précisera la manière dont il calculerait les honoraires et frais liés à son intervention dans l’hypothèse où le dossier lui serait ensuite confié. Les listes des avocats qui participent à cette action sont publiées sur le site d’Avocats.be. » (Extrait de rtbf.be du 19/06/2019)

En savoir plus sur ttps://www.rtbf.be/info/societe/detail_les-avocats-veulent-promouvoir-le-reglement-des-litiges-en-dehors-des-tribunaux?id=10247942