Maroc : la médiation bancaire peine à décoller


« Introduit depuis quelques années pour pallier les insuffisances du recours aux tribunaux, le mécanisme de la médiation bancaire n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière. Beaucoup de chemin reste à parcourir avant qu’il n’intègre la culture des clients des établissements de crédit.

Même si le système judiciaire est loin de donner satisfaction, les modes alternatifs de résolution des conflits (médiation, arbitrage….) n’arrivent pas à se développer dans notre société. En témoigne l’accueil très mitigé réservé à la médiation bancaire et ce, malgré les efforts consentis depuis quelques années à la fois par la Banque centrale et les différentes associations professionnelles, à leur tête le Groupement professionnel des banques du Maroc (GPBM).

Selon les dernières données du régulateur, le Centre marocain de médiation bancaire n’a reçu durant l’année 2017  que 412 dossiers dans le cadre de la médiation institutionnelle (procédure gratuite et réservée aux litiges dont le montant est égal ou inférieur à 1 Million de dirhams). Sur ce total, 228 dossiers ont été résolus, 101 dossiers n’ont pas abouti à une médiation et 83 dossiers sont en cours de traitement. Pour ce qui est de la médiation conventionnelle (procédure payante  portant sur des litiges dont le montant est égal ou supérieur à 1 million de dirhams), le Centre de médiation n’a reçu que 2 demandes qui n’ont pas été acceptées par les banques concernées.

Quant à leur typologie, les litiges portent sur les contestations des écritures comptables (31%), la clôture des comptes (22%), le recouvrement des créances (18%), les moyens de   paiement (11%) et la délivrance des documents (8%). Les demandes de médiation émanent principalement des personnes physiques (90%) et portent sur des litiges avec les banques à hauteur de 80%  et les litiges avec les sociétés de financement pour 20%.

Comparés aux données des exercices antérieurs, les chiffres de l’année 2017 révèlent que le dispositif de médiation bancaire, en dépit de ses avantages en termes de délai, de confidentialité  et de frais a du mal à décoller. En 2017, le centre n’a reçu dans le cadre du compartiment institutionnel que 412 demandes de médiation contre 829 dossiers en 2016 et 590 dossiers en 2015. Mais c’est au niveau du dispositif de médiation conventionnelle que les résultats sont très décevants et même en recul par rapport à l’exercice 2016 qui a vu la résolution d’un seul dossier d’un montant de 23 millions de dirhams. 

Comment donc expliquer le manque de succès de la médiation bancaire ? Les raisons sont multiples mais la plus importante est d’ordre culturel, ce qui demande de la persévérance et une bonne stratégie de communication. Le mécanisme de la médiation n’est pas encore assez connu par les clients qui souvent, s’adressent à la Justice lorsqu’ils  n’arrivent pas à régler d’une manière amiable leurs litiges avec leurs banques. D’un autre côté, certains clients préfèrent s’adresser directement à la Banque centrale. C’est ainsi que cette dernière a reçu courant 2017,  590 réclamations de la part de la clientèle bancaire. Ce chiffre est appelé à augmenter dans les années à venir en raison de l’efficacité du dispositif de traitement des réclamations de la clientèle bancaire par la Banque centrale. En 2017, Bank Al-Maghriba traité 590 réclamations émanant de la clientèle des établissements de crédit, contre 540 en 2016.  Plus important, près de 85% des réclamations ont connu un dénouement en faveur des plaignants contre 78% en 2016 et seulement 71% en 2014. Le système de traitement des réclamations des clients des établissements de crédit, n’est-il pas un sérieux concurrent du Centre marocain d’arbitrage ? « – (Extrait de challenge.ma du 20/09/2018)

En savoir plus sur https://www.challenge.ma/la-mediation-bancaire-peine-a-decoller-98972/

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Algérie : LA MÉDIATION JUDICIAIRE EST PEU DÉVELOPPÉE


L'Expression - Le Quotidien

« Près de 480 médiateurs judiciaires ont été formés. Une prochaine session de formation sera organisée avant la fin de l’année en cours.

A l’occasion de la célébration du 13e anniversaire de l’adoption de la Charte pour la paix et la Réconciliation nationale, le président de l’Association des médiateurs judiciaires, Ali Boukhelkhal, a insisté hier à Alger, sur la nécessité de développer les principes inclus dans cette convention, pour une meilleure application sur le terrain. «Les concepts qu’elle comprend doivent être soumis à des étude approfondies», a-t-il souligné en marge d’une conférence de presse au forum d’El Moudjahid. Il explique que la mise en oeuvre des concepts étudiés de cette charte est le seul garant pouvant mener à l’instauration d’un «Etat civil moderne» au sens propre du terme. Pour cela, poursuit-il, il faut d’ores et déjà, redonner de nouvelles dimensions à ladite charte, ce qui implique dans un premier temps «une médiation judiciaire complète» car celle-ci représente un élément essentiel dans l’édification d’un Etat civil, a ajouté l’intervenant.

S’étalant sur ce point précis, Ali Boukhelkhal regrettera le fait que le taux de recours à la médiation judiciaire en Algérie pour le règlement des litiges demeure infime, rappelant à ce propos que «seulement 15% des affaires sont résolues dans notre pays à travers cette méthode». Il soutient pourtant que cette forme de règlement des conflits existe depuis 2009 dans notre pays. Par ailleurs, son application a débuté officiellement en 2013. Le président de l’association a indiqué dans ce sens que près de 480 médiateurs judiciaires ont été déjà formés, avançant le fait qu’une deuxième session sera organisée avant la fin de l’année en cours «l’objectif étant d’arriver à former quelque 1 000 médiateurs d’ici la fin 2018», souligne-t-il.

Faisant brièvement un bref récapitulatif du bilan du travail accompli par son association dans ce domaine, Ali Boukhelkhal a d’abord tenu à dire que son organisation ne véhicule aucune idéologie politique. Partant de là, il est remonté au moment où cette dernière fut fondée en janvier 2013; «depuis sa création, certains adhérents à cette association ont malheureusement beaucoup contribué à freiner nos réelles motivations» la machine a ainsi mis du temps à démarrer. Cependant, Ali Boukhelkhal s’est dit plutôt satisfait dans l’ensemble, des actions menées jusque-là par son association, une fois les véritables objectifs fixés. Il a également indiqué que son organisation compte plusieurs membres dans divers domaines, à l’instar d’enseignants à l’université, de médecins et d’architectes. Ali Boukhelkhal déplorera au passage le fait qu’il n’y ait pas d’avantage d’avocats dans leur cercle. «Leur présence aurait eu un apport bénéfique à notre association», estime-t-il. » – Massiva ZEHRAOUI – (Extrait de .lexpressiondz.com du 19/09/2018)

En savoir plus sur http://www.lexpressiondz.com/actualite/300304-une-profession-a-la-traine.html

Côte d’Ivoire: l’arbre à palabres mué en centre de médiation et d’arbitrage


En Côte d’Ivoire, l’arbre à palabres, jadis un lieu traditionnel de rassemblement, à l’ombre duquel on s’exprime sur la vie en société, les problèmes du village, la politique, voire un lieu de règlement des conflits, se modernise avec le début de l’inauguration des centres multiethniques de médiation et d’arbitrage, a constaté APA sur place.

La ministre ivoirienne de la solidarité, de la cohésion sociale et de la lutte contre la pauvreté, Pr Mariatou Koné, a inauguré samedi, à Tengréla dans l’extrême Nord ivoirien,  un « centre multiethnique de médiation et d’arbitraire», un instrument de prévention et de gestion des conflits mis à la disposition des autorités traditionnelles de ce département situé dans la région de la Bagoué.

Selon la ministre qui a livré cet outil de cohésion sociale,  « cette maison des chefs est un centre de prévention, d’arbitrage, de médiation et de gestion des conflits mise à la disposition des chefs pour faire en sorte qu’il y ait moins de conflits dans nos régions, surtout dans celles du Nord avec des conflits agriculteurs-éleveurs».

«C’est la schématisation de l’arbre à palabres qui se modernise pour devenir le centre multiethnique de médiation et d’arbitraire», a expliqué Pr Mariatou Koné.

Financé et équipé grâce au Fonds national de solidarité (FNS) réactivé par le président ivoirien Alassane Ouattara en 2016, ce centre est composé de quatre bâtiments dont une salle d’audience, un réfectoire, des logements et des bureaux  pour les chefs traditionnels.

 « Le FNS est un Fonds qui a été réactivé en 2016 par le président Ouattara pour rallonger la main de l’État, c’est-à-dire, aller dans les endroits où l’État n’a pas l’habitude d’aller», a expliqué la ministre, annonçant que «bientôt», son département ministériel ira dans plusieurs localités du pays pour offrir des infrastructures sociales similaires aux populations.

En plus de cette institution, plusieurs autres infrastructures sociales ont été livrées par Pr Mariatou Koné dans des villages de cette région de la Bagoué (Boundiali), le tout pour un montant d’environ 200 millions FCFA. Il s’agit du foyer polyvalent de Débété, une Sous-préfecture distante d’une trentaine de kilomètres de Tengréla.

Dans le département de Boundiali, les villages jumelés de Tombougou-Samogosso ont bénéficié d’un foyer polyvalent et d’une pompe hydraulique à motricité solaire. Le village de Nianion a également bénéficié d’une pompe hydraulique à motricité solaire, et enfin les femmes du village de Nondara ont obtenu une broyeuse.

« Nous avons commencé il y a deux semaines dans le centre du pays où nous avons offert des pompes hydrauliques et des foyers dans des villages de Sakassou, de Toumodi et Dabakala», a rappelé Mme Koné ajoutant que, « nous allons continuer et livrer très bientôt la maison des chefs de Biankouma (Ouest) et nous irons à Gbéléban ( Nord-ouest) où nous avons construit un foyer et une chambre froide pour les femmes».

Poursuivant, Pr Mariatou Koné s’est satisfaite de ce que « nous lisons la joie sur le visage des populations », soulignant que l’objectif du FNS créé en 1999, « c’est d’apporter du baume au cœur des populations dans toute leur composante ». -LB/ls/APA – (Extrait de apanews.net du 19/09/2018)

En savoir plus sur http://apanews.net/index.php/news/cote-divoire-larbre-a-palabres-mue-en-centre-multiethnique-de-mediation-et-darbitrage

Vidéo : zoom sur la médiation nomade à Saint-Fons, au sud de Lyon (France 3 auvergne rhône-alpes)


Les bénévoles de la Médiation Nomade dans le quartier des Clochettes à Saint-Fons ... / © France 3 RA

« Le principe de la médiation nomade : aller à la rencontre des habitants des quartiers dits sensibles ou prioritaires. Exemple dans le quartier des Clochettes à Saint-Fons, commune de 18 000 habitants, au sud de Lyon.

Des conversations, en soirée, au pied des immeubles autour d’un thé à la menthe, c’est le principe de la Médiation nomade. A bord de leur camion orange, les bénévoles lyonnais vont à la rencontre de ceux que l’on qualifie de jeunes de banlieue. Cet été, ces médiateurs ont installé leur véhicule au coeur même du quartier des Clochettes, sur les hauteurs de Saint-Fons. Objectif : faciliter la rencontre, renouer le dialogue entre les habitants et les jeunes. Dans ce quartier, plus d’un habitant sur trois a moins de 20 ans. Partager, échanger, discuter le temps d’une soirée. Dans le camion des bénévoles médiateurs : une table, quelques jeux de société et surtout de la patience pour parvenir établir les premiers échanges et conversations. Toutes les semaines pendant deux mois, les uns et les autres ont appris à se connaître au fur à mesure des discussions jusqu’à minuit. Cette initiative citoyenne, d’échange et de dialogue, a été expérimentée à Saint-Fons en 2016 avec une première venue de Yazid Kherfi aux Clochettes. L’idée de la médiation nomade est née en 2012 dans la tête de cet homme qui a passé sept ans derrière les barreaux. Avec un camping-car Médiation nomade, il a sillonné la France ».-Dolores Mazzola –  (Extrait de france3-regions. du 10/09/2014)

Vidéo à consulter sur https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/vie-quartier-zoom-mediation-nomade-saint-fons-au-sud-lyon-1544432.html

Emploi : médiateur en milieu scolaire à Courcelles-les-Lens


« Pour un poste de médiateur social en milieu scolaire vous serez en contact direct avec les élèves, en liaison avec le personnel de l’établissement et en lien avec le CPE du collège. Vous aurez pour objectifs de prévenir les violences en milieu scolaire afin d’améliorer le climat scolaire.

Le CDD est à pourvoir pour une période de 11 mois. Un an d’expérience est exigé. Vous travaillerez 39 heures par semaine pour un  salaire horaire de 9.88 euros.

Si cette offre vous intéresse, rendez vous sur pole-emploi.fr, muni du numéro de l’offre : 077FCLG afin d’adresser votre candidature. » (Extrait de horizonradio.fr du 19/09/2018)

En savoir plus sur https://www.horizonradio.fr/article-13703-besoin-dun-mediateur-en-milieu-scolaire-a-courcelles-les-lens.html