Etude : « Rapprochement et partenariat entre médiation sociale et prévention spécialisée » par Guillaume Ma Mung et Say Sirisouk


 

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« Si les médiateurs sociaux et les éducateurs « de rue » travaillent souvent à proximité dans l’espace public, il est encore rare qu’ils avancent main dans la main. En cause : une grande méconnaissance du métier de l’autre et beaucoup de craintes. Grâce à une étude de terrain menée par un géographe et présentée le 12 décembre, le Réseau des villes correspondants de nuit et de la médiation sociale entend jeter des ponts entre ces professionnels.

L’enquête intitulée « Rapprochement et partenariat entre médiation sociale et prévention spécialisée » a été réalisée par Guillaume Ma Mung, docteur en géographie et Say Sirisouk, éducateur spécialisé.

Six territoires (La Rochelle, Le Treil, Limoges, Lorient, Marseille et Orléans) ont été passés à la loupe entre 2016 et 2017. Dans ces villes, les éducateurs de « la Prèv » et les médiateurs se côtoient de manière plus ou moins formelle. Pas simple en effet de faire « converger » au quotidien ces deux métiers du social « dont l’un a comme axe majeur l’éducatif et la Protection de l’enfance, alors que le second travaille sur le lien et la tranquillité publique » constate Florent Montillot, maire-adjoint d’Orléans et président du Réseau des villes correspondants de nuit, qui se réunissait le 12 décembre à Paris.

Serpent de mer, l’articulation entre ces deux familles de travailleurs sociaux pose question depuis de nombreuses années. En mars 2016, déjà, le comité national des acteurs de la prévention spécialisée (CNLAPS) et France médiation avaient signé une convention de partenariat pour mieux définir la complémentarité des deux acteurs. -E. Denètre- » (extrait de lagazettedescommunes.com du 13/12/2017)

En savoir plus sur http://www.lagazettedescommunes.com/540261/comment-rapprocher-educateurs-de-rue-et-mediateurs/

Article : « La médiation du pape François entre La Havane et Washington : rupture ou continuité dans la diplomatie pontificale ? » par Marie Gayte, IdeAs – Idées d’Amériques, 10, Automne 2017 / Hiver 2018


 

Capture.PNG45.PNGRésumé : L’annonce du rôle joué par François, premier pape des Amériques, dans le rapprochement cubano-américain de décembre 2014, soulève plusieurs questions. Sollicité par les deux parties, le pape a exhorté Barack Obama et Raul Castro à surmonter l’obstacle des prisonniers politiques qui obérait la négociation et s’est porté garant de l’accord signé par les deux parties en accueillant une de leurs ultimes séances de négociation au Saint-Siège. Outre une première ébauche de la chronologie de la médiation pontificale, des motivations qui ont conduit Washington et La Havane à se tourner vers le Vatican, ainsi que de l’effet de cette médiation, cet article a pour objectif de replacer cette intervention dans le contexte plus large des priorités de la diplomatie papale, notamment vis-à-vis de Cuba, depuis le pontificat de Jean-Paul II qui fut le théâtre d’un premier dégel entre Rome et La Havane.
Le fait que l’Église catholique, devenue interlocutrice privilégiée du régime, accepte d’assurer une médiation, après des années passées à ignorer les exhortations de Washington à jouer un rôle de catalyseur de la transition démocratique, sur le modèle de la Pologne des années 1980, ne signifie pas un changement de priorités au Vatican. Si François souhaite par son action replacer le Saint-Siège sur le devant de la scène diplomatique, c’est bien pour y porter les préoccupations − défense des chrétiens menacés, maintien d’un espace pour l’exercice de la mission ecclésiale et promotion du dialogue entre États − qui sont celles de l’Église depuis la fin du XIXe siècle, moment à partir duquel elle exerce un rôle actif sur la scène internationale.  » (Extrait de journals.openedition.org )

Article à consulter sur http://journals.openedition.org/ideas/2191

Emploi : Médiateur adulte relais (H/F) à OPTIMA, Saint-Herblain (44)


Société OPTIMA

L’entreprise

OPTIMA

Le poste

Médiateur / Médiatrice adulte relais

Poste ouvert au public éligible en contrat adulte relais vous devez OBLIGATOIREMENT répondre aux critères : – Avoir plus de 30 ans – Résider en quartier politique de la ville Vous travaillez en binôme et en lien avec le Responsable de secteur. Vous avez pour mission, sur l’espace d’un quartier ciblé de la ville d’Orvault : – Faire de la médiation préventive par une présence vigilante et active, – Effectuer des actions de prévention et de médiation auprès de groupes de jeunes, – Aider, conseiller et orienter les habitants, – Participer à des manifestations ou actions ponctuelles pour promouvoir la médiation sociale, – Réguler par la médiation des situations de dysfonctionnement. Le planning : 1 semaine à 39h sur 5 jours, 1 semaine à 31h sur 4 jours
Salaire mensuel : 1489,4€
35h / semaine
Avantages : Chèque repas et Mutuelle
Déplacements quotidiens au niveau départemental

Le profil

Qualification du poste : Employé non qualifié
Diplôme exigé Niveau 4 (Bac), domaine Action sociale
Diplôme exigé Niveau 4 (Bac), domaine Santé secteur sanitaire
Permis B – Véhicule léger exigé (Extrait de ouestfrance-emploi.com du 23/12/2017)

Une «médiation par les pairs» au collège Louis-Pasteur de Graulhet (81)


 

201712212110-full.jpg« La «médiation par les pairs» est en train de s’installer au collège Louis-Pasteur. Ce dispositif permet aux élèves de gérer leurs conflits. Il consiste à former une équipe de médiateurs élèves qui aura pour mission de recevoir leurs camarades en conflit avec d’autres.

«Le dispositif de la médiation par les pairs débute par une formation proposée par l’association Co-Opérons qui a déjà prodigué cette formation au collège de Réalmont. Une quinzaine de collégiens de Réalmont est venue avec leur conseiller principal d’éducation et leur professeur référent pour apporter des témoignages sur cette expérience», explique Valérie Charpin, principale du collège Louis-Pasteur.

Le dispositif et les médiateurs sont placés sous l’autorité d’une équipe d’adultes formés également. Aussi une dizaine d’adultes volontaires (enseignants, CPE, assistants éducation, assistants pédagogiques et assistant prévention sécurité) a pris part à la première partie de cette matinée d’information sur le dispositif.

Du côté des élèves, ce sont ceux de cinquième, intéressés par le dispositif, qui ont été conviés. «Le principe est de les former lors du second trimestre de cinquième et qu’ils puissent exercer cette fonction jusqu’à la fin de la troisième sur un cycle de trois ans», souligne Valérie Charpin.

Les collégiens pourront intervenir dans des situations repérées par les enseignants ou le CPE lorsqu’il y a un conflit entre deux élèves. «Dans certains cas, on peut faire l’hypothèse que les choses peuvent avancer plus facilement entre pairs qu’avec des adultes. Il faut deux adultes référents, en général CPE ou un professeur, qui proposent aux élèves en conflit une médiation. S’ils acceptent, ils vont ensuite solliciter les médiateurs», détaille Valérie Charpin. Durant la réunion d’échange, les collégiens ont pu poser toutes les questions qu’ils souhaitaient à leurs homologues venus de Réalmont avant de s’engager dans cette démarche novatrice pour diminuer les conflits au sein de l’établissement scolaire. -J-C Clerc- (Extrait de ladepeche.fr du 21/12/2017)

En savoir plus sur https://www.ladepeche.fr/article/2017/12/21/2708835-une-mediation-par-les-pairs-au-college-louis-pasteur.html

Association des Médiateurs des Collectivités Territoriales


 

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« Le 16 mai 2013, au cœur de cette prestigieuse institution qu’est le Sénat, est née l’Association des Médiateurs des Collectivités Territoriales (AMCT).

Claire BRISSET, Médiatrice de la Ville et du Département de Paris de 2008 à 2014, est à l’origine de la création de cette association. Elle a initié et développé un réseau dense et diversifié de Médiateurs de service public dans les collectivités territoriales. Elle a présidé l’AMCT jusqu’à la fin de son mandat.

Martine NADEAU, alors Médiateure du Conseil général de l’Ille-et-Vilaine, lui a succédé lors de l’Assemblée générale du 12 juin 2014 qui a eu lieu à Angers, à l’invitation du Maire et du Médiateur de cette ville.

Suite à la fin de son mandat de Médiateure en 2015 dont elle n’a pas souhaité le renouvellement, impliquant de ce fait la fin de sa présidence de l’AMCT, Eric FERRAND, nommé Médiateur de la Ville et du Département de Paris en juillet 2014, a été élu Président de l’Association lors de l’Assemblée générale du 10 avril 2015 à Lille.

L’action de l’AMCT, est d’autant plus importante dans un contexte mouvant, où la notion de lien et de relation apaisante au « citoyen usager » prend une dimension toute particulière.

L’association poursuit quatre objectifs définis dans ses statuts :

  • Promouvoir la médiation institutionnelle auprès des collectivités territoriales
  • Developper le partage d’expériences entre les membres, et plus généralement, contribuer à la diffusion et à l’évolution des pratiques de médiation
  • Devenir une structure de référence et d’accompagnement professionnalisante, proposant de multiples services à ses membres
  • Construire des partenariats actifs avec d’autres structures de médiation

L’AMCT s’est dotée d’une charte des Médiateurs des collectivités territoriales énonçant un ensemble de valeurs et de pratiques. Ces dernières constituent le socle de l’engagement des Médiateurs, qui démontrent au quotidien combien la médiation est un facteur d’humanité et de construction d’espérance, montrant ainsi que l’administration sait écouter, que les inégalités et les iniquités peuvent être combattues. » (Extrait de amct-mediation.fr )

En savoir plus sur http://www.amct-mediation.fr/amct

Rencontre avec Jean-Charles Bron, Médiateur de la ville de Bordeaux


Dès sa prise de fonction en 1995, Alain Juppé a mis en place un service de médiation, délégation bénévole qui s’est structurée de plus en plus au fil du temps et dont le titulaire et responsable est aujourd’hui Jean-Charles Bron.

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Jean-Charles Bron

Jean-Charles Bron, élu municipal de 1989 à 2014, puis en charge de la médiation, suite à sa nomination par le Conseil Municipal sur proposition du maire Alain Juppé, est le quatrième médiateur de la ville de Bordeaux succédant dans l’ordre à Françoise Massie (1995), Jacques Lahon (2001) et Henri Pons (2007).

D’année en année, le nombre d’affaires traitées progresse régulièrement : « On traite les litiges et les différents entre les citoyens de Bordeaux et la municipalité, lorsque celle-ci semble soit ne pas respecter certains arrêtés, soit en faire un peu trop, etc … La loi du 18 Novembre 2011 (loi de modernisation de la justice) a fait une plus grande part à la médiation d’autant plus que les tribunaux sont encombrés, depuis quelques mois des saisines sont adressées au médiateur par le greffe du tribunal d’Instance », Jean-Charles Bron ajoute : « Le juge tranche le droit mais souvent crée de l’insatisfaction, de nombreuses fois la loi est prononcée mais le conflit n’est pas réglé. »

« Aviseur » et « accoucheur » …

Toujours selon le médiateur en exercice, en période de grande défiance, le besoin de médiation est fondamental, il faut « militer » pour l’apaisement, la confiance et la réconciliation. Le médiateur « aviseur » et « accoucheur » doit amener les parties à trouver un terrain d’entente sans passer par un juge. L’an passé, suite à une augmentation de 30% des « affaires », 210 dossiers ont été traités, dont 50% ont été résolus dans l’année.

Entre nuisances sonores et olfactives, droit des sols, travaux de rénovation non conformes, problèmes de circulation, état-civil, terrasses, propreté, stationnement, etc …. La variété des problèmes est grande et Jean-Charles Bron d’insister sur la neutralité, la confidentialité et la gratuité de la médiation tout en précisant avec conviction : « Je ne suis pas le médiateur municipal, mais le médiateur de la ville de Bordeaux ». (Extrait de bordeaux-gazette.com du 20/12/2017)

En savoir plus sur http://www.bordeaux-gazette.com/rencontre-avec-jean-charles-bron-mediateur-de-la-ville-de-bordeaux.html#l6Yy2ArlehWwtJeW.99

Belgique : Le conseil des ministres a approuvé un avant-projet de loi en matière de justice visant à privilégier la médiation


Sudinfo

« Le conseil des ministres a approuvé vendredi un avant-projet de loi en matière de justice. Le texte vise notamment à favoriser le recours à la médiation puisque les juges pourront contraindre les parties à un litige à tenter d’abord cette procédure. Les médiateurs devront être reconnus et à cette fin passer un examen et une épreuve d’aptitude. De leur côté, les huissiers et avocats devront informer les justiciables des possibilités de médiation.

Actuellement, le nombre de médiations tourne autour des 5.000 par an alors que plus d’un million de jugements et d’arrêts sont rendus chaque année. Le règlement d’un litige de cette manière prend en moyenne 83 jours.  » (Extrait de sudinfo.be du 22/12/2017)

En savoir plus sur http://www.sudinfo.be/2020695/article/2017-12-22/justice-privilegier-la-mediation-et-diverses-dispositions

Article : « La médiation de la consommation a tissé sa toile » par Raphaëlle Rivais ( SOS Conso)


Capture.PNG 21.PNG« Que vous soyez mécontent de votre boulanger, de votre magasin de bricolage, de votre installateur de piscine, de votre centre de bronzage, de votre pressing, de votre garagiste, de votre service de pompes funèbres, de votre prestataire de soutien scolaire, de votre agence de rencontres, de votre auto-école, ou de votre organisme HLM, vous avez désormais un nouvel interlocuteur : le médiateur.
Depuis le 1er janvier 2016, tous les professionnels de la consommation (même ceux qui tiennent des éventaires sur les marchés !) doivent en effet permettre aux consommateurs d’accéder gratuitement à une médiation.

Ils ont dû faire agréer des médiateurs par la Commission d’évaluation et de contrôle de la médiation de la consommation. La liste de ceux-ci, que l’on peut trouver en cliquant sur ce lien, ressemble désormais à un inventaire à la Prévert.

Les secteurs professionnels ont été ainsi découpés:A titre d’exemple, dans le secteur « Bricolage, jardinage, animaux », on trouve les rubriques suivantes :

Le consommateur qui a un litige avec un professionnel doit trouver les coordonnées du médiateur ad hoc dans les conditions générales de vente, en ligne. Par exemple, Bricorama indique que son médiateur est  « Medicys ».

Les principales plateformes

La plateforme Medicys a été créée par la Chambre nationale des huissiers de justice, comme nous l’avions annoncé dans l’article intitulé les huissiers veulent investir le marché de la médiation. Medicys, association loi 1901, présidée par Me Christine Valès, huissier à Toulouse, compte actuellement 130 médiateurs (des huissiers qui font cela, en plus de leur travail). On ne trouve pas encore, hélas, sur le site de Medicys, la liste de la trentaine de secteurs pour lesquels cette plateforme travaille, ni celle des enseignes ou des fédérations professionnelles qui l’ont désignée.

On peut citer, pèle-mêle, les secteurs suivants : commerce alimentaire spécialisé, équipement de la personne, équipement de la maison, horlogerie-bijouterie, vente en ligne, promotion-construction, administration de biens immobiliers, déménagement…

Elle indique avoir été choisie comme médiatrice pour des enseignes comme Ikea, Lapeyre, Jardiland, Kiloutou, Karcher, Gîtes de France, Foncia, Crédit Agricole Immobilier, Laforêt Immobilier,Samsung, Acer, HP, Zara, Pixmania, les Folies Bergères, UGC ou Casino de Paris, et même L’UFC-Que Choisir, pour son service de fourniture d’énergie.

Elle est aussi la médiatrice de l’Union sociale de l’habitat (litige entre les habitants et le bailleur, à propos de décompte de charges, de travaux non effectués, de problèmes de bruit…)

La Fédération du Commerce Coopératif et Associé a mis en place une plateforme,  MCCA, qui couvre une quarantaine de secteurs (commerce alimentaire, équipement, transactions immobilières, syndics de copropriété, aménagement de l’habitat, réparation de matériels, entretien de véhicules, auto-écoles, services funéraires…) Son site donne la liste des enseignes adhérentes (E.Leclerc, Intermarché, Optic 2000, Lissac…)

Le Centre de médiation et d’arbitrage de Paris (CMAP) couvre une vingtaine de secteurs. Il donne sur son site la liste de ses médiateurs (avec leur CV) et leurs compétences. Il donne aussi la liste des conventions qu’il a passées avec des enseignes (Bayard-Presse, Hermès, Nestlé, Whirlpool, Seb France) ou des fédérations (Fédération Autonome Générale de l’Industrie Hôtelière Touristique, Fédération des Cristalleries Verreries à la Main et Mixtes, Fédération des Entreprises de la Beauté…)

La voyance
Peu de secteurs ne sont pas encore couverts, tels la livraison de repas à domicile, le séjour en temps partagé, le cinéma, les jeux de hasard et d’argent, la commercialisation d’animaux, les crèches et assistantes maternelles, la blanchisserie-teinturerie, les commissaires priseurs, les mandataires et administrateurs judiciaires, les agences de travail temporaire, ainsi que l’astrologie et la voyance…

A propos du secteur bancaire, vous pouvez lire les articles de Sosconso intitulés Un litige avec la banque? Pensez au médiateur !   Transférer son PEA dans une autre banque : une course d’obstacles

Rappelons que si le professionnel a l’obligation de désigner un médiateur, sous peine d’amende, il n’a pas l’obligation d’entrer en médiation. Or, la prescription (pour que le client saisisse la justice) n’est suspendue que lorsque la médiation est acceptée. Une société de déménagement ayant désigné Medicys comme médiateur a ainsi refusé d’entreprendre une médiation, après avoir reçu toutes les pièces du client. Dans ce cas, Medicys donne au client une attestation, faisant état du refus du professionnel, à remettre au juge qu’il saisira. » (Extrait de sosconso.blog.lemonde.fr du 14/12/2017)

En savoir plus sur http://sosconso.blog.lemonde.fr/2017/12/14/la-mediation-de-la-consommation-a-tisse-sa-toile/

Belgique : Diminution des plaintes chez le médiateur communal de Charleroi


 

Les plaintes ont diminué chez le médiateur communal carolo

« De moins en moins de plaintes ont été traitées par le médiateur communal de Charleroi. C’est en tous cas ce qui ressort de son rapport de l’année 2016 qui a enregistré 15% de plaintes en moins avec 271 dossiers ouverts.

La plupart des dossiers traités par Jean-Luc Labbé concerne la zone de police de Charleroi pour des questions relatives aux domiciliations, aux voiries ou aux services de l’état civil et de l’urbanisme.

Pour Jean-Luc Labbé, si les plaintes diminuent, c’est aussi parce que la fonction de médiateur n’est pas fort mise en avant par les autorités communales: « C’est un peu le sentiment que j’ai depuis quelques années. Je suis seul depuis fin 2015. Je n’ai pas de secrétariat et je n’ai plus de collaborateur. Le budget dont je pouvais disposer a vraiment fondu comme neige au soleil. Maintenant je n’ignore pas qu’il y a des efforts de gestion qui s’appliquent à tous les services. Je ne demande pas grand-chose. Je demande un peu de renfort humain. Un peu de soutien moral et psychologique. Encore un nombre important de citoyens ne savent pas que ça existe ou identifient mal mon rôle. Parfois on me confond avec les médiateurs de quartiers qui traitent les litiges de voisinage. Il ne faut pas avoir une perception négative du médiateur, penser que c’est une sorte de police de l’administration mais voir, derrière chaque plainte, une possibilité, une opportunité d’amélioration du service au citoyen. » (Extrait de rtbf.be du 20/12/2017)

En savoir plus sur https://www.rtbf.be/info/regions/hainaut/detail_diminution-des-plaintes-chez-le-mediateur-communal-de-charleroi-qui-s-estime-peu-mis-en-valeur?id=9794509

Article : « La médiation des conflits violents » par Jonas Baumann et Govinda Clayton (Politique de sécurité: analyses du CSS, No 211, Juin 2017)


 

Capture.PNG223.PNGCes dernières années, la médiation et d’autres formes d’intervention de tierces parties semblent changer. Cela est illustré par les cas de la Colombie, du Myanmar, de la Syrie, de la Libye ainsi que du Yémen. Bien que les futurs développements de la médiation restent flous, l’aperçu suivant tente de fournir une orientation en se basant sur des aperçus des milieux académiques et de la médiation appliquée. La médiation est la forme la plus courante de gestion et de règlement des conflits par un tiers. Entre 1946 et 2015, environ la moitié des conflits civils et interétatiques ont impliqué un type d’intervention désigné sous le terme de «médiation» (même si pas toutes ces interventions correspondaient à la définition mentionnée ci-dessus qui est également utilisée par l’ONU). Pendant cette période, la médiation était plus susceptible d’intervenir lors de conflits interétatiques (42% des années de conflit) que pour des guerres civiles (28% des années de conflit). La médiation était relativement rare entre 1945 et 1979, et plus souvent appliquée aux conflits interétatiques qu’aux guerres civiles en raison des dynamiques de la guerre froide. Cette tendance a commencé à changer dans les années 1980, période durant laquelle la médiation des conflits civils est devenue plus courante. La médiation est alors devenue le principal instrument mis en œuvre par la communauté internationale pour tenter de résoudre les différends violents intra étatiques et de pré- venir la reprise de conflits récemment terminés. (Extrait de css.ethz.ch )

Article à consulter sur http://www.css.ethz.ch/content/dam/ethz/special-interest/gess/cis/center-for-securities-studies/pdfs/CSSAnalyse211-FR.pdf