Article : « La médiation des conflits violents » par Jonas Baumann et Govinda Clayton (Politique de sécurité: analyses du CSS, No 211, Juin 2017)


 

Capture.PNG223.PNGCes dernières années, la médiation et d’autres formes d’intervention de tierces parties semblent changer. Cela est illustré par les cas de la Colombie, du Myanmar, de la Syrie, de la Libye ainsi que du Yémen. Bien que les futurs développements de la médiation restent flous, l’aperçu suivant tente de fournir une orientation en se basant sur des aperçus des milieux académiques et de la médiation appliquée. La médiation est la forme la plus courante de gestion et de règlement des conflits par un tiers. Entre 1946 et 2015, environ la moitié des conflits civils et interétatiques ont impliqué un type d’intervention désigné sous le terme de «médiation» (même si pas toutes ces interventions correspondaient à la définition mentionnée ci-dessus qui est également utilisée par l’ONU). Pendant cette période, la médiation était plus susceptible d’intervenir lors de conflits interétatiques (42% des années de conflit) que pour des guerres civiles (28% des années de conflit). La médiation était relativement rare entre 1945 et 1979, et plus souvent appliquée aux conflits interétatiques qu’aux guerres civiles en raison des dynamiques de la guerre froide. Cette tendance a commencé à changer dans les années 1980, période durant laquelle la médiation des conflits civils est devenue plus courante. La médiation est alors devenue le principal instrument mis en œuvre par la communauté internationale pour tenter de résoudre les différends violents intra étatiques et de pré- venir la reprise de conflits récemment terminés. (Extrait de css.ethz.ch )

Article à consulter sur http://www.css.ethz.ch/content/dam/ethz/special-interest/gess/cis/center-for-securities-studies/pdfs/CSSAnalyse211-FR.pdf

3 réflexions sur “Article : « La médiation des conflits violents » par Jonas Baumann et Govinda Clayton (Politique de sécurité: analyses du CSS, No 211, Juin 2017)

  1. Très intéressant article. A mon avis, les Etats, des groupes de personnes et même les individus devraient s’y habituer, avec bien sûr, la sensibilisation et l’échange d’expériences avec ceux qui y ont trouvé gain de cause. Il est vrai que dans la résolution pacifique des conflits, elle n’est pas la seule voie ou le seul mécanisme alternatif, mais elle pourrait, selon mon expérience, la plus rentable. Moins ou pas du tout coûteuse, fait gagner du temps, de l’énergie et épargne de perdre inutilement de l’argent. Dans les communautés locales, souvent en proie des conflits fonciers, économiques, sociaux, cette voie, souvent utilisé par des volontaires communautaires, épris par un soucis de cohésion sociale, est une alternative bénéfique.
    Nous poursuivrons cette lutte de résolution pacifique des conflits en RDC et au Sud-Kivu en particulier.

    Mathilde Mihigo: Peacemaker, Human Rights Defender, DRC, SOUTH KIVU

    Aimé par 2 personnes

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