Santé : dans l’affaire Marwa, le bébé plongé dans le coma, Isabelle Desguerre, membre d’un groupe de travail sur la fin de vie des enfants, souligne l’intérêt d’une médiation et non d’une action judiciaire.


« Le Conseil d’Etat examine ce jeudi le cas de ce bébé, atteint de séquelles très lourdes. Les parents veulent prolonger les soins, contre l’avis des soignants.

La professeur Isabelle Desguerre fait partie de groupes de travail sur la fin de vie des enfants. Elle-même doit y faire face de manière « récurrente » au sein du service de neuropédiatrie qu’elle dirige à l’hôpital parisien Necker.

Le cas de la petite Marwa est-il isolé ?

ISABELLE DESGUERRE. Dans ces services, où sont traitées des pathologies lourdes, la question de la limitation ou de la poursuite des soins fait quasiment partie de notre quotidien. La problématique est très difficile car elle touche à l’éthique et à la violence de voir un enfant malade, mais elle est récurrente. Ce qui est exceptionnel dans ce cas, c’est la situation conflictuelle qui mène à une impasse.

Difficile de croire que les familles seraient systématiquement d’accord avec les médecins…
En général, les parents font confiance aux équipes médicales. Parfois, ils n’adhèrent pas à la proposition qui leur est faite. Commence alors un travail qui prend du temps, avec de nombreuses rencontres, des médiations.

Qui, en dernier lieu, prend alors la décision ?
Les parents sont un chaînon indispensable de la discussion. Mais leur avis est consultatif. Avec le temps, ils comprennent que l’unique intérêt des médecins est de savoir ce qui est, au niveau médical, raisonnable.

Sauf que pour l’instant, c’est aux parents de Marwa que la justice donne raison…
La décision du tribunal administratif, qui se substitue aux experts, est selon moi très grave. Il aurait dû se déclarer incompétent et demander une médiation. Nous sommes inquiets : non seulement la décision, prise face à la pression affective et médiatique, peut faire jurisprudence mais elle casse la confiance que nous essayons de construire avec les parents » (Extrait de leparisien.fr du 2/3/2017)

En savoir plus sur http://m.leparisien.fr/societe/marwa-isabelle-desguerre-en-general-les-parents-font-confiance-aux-medecins-02-03-2017-6724701.php

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Québec : une médiation proposée pour faciliter les négociations dans le secteur de la construction


« La médiation vient de commencer dans les secteurs institutionnel, commercial et industriel de l’industrie de la construction, dans le but de faciliter les négociations entre les parties patronale et syndicale.

La ministre du Travail a finalement nommé comme médiatrice Lise Lavallée, qui avait déjà été affectée à titre de conciliatrice au dossier.

La médiatrice a réuni les parties patronale et syndicale, jeudi, et d’autres dates de rencontres de négociations ont été arrêtées.

L’ajout de nouvelles dates de négociation a encouragé l’Association de la construction. Cela «nous laisse croire qu’une entente pour le 30 avril est toujours possible», écrit-elle dans son bulletin interne diffusé vendredi.

La négociation est plutôt laborieuse, cette année, dans ces sous-secteurs de l’industrie de la construction que sont l’institutionnel, le commercial et l’industriel. Dès la première rencontre, le 19 janvier, les parties patronale et syndicale n’avaient même pas réussi à s’entendre quant à la signature d’un protocole de négociation pour en déterminer les balises — ce qui avait abrégé la rencontre. » (Extrait de journalmetro.com du 3/03/2017)

En savoir plus sur http://journalmetro.com/actualites/national/1098493/negos-dans-la-construction-la-mediation-debute/

Marseille : mise en place d’un dispositif de médiation sociale aux abords des écoles


Marseille. De la médiation sociale aux abords des écoles

« Caroline Pozmentier-Sportich, adjointe au Maire déléguée à la Sécurité publique et la Prévention de la délinquance, présentera demain un dispositif de médiation sociale aux abords des écoles de Marseille, en présence du préfet de Police Laurent Nunez.

Depuis le début de l’année scolaire, la ville de Marseille expérimente une démarche de médiation sociale aux abords des écoles primaires dont la mise en oeuvre a été confiée à l’association de médiation Régie Service 13. Ainsi, chaque semaine trois écoles différentes bénéficient de la présence de deux médiateurs sociaux aux heures d’entrées et de sorties des classes, intervenant en coordination et complémentarité du dispositif de sécurisation des écoles assuré par la police municipale.

Les médiateurs ont été préalablement sensibilisés aux questions de sécurité routière et leurs missions sont clairement définies. Ils doivent prévenir les accidents aux heures d’affluence ; prévenir les éventuelles tensions et autres comportements inciviques pouvant naître entre parents, riverains, automobilistes et écoliers aux abords directs des écoles primaires ; rappeler les règles de vie en société ; et déclencher, si nécessaire, l’intervention des forces de l’ordre et de secours. » (Extrait de maritima.inf du 1/03/2017)

En savoir plus sur http://www.maritima.info/depeches/vie-des-communes/marseille/47001/marseille-de-la-mediation-sociale-aux-abords-des-ecoles.html