Emploi : Médiateur judiciaire H/F à SELESTAT


Offre d'emploi

« Assurer l’accueil, l’accompagnement et le suivi des rencontres entre le(s) parent(s) et le(s) enfants. Etre garant de la qualité de la visite et des conditions de sa réalisation. Se positionner comme un tiers entre l’enfant et son parent, en régulant les tensions présentes. Mener un travail d’observation. Participer aux réunions organisées par le Service de Protection de l’Enfance. Effectuer la gestion administrative et logistique de chaque situation. Capacité de procéder à une évaluation fine de la problématique familiale, des traumatismes et des ruptures vécus par l’enfant. Bonne capacité d’écoute. Capacité à observer les comportements physiques et verbaux. Capacité d’identification et de distanciation suffisantes pour faire tiers et contenance. 37h55/mois les mercredis et samedis (en alternance selon les besoins) Diplôme de travail social de niv. III exigé – éducateur(-trice) spécialisé(e) / Assistant(e) social(e) / Médiateur

1 posteCDI
Expérience minimum : Moins de 1 an » (Extrait de 1taf.com )

Consommation : la Fédération du e-commerce et de la vente à distance (Fevad) a reçu 4640 demandes de médiation en 2016


[Bilan] En 2016 , la Fevad a reçu 4640 demandes de médiation
« Depuis le 1er janvier 2016, obligation est faite aux e-commerçants de désigner un médiateur en cas de litige avec un consommateur. Pour Ecommercemag, le service médiation de la Fevad, représenté par Bernard Siouffi et Laure Baëté, fait le bilan un an après son lancement

Combien de requêtes avez-vous reçu depuis l’obligation pour les e-commerçants de désigner un médiateur?
Laure Baëté: « En 2016 nous avons reçu 4640 demandes de médiation et traité 4403 d’entre elles (la différence correspond à des litiges avec des e-commerçants qui ne sont pas adhérents à la Fevad). Il y a une évolution incontestable depuis que notre dispositif s’est professionnalisé (2740 demandes en 2014 et 4037 en 2015). Depuis juillet 2016, le service du médiateur de la Fevad est référencé par les pouvoirs publics comme un service agrémenté répondant aux critères de la loi, ce qui nous a conféré plus de visibilité. Nous couvrons les litiges entre les consommateurs et les 350 adhérents de la Fevad qui génèrent à eux seuls plus de 65% du chiffre d’affaires e-commerce en France. »
Pour quels types de litiges êtes-vous le plus souvent saisis?
Laure Baëté: « Les sujets récurrents sont, dans l’ordre, les délais de livraison, les délais de remboursement et les conditions de garanties. Dans beaucoup de cas la bonne foi du consommateur s’oppose à celle du professionnel. Les litiges proviennent d’interprétations du droit de retour, des garanties… Souvent le public est mal informé, et les entreprises aussi. » Bernard Siouffi: « C’est là que nous intervenons. Le médiateur apprécie le cas en droit et en équité. Si nous constatons un déséquilibre dans la transaction, par exemple une signature alors que le colis n’a pas été reçu, nous en faisons part à l’entreprise. Dans deux tiers des cas celle-ci est favorable à la demande. Sinon nous lui demandons de s’exprimer par écrit. Si nous soupçonnons la mauvaise foi du client, l’entreprise peut avoir recours à ses données pour constater d’éventuelles pratiques abusives de sa part. » Laure Baëté: « En prenant en compte les circonstances d’espèce, le médiateur aboutit à des résolutions que le juge n’aurait pas accordées en jugeant en droit. Nous apprécions le cas avec un objectif d’efficacité, au-delà de la loi et des process des entreprises, notamment dans les cas où le consommateur est de bonne foi. Nous tentons d’avoir une approche pédagogique. »
« Quel est le taux de réussite du service médiation de la Fevad?
Bernard Siouffi: « Dans 80% des cas la médiation aboutit. Et dans deux tiers des cas c’est en faveur du consommateur. » (Extrait de ecommercemag.fr du 23/01/2017)

Témoignage : Comment Fedner est devenu médiateur social à SAINT-MARTIN


« Fedner Vilsaint fait partie des six stagiaires récompensés le 30 novembre dernier lors de l’Afterwork du Greta qui s’est déroulé au Beach Hôtel. Pour cause, il a non seulement réussi l’examen final de sa formation de médiateur social, mais a également terminé major de sa promo.

Originaire d’Haïti, Fedner a grandi en Guadeloupe avant d’arriver à Saint-Martin en 2003 avec un BEP/CAP de soudure métallique en poche. «Je ne trouvais pas de boulot là-bas. Comme mon frère habitait sur l’île depuis peu j’ai souhaité moi aussi tenter ma chance ici » se souvient-il. Après quelques petits jobs il décroche un poste de gardien aux Terres Basses en 2004 où il s’installe avec sa femme. Mais il doit démissionner pour des raisons familiales. Quatre mois de recherches d’emploi infructueuses plus tard, il décide de partir en métropole où il a de la famille. (Il a obtenu en 2011 son diplôme de chauffeur de poids lourd après avoir suivi une formation à FORE IDN.) Mais cela signifie qu’il doit laisser son épouse qui travaille à l’association Le Manteau de Saint-Martin. Finalement, en 2013, le père Charles, l’ancien directeur de l’actuel  CHRS (Centre d’hébergement et de réinsertion sociale), propose de l’embaucher comme médiateur dans l’optique de le former.

« Avant d’accepter j’ai fait quelques recherches sur le métier. J’ai découvert que ça me convenait parfaitement compte tenu de ma façon d’être ». Il est donc recruté avec un CUI (Contrat Unique et Insertion) et s’occupe depuis d’accueillir les usagers de l’association, de résoudre les conflits, d’apaiser les petites tensions, d’éviter qu’ils parlent mal entre eux, les sensibiliser sur la drogue et l’alcool, de récupérer des informations et les transmettre à ses collègues…

En février 2016 il démarre une formation en « Médiation, Information et Service » au Greta de Saint-Martin financée par le Fongecif. Près d’un an plus tard, celui que ses employeurs qualifient de « super élément » a repris le travail depuis quelques semaines, et gagné en confiance. « Personnellement et professionnellement, la formation m’a appris beaucoup de choses pour savoir comment aborder les gens dans mon travail mais aussi dans la vie en général. J’ai par ailleurs réalisé que j’avais déjà des qualités d’écoute, de respect de la confidentialité et de mise en confiance. Avec les usagers le courant passe naturellement je suis passé par certaines difficultés et je peux donc comprendre ce qu’ils ressentent ».

Au cours de ses dix mois de formation, Fedner a effectué trois stages : à Sandy Ground on The Move, à la CLSPD (Cellule locale pour la Sécurité et la Prévention de la délinquance) et au collège Soualiga. Le reste du temps, il avait cours tous les jours. Sur les quinze stagiaires du départ, seuls huit se sont accrochés jusqu’au bout.« Finir major de la promo a été une surprise pour moi, même si je sais que j’ai travaillé » confesse-t-il. Retourner sur les bancs de l’école n’est pas évident quand on est adulte et dans la vie active depuis longtemps. Il reconnaît qu’au départ c’était dur. « Mais j’ai découvert une passion pour l’apprentissage des différentes techniques de communication, verbales et non verbales. Elles me servent également dans ma vie personnelle, notamment pour prendre du recul vis à vis de certaines situations. »

Pour l’instant, Fedner travaille sur plusieurs projets au Manteau. Il compte gagner en expérience puis continuer à se former pour se spécialiser dans une branche en particulier. On ignore pour l’instant laquelle.  » (Extrait de soualigapost.com du 25/01/2017)

En savoir plus sur http://www.soualigapost.com/fr/actualite/10046/social/comment-fedner-est-devenu-m%C3%A9diateur-social