Liban – Johanna Hawari Bourjeily : la médiation comme solution


« Ce n’est pas un hasard si le Centre professionnel de médiation a été créé au Liban au lendemain de la guerre de 2006. Sur les ruines d’un pays meurtri, il fallait tenter de bâtir des ponts. Répondant à des règles d’éthique et des codes bien précis, la médiation est avant tout l’art de renouer le dialogue, de prévenir et résoudre les conflits et de rétablir des liens qui n’existent plus. Ce processus humain et humaniste représente aujourd’hui un véritable espoir dans des sociétés gangrenées par l’incompréhension, l’intolérance, la peur et le rejet.

Séduite par cette dimension, Johanna Hawari Bourjeily, alors avocate pénaliste exerçant en France, décide de venir implanter la médiation au Liban. Elle crée d’abord une association, « Médiateurs sans frontières Liban », et, en coordination avec le rectorat de l’Université Saint-Joseph, met au point un centre professionnel. Dix ans plus tard, le bilan est plus que positif avec des formations à Beyrouth, à Tripoli et bientôt à Saïda, et des projets à l’international. Passionnée et passionnante, Johanna aime raconter l’histoire du colibri : devant un incendie qui menaçait toute une forêt et ses habitants, ce petit oiseau a choisi de ne pas fuir mais d’apporter patiemment de minuscules gouttes d’eau dans son bec. Et à tous ceux qui le raillaient, il répondait que lui au moins faisait sa part. C’est dans cette énorme foi dans son pays que la jeune femme puise son enthousiasme. Et le Liban est un terrain fertile.

Nos diversités font aussi notre richesse et nous avons quelque part appris à vivre ensemble. Alors parfois il suffit de lancer un hameçon pour de petits changements qui conduisent à un vrai dialogue. Et la médiation est bien plus qu’un hameçon, un ensemble de techniques qui visent à trouver un terrain d’entente entre les parties qui seront à même de dégager leurs frustrations et leurs émotions, d’identifier leurs besoins et leurs valeurs. Le médiateur doté d’un savoir-faire mais aussi d’un savoir-être travaille ainsi, comme un jardinier, des relations. À ce jour, ce sont plus de 362 médiateurs professionnels qui ont été diplômés ainsi que 6 000 élèves formés à la gestion des conflits dans le milieu scolaire. Car le Centre professionnel de médiation travaille sur trois axes : la formation des médiateurs, des missions de médiation dans les domaines familiaux, culturels, professionnels, et la mise au point de programmes dans les écoles et les prisons en tant qu’incubateur de projets. » (Extrait de lorientlejour.com du 28/10/2016)

En savoir plu sur http://www.lorientlejour.com/article/1014702/johanna-hawari-bourjeily-la-mediation-comme-solution.html

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