Politique de la Ville : François Hollande annonce davantage de moyens pour les lieux de médiation dans les quartiers


Politique de la Ville : François Hollande annonce un milliard d'euros en plus

« Pour les quartiers

Il a détaillé à quoi devrait servir cette enveloppe. « Pas seulement pour améliorer le bâti, mais pour qu’il y ait davantage pour les écoles, davantage pour les équipements culturels, davantage pour les lieux de médiation, davantage pour ce qui fait la vie dans les quartiers », a poursuivi le président de la République.

« De la même manière, on va mettre davantage de moyens pour que le numérique, les nouvelles technologiques soient à la dispositions de tous dans les quartiers », a-t-il poursuivi. « On va faire en sorte que la création d’entreprise, le développement économique ça soit aussi rendu possible dans les quartiers ».. (Extrait de boursier.com du 28/10/2016)

En savoir plus sur http://www.boursier.com/actualites/economie/politique-de-la-ville-francois-hollande-annonce-un-milliard-d-euros-en-plus-33393.html?google_editors_picks=true#

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Qu’est-ce que la «médiation culturelle» ?


« Chacun d’entre nous a rencontré des médiateurs culturels. Ils portent parfois des tee-shirts ciglés « médiateur », « médiateur culturel », « médiateur du festival », etc. au cœur des institutions contemporaines. Ils sont voués à parler des œuvres, des artistes, des expositions ou des scènes culturelles dès lors que ces « objets » sont mis à la disposition d’un public ou présentés sous un nouveau jour. Mais se rend-on assez attentif aux composantes de ce métier ? S’est-on donné la peine d’en parcourir les plus économiques (salaires, contrats de travail, types d’emploi, précarité, …) et les plus valorisées (la relation aux œuvres et aux publics) en passant par ce qu’on a longtemps ignoré : la connaissance des publics par les médiateurs, leur saisie des compétences culturelles déployées par les spectateurs que, trop souvent encore, beaucoup méprisent (dans les pires des commentaires, ils seraient « incultes », ne « sauraient rien », « s’amuseraient », seraient « bêtes » …).

Ce sont justement ces multiples composantes qui font l’objet de l’enquête de Bruno Nassim Aboudrar et François Mairesse. Ces derniers sont des spécialistes universitaires de la question, et non des membres des associations de médiateurs constituées récemment aux fins de défendre la profession. Ils ont déjà présidé à des recherches sur elle. Pour composer ce livre, ils ne retiennent, cependant, que les domaines du spectacle vivant, du patrimoine, du cinéma, de l’audiovisuel, de la musique enregistrée et du livre. À juste titre, ils signalent l’existence d’autres médiations dont ils ne parlent pas afin de ne pas brouiller les pistes : les médiations scientifiques, les médiations techniques, les médiations sociales, psychologiques, etc. Ce choix est assumé avec d’autant plus de légitimité que les deux auteurs sont, l’un, professeur d’esthétique, et l’autre, professeur de muséologie. » (Extrait de nonfiction.fr du 25/10/2016)

En savoir plus sur http://www.nonfiction.fr/article-8564-quest_ce_que_la_mediation_culturelle_.htm

Vidéo : « Comment gérer la surcharge cognitive en médiation  » par Par Jean Poitras (Conflits et Stratégies)


« Qu’est-ce qu’une surcharge cognitive ? Illustrons le concept avec deux exemples. L’équation « 3 x 2 +4 » est relativement simple à résoudre par calcul mental. Mais qu’en est-il de l’équation « 34 x 13 + 69 » ? La plupart de gens (moi compris) ne pourront pas solutionner ce problème par calcul mental à cause de la surcharge cognitive. En effet, les retenues nécessaires pour effectuer ce calcul dépassent la capacité de la mémoire de travail qui peut traiter simultanément en générale de 3 à 6 éléments. En situation de surcharge cognitive, la réaction classique et d’abandonner le traitement de l’information tout en ressentant de la frustration. Comme la plupart des conflits sont des situations complexes, le risque de surcharge cognitive pour les parties est grand. Si vous ne tenez pas compte de ce phénomène, il est fort possible que l’exploration et l’analyse des options de solutions soient limités par la capacité de la mémoire de travail des parties. Comment peut-on limiter le phénomène de la surcharge cognitive en médiation ? » (Extrait de sherpamediation.com du 3/10/2016)

Vidéo à consulter sur http://www.sherpamediation.com/2016/10/comment-gerer-la-surcharge-cognitive-en_95.html

Marseille : l’Association de Médiation Sociale soupçonnée de maltraitance à l’égard de ses salariés


Les pensionnaires de l’UHU méritent mieux que la gestion chaotique à laquelle ils ont été soumis. Photo la marseillaise

« L’énumération des griefs des travailleurs sociaux de l’Association de médiation sociale (AMS) à l’encontre de leur ex-employeur a de quoi sidérer toutes celles et tous ceux qui ont la naïveté de penser que les organismes dont la vocation est de venir en aide aux plus démunis, donnent l’exemple avec leurs propres salariés. L’AMS, fraîchement débarquée de sa fonction de gestionnaire de l’Unité d’hébergement d’urgence (UHU), en est une effarante illustration. Réunis autour dans le local de l’Union locale CGT des quartiers Nord, des salariés -et ex-salariés de l’AMS- sont venus débattre, dans la perspective d’une reprise prochaine (à partir du 14 novembre), de l’opportunité de créer une section syndicale CGT. Plus apte à les mettre à l’abri des multiples exactions, mauvais traitements et dysfonctionnements qui semblent avoir caractérisé le fonctionnement de cette « maison » pratiquant une gestion familiale au caractère musclé. Tant au niveau des pensionnaires de l’UHU, ce qui a valu le coup de gueule de Yves Rousset, préfet à l’égalité des chances, que des salariés. Ces derniers n’avaient de mots assez durs pour décrire des méthodes qui tiennent plus de l’amateurisme que d’une vision bien comprise des difficultés que les travailleurs sociaux rencontrent dans l’exercice de leurs fonctions. Johanna et Emanuelle, la première en arrêt de travail « pour violences », et sa camarade en arrêt maladie, se font un plaisir d’en décrire par le menu l’infinie variété. » (Extrait de lamarseillaise.fr du 28/10/2016)

En savoir plus sur http://www.lamarseillaise.fr/marseille/social/53892-l-ams-soupconnee-de-maltraitance

Liban – Johanna Hawari Bourjeily : la médiation comme solution


« Ce n’est pas un hasard si le Centre professionnel de médiation a été créé au Liban au lendemain de la guerre de 2006. Sur les ruines d’un pays meurtri, il fallait tenter de bâtir des ponts. Répondant à des règles d’éthique et des codes bien précis, la médiation est avant tout l’art de renouer le dialogue, de prévenir et résoudre les conflits et de rétablir des liens qui n’existent plus. Ce processus humain et humaniste représente aujourd’hui un véritable espoir dans des sociétés gangrenées par l’incompréhension, l’intolérance, la peur et le rejet.

Séduite par cette dimension, Johanna Hawari Bourjeily, alors avocate pénaliste exerçant en France, décide de venir implanter la médiation au Liban. Elle crée d’abord une association, « Médiateurs sans frontières Liban », et, en coordination avec le rectorat de l’Université Saint-Joseph, met au point un centre professionnel. Dix ans plus tard, le bilan est plus que positif avec des formations à Beyrouth, à Tripoli et bientôt à Saïda, et des projets à l’international. Passionnée et passionnante, Johanna aime raconter l’histoire du colibri : devant un incendie qui menaçait toute une forêt et ses habitants, ce petit oiseau a choisi de ne pas fuir mais d’apporter patiemment de minuscules gouttes d’eau dans son bec. Et à tous ceux qui le raillaient, il répondait que lui au moins faisait sa part. C’est dans cette énorme foi dans son pays que la jeune femme puise son enthousiasme. Et le Liban est un terrain fertile.

Nos diversités font aussi notre richesse et nous avons quelque part appris à vivre ensemble. Alors parfois il suffit de lancer un hameçon pour de petits changements qui conduisent à un vrai dialogue. Et la médiation est bien plus qu’un hameçon, un ensemble de techniques qui visent à trouver un terrain d’entente entre les parties qui seront à même de dégager leurs frustrations et leurs émotions, d’identifier leurs besoins et leurs valeurs. Le médiateur doté d’un savoir-faire mais aussi d’un savoir-être travaille ainsi, comme un jardinier, des relations. À ce jour, ce sont plus de 362 médiateurs professionnels qui ont été diplômés ainsi que 6 000 élèves formés à la gestion des conflits dans le milieu scolaire. Car le Centre professionnel de médiation travaille sur trois axes : la formation des médiateurs, des missions de médiation dans les domaines familiaux, culturels, professionnels, et la mise au point de programmes dans les écoles et les prisons en tant qu’incubateur de projets. » (Extrait de lorientlejour.com du 28/10/2016)

En savoir plu sur http://www.lorientlejour.com/article/1014702/johanna-hawari-bourjeily-la-mediation-comme-solution.html