Québec : Mise en place d’une clinique de médiation à la Faculté de droit de l’Université de Montréal


Site Logo

« Me Hélène de Kovachich possède une expertise reconnue dans le domaine des modes alternatifs de règlement des conflits », peut-on lire dans le décret 780-2016, publié mercredi.

On note plus loin que « la Faculté de droit de l’Université de Montréal a manifesté son intérêt de voir Me Hélène de Kovachich y être affectée afin de mettre sur pied une clinique de médiation à la Faculté et de participer aux activités de recherche notamment sur l’accès à la justice et les modes alternatifs de règlement des conflits ».

C’est dans le cadre du lancement d’un important consortium de recherche, le programme Accès au droit et à la justice (ADAJ), que la ministre Vallée recommande qu’un mandat soit confié à Me de Kovachich. Elle sera ainsi chargée de mettre sur pied une clinique de médiation à la Faculté de droit de l’Université de Montréal, d’enseigner la médiation et les modes alternatifs de règlement des conflits et de participer aux recherches de la fac.

Le mandat, qui commençait le 6 septembre dernier, est d’une durée de trois ans. » (Extrait de droit-inc.com du 14/09/2016)

En savoir plus sur http://www.droit-inc.com/article18661-Helene-de-Kovachich-nommee-par-Quebec

Médiation sociale : une nouvelle convention signée pour plus de tranquillité publique à Marseille


JPEG - 131.5 ko

 » Une nouvelle convention relative au dispositif de Médiation sociale urbaine (MSU) vient d’être signée, ce mercredi en préfecture. Dispositif inscrit dans le cadre du pacte de sécurité et de cohésion sociale pour Marseille dès sa mise en œuvre en 2013 et résulte d’un partenariat construit entre l’État, la ville de Marseille et des bailleurs sociaux sous l’égide de l’association régionale HLM (AR HLM) Paca & Corse et avec l’appui de l’Union Sociale pour l’Habitat au titre de son expertise dans le domaine. Cette convention d’ores et déjà signée par neuf bailleurs sociaux et par les associations en charge de la médiation, constitue un temps fort dans le déploiement du dispositif avec la prise en compte de 24 nouveaux sites dont 12 copropriétés, portant le nombre de sites concernés à trente-six. Les 75 médiateurs sociaux qui assureront une présence active et régulière pour contribuer conjointement à la tranquillité publique et résidentielle sont employés par 5 associations [1] Cinquante d’entre eux sont des adultes relais avec des contrats de 3 ans renouvelables 2 fois, les autres sont en contrat d’avenir, d’une durée de trois ans avec un volet de formation. » (Extrait de destimed.fr du 15/09/2016)

En savoir plus sur http://destimed.fr/Marseille-Mediation-sociale-urbaine-une-nouvelle-convention-signee-pour-plus-de

Appel : Une médiation pour Vincent Lambert ?


L’appel a été publié, il y a juste un an dans le journal Libération du 13/09/2015.

« Le cas de Vincent Lambert illustre les difficultés inextricables auxquelles on arrive quand les divisions familiales sont portées sur la scène publique en utilisant tous les moyens possibles (tribunaux et médias) et qu’au risque d’oublier le principal concerné, tout le monde interfère dans cette affaire qui devient le lieu d’affrontements idéologiques.

Le devenir de Vincent Lambert est renvoyé une fois de plus au judiciaire, et c’est le juge des tutelles qui est maintenant saisi afin de lui désigner un représentant légal. Ce magistrat pourrait-il proposer une médiation pour Vincent Lambert, comme les signataires de ce texte le suggèrent ? D’aucuns diront qu’il est trop tard, et qu’une médiation n’aurait eu des chances d’aboutir que si elle avait été initiée avant. Toutefois, au lieu de déclarer que les jeux sont faits, il faut se demander pourquoi aucune médiation n’a été tentée à ce jour. Les plus naïfs ne sont pas forcément ceux que l’on croit. Car il était peu probable que les parents de Vincent Lambert s’en remettent à l’autorité d’instances censées apporter des arguments rationnels motivant une décision de limitation ou d’arrêt des traitements. Au contraire, la médiation permet à des personnes qui s’opposent violemment de se reparler pour arriver à un accord, comme dans tout contentieux (famille, travail, etc.). Il nous faut, cependant, préciser ce qu’est cette pratique, qui ne saurait être confondue avec l’intervention de quelqu’un de bonne volonté qui s’efforcerait de réconcilier des individus ou de faire le lien entre le personnel médical et les patients – comme le font certaines personnes, notamment des médecins, médiateurs à l’hôpital pour les conflits avec les usagers.

Née aux Etats-Unis dans les années 70, la médiation familiale a été introduite en France en 1988. Elle facilite la résolution des conflits dans des domaines variés, comme la famille, l’entreprise, le monde du travail, le commerce et les relations internationales. Le droit français la reconnaît depuis la loi de 1995, qui a introduit la médiation dans le code de procédure civile, puis les lois de 2002 et de 2004 qui l’ont inscrite dans le code civil, et enfin l’ordonnance de 2011 transposant la directive du Parlement européen. Depuis le début, elle peut intervenir en dehors de toute procédure judiciaire, avant ou pendant celle-ci. Selon son mode d’utilisation, elle est qualifiée de médiation conventionnelle ou de médiation judiciaire.

La médiation est une pratique spécifique qui exige des compétences particulières. Ce processus encadré par un professionnel impartial aide les personnes à s’exprimer en toute liberté, ensemble ou séparément, et à s’écouter les unes les autres. Elles sont ainsi amenées à formuler leurs points de vue et à exprimer leurs émotions en sachant que le principe de confidentialité sera respecté. Plusieurs étapes sont nécessaires dans ce travail, qui contribue à créer un climat propice à des échanges apaisés.

Il ne saurait être question de rechercher à tout prix le consensus. Loin de gommer les divergences, la spécificité de cette approche est de faire de la crise le point de départ permettant de percer les non-dits et de dissiper les quiproquos. Il est alors possible de rechercher des options pouvant, dans l’idéal, aboutir à des décisions, partielles ou globales, prenant en compte les besoins de chacun et répondant à l’intérêt commun.

 Une médiation qui serait mise en place pour Vincent Lambert exigerait non seulement que les médiateurs soient des professionnels, mais qu’ils soient également sensibilisés à ce sujet complexe. Compte tenu de la singularité, voire du caractère exceptionnel du cas de Vincent Lambert, elle pourrait faire intervenir plusieurs médiateurs travaillant de concert. Le représentant légal désigné, la famille et les proches de Vincent Lambert participeraient aux séances animées par les médiateurs, séances qui pourraient s’ouvrir à la présence de l’équipe médicale le suivant actuellement ou à toute autre personne utile à la résolution du conflit. Ces séances de médiation suivraient un calendrier adapté et se dérouleraient dans tout lieu approprié réunissant, dans les meilleures conditions possibles, l’ensemble des personnes concernées.

Même si la médiation suit une méthodologie qui a fait ses preuves, son issue n’est jamais certaine, et les solutions ne sont pas faciles à élaborer. Pourtant, elle témoigne d’une éthique reconstructive où l’on redonne la parole aux individus, qui sont ainsi responsabilisés au lieu de s’arc-bouter les uns contre les autres en défendant des positions unilatérales qu’ils justifient avec le concours d’experts ou de sages. Il nous semble pertinent que la médiation soit étendue au domaine spécifique de la santé, où l’avis des proches est souvent sollicité. A une époque caractérisée par l’érosion de la confiance dans la parole des médecins et par les divisions familiales, elle pourrait accompagner des prises de décision difficiles dans des situations douloureuses comme celle que connaissent les proches de Vincent Lambert pour les apaiser ou, pourquoi pas, les résoudre.

Jean-François Mattéi membre de l’Institut et de l’Académie nationale de médecine , Pierrette Aufiere avocate honoraire et médiatrice à Toulouse , Annie Babu infirmière, assistante sociale et pionnière de la médiation familiale en France , Alain Girot magistrat à Amiens , Rabia Hamidi titulaire d’une thèse en médiation familiale dans le domaine de la santé publique , Thierry Marmet médecin, professeur associé de médecine palliative à l’université de Toulouse-III-Paul-Sabatier , Marie-Josée Mathieu médecin gériatre, responsable de l’Espace éthique méditerranéen , Corine Pelluchon philosophe, professeure à l’université de Franche-Comté (Extrait de liberation.fr 13/09/2015)

Appel à consulter sur  http://www.liberation.fr/debats/2015/09/13/une-mediation-pour-vincent-lambert_1381694

Belgique : DEUX JOURNÉES CONSACRÉES À LA MÉDIATION, À CHARLEROI


Accueil
« La Ville de Charleroi, donc, organisera, les 10 et 11 octobre prochains, deux journées de rencontres et d’échanges autour de la médiation, essentiellement destinées aux professionnels du secteur. Axé autour des thématiques de l’intolérance et des préjugés, l’événement accueillera près de 60 médiateurs en fonction au sein de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Charleroi aura le plaisir d’y accueillir M. Jacques Salzer, formateur en gestion des conflits et en médiation à l’Université de Paris IX ainsi qu’au Conservatoire des Arts et Métiers, chercheur et lui-même médiateur reconnu internationalement.
Pour la Ville de Charleroi, dont le service médiation a construit sa méthodologie notamment au départ des travaux de recherche de Jacques Salzer et ceux de Jean-Pierre Bonafé-Schmitt, cette rencontre permettra à la fois d’encore accroître la qualité du travail de médiation réalisé au quotidien par les agents et de partager des bonnes pratiques.  » (Extrait de charleroi.be du 14/09/2016 )
%d blogueurs aiment cette page :