TGI de Rodez (12) : de la nécessité de médiatiser la médiation


Éric Bramat (au centre, avec, à sa gauche, Yves Delpérié et Elian Gaudy, et, à sa droite, Nathalie Chapon) a insisté sur la nécessité de faire connaître la médiation auprès du grand public./DDM, R.G.

« Introduite par la loi du 8 février 1995, la médiation peine, aujourd’hui, à prendre toute sa place dans l’univers judiciaire. Hier, c’est avec l’objectif de trouver des idées pour rendre plus visible et accessible cet autre procédé destiné à régler les conflits entre des parties, que ce soit dans le cadre pénal ou civil, que le conseil de juridiction de l’arrondissement de l’Aveyron s’est réuni au palais de justice de Rodez, autour, notamment, d’Éric Bramat, président du tribunal de grande instance, d’Yves Delpérié, procureur de la République, et d’Elian Gaudy, bâtonnier de l’ordre des avocats.

«Au début, les gens pensaient que c’était seulement un moyen pour les juges de se débarrasser de certains dossiers, alors que cela vise à prendre davantage soin des personnes, a souligné Éric Bramat. Pour moi, la médiation est vraiment un espoir.»

Si elle n’est pas adaptée à tous les différends, cette solution, qui consiste à confier à un tiers impartial, qualifié et sans pouvoir décisionnaire sur le fond (le médiateur), la mission de faire s’entendre les parties et de confronter leurs points de vue lors d’entretiens, dans le but de les aider à renouer une communication et à trouver des accords, répond particulièrement bien à ceux dans lesquels l’affect entre en ligne de compte et vient compliquer les choses.

«Éviter que des situations s’enkystent»

«Sur le plan pénal, la médiation s’applique très bien à des contentieux familiaux comme la non-présentation d’enfant(s) ou les problèmes de succession, mais également aux conflits de voisinage, étant donné que 90 % des gens concernés par ces cas de figure vont continuer à vivre avec un intérêt commun et qu’un jugement ne va rien résoudre, a indiqué Yves Delpérié. Cependant, elle présente un inconvénient qui est que, souvent, la victime qui a déposé plainte ne comprend pas pourquoi on l’invite à passer par un médiateur.»

«Elle permet de régler un conflit entre des personnes avant le litige et d’éviter que des situations s’enkystent», a ajouté Éric Bramat.

«La médiation, c’est une manière d’être, une posture, une façon de regarder les gens. Cela suppose une compétence professionnelle», a, de son côté, rappelé Nathalie Chapon, réserviste à la cour d’appel chargée de la médiation.

Au sein du barreau ruthénois, dix-huit des soixante avocats vont participer à une formation de sensibilisation à cette démarche. «Il faut qu’ils entrent dans le processus si l’on veut qu’il marche», a lancé Éric Bramat, qui a indiqué que plusieurs dossiers en cours avaient été sélectionnés pour être réorientés vers cette voie à partir du 20 octobre, leurs caractéristiques répondant en tout point aux critères d’application. » (Extrait de ladepeche.fr du 14/09/2016)

En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2016/09/14/2418442-de-la-necessite-de-mediatiser-la-mediation.html

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