Médiation santé : A Aubusson, la CGT fait des propositions pour l’avenir de l’hôpital


« Les agents de l’hôpital d’Aubusson sont déterminés à poursuivre le combat. Ils ont réuni vendredi soir 150 personnes pour présenter le bilan de la médiation avec l’Agence Régionale de Santé lancée il y a trois mois sur le maintien de la chirurgie ambulatoire.

Ils feront tout pour sauver l’hôpital d’Aubusson ! Les agents hospitaliers CGT ont réuni 150 personnes vendredi soir au Hall polyvalent, dont le Secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. Cette réunion publique a permis de faire le bilan de la médiation mise en place avec l’Agence régionale de santé il y a trois mois, à la demande des personnels après l’annonce soudaine de la fermeture de la chirurgie ambulatoire, jugée non-rentable.

Après plusieurs réunions, la CGT a donc présenté des pistes alternatives aux propositions de l’ARS.  Pour le syndicat, pas question de voir disparaître la chirurgie ambulatoire, et il propose donc de se concentrer sur deux spécialités : « conserver et développer l’ophtalmologie et la gastro-entérologie » . Mais le médiateur nommé par l’ARS ne croit toujours pas à la rentabilité du service et ne devrait pas appuyer cette demande.

Plusieurs idées et pistes de réflexions

L’autre idée des personnels, c’est de renforcer le service rééducation. Une proposition qui intéresse davantage le médiateur car cela permettrait de mieux utiliser le matériel déjà présent sur place à Aubusson.

Enfin, les agents hospitaliers ont aussi réfléchi à la nouvelle maison de retraite, qui doit être construite juste à côté de l’hôpital : « on propose de multiplier les formes d’accueil en fonction de la dépendance de la personne, par exemple la création de maisons partagées, d’un foyer logement comme à Chénérailles, mais aussi un Ehpad classique » détaille un représentant CGT devant l’assemblée.

Le médiateur va faire remonter cette idée, mais ce n’est pas sûr que l’ARS donne son feu vert car les délais seraient rallongés. » (Extrait de francebleu.fr du 24/09/2016)

En savoir plus sur https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/aubusson-la-cgt-fait-des-propositions-pour-l-avenir-de-l-hopital-1474706543

Suisse : La signature de l’accord de paix en Colombie et le point de vue d’un ancien médiateur suisse.


L'ancien médiateur suisse en Colombie, Jean-Pierre Gontard.

« Ancien médiateur suisse en Colombie, Jean-Pierre Gontard est très optimiste après la signature de l’accord de paix en Colombie. Mais aussi inquiet.

Comment avez-vous réagi à l’annonce de la signature?

J’en suis heureux évidemment! Et aussi personnellement touché par les messages d’amitié que m’ont envoyé de Colombie l’archevêque Castro Quiroga (ndlr: qui préside la Commission de conciliation nationale) et Henry Acosta(intermédiaire clé entre le président colombien et le chef des FARC). C’est un très bon accord qui a été conclu entre des négociateurs d’une qualité exceptionnelle. Ils ont su résister à ceux qui, dans chacun des deux camps, essayaient de faire dérailler les pourparlers, afin de poursuivre la révolution par la force, pour les uns, ou encore tenter d’écraser la guérilla, pour les autres.

En quoi l’accord est-il bon?

Un équilibre acceptable a été trouvé entre le besoin de paix et de justice. Bien sûr, il y a des mécontents. Notamment les victimes des FARC, outrées de voir que les chefs de la guérilla n’iront pas nécessairement en prison. Mais des concessions importantes ont été faites dans les deux camps et l’ONU a été invitée à assurer le suivi. C’est une première absolue en Colombie.

Etes-vous optimiste pour le référendum de ce dimanche?

C’est en fait l’un des deux passages dangereux qu’il reste à franchir avant la paix. Le président Santos a voulu soumettre l’accord à l’aval de la population. Il est combattu frontalement par son prédécesseur Alvaro Uribe, qui voudrait écraser la guérilla comme au Sri Lanka. Mais la consultation est aussi menacée par l’abstention possible des classes moyennes des grandes villes, Bogotá et Medellín en tête, qui n’ont pas vécu le conflit d’aussi près…

Quel sera le second passage dangereux?

Les FARC déposeront les armes après la libération des guérilleros actuellement en prison (et qui n’ont pas commis de crime de guerre). Or, cela nécessite l’adoption d’une loi d’amnistie par le parlement colombien. Les élus du parti d’Alvaro Uribe tenteront de faire barrage. Les débats risquent de s’éterniser. » (Extrait de tdg.ch du 27/09/2016)

En savoir plus sur http://www.tdg.ch/monde/paix-signee-colombie-reste-deux-passages-dangereux/story/17003635

Sénégal : la tension éclate à la médiation des Imams relative à la démolition des mosquées


DÉMOLITION DES MOSQUÉES : la tension éclate à la médiation des Imams.

« Une médiation organisée par l’Association des Imams et Ulémas de Saint-Louis en compagnie de l’Imam ratib Cheikh Tidjane DIALLO n’a pu aboutir, lundi.

Des adjoints au maire, délégués de quartiers de Guet-Ndar et d’autres notables de la ville avaient répondu à l’appel de cette rencontre, convoquée par le Prefet Marima TRAORE pour trouver un terrain d’entente sur l’affaire.

Les gestionnaires de deux moquées sont restées campées sur leurs propositions rejetant catégoriquement une quelconque possibilité de démolir les lieux, et ce, malgré la promesse de la commune de Saint-Louis d’ériger d’autres, dans le cadre de son plan d’aménagement.

Donnant l’exemple de la moquée initiale du Prophète (Paix et Salut  Lui) et du sanctuaire de Bakhia, l’Imam Idrissa MBENGUE qui modérait la rencontre a signalé que la démolition est permise, compte tenu de l’ampleur du projet et du fait que deux nouveaux lieux de prière seront installés, en échanges.

Il a invité les deux comités à accepter la proposition de la Commune de déménager vers un espace aménagé près des cimetières de Thième. «  C’est un bon endroit qui n’est pas loi », a-t-il dit, joint par NdarInfo.

Mais, l’Imam Abdourahmane TRAORE et la direction de l’autre moquée rejettent la proposition et marquent leur indignation. «  Je  m’étonne de la nouvelle volonté de démolir la moquée alors que de fermes assurances nous ont été données par la Commune », a-t-il dit.

Il a rappelé la dimension de ce lieu de culte qui en son sein garde un important institut islamique. Ce centre forme des jeunes venus de divers horizons.

Des empoignades et virulences verbales ont mis fin, de manière précoce, à la rencontre lorsque l’éventualité d’une démolition a été soulevée. » (Extrait de ndarinfo.com du 27/09/2016)

En savoir plus sur http://www.ndarinfo.com/DEMOLITION-DES-MOSQUEES-la-tension-eclate-a-la-mediation-des-Imams_a17054.html

Emploi : MÉDIATEUR ADULTE RELAIS H/F à Nevers (58)


« MÉDIATEUR ADULTE RELAIS H/F – CDD
Référence : 044SSJW
Nevers – 58

Parue le 27/09/2016

Vos missions :
– Faciliter le dialogue avec les habitants et faire l’interface avec les partenaires.
– Accompagner l’organisation des conseils citoyens dans les démarches administratives, juridiques et techniques.
– Coordonner et faciliter les liens entre chaque conseil citoyen.
– Mobilise les conseils dans la durée.
– Stimuler et appuyer les initiatives citoyennes comme l’accompagnement à l’émergence de projets.

Être éligible au Contrat Adulte Relais : avoir plus de 30 ans, résider en Quartier Prioritaire de la Ville et être sans emploi. » (Extrait de estjob.com)

En savoir plus sur http://www.estjob.com/emplois/mediateur-adulte-relais-h-f-1144325.html

Médiation santé : décret n° 2016-1249 du 26 septembre 2016 relatif à l’action de groupe en matière de santé


Légifrance, le service public de l'accès au droit - Accueil

« Section 3
« Composition de la commission de médiation
« Art. R. 1143-6.-La commission de médiation mentionnée à l’article L. 1143-7 comprend, outre le médiateur désigné par le juge, qui en assure la présidence, les membres suivants, nommés par ordonnance du juge :
« 1° Deux experts professionnels de santé, proposés par le président de la commission et pris sur une des listes dressées par la Cour de cassation et les cours d’appel en application de l’article 2 de la loi n° 71-498 du 29 juin 1971 relative aux experts judiciaires ou sur la liste des médecins agréés mentionnée à l’article L. 1142-11 et compétents dans la ou les pathologies susceptibles d’être imputables au produit de santé en cause ;
« 2° Une personnalité qualifiée dans le domaine de la réparation des préjudices corporels, proposée par le président de la commission ;
« 3° Un professionnel de santé compétent dans la ou les pathologies susceptibles d’être imputables au produit de santé en cause proposé par l’association requérante ;
« 4° Un professionnel de santé compétent dans la ou les pathologies susceptibles d’être imputables au produit de santé en cause proposé par le producteur ou le fournisseur du produit mis en cause, ou le prestataire utilisant le produit mis en cause ;
« 5° Un représentant des entreprises pratiquant l’assurance de responsabilité médicale prévue à l’article L. 1142-2, proposé par le président de la commission ;
« 6° Un représentant de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux, des affections iatrogènes et des infections nosocomiales désigné par le président de cet office ;
« 7° Un représentant des organismes de sécurité sociale, désigné par le directeur de l’Union nationale des caisses de sécurité sociale.
« Le médiateur définit les modalités de fonctionnement de la commission. » (Extrait de legifrance.gouv.fr )

En savoir plus sur https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000033156394&categorieLien=cid

Québec : la médiation citoyenne gère les chicanes de voisins.


DOSSIER DE LA SEMAINE: La médiation citoyenne

« Les organismes de médiation citoyenne tendent fortement à favoriser le dialogue et la communication. Tout en accompagnant les parties, ces organismes remettent aux citoyens le pouvoir de gérer eux-mêmes la situation et le conflit.

Les Moulinois ont accès à l’un de ces organismes, L’Avenue, justice alternative de Repentigny (http://www.lavenuejusticealternative.com). Offrant des services gratuits de médiation citoyenne depuis 2009, l’organisme a comme but de permettre aux personnes impliquées de prendre du recul face à une situation problématique.

«Nous axons nos services de médiation vers le dialogue et la communication. Évidemment, l’écoute et le respect sont mis de l’avant. Les gens font appel à nos services que si aucune plainte criminelle n’est formulée. L’implication des deux parties doit être très présente et elles doivent avoir la volonté de régler une situation fâcheuse. Au fond, nous sommes des facilitateurs», explique Joane Vandal, directrice de l’organisme.

Procédures de médiation

«Après l’appel et les explications téléphoniques que nous recevons de la partie I (demanderesse), nous procédons à une série de rencontres individuelles. Ça permet à nos médiateurs de prendre en détail les faits et les points de vue et d’expliquer le service», décrit-elle.

«Nous précédons par la suite, ajoute Mme Vandal, à des rencontres préparatoires à la médiation. Nous donnons beaucoup de techniques de résolution de conflits et tentons de les amener à comprendre qu’il y a toujours deux côtés. Il faut comprendre que plus le temps avance, moins les gens ont du recul et chaque petit irritant est la fin du monde.»

Ce n’est que lorsque les parties sont prêtes que la médiation s’enclenche. «C’est probablement l’étape où on travaille le moins, car tout se fait par les parties. Je dois dire également que tout n’aboutit pas aux rencontres de médiation. L’important pour nous est que les personnes se parlent. Il arrive parfois qu’une partie décide après une première rencontre individuelle d’aller jaser (avec le voisin).»

Toutes les étapes se font en présence de deux médiateurs. Chez L’Avenue, ils sont seize médiateurs bénévoles. Des femmes, des femmes et des personnes de tout milieu (retraités, professionnels, étudiants, etc.). Chaque médiateur doit suivre une formation de base de 21 heures, en plus de la formation continue. » (Extrait de arevue.qc.ca du 27/09/2016)

En savoir plus sur http://www.larevue.qc.ca/actualites_dossier-semaine-mediation-citoyenne-n38835.php

Maroc : la médiation conventionnelle séduit l’entreprise


Capture maroc.PNG« La médiation accroche. Pas moins de 75% des dossiers soumis à la procédure débouchent sur une solution à l’amiable. Et l’exécution par les parties en litige concerne 90% des cas. Ces chiffres sont fournis par le Centre de médiation pour l’entreprise relevant de la Chambre française du commerce et d’industrie du Maroc. «Ils sont quasiment proches, voire dépassent ceux constatés en France», relève Jean-Paul Saubesty, médiateur judiciaire et conventionnel agréé par le Centre de médiation et d’arbitrage de Paris. Pourtant, au niveau de la légalité, le Maroc se trouve à la croisée des chemins. «Il n’est ni en avance, ni en retrait par rapport à l’Europe», rappelle Mohamed El Ghorfi, directeur exécutif du Centre de médiation bancaire. Le recours à la médiation concerne en premier lieu le risque de paiement avec ses implications en termes de retard et d’application des pénalités. «C’est le problème numéro un qui revient dans les litiges traités par l’Ombudsman de l’OCP», révèle son manager Larbi Hilali. Le groupe qui s’inscrit dans une logique d’accompagnateur de ses partenaires a opté pour la prévention. Face à son écosystème de 6.000 TPME, le groupe cherche à rééquilibrer ses relations en mettant en avant le concept de «l’exemplarité», est-il souligné.

Ailleurs la typologie des problèmes objet de litiges se distingue également par la prééminence du risque de paiement lié à la non-exécution des contrats. Ceci représente 41% des dossiers. Les conflits entre associés arrivent en 2e position avec 27%. Ceux d’ordre social, s’accaparent 17% des différends et la liquidation du patrimoine, 5%.

La réforme du Code de procédure civile qui a introduit le cadre légal de la médiation conventionnelle date de 2007. Alors que la directive européenne  sur la médiation conventionnelle a été publiée en 2008.

L’engouement des entreprises pour ce mode de règlement de litiges  s’explique par les apports qu’il assure en termes de gouvernance et de durabilité des intérêts économiques. Deux volets qui ont largement monopolisé le débat du premier séminaire international organisé à Casablanca sur la thématique. Une rencontre, qui a connu la participation de nombreux experts nationaux et internationaux. » (Extrait de leconomiste.com du 26/09/2016)

En savoir plus sur http://www.leconomiste.com/article/1002808-la-mediation-conventionnelle-seduit-l-entreprise

Luxembourg : bilan du Médiateur en santé


Ces derniers mois, le médiateur en santé a eu 170 cas à traiter, dont 20 suivis d’une médiation. Bilan.

Voilà un an et demi que le pays s’est doté d’un médiateur en santé. Son rôle est d’informer les personnes venant le voir de leurs droits en matière de santé, et de jouer les intermédiaires en cas de conflit. Dans la majeure partie des cas, il s’agit de conflits entre un patient et son médecin ou un patient et un hôpital. Mais il arrive également que des institutions médicales ou des médecins se tournent vers le médiateur pour une intervention auprès d’un patient.

C’est un peu plus de 170 cas que le médiateur en santé a eu à traiter depuis son entrée en fonction. Dans 20 cas de figure, une médiation a dû avoir lieu, avec le plus souvent des débouchés positifs – pouvant aller d’une simple excuse présentée à un nouveau traitement gratuit ou même une indemnisation.

Le service proposé est encore récent, puisqu’il n’existe que depuis le 15 mai de l’année dernière. Il se compose du médiateur lui-même, d’une juriste qui se charge également de médiation, et d’une secrétaire.

Une médiation n’a pas de caractère obligatoire. Cela signifie qu’un médecin contacté car il lui est reproché quelque chose n’est pas obligé de se présenter. En règle générale cependant, les praticiens répondent à l’appel. Dans 30% des cas, parler du problème suffit. Les patients se sentent écoutés et comprennent parfois aussi mieux leur situation. Pour le reste, bien plus de travail est demandé au médiateur.

Dans 80% des cas opposant un patient à un médecin, il s’agit d’un dentiste. Cette haute fréquence s’explique probablement par le fait que pour les soins dentaires, l’on attend du patient qu’il contribue bien plus financièrement à son traitement.

Un point commun à presque toutes les demandes est que les patients ne se sentent souvent pas pris au sérieux en tant qu’être humains, et n’ont pas été assez informés. Par exemple, dans beaucoup de traitements médicaux, le succès n’est pas garanti à 100%, mais les médecins ne parlent que rarement des complications possibles.

Mike Schwebag précise également qu’il n’est pas un juge. Et c’est bien pour cela que dans la plupart des cas, avec l’accord des deux parties, des solutions efficaces peuvent être rapidement trouvées. » (Extrait de 5minutes.rtl.lu du 25/09/2016)

En savoir plus sur http://5minutes.rtl.lu/grande-region/laune/959721.html

Médiation des médias : le conflit entre ACRIMED et le médiateur de Radio France sur la définition du rôle du médiateur (suite)


A la lecture des points de vue des deux protagonistes, il semblerait, si je peux me permettre un trait d’humour, qu’une médiation serait nécessaire !!!  Si je reproduis des extraits des positions deux principaux acteurs du conflit, c’est surtout montrer que près de 30 ans après l’avènement des premiers projets de médiation, le débat est toujours aussi vif et qu’il existe encore un flou conceptuel autour de la notion de médiation et de la figure du médiateur. Ce débat n’est pas propre au champ des médias mais il touche aussi d’autres comme celui de la consommation, du travail, des quartiers,… C’est pour cette raison qu’il n’est pas inutile de prendre connaissance des positions des uns et des autres pour essayer d’avancer et de dépasser ce flou conceptuel qui instrumentalise la médiation.

Tout d’abord, un extrait du point de vue d’ACRIMED et puis celui du médiateur de Radio France :

Capture acrimed.PNG

« Il y a quelques semaines, nous publiions un article intitulé « Les drôles de “médiations” du médiateur de Radio France », dans lequel nous pointions le manque d’impartialité récurrent de Bruno Denaes qui, à au moins quatre reprises au cours des derniers mois, s’est appliqué à éluder voire à discréditer les remarques des auditeurs, préférant prendre le parti des journalistes mis en cause ou leur opposer ses propres opinions. Notre article n’a pas échappé et a visiblement déplu à Bruno Denaes qui a entrepris de nous répondre dans un long billet mis en ligne sur le site de Radio France. Une réponse exemplaire des procédés mis en œuvre par Bruno Denaes dans ses « médiations » lorsque les critiques des auditeurs heurtent trop frontalement ses convictions.

Mépris et condescendance

Avec pour commencer une bonne dose de mépris et de condescendance à l’endroit d’Acrimed et de l’auteure de l’article. Ainsi, Bruno Denaes, qui se dit « attaqué par un site qui se veut “observatoire des médias”  », ne daigne pas même citer Acrimed, ni renvoyer vers notre site – craignant peut-être que les internautes trop curieux préfèrent notre critique des médias à sa pédagogie molle et autosatisfaite. Le médiateur de Radio France croit bon d’ajouter que notre « attaque » aurait été, perfidie suprême, « relayé[e] par le réseau Twitter » – réseau sur lequel, effectivement, Acrimed est activement suivi par un nombre notoirement plus conséquent d’internautes que… le médiateur de Radio France, par exemple !

Il se contente ensuite de mentionner « un article publié sur internet », tout en omettant soigneusement – deux précautions valent mieux qu’une – d’insérer le lien qui renverrait à l’article en question, évitant que le lecteur qui aurait souhaité se faire une idée de son contenu par lui-même puisse le consulter trop aisément [1]. Des procédés plus que douteux et un brin mesquins pour un journaliste qui, deux lignes plus loin, se targue de s’appuyer « sur son expérience, sur les principes d’éthique et de déontologie ». Mais ce n’est pas tout.

Bruno Denaes évoque succinctement le contenu de ce mystérieux article : « Un article totalement à charge se fondant sur trois exemples précis ». On s’attendrait donc à ce que le médiateur de Radio France revienne en détail sur chacun de ces trois exemples et démontre en quoi nos critiques sont « totalement à charge ». Pourtant, de ces trois exemples il ne sera quasiment jamais question dans la suite de l’article. » (Extrait de acrimed.org du 26/9/2016)

En savoir plus sur http://www.acrimed.org/Le-mediateur-de-Radio-France-repond-a-Acrimed

« Attaqué par un site qui se veut « observatoire des médias », relayé par le réseau Twitter, un article publié sur internet met en cause l’impartialité du médiateur des antennes de Radio France. Un article totalement à charge se fondant sur trois exemples précis… Réponse du médiateur.

Revenons tout d’abord sur le rôle du médiateur que j’aurais été heureux d’expliquer à l’auteure de l’article me mettant en cause. Le médiateur est un intermédiaire entre les auditeurs d’un côté et les journalistes, producteurs et responsables des chaînes de l’autre. S’appuyant sur son expérience, sur les principes d’éthique et de déontologie, sur l’esprit Radio France, il fait la part des choses dans les plus de 2 000 messages qu’il reçoit chaque mois, tous lus et traités selon leur contenu.

Remarques transmises dans les chaînes

Nombre de ces messages comportent des remarques constructives et pertinentes que nous adressons aux responsables des antennes ; beaucoup de remarques ont été notamment prises en compte dans les changements concernant les grilles de rentrée.
Des points précis sont également signalés : des erreurs d’interprétation, des manquements à certains principes journalistiques, des fautes de français ou de vocabulaires… Les auditeurs des chaînes de Radio France sont suffisamment vigilants pour que la moindre petite erreur ou imprécision me soit signalée ; l’intéressé est immédiatement prévenu afin d’éviter de réitérer une faute.
Je rédige une lettre hebdomadaire à destination de tous les responsables d’antenne et de rédaction, faisant une synthèse des remarques, des propositions et des critiques des auditeurs. Donc, difficile de considérer que le médiateur ne tient pas compte des remarques qui lui sont adressées. Exemple dans les prochaines « Infos du médiateur » de vendredi : les critiques adressées à la première de « Questions politiques » sur France Inter et franceinfo : (télé), un très mauvais titre dans un journal de 13 titres (qui a – je le comprends – choqué), les noms des invités non rappelés au cours d’une émission (on ignore qui parle si on a pris la radio en cours de route), des erreurs de vocabulaire ou d’expression, etc.

Beaucoup d’auditeurs écrivent également pour réclamer la tête de tel animateur ou tel journaliste. Ou pour demander la suppression d’une émission qu’ils n’apprécient pas. Or, la radio n’est pas faite pour une personne, mais pour un ensemble d’auditeurs qui, par essence, n’aiment pas tous la même chose ; il en faut donc pour chacun, avec un peu de… tolérance. Là, évidemment, je ne peux pas prendre le parti des auditeurs, sauf quand un chroniqueur semble faire l’unanimité contre lui et qu’il nuit au bon déroulé d’une émission ; je fais part à la direction des remarques judicieuses et, ensuite, le directeur décide. » (Extrait de mediateur.radiofrance.fr du 8/09/2016)

En savoir plus sur http://mediateur.radiofrance.fr/infos/oui-auditeurs-ecoutes/

Maroc : séminaire international des médiateurs en entreprise à Casablanca


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« C’est à l’initiative du Centre de médiation pour l’entreprise (CME) de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM) qu’a eu lieu aujourd’hui à Casablanca le premier séminaire international sur la Médiation. L’idée est de mettre en relief l’apport innovant de la Médiation dans le cadre du développement des entreprises et de promouvoir ce mode alternatif de règlement des différends auprès des opérateurs économiques.

«Depuis près de 5 ans le Centre de médiation pour l’entreprise (CME) de la chambre française de commerce et d’industrie du Maroc (CFCIM) accompagne ses entreprises adhérentes dans le règlement à l’amiable des conflits. Près de 75 % des dossiers traités à ce jour ont trouvé une issue amiable et ont permis la poursuite d’une relation commerciale apaisée». C’est en ces termes que s’est exprimé aujourd’hui Jean-Marie Grosbois, président de la Chambre française de Commerce et d’Industrie du Maroc lors de l’ouverture des travaux du 1erSéminaire International sur la Médiation à Casablanca.

Placée sous le thème de «La Médiation, levier innovant pour le développement des entreprises» cette rencontre est organisée par le CME en partenariat avec l’OMBUDSMAN du Groupe OCP. Au cours de son allocution M. Grosbois a souligné que «la médiation s’avère un outil  de résolution particulièrement adapté aux conflits commerciaux. Rapidité, efficacité, confidentialité, maîtrise des coûts et de la solution finale par les parties, sont autant d’atouts qui répondent aux attentes des entreprises». M. Grosbois a ajouté qu’à ce niveau, la Chambre française a mis en place il y a sept ans un Centre de Médiation pour l’Entreprise (CME) qui propose des sessions de formation certifiantes.

Pour sa part Larbi El Hilali, OMBUDSMAN de l’OCP a clarifié le rôle de cette structure.  En effet, ce dernier reçoit les réclamations des parties prenantes et doit veiller à trouver un règlement amiable aux conflits qui les opposent au groupe.  L’enjeu est de taillle, rétablir et relancer la confiance entre les deux parties.

Cet évènement a été marqué par la participation des principaux acteurs de la Médiation marocains ainsi que des représentants d’institutions internationales de Médiation d’Afrique et d’Europe. »  (Extrait de lematin.ma du 22/09/2016

En savoir plus sur http://lematin.ma/express/2016/les-mediateurs-en-conclave-a-casablanca/254750.html