Médiation sociale : les médiateurs de Compiègne se féminisent enfin


« Au dos de sa chasuble rouge est encore inscrit « médiateur ». « Il va falloir revoir ça et le mettre au féminin », plaisante Virginie Dupuis. Elle est la première femme à avoir intégré l’équipe des médiateurs urbains de Compiègne, créée il y a déjà quinze ans. Voilà un mois et demi qu’elle bat le pavé du quartier Pompidou, où elle a été affectée.

Dans la cité impériale, ils sont une trentaine d’autres, tous des hommes, à veiller sur cinq quartiers, à recueillir les doléances des habitants, à les conseiller. Si Virginie a intégré l’équipe, c’est avant tout grâce à sa détermination. « Je jouais déjà ce rôle chez moi, à La Victoire. Quand je peux, j’aide une dame âgée à faire ses courses, je tempère les conflits de voisinage… Je veux me rendre utile pour les autres. »

Alors, la pétillante quadra a déposé une candidature spontanée en mairie. « On a tout de suite pensé qu’elle pouvait beaucoup apporter. Les médiateurs doivent être le miroir des habitants des quartiers. Dans certaines situations, il est plus facile de parler à une femme. Dans des cas de violences conjugales, par exemple, de harcèlement, d’éducation des enfants », énumère Emile Dubrenat, son responsable. Il estime Virginie déjà irremplaçable.

Au début, les gens étaient étonnés de voir une femme faire ce métier, admet-elle. Beaucoup croient que l’on fait de la sécurité. Comme notre nom l’indique, nous faisons de la médiation. Je veux jouer un rôle de grande sœur, que les gens n’aient pas peur de venir se confier. On trouvera toujours une solution. » Maman de deux filles de 9 ans et 19 ans, Virginie Dupuis s’adapte à toutes les situations. Elle plaisante, peut sévir s’il le faut, comme être tendre et maternelle avec les enfants qu’elle croise. La médiatrice a tout de suite su s’imposer parmi ses collègues. « Ce n’est pas un frein pour moi d’être entourée uniquement d’hommes. J’ai l’habitude. Mon père a monté l’équipe de football de Verneuil-en-Halatte et tenait une brasserie. J’allais y voir les matchs, donc l’ambiance de vestiaires, je connais. »

Virginie a peut-être ouvert la voie à d’autres femmes qui ne pensaient pas pouvoir prétendre au métier de médiatrice urbaine. « Quand des postes seront à pourvoir, nous étudierons toutes les candidatures, assure Emile Dubrenat. Hommes comme femmes. » (Extrait de leparisien.fr di 10/08/2016)

En savoir plus sur http://www.leparisien.fr/compiegne-60200/les-mediateurs-de-compiegne-se-feminisent-enfin-10-08-2016-6029883.php

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