PROJET : CREATION D’UN INSTITUT REGIONAL DE MEDIATION EN CŒUR DU LANGUEDOC (ARS MEDIATION)


EXPOSE DES MOTIFS : La communauté universitaire en partenariat avec le monde associatif et entrepreneurial travaille sur la thématique de l’accès au droit et l’accès à la médiation depuis 1993. Des rencontres internationales (1997) nationales (1996, 1998/2016) et locales ont été organisées et sont pour la plus part archivées sur le site http://www.accesaudroit.com . Paralllement, un diplôme universitaire de formation aux fonctions de médiateur (Montpellier III, laboratoire de psychologie clinique) a vu le jour, à BEZIERS, au niveau master II avec 11 promotions qui se sont succédées. La 12° promotion devrait ouvrir cet automne 2016. http://beziers.upv.univ-montp3.fr/page-d-exemple/sufco-formation-continue/diplomeuniversitaire-de-formation-aux-fonctions-de-mediateur/

Un DUT carrières sociales gestion urbaine devrait voir le jour en 2017 à BEZIERS avec une centaine d’heures d’enseignement autour des questions de médiation. La médiation prend son envol sur le terrain au niveau national et c’est un outil porteur d’emploi sur le biterrois et le narbonnais (notamment avec l’apprentissage et la formation professionnelle…). La réflexion sur un institut régional de la médiation a été lancée en lien avec le DU de médiation. Ces derniers mois ont été organisées : – en partenariat avec l’IUT de Béziers, l’université, l’ordre des avocats… une rencontre débats autour de « la médiation et l’entreprise » le 5 février 2016 de 17h a 19h. – avec le DU de formation à la médiation : +le vendredi 18 mars 2016 une matinée autour de « la médiation et l’école » dans le cadre des XIV journées d’études médiation et lien social à partir du documentaire réalisé par Canope ex Crdp. +le lundi 6 juin une conférence-débats avec l’anthropologue et professeur de PARIS 8 Alain BERTHO à 18 heures auteur « des enfants du chaos » (édition la découverte)
La structure INSTITUT REGIONAL DE MEDIATION EN CŒUR DU LANGUEDOC dénommée « IRM» est instituée sous la forme juridique d’une association loi 1901 (initialement dénommée association de recherche en médiation et de soutien des étudiants et amis du diplôme universitaire des fonctions de médiateur). Cette structure est consacrée la formation et la recherche internationale scientifique et technique dans le domaine de l’accs au droit et de la médiation, exerçant principalement ses activités sur le territoire du cœur du LANGUEDOC (BEZIERS/NARBONNE).

Les structures partenaires sollicitées sont les suivantes : – le Centre universitaire Duguesclin de BEZIERS, (université Paul Valéry), – l’IUT de BEZIERS,
– l’antenne de droit de NARBONNE, – l’IUT de droit de NARBONNE, – les collectivités territoriales (CABM, VOIE DOMITIENNE, GRAND NARBONNE, la Région LRMP, les départements de l’HERAULT et de l’AUDE…) – l’ABAD, MAISON RENE CASSIN, les hôpitaux, les tribunaux…

L’OBJET de l’ « IRM » est de faire rayonner la médiation en cœur du Languedoc, dans la Région et dans le monde. Le principal objectif de l’institut est d’avancer, par la discussion, l’analyse et la comparaison des recherches menées dans chaque cas, dans les différents domaines liés la médiation, en partenariat avec les universités locales et avec d’autres Institutions du biterrois, du narbonnais et des institutions étrangres, espagnoles, mexicaines, chiliennes… Cet institut devra constituer l’un des phares de la médiation et représentera, avant tout, l’esprit de la recherche scientifique en dehors de toute volonté de compétition académique et sera régie par l’émulation, la critique positive, l’expérience et la transmission du savoir et des connaissances acquises. L’institut fonctionnera tout au long de l’année, afin d’assurer non seulement la continuité de l’esprit de recherche, qui constitue son essence, la publication de comptes rendus et autres ouvrages. Une bibliothque spécialisée sera installée. En vue d’atteindre ses objectifs, l’institut mnera, dans la mesure de ses possibilités économiques et conformément aux programmes concrets adoptés dans chaque cas par le Comité de Direction, les actions suivantes : – La formation : L’institut fera la promotion des diplômes existant sur le biterrois et le narbonnais autour de la médiation… – Une « clinique de la médiation » avec les anciens du diplôme de la médiation et les étudiants offrira gratuitement des permanences d’information sur la médiation et les intervenants bénévoles et professionnels bénéficieront de la supervision – Les rencontres annuelles se poursuivront (XV° journées d’étude médiation et lien social en 2017, VI° journées de la convivance…). L’IRM pourra proposer la tenue sur le biterrois et le narbonnais du XIII° ou XIV congrès mondial de médiation qui en 2016 a lieu à BOGOTA – des rencontres débats seront organisées régulièrement – Les cafés des conflits et de la médiation seront animés trimestriellement – Des échanges internationaux auront lieu, notamment, des déplacements Barcelone et la réception des étudiants et professeurs barcelonais ainsi que des experts internationaux et des chercheurs. Leur séjour Béziers, Narbonne et dans le biterrois et le narbonnais sera facilité. – un partenariat, via les foires de Béziers et Narbonne et les CCI pourra voir le jour – Un site Internet reprenant les contenus scientifiques notamment de celui de l’ABAD (www.accesaudroit.com) sera créé.

contact fulleda@orange.fr 0680762629

Formation : recrutement en cours Diplôme d’Etat Médiateur Familial 2016-18 à l’Institut Catholique de Paris


logo-Institut Catholique de Paris

« La prochaine session de formation se déroulera du 28 septembre 2016 à juin 2018.

Au cours du programme, les compétences suivantes sont développées :

  • analyser la demande des personnes et la situation familiale dans toutes leurs dimensions psychologiques, sociologiques, juridiques et financières.
  • mettre en œuvre un processus de médiation familiale : comment conduire les entretiens de médiation familiale, accueillir les difficultés relationnelles et les conflits interpersonnels, aider à établir les différents budgets de la famille et à rédiger un projet d’entente pouvant être soumis à l’autorité judiciaire.
  • développer des activités de promotion et de développement de la médiation familiale, métier en développement, encouragé par la nouvelle législation sur la famille et le divorce, la famille et les enfants. » (Extrait de icp.fr)

En savoir plus sur http://www.icp.fr/a-propos-de-l-icp/actualites/recrutement-en-cours-diplome-d-etat-mediateur-familial-39214.kjsp

Débat : La médiation sociale : un moyen de contrôle social ?


Le Club de Mediapart

(…)« La Médiation sociale » présentée comme remède à tous les maux devient, également une aubaine ! le moyen de conversion des métiers, eux-mêmes en crise ! liquidation des services publics au profit du privé, transfert au privé de fonctions régaliennes : école, police, santé, courrier, transport …. le libéralisme fait feu de tout bois pour assurer la rentabilisation de la sphère financière au prix d’une mise en conformité de la population (voir Naomi Klein : la stratégie du choc  (https://vimeo.com/39037720).[vii]

 Rien ne se perd … tout se transforme : la police qui est frappée par les risques psycho sociaux, les suicides … transport, Poste sont entrés dans un processus de liquidation par appartements Services publics en voie de démembrement dont on prétend reconvertir le personnel déclaré en surnombre et en souffrance, en acteurs de médiation sociale ! Cynisme radical ou aveu d’impuissance de l’Etat ? La logique politique qui préside à ces changements, n’est autre que l’expression du libéralisme, source de la crise ou des crises économiques, sociales, politiques (chômage, précarité, exclusion sociale, rupture des équilibres et des consensus, processus de radicalisation, …, exacerbation des conflits sociaux). » (extrait de logs.mediapart.fr/andree-layre du 18/06/2016)

En savoir plus ttps://blogs.mediapart.fr/andree-layre/blog/180616/crise-de-l-habitat-social-au-service-du-liberalisme-le-moyen-d-un-controle-social

 

Belgique : CARTE BLANCHE « contre le flou terminologique sur la médiation » de l’Union Belge des Médiateurs Professionnels


« Les principaux auteurs qui ont étudié la médiation(1) ont tous veillé à en décrire toutes les caractéristiques et les limites, la mettant ainsi en évidence comme un processus dynamique et spécifique à côté d’autres pratiques déjà existantes.

Mais lorsqu’il s’est agi d’inscrire la médiation dans l’ensemble du corpus législatif, tant au niveau européen que national, les législateurs n’ont pas été aussi précis. Peut-être avec l’espoir un peu vain que le flou terminologique inscrit dans la loi ou dans les directives favoriserait le développement de la médiation.

Ce n’est pas ce qui s’est produit, et on peut affirmer, les chiffres sont là, que ce flou terminologique a contribué à enfermer la médiation (et les médiateurs) dans une grande confusion. Non seulement, ce vocable est devenu un mot-valise, qu’on utilise à toutes les sauces, mais il crée, pour ceux qui la pratiquent comme pour ceux qui y font appel, un brouillard plus qu’un horizon. Il suffit d’aller voir sur Google les résultats obtenus avec le mot « médiation » pour s’en convaincre. C’est bien sûr un mot porteur : mais que veut-il vraiment dire ?

Ce flou terminologique est grave : il met en péril l’existence même de la médiation, dans la mesure où l’emploi de ce vocable, tant par les autorités que par les médias, nous place devant un gros problème de confusion. Des concepts – dont le nôtre – aussi chargés de sens sont employés en dépit du bon sens, au mépris, ou à l’oubli du premier mot du respect de l’homme : son langage. Comme l’écrit Paul Valadier : « Moins ces concepts ont de compréhension, plus ils ont d’extension. On croit s’entendre, mais personne ne sait au juste ce que parler veut dire, à commencer par ceux qui écrivent. Babel, c’est la fausse unanimité sur les mots ».

D’urgence, il faut un moratoire terminologique, invitant le Parlement à ne plus recourir aux mots médiation et médiateurs, tant qu’il ne sera pas doté d’une définition qui distingue la médiation de la conciliation et de l’arbitrage – définition qui mette en évidence la spécificité et les différences entre ces pratiques.

Il faut aussi un moratoire législatif. Des textes en discussion présentent le risque de scléroser la médiation en lui assignant des objectifs étrangers à sa nature, en l’enfermant dans un régime juridique inapproprié. Le médiateur risque de devenir non seulement un auxiliaire de justice mais plus encore un auxiliaire du juge. La déontologie du médiateur lui impose la confidentialité, en grand danger d’être violée dans des textes en cours d’examen : en France, un rapport pourrait être exigé du médiateur. La médiation n’a rien à voir avec une « justice douce ».

Faut-il aussi rappeler ici que l’objectif d’une médiation n’est pas seulement la résolution de conflits, contrairement à ce que beaucoup pensent. Une médiation est aussi la naissance ou la renaissance de relations nouvelles, un travail sur le lien.

La base des garanties que peut offrir tout médiateur, c’est la rigueur et la qualité de sa formation de base et permanente. Une formation qui apporte les compétences requises et qui rende possible une écoute active, une formation qui interpelle le candidat médiateur dans ses certitudes comme dans son histoire personnelle. N’importe qui ne peut se prétendre médiateur : c’est le fruit d’un travail long et exigeant.

La démarche que mènent aujourd’hui les médiateurs n’a rien d’un combat corporatiste. Au contraire nous défendons l’unité fondamentale de la médiation qui conduit à ne pas la segmenter en fonction d’expertise résultant de formations antérieures.

La médiation, pleinement reconnue sur le plan terminologique, constituera une force et une garantie lorsqu’il sera question de la reconnaître dans le champ des professions de notre pays.

Pour le Conseil de Direction de l’UBMP

Paul Bourgeois,Vice-président &  Hélène van den Steen, Présidente

[1] « La médiation est un processus volontaire d’établissement ou de rétablissement de lien social, de prévention ou de règlement des différends. Ce processus s’effectue au travers d’une communication éthique durant laquelle les personnes s’efforcent de renouer le dialogue pour trouver une solution à leur situation. Au cours de ce processus, un médiateur, tiers indépendant, les accompagne de façon impartiale, et sans influencer les résultats tout en garantissant le respect des intérêts de chacun des participants et la confidentialité des échanges. »  Strasbourg, M. Guillaume-Hofnung

[1] L’Actualité religieuse, Paris, n° 153, 15 mars 1997, p. 17. (Extrait de ubmp-bupb.org)

En savoir plus sur http://ubmp-bupb.org/carte-blanche-flou-terminologique-sur-la-mediation/

Médiation sociale : dans les quartiers ouest de Roubaix, des médiateurs tournent jusquà minuit



L’un des médiateurs pendant la présentation par la ville du dispositif (ici avec Emmanuel Oyez, l’élu qui a porté le projet). Ils sont facilement repérables à leur blouson violet.

« Quatre médiateurs interviennent depuis quelques jours dans les quartiers ouest de Roubaix. Ce dispositif expérimental doit permettre, notamment en soirée, d’assurer une présence et une écoute à l’Épeule, au Trichon ou au Fresnoy-Mackellerie.

Depuis quelques jours, ils circulent en binôme dans les quartiers du Trichon, de l’Épeule et du Fresnoy-Mackellerie. Ils ont la trentaine, s’appellent Djamel Amrani, Nassim Rekibi, Morad Maazi et Nordine Khiter. On les distingue par leur blouson violet. Ce sont les nouveaux médiateurs des quartiers ouest. Une expérience lancée par la municipalité sous la forme de contrats d’adulte-relais de trois ans, renouvelables une fois. «  On avait besoin d’avoir des gens de terrain, explique le maire LR Guillaume Delbar, quelqu’un capable de tendre la main et de faire un travail de connexion et de reconnexion avec les institutions. » (Extrait de nordeclair.fr du 19/06/2016)

En savoir plus sur http://m.nordeclair.fr/info-locale/dans-les-quartiers-ouest-de-roubaix-des-mediateurs-ia50b12891n1170859

Suisse : Nouveau coup d’envoi de la médiation pénale à Genève.


« Des voisins en guerre pour du tapage nocturne. Des parents divorcés qui se battent autour de l’obligation d’entretien. Deux collègues s’accusant mutuellement de diffamation. Ces problèmes parfois portés en justice peuvent trouver une alternative: la médiation pénale. Précurseur en Suisse, Genève l’a déjà pratiquée. Mais après une mise entre parenthèses, il l’autorise à nouveau, depuis le 1er mai. Comment ça marche?

Situations possibles

«Nous avons dressé une liste de situations qui se prêtent à la médiation pénale», annonce le procureur général, Olivier Jornot, à l’initiative du projet sur lequel s’est penché le premier procureur Yves Bertossa. Cela concerne des conflits de voisinage, familiaux ou professionnels, touchant des personnes amenées à se revoir. Des événements de la vie quotidienne ayant dégénéré, virant à l’injure, sauf à l’encontre d’un représentant de l’autorité. Ou encore des litiges commerciaux. Mais il y a des restrictions. «Si l’on est en présence d’une partie forte et d’une autre faible, la médiation ne peut avoir lieu», précise Olivier Jornot. Exclus, donc, les cas de violences domestiques.

Engager une médiation

«Dès la réception d’un dossier, le procureur peut se demander si la médiation pénale est appropriée et la proposer au prévenu et au plaignant», poursuit Olivier Jornot. L’impulsion peut aussi venir des parties. S’il y a une volonté commune de passer au mode amiable, le procureur suspend la procédure pour trois mois, renouvelables une fois. Puis le dossier est transmis à un médiateur. » (Extrait de tdg.ch du 20/6/2016)

En savoir plus http://mobile2.tdg.ch/articles/5766c4feab5c373afc000001