Maroc : Le réflexe de la médiation peine à s’installer dans la médiation bancaire


Mohamed El Ghorfi, médiateur bancaire.

« Le réflexe de la médiation peine à s’installer dans les habitudes tant des entreprises que des particuliers. En deux ans, le médiateur a reçu 685 dossiers, dont 60% ont été dénoués. 90% des dossiers concernent des particuliers et dans la catégorie des entreprises, seules les TPME ont recours à la médiation.  par Roland Amoussou

Le concept commence à prendre, mais le chemin à parcourir pour que le réflexe de médiation pour le règlement des litiges à l’amiable entre la clientèle et les établissements de crédit s’installe dans les habitudes, est encore long. En deux ans d’activité, le médiateur a reçu 685 dossiers en tendance progressive, dont 60% traités ont été dénoués avec succès à hauteur de 80% (norme internationale admise 80/85 %). Une part de 90% de ces dossiers dénoués concerne largement les particuliers et les TPME dans la catégorie entreprise. Le recours des TPME à la médiation progresse, mais celui des grandes entreprises demeure assez timide. Concernant les particuliers, les montants des dossiers traités varient en moyenne entre 10.000 DH et 20.000 DH, et ceux des entreprises oscillent entre 100.000 DH et 250.000 DH en moyenne. Les thèmes récurrents au sujet des litiges soumis au CMMB, sont la clôture des comptes, la contestation des écritures comptables, l’exécution des engagements bancaires et les cas sociaux. Ces derniers ont été introduits par le décret d’application de la loi sur la protection du consommateur (loi 31-08). Pour les TPME, les litiges s’orientent essentiellement sur les difficultés d’exécution des dispositions contractuelles et généralement avec l’intervention du CMMB, l’établissement de crédit envisage la possibilité d’accorder un rééchelonnement en fonction des nouvelles capacités de remboursement. L’idée dans ce cas de figure est d’assister la TPME dans l’issue à trouver pour ses difficultés. Le concept de médiation institutionnelle commence à prendre « lentement mais sûrement » comme le souligne Mohamed El Ghorfi. Selon lui, la crédibilité du Centre marocain de médiation bancaire (CMMB) est un travail de longue haleine. C’est une tâche assidue à mener au quotidien aussi bien au niveau des dossiers soumis pour faire émerger les solutions agréées par les parties, qu’en matière de communication et de sensibilisation pour impulser le changement des mentalités. Il faut d’abord que la clientèle de masse connaisse l’existence de ce Centre et sa mission», soutient le médiateur bancaire. » (Extrait de challenge.ma du 13/06/2016)

En savoir plus sur http://www.challenge.ma/le-mediateur-a-du-pain-sur-la-planche-69053/

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s