Sénégal : des avancées dans la médiation entre gouvernement et les syndicats d’enseignants


Éducation - Médiations réussies de Tivaouane et Touba : Décrisepation - Le Grand cadre et le Cusems acceptent de lever leur mot d’ordre

« Après Tivaouane, les leaders syndicaux se sont rendus à Touba pour y rencontrer le porte-parole du khalife général des mourides et le médiateur de la République. Il souffle un vent de décrispation sur l’école après la multiplication d’actes de défiance.

Dans le bras de fer entre le gouvernement et les syndicats d’enseignants, il fallait l’intervention souterraine de figures responsables. Abdoul Aziz Sy Amine, Serigne Bass Abdou Khadre, porte-paroles des khalifes généraux des tidianes et des mourides et Alioune Badara Cissé, médiateur de la Répu­blique, ont porté leur tenue de pompier pour éteindre ce torchon qui brûlait et allait provoquer un incendie national. Ils ont réussi à dégager les nuages au-dessus de l’école lors d’une rencontre tenue hier à Tivaouane et à Touba en présence de toutes les parties prenantes à la crise et les médiateurs. A Tivaouane, l‘Etat était représenté par le directeur des Examens et concours et l’Inspecteur d’académie de Thiès, les patrons régionaux du Cusems et du Grand cadre et Elène Tine au nom de l’Assemblée nationale, le Forum civil. En s’autoproclamant porte-parole de tous les foyers religieux, Al Amine a promis de s’investir davantage pour que l’école publique retrouve ses lettres de noblesse. Qu’elles n’auraient jamais dû perdre.  » (Extrait de .lequotidien.sn du 13/06/2016)

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Maroc : Le réflexe de la médiation peine à s’installer dans la médiation bancaire


Mohamed El Ghorfi, médiateur bancaire.

« Le réflexe de la médiation peine à s’installer dans les habitudes tant des entreprises que des particuliers. En deux ans, le médiateur a reçu 685 dossiers, dont 60% ont été dénoués. 90% des dossiers concernent des particuliers et dans la catégorie des entreprises, seules les TPME ont recours à la médiation.  par Roland Amoussou

Le concept commence à prendre, mais le chemin à parcourir pour que le réflexe de médiation pour le règlement des litiges à l’amiable entre la clientèle et les établissements de crédit s’installe dans les habitudes, est encore long. En deux ans d’activité, le médiateur a reçu 685 dossiers en tendance progressive, dont 60% traités ont été dénoués avec succès à hauteur de 80% (norme internationale admise 80/85 %). Une part de 90% de ces dossiers dénoués concerne largement les particuliers et les TPME dans la catégorie entreprise. Le recours des TPME à la médiation progresse, mais celui des grandes entreprises demeure assez timide. Concernant les particuliers, les montants des dossiers traités varient en moyenne entre 10.000 DH et 20.000 DH, et ceux des entreprises oscillent entre 100.000 DH et 250.000 DH en moyenne. Les thèmes récurrents au sujet des litiges soumis au CMMB, sont la clôture des comptes, la contestation des écritures comptables, l’exécution des engagements bancaires et les cas sociaux. Ces derniers ont été introduits par le décret d’application de la loi sur la protection du consommateur (loi 31-08). Pour les TPME, les litiges s’orientent essentiellement sur les difficultés d’exécution des dispositions contractuelles et généralement avec l’intervention du CMMB, l’établissement de crédit envisage la possibilité d’accorder un rééchelonnement en fonction des nouvelles capacités de remboursement. L’idée dans ce cas de figure est d’assister la TPME dans l’issue à trouver pour ses difficultés. Le concept de médiation institutionnelle commence à prendre « lentement mais sûrement » comme le souligne Mohamed El Ghorfi. Selon lui, la crédibilité du Centre marocain de médiation bancaire (CMMB) est un travail de longue haleine. C’est une tâche assidue à mener au quotidien aussi bien au niveau des dossiers soumis pour faire émerger les solutions agréées par les parties, qu’en matière de communication et de sensibilisation pour impulser le changement des mentalités. Il faut d’abord que la clientèle de masse connaisse l’existence de ce Centre et sa mission», soutient le médiateur bancaire. » (Extrait de challenge.ma du 13/06/2016)

En savoir plus sur http://www.challenge.ma/le-mediateur-a-du-pain-sur-la-planche-69053/

Saint-Etienne : des agents de médiation pour prévenir les conflits à La Poste


Les agents de médiation du Pimms sont présents chaque mois aux périodes cruciales. / Photo Loïc Todesco

« Les agents de médiation du Pimms sont présents chaque mois aux périodes cruciales.

« L’autre jour, il y avait une dame qui avait pris de l’argent sur un de ses comptes pour le verser sur son compte courant, puis qui avait fait l’opération dans le sens inverse. À la fin, elle ne savait plus où était son argent et donc elle accusait La Poste de lui l’avoir volé. Elle était très remontée mais j’ai réussi, petit à petit, à la calmer et à lui expliquer les choses ».

Voici le genre de situation à laquelle Denise Alguacil peut être confrontée. A La Poste, des agents de médiation du Pimms sont présents chaque mois au moment du versement des prestations sociales, une période où des incompréhensions donnent souvent lieu à des tensions. » (Extrait de leprogres.fr du 12/06/2016)

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